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				<title>INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON</title> 

				<link>http://international3.monblogue.com/</link> 

				<description>par ERIC JL BRETON</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
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						<title>ULTRA-ORTHODOXE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/04#18578</link> 

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 Un ultra orthodoxe pour la première fois maire élu de Jérusalem 
 
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JERUSALEM (AFP) - Un juif ultra-orthodoxe, Uri Lupolianski, 51 ans, a été élu maire de Jérusalem, pour la première fois de l'histoire de la ville, selon un décompte des voix mercredi.

M. Lupolianski a obtenu la veille 52 % des suffrages contre 43 % environ à son principal rival le candidat indépendant, Nir Barkat, 41 ans, un millionnaire laïc ayant fait fortune dans la haute technologie. M. Lupolianski a été élu quasiment par les seuls résidents juifs de la ville sainte, la population arabe (palestinienne) de la partie orientale de la ville, occupée et annexé depuis 1967, ayant boycotté le scrutin comme elle le fait régulièrement.

Dans la ville portuaire de Haïfa (nord d'Israël) la mairie a été enlevée avec 52% des voix par l'ancien député travailliste Yona Lahav face au candidat du parti Likoud (droite). M. Lupolianski était depuis février maire par intérim de Jérusalem, suite à la démission du maire Ehud Omert, élu à la Knesset (parlement) et ministre du Commerce et de l'Industrie du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ariel Sharon. 
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						<title>SIERRA-LEONE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/04#18577</link> 

						<description> 
 Le tribunal des Nations unies pour le Sierra Leone inculpe le président libérien Charles Taylor 

FREETOWN, Sierra Leone (AP) - Le tribunal des Nations unies pour le Sierra Leone (Afrique de l'Ouest) a annoncé mercredi avoir inculpé le président libérien Charles Taylor pour sa &quot;grande responsabilité&quot; dans la guerre civile au Sierra Leone.

Selon l'acte d'accusation, Charles Taylor porte la &quot;plus grande responsabilité&quot; dans des &quot;crimes de guerre, crimes contre l'humanité et de graves violation du droit humanitaire international&quot; au Sierra Leone.

Taylor, chef de guerre devenu président, est notamment accusé d'avoir armé le Front Révolutionnaire Uni du Sierra Leone, qui a tué, violé, enlevé et mutilé des dizaines de milliers de civils dans les années 90. Le mouvement se battait pour le contrôle des exploitations diamantifères du Sierra Leone.

Un mandat d'arrêt a été lancé contre Charles Taylor, actuellement en déplacement au Ghana pour des pourparlers avec les rebelles libériens. AP

ll/v0423

 
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					<item> 

						<title>PROCHE-ORIENT</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/04#18571</link> 

						<description> 
 A Aqaba, un sommet
pour la paix 
Ariel Sharon et Mahmoud Abbas autour de George Bush ont donné le coup d'envoi à l'application de la &quot;feuille de route&quot;. Abbas appelle son peuple à cesser &quot;l'Intifada armée&quot;. De son côté, Sharon dit &quot;appuyer fermement&quot; la vision américaine de deux Etats et s'engage à &quot;commencer immédiatement&quot; à démanteler les colonies non autorisées. Le Hamas, le Jihad et le FPLP ne déposeront pas les armes. 

  

   
Le premier sommet tripartite entre le président américain George W. Bush et les Premiers ministres israélien Ariel Sharon et palestinien Mahmoud Abbas se tenait mercredi à Aqaba (Jordanie).
Le but du sommet est de relancer le processus de paix israélo-palestinien en définissant les modalités d'application de la &quot;feuille de route&quot;, ce plan de paix international pour le Proche-Orient qui prévoit la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005.
Le sommet a commencé mercredi vers 12h45 heure de Paris. Le président américain avait au préalable rencontré les deux hommes séparément dans la matinée, ainsi que le roi Abdallah II de Jordanie, hôte de ce sommet qui se déroule dans sa résidence d'été sur la mer Rouge, dans le sud du pays.
Pour les photographes, George W. Bush a posé entouré d'Ariel Sharon à sa droite et Mahmoud Abbas à sa gauche, avant que les trois hommes ne s'isolent dans un pavillon prévu pour eux dans Beit al-Bahr (&quot;la Maison de la mer&quot;), une résidence royale.
A l'issue de leur rencontre, les trois hommes ont lu chacun un communiqué séparé.

Efforts

Le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a ainsi appelé son peuple à cesser l'Intifada armée, promettant de &quot;réussir&quot;, et a prôné une lutte pacifique contre l'occupation. Mahmoud Abbas a promis que l'Autorité palestinienne &quot;va déployer tous ses efforts et mettre en oeuvre tous ses moyens pour mettre fin à la militarisation de l'Intifada&quot;. 
Soulignant que le conflit israélo-palestinien ne peut être réglé par la force militaire, il a appelé le peuple palestinien à cesser &quot;l'Intifada armée&quot; et à recourir &quot;à des moyens pacifiques dans leur quête pour mettre fin à l'occupation&quot;.
De son côté, Ariel Sharon a déclaré &quot;appuyer fermement&quot; la vision de Bush de deux Etats, israélien et palestinien. Il s'est aussi engagé à &quot;commencer immédiatement&quot; à démanteler les colonies non autorisées et a reconnu &quot;l'importance de la contiguïté territoriale en Cisjordanie pour un Etat palestinien&quot;. 
De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient envoyer au Proche-Orient une équipe d'observateurs chargés d'aider Palestiniens et Israéliens à mettre en application de &quot;la feuille de route&quot;.
Premières réactions : le groupe terroriste Hamas a affirmé qu'il ne déposera pas les armes, de même que le Jihad islamique et le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine).

Arafat absent

Le sommet d'Aqaba est le premier rendez-vous d'importance pour Mahmoud Abbas, investi Premier ministre fin avril.
Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, qu'Israël et les Etats-Unis veulent mettre sur la touche, était absent pour la première fois d'un forum international consacré au conflit israélo-arabe.
&quot;Le peuple palestinien doit sentir qu'un changement radical a lieu sur le terrain pour avoir espoir en la paix&quot;, avait déclaré, avant la réunion, Mahmoud Abbas, qui avait rencontré mercredi matin le président égyptien Hosni Moubarak à Charm el-Cheikh, quelques heures avant l'ouverture du sommet. &quot;Quand la 'feuille de route' entrera en application, Israël doit faire beaucoup de choses: notamment libérer les prisonniers et lever&quot; le bouclage des zones palestiniennes, a ajouté Mahmoud Abbas, estimant à 8.000 le nombre des Palestiniens détenus par Israël. Il a d'autre part affirmé qu'un accord entre les factions palestiniennes sur une trêve était &quot;peut-être proche&quot;.
Israël, qui souhaiterait repousser à 2006 la création d'un Etat palestinien, voit aussi d'un mauvais oeil les clauses appelant à la restitution aux Palestiniens des territoires occupés en 1967.
Les positions des deux parties sont également diamétralement opposées sur Jérusalem, le retour des réfugiés palestiniens et le sort des colonies juives.

Les colons sont furieux

Le sommet d'Aqaba consacre &quot;la reddition d'Israël face au terrorisme palestinien&quot;, a affirmé mercredi le Conseil des implantations de Judée Samarie (Cisjordanie) et Gaza, instance dirigeante des colons israéliens dans les territoires palestiniens.
&quot;Le sommet d'Aqaba est une cérémonie humiliante où l'on fête la reddition d'Israël face au terrorisme palestinien&quot;, estime le Conseil dans un communiqué diffusé avant la fin du sommet.
&quot;Depuis l'accord d'Oslo (1993) jusqu'à ce jour, 1.094 Israéliens ont été assassinés dans des attentats terroristes. A notre grand regret, nos mises en garde se sont avérées et le terrorisme est monté d'un cran du fait de ces accords. Aujourd'hui (mercredi), le gouvernement d'Ariel Sharon s'apprête à répéter en grand cette erreur&quot;, conclut le communiqué. 


  

Le communiqué final
de Mahmoud Abbas 


 

Voici le communiqué final lu par le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas mercredi à la fin du sommet d'Aqaba avec le président américain George W. Bush et le premier ministre israélien Ariel Sharon :

&quot;Comme nous nous en rendons compte, ce moment est important. Il existe une nouvelle occasion pour la paix, un occasion fondée sur la vision du président Bush et la +feuille de route+ du Quartette, que nous avons acceptée sans réserve. Le but est de parvenir à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Le processus (choisi pour y arriver) est celui de négociations directes pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, résoudre toutes les questions relatives aux statut définitif (des territoires palestiniens, NDLR) et mettre un terme à l'occupation, qui a commencée en 1967 et dont les Palestiniens souffrent tant. En même temps, nous ne voulons pas faire semblant de ne pas reconnaître la souffrance des juifs tout au long de l'Histoire. Il est temps de mettre un terme à toutes ces souffrances.&quot;

&quot;De le même manière qu'Israël doit assumer ses responsabilités, nous, Palestiniens, remplirons nos obligations pour que ces efforts réussissent. Nous sommes prêts à en assurer notre part, et nous allons commencer immédiatement.&quot;

&quot;Laissez moi être clair. Il n'y a aucune solution militaire à notre conflit. Nous répétons que nous dénonçons le terrorisme et la violence, sous toutes leurs formes, contre les Israéliens, et que nous y renonçons. Les méthodes de ce genre sont en contradiction avec nos traditions religieuses et morales et sont un obstacle dangereux à la création d'un Etat indépendant et souverain. Elles sont aussi en contradiction avec le genre d'Etat que nous voulons bâtir, fondé sur les droits de l'Homme et le respect de la loi.&quot;

&quot;Nous allons employer tous nos efforts et toutes nos ressources pour mettre un terme à la militarisation de l'Intifada, et nous réussirons. L'Intifada armée doit finir, et nous devons nous en remettre à des moyens pacifiques pour lutter contre l'occupation, la souffrance des Palestiniens et des Israéliens, et pour établir notre Etat palestinien. Nous insistons sur notre détermination à mettre en oeuvre l'engagement que nous avons pris devant notre peuple et devant la communauté internationale : un Etat de droit, une seule autorité politique, les armes aux mains des seules personnes charger de faire respecter la loi et de maintenir l'ordre public, et la diversité politique dans le cadre de la démocratie.&quot;

&quot;Notre but est clair et nous y parviendrons fermement et sans compromis: par la fin définitive de la violence et du terrorisme. Nous serons un partenaire à part entière de la guerre internationale contre le terrorisme, et nous exhortons nos partenaires dans cette guerre à empêcher toute aide financière ou assistance militaire à ceux qui s'opposent à cette position. Ce que nous faisons là procède de notre engagement en faveur des intérêts du peuple palestinien et du fait que nous appartenons à la grande famille de l'Humanité.&quot;

&quot;Nous allons aussi agir avec vigueur contre l'incitation à la violence et à la haine, quels que soient leur forme et le lieu où elles s'expriment. Nous allons prendre des mesures pour qu'aucune incitation de ce genre n'émane des institutions palestiniennes.&quot;

&quot;Nous allons continuer notre travail pour établir l'Etat de droit et consolider l'autorité du gouvernement au sein d'institutions palestiniennes fiables. Nous cherchons à construire un Etat démocratique qui s'ajoutera de manière positive à la communauté internationale. Toutes les forces de sécurité de l'Autorité palestiniennes seront partie prenante de ces efforts, et nous travaillerons ensemble à atteindre nos objectifs. Notre avenir national est en jeu, et personne ne sera autorisé à le mettre en danger.&quot;

&quot;Nous nous sommes engagés sur ce chemin parce qu'il en va de notre avenir national. Pour que nous puissions réussir, il faut clairement que les conditions de vie des Palestiniens s'améliorent. Les Palestiniens doivent vivre dignement. Les Palestiniens doivent pouvoir de déplacer, aller à leur travail, à l'école, rendre visite à leur famille et mener une vie normale. Les Palestiniens ne doivent pas non plus sentir que leur vie, leurs biens et leurs moyens d'existence sont menacés.&quot;

&quot;Nous accueillons favorablement l'assistance de la communauté internationale et insistons sur son caractère nécessaire, et nous demandons en particulier aux Etats arabes de nous aider dans tous nos efforts. Nous insistons aussi sur le fait qu'il est nécessaire d'avoir un fort mécanisme de surveillance piloté par les Etats-Unis et nous l'accueillons favorablement. Ensemble, nous pouvons parvenir à un Etat de Palestine, indépendant, viable et souverain, vivant en bon voisinage avec tous les Etats de la région, dont Israël&quot;.

 
Texte - La feuille de route pour le règlement du conflit israélo-palestinien

Document diffusé le 30 avril par le département d'État





Le département d'État des États-Unis a diffusé le 30 avril le texte de la « feuille de route » destinée à faciliter le règlement permanent du conflit israélo-palestinien. Ce document prévoit les mesures que les Israéliens et les Palestiniens devraient prendre pour parvenir à un règlement dans les délais impartis, sous les auspices du Quatuor, qui se compose des États-Unis, de l'Union européenne, de l'Organisation des Nations unies et de la Fédération de Russie.

On trouvera ci-après le texte de la feuille de route.

(Début du texte)

Feuille de route axée sur des résultats
et destinée au règlement permanent 
du conflit israélo-palestinien 
sur la base de deux États

Le présent document est une feuille de route axée sur des résultats et mue par des objectifs : elle comporte des étapes claires, un calendrier, des dates limites et des critères destinés à encourager les progrès par des mesures réciproques des deux parties dans les domaines politique, sécuritaire, économique, humanitaire et de création des institutions, sous les auspices du Quatuor (les États-Unis, l'Union européenne, l'Organisation des Nations unies et la Russie). La destination est le règlement définitif et général du conflit israélo-palestinien d'ici à 2005, comme l'a indiqué le président Bush dans son discours du 24 juin et comme l'ont approuvé l'Union européenne, la Russie et l'ONU dans les déclarations ministérielles du Quatuor le 16 juillet et le 17 septembre.

Le règlement du conflit israélo-palestinien sur la base d'une solution à deux États n'est réalisable que si fin est mise à la violence et au terrorisme lorsque le peuple palestinien aura des dirigeants qui agiront de façon décisive contre le terrorisme et qui seront désireux et capables d'instaurer un régime démocratique fondé sur la tolérance et la liberté, que si Israël est disposé à faire le nécessaire pour qu'un État palestinien démocratique soit établi, et que si les deux parties acceptent clairement l'objectif d'un règlement négocié tel qu'il est décrit ci-dessous. Le Quatuor aidera et facilitera la mise en œuvre de ce plan, en commençant par la phase I, qui prévoit des négociations directes entre les parties. Le plan comprend un calendrier réaliste d'exécution. Toutefois, étant donné qu'il s'agit d'un plan exigeant des résultats, les progrès dépendront des efforts faits de bonne foi par les parties et de l'exécution de chacune des obligations indiquées ci-dessous. Si les parties s'acquittent de leurs obligations rapidement, il se peut que les progrès dans le cadre de chacune des phases et d'une phase à l'autre se produisent plus tôt que prévu. La non-exécution des obligations entravera le progrès.

Un règlement, négocié entre les parties, aboutira à la création d'un État palestinien indépendant, démocratique et viable vivant aux côtés d'Israël et des autres pays limitrophes en paix et en sécurité. Il réglera le conflit israélo-palestinien et mettra fin à l'occupation qui a commencé en 1967, en tenant compte des fondements de la conférence de Madrid, du principe de l'échange de territoires contre la paix, des résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité de l'ONU, des accords conclus antérieurement par les parties et de la proposition du prince héritier saoudien Abdallah, approuvée par la Ligue arabe lors de son sommet de Beyrouth, qui prévoit l'acceptation d'Israël en tant que pays voisin vivant en paix et en sécurité, dans le contexte d'un règlement général. Cette proposition est un élément essentiel des efforts internationaux destinés à encourager une paix générale dans toutes les voies, y compris la voie israélo-syrienne et la voie israélo-libanaise.

Le Quatuor se réunira périodiquement, à un échelon élevé, en vue d'évaluer les résultats en ce qui concerne l'exécution du plan par les deux parties. Dans chaque phase, les parties sont censées exécuter leurs obligations parallèlement, à moins d'indication contraire.

Phase I : mettre fin au terrorisme et à la violence, normaliser la vie des Palestiniens et mettre en place les institutions palestiniennes - aujourd'hui à mai 2003

Pendant la phase I, les Palestiniens entreprennent immédiatement de mettre fin de façon inconditionnelle à la violence conformément aux mesures indiquées ci-dessous ; une telle action doit s'accompagner de mesures de soutien prises par Israël. Les Palestiniens et les Israéliens reprennent leur coopération en matière de sécurité en se fondant sur le plan de travail Tenet afin de mettre fin à la violence, au terrorisme et à l'incitation à de tels actes en restructurant les services de sécurité palestiniens et en les rendant efficaces. Les Palestiniens entreprennent des réformes politiques générales en prévision de la création d'un État, notamment en élaborant une Constitution palestinienne et en organisant des élections libres et honnêtes sur la base de ces mesures. Israël prend toutes les mesures nécessaires pour aider à normaliser la vie des Palestiniens. Israël se retire des territoires palestiniens qu'il occupe depuis le 28 septembre 2000, et les deux camps reviennent au statu quo qui existait alors, au fur et à mesure du rétablissement de la sécurité et la coopération. Israël suspend toutes ses activités quant à la création de colonies de peuplement, conformément au rapport Mitchell.

Dès le début de la phase I :


les dirigeants palestiniens diffusent une déclaration sans équivoque réaffirmant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité et demandant un cessez-le-feu immédiat et sans condition pour mettre fin aux activités armées et à tous les actes de violence dirigés contre des Israéliens en quelque lieu que ce soit. Toutes les institutions officielles palestiniennes mettent fin à toute provocation contre Israël ;


les dirigeants israéliens diffusent une déclaration claire affirmant leur attachement à la conception de deux États, dont un État palestinien indépendant, viable et souverain vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël, comme l'a énoncé le président Bush, et demandant la cessation immédiate des actes de violence dirigés contre des Palestiniens en quelque lieu que ce soit. Toutes les institutions officielles israéliennes mettent fin à toute provocation contre les Palestiniens.

La sécurité


Les Palestiniens déclarent clairement la cessation des actes de violence et de terrorisme et font des efforts visibles sur le terrain en vue d'entraver et d'empêcher l'action des individus et des groupes qui préparent et lancent de violentes attaques contre des Israéliens en quelque lieu que ce soit et en vue de les arrêter.


Les services de sécurité reconstitués et recentrés de l'Autorité palestinienne entreprennent des opérations durables, ponctuelles et efficaces en vue de s'attaquer à tous ceux qui sont impliqués dans le terrorisme et de démanteler l'infrastructure et les moyens des terroristes.


Le gouvernement israélien ne prend aucune mesure susceptible de saper la confiance, notamment les expulsions, les attaques dirigées contre des civils, la saisie ou la destruction d'habitations et de biens palestiniens en tant que mesure punitive ou mesure destinée à faciliter la construction de bâtiments israéliens, la destruction d'institutions et de l'infrastructure palestiniennes ainsi que d'autres mesures énoncées dans le plan de travail Tenet.


À l'aide des mécanismes existants et des ressources présentes sur le terrain, les représentants du Quatuor entament un contrôle officieux et consultent les parties à propos de la création d'un mécanisme officiel de contrôle et de son fonctionnement.


La mise en œuvre, comme convenu, du plan américain de reconstruction, de formation et de reprise de la coopération en matière de sécurité en collaboration avec le conseil de surveillance indépendant (États-Unis, Égypte et Jordanie). Le Quatuor soutient les efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu durable et général.

Tous les organismes de sécurité palestiniens sont fusionnés pour former trois services relevant d'un ministre de l'intérieur doté des pouvoirs nécessaires.

Les forces de sécurité palestiniennes restructurées et ayant subi une nouvelle formation et les forces de défense israéliennes reprennent progressivement leur coopération et d'autres tâches en vue d'exécuter le plan de travail Tenet, notamment des réunions périodiques à un échelon élevé, avec la participation de responsables de la sécurité des États-Unis.


Les États arabes cessent tout financement public et privé et toutes les autres formes de soutien à des groupes qui encouragent et qui commettent des actes de violence et de terrorisme.


Tous les donateurs fournissant un soutien financier aux Palestiniens le font par l'intermédiaire d'un compte de trésorerie unique du ministère palestinien des finances.


Au fur et à mesure que les résultats en matière de sécurité générale se concrétisent, les forces de défense israéliennes se retirent progressivement des zones occupées depuis le 28 septembre 2000, et les deux camps reviennent au statu quo qui existait avant le 28 septembre 2000. Les forces de sécurité palestiniennes se redéploient dans les zones d'où se sont retirées les forces israéliennes.

La création des institutions palestiniennes


Action immédiate quant à des modalités crédibles de rédaction d'un projet de Constitution pour l'État palestinien. Dès que possible, l'assemblée constituante fait circuler, aux fins de débat public, un projet de Constitution qui prévoit un régime parlementaire démocratique et un gouvernement dont le premier ministre est doté des pouvoirs nécessaires. L'assemblée constituante prépare un projet de document qui sera soumis, après les élections, à l'approbation des institutions palestiniennes compétentes.


Nomination d'un premier ministre par intérim ou de membres du gouvernement dotés des pouvoirs de décision nécessaires.


Le gouvernement israélien facilite les déplacements des responsables palestiniens à l'occasion des sessions du Conseil législatif et du gouvernement palestiniens et d'autres activités de réforme, ainsi que d'autres mesures de soutien ayant trait à la mise en œuvre de réformes.


Nomination de ministres palestiniens dotés des pouvoirs nécessaires pour entreprendre des réformes fondamentales. Exécution d'autres mesures destinées à mettre en place une véritable séparation des pouvoirs, y compris toute réforme juridique palestinienne à cet effet.


Création d'une commission électorale indépendante palestinienne, qui est chargée d'examiner et de mettre à jour les lois électorales.


Résultats obtenus par les Palestiniens en fonction des critères judiciaires, administratifs et économiques établis par le groupe international sur les réformes palestiniennes.


Les Palestiniens organisent des élections libres et honnêtes dès que possible, en se fondant sur les mesures précédentes et dans le cadre de débats ouverts à tous ainsi que d'une sélection des candidats et d'une campagne électorale transparentes où plusieurs partis sont représentés.


Le gouvernement israélien facilite l'aide du groupe de travail, l'inscription des électeurs, le déplacement des candidats et des responsables du scrutin. Soutien accordé aux organisations non gouvernementales participant à l'organisation des élections.


Le gouvernement israélien rouvre la Chambre de commerce palestinienne et d'autres institutions palestiniennes actuellement fermées et situées à Jérusalem-Est, sous réserve que ces institutions fonctionnent dans le strict respect des accords antérieurs conclus entre les parties.

La situation humanitaire


Israël prend des mesures pour améliorer la situation humanitaire. Israël et les Palestiniens appliquent complètement toutes les recommandations du rapport Bertini en vue de l'amélioration des conditions humanitaires, notamment en levant les couvre-feux, en relâchant les restrictions sur les mouvements de personnes et de biens, et en autorisant un accès total, sûr et sans entraves du personnel international et humanitaire.


Le Comité de liaison fait le bilan de la situation humanitaire et des perspectives de développement économique en Cisjordanie et à Gaza, et lance une campagne massive d'aide des donateurs, y compris en faveur de la réforme.


Le gouvernement d'Israël et les Palestiniens poursuivent le processus de déblocage de revenus et de transferts de fonds, y compris des arriérés, conformément au mécanisme de surveillance transparent sur lequel on s'est mis d'accord.

La société civile


Maintien du soutien des donateurs, y compris le financement accru des organismes privés et des ONG, au titre de programmes entre collectivités, de projets de développement du secteur privé et d'initiatives en faveur de la société civile.

Les colonies de peuplement


Le gouvernement d'Israël démantèle immédiatement les colonies érigées depuis mars 2001.


Conformément au rapport Mitchell, le gouvernement d'Israël gèle toute activité de colonisation (même lorsqu'il s'agit de l'expansion naturelle des colonies).

Phase II : la transition (juin 2003 - décembre 2003)

Dans la seconde phase, les efforts portent sur la création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires, doté des attributs de la souveraineté et fondé sur la nouvelle constitution. Il est une étape sur la voie d'un accord sur le statut définitif. Comme cela a déjà été souligné, cet objectif pourra être atteint lorsque les Palestiniens auront un gouvernement qui agit de façon décisive contre le terrorisme, et qui a la volonté et la capacité de pratiquer la démocratie fondée sur la tolérance et la liberté. Avec de tels dirigeants, ainsi que des institutions civiles réformées et des structures de sécurité, les Palestiniens bénéficieront du soutien actif du Quatuor et de l'ensemble de la communauté internationale dans l'établissement d'un État indépendant et viable.

Pour progresser en phase II, il faudra que le Quatuor ait déterminé, par consensus et après analyse du comportement des deux parties, que les conditions appropriées sont réunies. Visant à accélérer les efforts de normalisation de la vie des Palestiniens et à construire les institutions palestiniennes, la Phase II commence après les élections palestiniennes et s'achève en 2003 avec l'éventuelle création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires. Ses principaux objectifs sont des résultats constants sur le plan de la sécurité globale, le maintien d'une coopération efficace en matière de sécurité, la poursuite de la normalisation de la vie des habitants et de l'établissement des institutions en Palestine, le renforcement et le maintien des objectifs énoncés en phase I, la ratification d'une Constitution palestinienne démocratique, la création officielle d'un poste de premier ministre, la consolidation des réformes politiques et la création d'un État palestinien doté de frontières provisoires.


Conférence internationale - Convoquée par le Quatuor après consultation avec les parties et immédiatement après la tenue des élections palestiniennes, elle a pour objet de soutenir la relance économique palestinienne et de mettre en œuvre un processus qui conduira à la création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires.

* Une telle réunion inclura toutes les parties, sera inspirée par l'objectif d'une paix globale au Proche-Orient (y compris entre Israël et la Syrie et Israël et le Liban), et s'appuiera sur les principes énoncés dans le préambule de ce document.

* Les États arabes rétabliront les liens qu'ils avaient avec Israël avant l'Intifada (bureaux commerciaux, etc.).

* Remise en vigueur des engagements multilatéraux sur divers dossiers comprenant notamment les ressources régionales en eau, l'environnement, le développement économique, les réfugiés et la maîtrise des armements.


Une nouvelle Constitution prévoyant un État palestinien démocratique et indépendant est finalisée et approuvée par les autorités palestiniennes appropriées. Si nécessaire, des élections suivent l'adoption de la nouvelle Constitution.


Conformément au projet de Constitution, un bureau du premier ministre est officiellement établi et est doté d'un cabinet habilité à entreprendre des réformes.


Des résultats constants en matière de sécurité générale, y compris la coopération efficace dans ce domaine telle qu'elle est décrite en phase I.


Création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires par le biais d'un processus de négociation israélo-palestinien, et lancée par la conférence internationale. L'application des accords précédents visant à maximiser la contiguïté territoriale, y compris la prise de mesures de suivi relatives aux colonies de peuplement conjointement à l'établissement d'un État palestinien aux frontières temporaires, sera partie intégrante de ce processus.


Rôle renforcé de la communauté internationale au niveau de la surveillance de la transition, avec le soutien actif, soutenu et opérationnel du Quatuor.


Les membres du Quatuor prônent la reconnaissance de l'État palestinien, y compris son éventuelle adhésion à l'ONU.

Phase III : accord sur le statut permanent et fin du conflit israélo-palestinien (2004-2005)

L'évolution en phase III se fera sur décision consensuelle du Quatuor, compte tenu des actions des deux parties et des observations des membres du Quatuor. Les objectifs de la phase III sont la consolidation des réformes et la stabilisation des institutions palestiniennes, une sécurité palestinienne soutenue et efficace, et des négociations israélo-palestiniennes visant à établir un statut permanent en 2005.


Deuxième conférence internationale. Convoquée par le Quatuor au début de 2004 après consultation des deux parties, elle vise à avaliser l'accord négocié au sujet d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires, et à entamer officiellement un processus qui, avec le soutien actif, soutenu et opérationnel du Quatuor, débouchera, en 2005, sur une résolution portant sur le statut final, y compris les frontières, Jérusalem, les réfugiés et les colonies. La conférence vise également à déboucher le plus rapidement possible sur un accord général au Proche-Orient entre Israël et le Liban, et entre Israël et la Syrie.


Poursuite des progrès globaux et effectifs sur le programme de réforme établi par le Groupe de travail en prévision de l'accord sur le statut final.


Efforts internationaux pour faciliter la réforme et stabiliser les institutions et l'économie palestiniennes en prévision de l'accord sur le statut final.


Les parties s'entendent sur un accord final et général de statut permanent qui met fin au conflit israélo-palestinien en 2005. Il s'agit d'un accord négocié entre les parties et fondé sur les résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité. Il met fin à l'occupation qui a commencé en 1967, il comprend une solution acceptée, juste, équitable et réaliste de la question des réfugiés, et une résolution négociée sur le statut de Jérusalem qui tient compte des préoccupations politiques et religieuses des deux parties, qui protège les intérêts religieux des juifs, des chrétiens et des musulmans du monde entier, et qui est conforme au principe de deux États, Israël et une Palestine souveraine, indépendante, démocratique et viable, coexistant dans la paix et la sécurité.


Dans le contexte d'un accord de paix général entre Israël et la Palestine, les pays arabes acceptent le principe de la normalisation de leurs relations avec Israël et de la sécurité pour tous les États de la région.

(Fin du texte)


 
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						<title>ISRAEL</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18392</link> 

						<description> 
 AFP Général
Général; International, lundi 2 juin 2003 
Dix colonies sauvages, tout au plus, pourraient être démantelées (responsable) 
JERUSALEM (AFP) - Le gouvernement israélien envisage de démanteler &quot;tout au plus&quot; dix colonies sauvages (sur plus de cent créées depuis 1996), a annoncé lundi le vice-ministre de la Défense Zeev Boim. 
&quot;La question d'un démantèlement ne se pose que pour les points d'implantation clairement illégaux et il ne dépassent pas le nombre de dix&quot;, a déclaré le ministre à la radio militaire. 
&quot;Il s'agit d'implantations construites sans permis et qui ne l'ont pas reçu a posteriori&quot; a-t-il précisé, laissant clairement entendre que les autres colonies sauvages ne seraient pas démantelées. 
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a envisagé dimanche le démantèlement de certaines colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet d'Aqaba (Jordanie), qui doit se tenir mercredi prochain. 
&quot;Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales&quot; à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon lors du conseil des ministres hebdomadaire. 
Il devrait faire une annonce à ce sujet à l'issue du sommet d'Aqaba, lors duquel il rencontrera le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush. 
M. Sharon, qui a été le grand maître d'oeuvre de la colonisation juive tout au long de sa carrière politique et militaire, et qui a même encouragé en 1996 la création de colonies sauvages, s'efforce de parvenir à un accord à l'amiable avec les représentants des colons, selon des sources proches de la présidence du Conseil. 
Il leur propose d'accepter le démantèlement de certains points de colonisation, pour la plupart inhabités, en échange de la légalisation d'autres, selon ces sources. 
Ces projets ont été dénoncés par différents représentants palestiniens, notamment par le député Zyad Abou Zyad, qui a accusé lundi à la radio militaire le gouvernement Sharon d'agir en sous-main avec les colons en &quot;démantelant ici où là des colonies factices, érigées pour la galerie&quot;. 
En acceptant le plan de paix international baptisé &quot;feuille de route&quot;, Israël s'est toutefois en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonctions du premier gouvernement Sharon, en mars 2001. 
La &quot;feuille de route&quot; exige en effet le &quot;démantèlement des points de colonisation établis depuis mars 2001&quot;. 
Le mouvement israélien La Paix Maintenant, opposé à la colonisation des territoires palestiniens (considérée comme illégale par la communauté internationale), évalue à 62 ou 63 le nombre de points de colonisation sauvages, habités ou non, érigés depuis mars 2001. 
Au total, 116 points de colonisation sauvages ont été créés depuis 1996, selon les chiffres de La Paix Maintenant. 
Certains sont présentés comme des &quot;fermes&quot;, les autres comme de simples quartiers de colonies existantes, bien que parfois distantes de plus de deux kilomètres de la colonie mère et la plupart ont reçu a posteriori l'aval des autorités. 
Les mouvements de colons ont appelé à manifester mercredi soir à Jérusalem contre la &quot;feuille de route&quot; et contre les projets de démantèlement de colonies sauvages. 
Des rabbins de colonies ont quant à eux stigmatisé le Premier ministre de droite dans un communiqué. 
&quot;Comme sont tombés nos héros!&quot;, écrit en citant un verset biblique le &quot;comité des rabbins de Judée-Samarie-Gaza&quot; (Cisjordanie et Gaza) qui regroupe les rabbins les plus radicaux, accusant M. Sharon de &quot;livrer à l'étranger des parties de notre terre sacrée&quot;. 
Quelque 220.000 colons sont installés dans environ 160 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans compter les 12 quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est conquise et annexée depuis 1967, où vivent plus de 200.000 Israéliens. 
ms/tq tf 
Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : PO; sommets; Israël; colonies
Heure de publication : 07:53 GMT
Taille : Moyen, 421 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030602AF0FRS198_153_095324

 
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						<title>CAMBODGE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18381</link> 

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 La Croix
TELEVISION-MEDIAS, lundi 2 juin 2003, p. 24 
Cambodge. Les Khmers rouges face à leurs victimes. Un procès international enfin en vue. Six hauts responsables khmers rouges pourraient bientôt être jugés, grâce à un accord conclu entre l'ONU et le gouvernement royal du Cambodge après sept ans de pourparlers. Phnom penh, de notre correspondant. 
SCHWAB Philippe 
Vingt-quatre ans après la chute du Kampuchéa démocratique, l'espoir renaît au Cambodge de voir les ex-dirigeants khmers rouges, responsables de la mort de deux millions de personnes entre 1975 et 1979, répondre enfin de leurs crimes devant le justice. Au terme de sept ans de pourparlers mouvementés, les Nations unies et le gouvernement royal sont parvenus, le 17 mars dernier, à un projet d'accord sur la création de deux chambres extraordinaires à caractère international destinées à les juger dans le pays. Ce projet, soutenu notamment par la France, vient d'être adopté par l'Assemblée générale de l'ONU et devrait l'être dans les prochaines semaines par le Parlement cambodgien. 
« Le procès pourrait débuter dans moins d'un an : nous avons déjà réuni une masse considérable de documents et de témoignages », affirme Youk Chhang, directeur du Centre de documentation du Cambodge, qui se bat depuis 1995 « pour que cesse l'impunité » des anciens dirigeants khmers rouges. « Il faut qu'ils comparaissent pour que toute la lumière soit faite sur cette époque, et que les Cambodgiens puissent enfin faire leur deuil et tourner la pag.e » 
Pol Pot étant décédé en 1998, six responsables, tous septuagénaires, sont aujourd'hui susceptibles d'être jugés. Quatre d'entre eux vivent en liberté. Khieu Sampan et Nuon Chea, ancien chef de l'État et « frère nø 2 » du « KD », coulent une retraite paisible à Pailin, non loin de la frontière thaïlandaise. Le « frère nø 3 » Ieng Sary et sa femme Khieu Tirith, belle-soeur de Pol Pot, mènent grand train dans la somptueuse villa qu'ils se sont fait construire à Phnom Penh, après avoir obtenu un pardon royal en 1996. Seules deux personnalités sont aujourd'hui en prison : Ta Mok, dit « le Boucher », et Kang Kek Ieu, alias Douch, l'ancien patron de S 21. 
« Je veux comprendre la raison de ces massacres » 
Si tout le monde s'accorde sur cette liste d'accusés, des organisations de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International et Human Rights Watch, ont d'ores et déjà récusé le compromis juridique adopté par l'ONU et le gouvernement de Hun Sen : selon elles, cette formule, qui prévoit une majorité de juges cambodgiens au sein des deux chambres extraordinaires, « ne permettra pas d'obtenir un procès crédible ». 
« Cet accord n'est pas parfait, mais l'important est que le procès ait lieu, et le plus rapidement possible : les ex-dirigeants sont vieux et nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas les juger. L'avenir du Cambodge en dépend », estime Youk Chhang, qui souhaite que la population soit « très largement associée à la procédure ». Un avis que partage Kong Sothanarith, jeune journaliste phnompenhois de 32 ans, qui a perdu son père et quatre frères et soeurs sous le régime khmer rouge : « Je veux comprendre la raison de ces massacres infligés par des Khmers à d'autres Khmers. Ce procès est vital pour les survivants, mais aussi pour les nouvelles générations qui ne veulent pas croire à ce qui s'est passé », dit-il. Le procès, dont le coût a été évalué à 16 millions d'euros par l'ONU, pourrait durer de trois à cinq ans. 
Philippe SCHWAB 
Catégorie : Arts et culture
Sujet(s) uniforme(s) : Cours et administration de la justice; Droits et libertés
Sujet(s) - La Croix : KHMER; VICTIME; DOCUMENTAIRE; PROCES
Lieu(x) géographique(s) - La Croix : CAMBODGE
Nom(s) propres(s) : PANH Rithy
Société(s) : ONU
Type(s) d'article : CRITIQUE FILM
Taille : Moyen, 414 mots 
© 2003 la Croix. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030602LC0030602LC_inx084

 
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						<title>CHINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18375</link> 

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 International, mardi 3 juin 2003, p. 3 
La Chine n'est plus révulsée par le &quot;club des riches&quot; 
Pékin de notre correspondant 
La Chine est-elle en train de réviser sa doctrine diplomatique ? Forte de sa montée en puissance économique, serait-elle sur le point de recadrer ses relations avec les grands de ce monde au point d'envisager d'intégrer à terme le club ? En ayant accepté l'invitation de Jacques Chirac de venir à Evian participer &quot;en marge&quot; du sommet à un dialogue Nord-Sud, le nouveau président chinois Hu Jintao crée un précédent. Dans l'orthodoxie de Pékin, le G8 n'était autre qu'un &quot;club de riches&quot; auquel la Chine, &quot;pays en voie de développement&quot; posant volontiers en porte-parole du Sud, n'avait aucune raison de s'associer. Du reste, le gouvernement chinois avait déjà décliné de nombreuses invitations qui lui avaient été adressées ces dernières années. 
A Evian, Hu Jintao n'est certes que l'un des douze représentants du Sud, ce qui relativise la portée de sa présence. Le ministère chinois des affaires étrangères ne cesse de répéter qu'il n'y a aucune inflexion dans les options diplomatiques du pays à l'égard du G8. Mais l'annonce de la présence de Hu Jintao à Evian a alimenté un débat dans la presse chinoise qui témoigne d'un évident flottement sur le sujet, voire esquisse une révision doctrinale. 
De nombreux &quot;experts&quot; ont fait savoir qu'il était peut-être temps de porter un regard moins dogmatique sur le G8, l'essentiel pour la Chine étant de défendre ses &quot;intérêts d'Etat&quot; quitte à prendre ses distances avec les référents idéologiques - le tiers-mondisme - du passé. L'affaire est bien sûr compliquée car les &quot;intérêts d'Etat&quot; imposent aussi à la Chine de jouer sur son identité de pays en développement, notamment sur les questions du commerce international où Pékin tente d'obtenir des dérogations pour freiner le rythme d'ouverture de son marché intérieur. 
On l'a bien vu dans les négociations sur son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), où son statut de pays du tiers-monde a été maintes fois invoqué pour contrer les exigences américaines. Toutefois, l'interdépendance économique avec l'Ouest - surtout avec les Etats-Unis, qui absorbent le quart de ses exportations - s'est à ce point renforcée que les &quot;intérêts d'Etat&quot; de la Chine la poussent simultanément à resserrer le dialogue stratégique avec les pays riches. 
La thèse très hétérodoxe qui tend à apparaître est que la seule Organisation des nations unies n'est pas nécessairement une panacée. Dans un article intitulé &quot;Le monde a besoin de pays super puissants&quot;, le bihebdomadaire Huanqiu shibao (qui appartient au groupe du Quotidien du peuple, organe du comité central du Parti communiste) écrit ainsi dans son édition du 16 mai que &quot;l'ONU a besoin des puissances pour l'escorter et maintenir sa dignité&quot;. 
Cette idée qu'il faille relativiser le rôle de l'ONU - que la Chine défendait jusque-là si âprement en qualité de membre permanent du Conseil de sécurité - est reprise dans plusieurs organes de presse chinois. La dernière édition - 30 mai - du Huanqiu shibao l'explicite nettement. &quot;Le G8 n'est plus aujourd'hui le &quot;club des pays riches&quot; qu'il était sous la guerre froide, écrit le bihebdomadaire. Le moment est venu d'y entrer. L'adhésion de la Chine au G8 va accélérer le processus de multipolarisation de la scène mondiale.&quot; C'est un &quot;dégât collatéral&quot; de la guerre d'Irak : la Chine a perdu foi dans le multilatéralisme onusien et amorce son ralliement à une vision oligarchique des relations internationales. 
Frédéric Bobin 
 
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						<title>EUROPE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18371</link> 

						<description> 
 La réforme de la Commission pourrait être renvoyée à 2009
LE MONDE | 02.06.03 | 13h41   •  MIS A JOUR LE 02.06.03 | 16h17 
Face au blocage des travaux de la Convention par un groupe de pays emmené par l'Espagne et le Royaume-Uni, qui refusent toute réforme en profondeur de l'Union, Valéry Giscard d'Estaing veut faire accepter un calendrier progressif.
Bruxelles de notre bureau européen

Mieux vaut une réforme tardive que pas de réforme. Le président de la Convention, Valéry Giscard d'Estaing, a convaincu, samedi 31 mars, son présidium de ne faire entrer en vigueur la réforme de la Commission, qui sera pléthorique après l'élargissement, qu'en novembre 2009. Chaque pays enverrait comme prévu un représentant à la prochaine Commission, qui entamera son mandat de cinq ans à l'automne 2004. Ce n'est qu'après que ses effectifs seraient réduits à quinze, comme l'a proposé M. Giscard d'Estaing fin avril.

Cette concession signifie de facto que les équilibres institutionnels négociés à Nice fin 2000 resteraient inchangés jusqu'à la fin de la décennie. Sans réforme de la Commission, le Parlement européen, dont le mandat est parallèle à celui de la Commission, ne devrait pas voir sa composition révisée avant les élections de 2009. De même l'entourage de M. Giscard d'Estaing estime peu probable que la modification de la procédure de vote au conseil des ministres, qui avait été envisagée par le présidium, entre d'ici là en vigueur.

M. Giscard d'Estaing cherche à se gagner les bonnes grâces des pays de l'Est. Ces Etats tiennent à envoyer un représentant à la Commission, qui sera, selon eux, leur meilleur ambassadeur à Bruxelles et ne veulent pas changer juste après leur adhésion les règles du jeu fixées par le traité de Nice, qu'ils sont en train de faire approuver par référendum. Mais, objectera-t-on, pourquoi accepteraient-ils demain ce qu'ils refusent aujourd'hui ? Le traité de Nice prévoit de réduire la taille de la Commission lorsque l'Union aura atteint 27 membres. Ce chiffre devrait être atteint en 2007 avec l'admission de la Roumanie et de la Bulgarie, ce qui laisse peu de chance de conserver le principe &quot;un commissaire par Etat&quot; au-delà de 2009. Les pays candidats le savent.

La concession de calendrier sur la réforme de la Commission a pour but essentiel de briser la coalition des partisans du statu quo, qui bloque la Convention en ne voulant pas revenir sur l'équilibre des pouvoirs fixé à Nice. Ce front conservateur, qui réunit les principaux pays ayant pris le parti des Etats-Unis dans la crise irakienne, est emmené par l'Espagne. Elle est soutenue par le Royaume-Uni, qui sape les avancées de la Convention avec l'aide des eurosceptiques de toujours, comme le Danemark et la Suède, ou de conversion plus récente, comme l'Irlande. En bougeant sur la Commission, M. Giscard d'Estaing entend faire basculer en sa faveur les pays de l'Est. Certains l'ont bien compris. &quot;John Bruton -le représentant du Parlement irlandais au présidium- était fou furieux. Il sait que sa démagogie auprès des petits pays candidats ne fonctionnera plus&quot;, se réjouit l'entourage de M. Giscard d'Estaing.

PROBLÈMES D'ARITHMÉTIQUE

Ce dernier doit rencontrer, mercredi, séparément, les représentants des gouvernements, des Parlements nationaux et du Parlement européen. Il espère trouver un écho plus favorable qu'auprès des représentants des Etats et des Parlements nationaux qui siègent au présidium, notamment s'agissant de l'Espagne, du Danemark, du Royaume-Uni, de l'Irlande ou de la Slovénie.

Si la Convention se déchire sur des problèmes d'arithmétique, c'est qu'elle a peu progressé sur le fond. &quot;La crise irakienne a tué la Convention, car elle a montré que dès qu'il y avait un vrai sujet, les Européens n'avaient pas d'unité, résume le conventionnel eurosceptique William Abitbol. Au début, la Convention devait donner à l'Europe une politique nouvelle, les affaires étrangères. Mais comme finalement il n'y a rien de nouveau à se partager, les gens se crispent sur leurs avantages acquis.&quot;

Le rôle du futur ministre des affaires étrangères de l'Union s'annonce étriqué. Il n'est plus question que ses propositions, lorsqu'elles seront présentées de concert avec la Commission, soient adoptées à la majorité qualifiée. L'expérience irakienne a montré, selon M. Giscard d'Estaing, que les pays mis en minorité ne se plieraient pas à la décision de la majorité. Les Conventionnels n'ont pas renoncé à le faire revenir sur cette décision. Pour permettre à l'Europe de progresser plus tard, certains souhaitent, à l'instar du commissaire français Michel Barnier, que la Constitution permette aux institutions d'évoluer. Ainsi, il voudrait qu'à terme, la Commission et le Conseil européen puissent être présidés par une seule personne, mais n'a pas obtenu gain de cause. La Constitution prévoit aussi la possibilité de créer un procureur européen. Mais il faudra l'unanimité des Etats membres, ce qui rend ce mouvement illusoire. &quot;C'est plus une promesse qu'une décision&quot;, tempère l'entourage de M. Giscard d'Estaing.

Les principales avancées concrètes qui devraient rester concernent la défense et l'économie. Les pays qui le souhaitent pourront créer une Europe de la défense, ce qu'interdisait Nice, tandis que les membres de la zone euro pourront décider de coordonner plus fortement leurs politiques économiques et d'avoir un représentant de leur monnaie sur la scène internationale. La Convention, qui devait doter l'Europe élargie des moyens de fonctionner, semble surtout ouvrir la voie à la création rapide d'un noyau dur.

Arnaud Leparmentier

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03 
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						<title>BUSH</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18369</link> 

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 M. Bush fait une leçon sans concession aux Européens
LE MONDE | 02.06.03 | 13h38   •  MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h51 
A Cracovie, il oppose sa vision de la lutte antiterroriste à celle des pays du &quot;camp de la paix&quot;.
Cracovie (Pologne) de notre envoyé spécial

Au premier jour de son voyage en Europe, George Bush a choisi un lieu riche en symboles pour opposer, sans la moindre concession, sa vision du combat contre le terrorisme à celle des gouvernements qui s'étaient rangés dans le &quot;camp de la paix&quot; face à l'Irak. Dans la grande cour du château de Wawel, à Cracovie, samedi 31 mai, le président américain a reçu les encouragements de son hôte polonais, Alexandre Kwasniewski, qui a exalté la &quot;solidarité des nations face au mal&quot; et réaffirmé l'engagement de la Pologne aux côtés des Etats-Unis.

Victime des deux totalitarismes du siècle dernier, la Pologne incarne la renaissance de l'Europe centrale, depuis la chute du communisme, et sa gratitude envers les Etats-Unis. Cracovie, qui témoigne de l'ancienneté de l'histoire polonaise, est la ville de Jean Paul II, auquel M. Bush a rendu un hommage appuyé, sans mentionner son opposition à la guerre. A 40 kilomètres de là, le camp d'extermination d'Auschwitz, que M. Bush a visité, atteste du crime perpétré en Europe entre 1939 et 1945 et des souffrances du peuple juif. Tel est l'arrière-plan sur lequel le président américain a exposé les &quot;intentions&quot; des Etats-Unis à l'égard de l'Europe.

L'Amérique, a dit M. Bush, veut une Alliance atlantique forte, pour &quot;assurer notre sécurité, faire avancer la liberté humaine et maintenir la paix dans le monde&quot;. S'adressant à Jacques Chirac, sans le nommer, M. Bush a déclaré que la Pologne n'a pas fait, dans l'histoire, un chemin si long et si difficile &quot;pour s'entendre dire qu'elle devait maintenant choisir entre l'Europe et l'Amérique&quot;. Ce propos visait l'admonestation du président français aux futurs membres de l'Union européenne qui avaient signé, fin janvier, avec les premiers ministres britannique, italien et espagnol, notamment, une déclaration approuvant la position américaine au sujet de l'Irak.

LA &quot;COMBINAISON MORTELLE&quot;

Pour M. Bush, s'il n'y a pas similitude, du moins y a-t-il continuité entre les combats d'hier contre le nazisme et contre le communisme et ceux d'aujourd'hui contre la &quot;combinaison mortelle&quot; de groupes terroristes, d'Etats &quot;hors la loi&quot; et d'une&quot;idéologie de puissance et de domination&quot;, qu'il n'a pas désignée de façon plus précise. Il a mis en garde contre la tentation d'ignorer cette menace ou de chercher à la réduire par des concessions. &quot;Il faut affronter tôt et de façon décisive l'agression et les intentions malignes&quot;, a-t-il affirmé. 

Ce combat relève, pour une part, des services de renseignement et de police, mais il nécessite aussi, parfois, une &quot;action militaire directe&quot;, comme celle qui a mis fin au régime des talibans en Afghanistan et à celui de Saddam Hussein en Irak. Face au risque de prolifération des armes de destruction massive, le président américain a annoncé un projet, la Proliferation Security Initiative, destiné à organiser la saisie des cargaisons d'armements ou de composants. Y participent, pour le moment, la Grande-Bretagne, la Pologne et l'Australie.

La continuité invoquée par M. Bush entre les combats du XXe siècle et celui d'aujourd'hui touche à la nature des menaces. A ses yeux, le mal dont est né le génocide des juifs est toujours à l'œuvre dans le monde. Pour le président américain, qui a visité Auschwitz samedi matin, les camps de la mort &quot;nous rappellent que le mal est réel, qu'il doit être appelé par son nom et qu'il doit être affronté&quot;.

En même temps, M. Bush convient que la lutte contre le terrorisme doit aussi s'attaquer aux réalités dans lesquelles il s'enracine. Il range parmi elles la misère qui frappe de vastes régions du monde, et il a invité l'Europe à accompagner l'effort des Etats-Unis pour la prévention et le traitement du sida en Afrique et pour rendre plus efficace l'aide au développement. Il est revenu à la charge contre le moratoire de l'Union européenne sur les organismes génétiquement modifiés, car ces produits, selon la thèse américaine, peuvent augmenter le rendement des agricultures des pays pauvres.

M. Bush refuse de classer le conflit israélo-palestinien parmi les réalités qui contribuent à l'extrémisme arabe ou islamique. Pour lui, ce n'est pas ce conflit qui alimente le terrorisme, mais le terrorisme qui entretient ce conflit et qui fait en sorte de le raviver chaque fois qu'un progrès est en vue. Ce n'est donc pas au titre de la lutte contre le terrorisme qu'il a présenté sa tentative pour ramener les ennemis sur la voie de la négociation. Cette entreprise fait partie, selon lui, de celles qui doivent être menées de concert afin de faire progresser &quot;la liberté et la démocratie&quot; dans le monde.

Patrick Jarreau

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03  

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						<title>G8</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18367</link> 

						<description> 
 Jacques Chirac-George Bush, des désaccords qui pèsent sur le G8
LE MONDE | 02.06.03 | 13h37   •  MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h42 
De fraîches retrouvailles : les rencontres, dimanche 1er et lundi 2 juin, de George Bush et de Jacques Chirac n'ont pas permis d'aplanir les désaccords entre les deux pays. Si chacun se déclare déterminé à travailler &quot;ensemble&quot;, les divergences restent profondes. Dimanche, en organisant un &quot;dialogue élargi&quot; avec dix-neuf dirigeants de pays émergents, et en ouvrant le club du G8 à des pays plus pauvres, M. Chirac a mis en scène sa conception d'un monde multipolaire attentif au développement. Lundi, le G8 devait chercher les moyens de relancer la croissance mondiale. La question des taux de change - chute du dollar par rapport à l'euro - ne devait pas figurer dans le communiqué final. Plus de 100 000 personnes ont manifestéce week-end contre la tenue de ce sommet, dénonçant un &quot;directoire illégitime&quot;.
Première grande rencontre internationale depuis la fin de la guerre contre l'Irak, le sommet d'Evian (Haute-Savoie) des pays les plus industrialisés devait, lundi 2 juin, être consacré aux moyens de relancer la croissance économique mondiale, mais aussi à la lutte contre le terrorisme et contre la prolifération d'armes de destruction massive. Le G8 doit &quot;donner une nouvelle impulsion à la confiance dans la croissance&quot;, a déclaré, dimanche, le président français Jacques Chirac. Plusieurs résolutions devaient insister sur ce thème. En revanche, la baisse des taux d'intérêt en Europe ou la forte dépréciation du dollar par rapport à l'euro ne devaient être que prudemment évoquées par les dirigeants.

George W. Bush et M. Chirac se sont rencontrés, lundi, en fin de matinée. La journée de dimanche a permis de constater que les tensions et désaccords entre la France et les Etats-Unis n'étaient pas résorbés.&quot;Nous avons eu des échanges très positifs aujourd'hui et nous en aurons d'autres demain&quot;, précisait dimanche M. Chirac. En accueillant 19 dirigeants des pays émergents et en transformant la première journée du G8 en un &quot;dialogue élargi&quot; entre le Nord et le Sud, M. Chirac a soigneusement mis en scène sa vision d'un monde multipolaire. Attentif aux difficultés de l'Afrique, s'affichant aux côtés du président chinois et du président brésilien, le président français s'est livré indirectement à de multiples mises en garde et critiques de la politique américaine.

La lutte contre le sida a été l'objet des premières décisions du G8. Après l'annonce d'un plan américain mobilisant 15 milliards de dollars (12,8 milliards d'euros) sur cinq ans, dont 5 milliards qui seront versés au Fonds mondial de lutte contre le sida, l'Europe devrait décider de verser également 1 milliard de dollars par an à ce fonds. La contribution de la France passera de 50 à 150 millions de dollars.

Les militants altermondialistes ont mobilisé en masse durant un week-end de protestations à Annemasse, à Lausanne et à Genève. En tout, plus de 100 000 personnes ont défilé pour dénoncer le &quot;directoire mondial autoproclamé&quot; et les &quot;saigneurs du G8&quot;. Côté français, les manifestants, à Annemasse, ont également dénoncé le projet gouvernemental de réforme des retraites. En Suisse, les manifestations ont été perturbées par quelques groupes de casseurs. Des affrontements ont fait dix blessés, dont deux graves.

Avant le sommet d'Evian, les principaux dirigeants s'étaient retrouvés, samedi, à Saint-Pétersbourg. M. Bush et Vladimir Poutine ont multiplié les signes de réconciliation, malgré des désaccords persistants sur la coopération nucléaire entre la Russie et l'Iran. M. Poutine est également sorti renforcé du sommet Union européenne-Russie, les Européens renonçant à évoquer les exactions des troupes russes en Tchétchénie pour, au contraire, se féliciter de l'amorce d'un processus politique. M. Chirac a même placé la Russie &quot;au premier rang des démocraties&quot;.


Le départ de M. Bush du sommet du G8 interviendra dès lundi après-midi : il se rendra en Egypte pour une rencontre avec les dirigeants des pays arabes sur le processus de paix au Proche Orient. Les Américains se disent déterminés à prendre des responsabilités accrues dans la mise en application de la &quot;feuille de route&quot;, ce nouveau plan de paix international.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03  

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Le président français met en scène sa vision d'un monde multipolaire et son dialogue avec le Sud
LE MONDE | 02.06.03 | 13h38   •  MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h43 
Evian de notre envoyée spéciale

&quot;Ne croyez pas ce que l'on dit&quot;, a répondu dimanche soir Jacques Chirac à un journaliste qui lui demandait s'il lui était encore possible de travailler avec George Bush, &quot;nous avons eu des échanges très positifs aujourd'hui et nous en aurons d'autres demain&quot;. Les deux présidents devaient avoir lundi en fin de matinée un entretien en tête à tête, que les documents officiels américains présentent comme &quot;la visite de courtoisie&quot; au chef d'Etat du pays hôte du G8, autrement dit une simple formalité d'usage. Puis, après le déjeuner, George Bush abandonnera ses partenaires du G8 pour s'envoler vers Charm El-Cheikh.

A chacun sa scénographie. L'administration américaine continue de souffler le chaud et le froid sur ses relations avec Paris. Jacques Chirac n'en paraît pas déstabilisé : il aura passé la première journée de cette réunion d'Evian, dimanche, à afficher sa différence, en prenant en quelque sorte à témoin le reste de la planète.

Tout était conçu dans cette optique : son entretien avec le président chinois, les fraternelles accolades avec les dirigeants des &quot;pays émergents&quot;, sa complicité manifeste avec Luiz Inacio Lula da Silva, ses appels à la mobilisation générale pour stopper la &quot;dérive&quot; du continent africain, sa compassion pour l'Algérie endeuillée par le tremblement de terre. Tout - jusqu'aux circuits de communication soigneusement établis avec les contestataires &quot;anti-G8&quot; - visait à signifier que le respect de l'autre est le fondement essentiel de la politique de Jacques Chirac. Tout pouvait se lire en creux comme une critique de l'administration Bush.

Le &quot;dialogue élargi&quot; avec les dirigeants des pays émergents a été bien accueilli par tous les participants. &quot;Tony Blair m'a confirmé qu'il ferait la même chose en 2005 -année où la Grande-Bretagne aura la présidence du G8-, a indiqué Jacques Chirac, et je pense, mais c'est une intuition, que le président Bush pourrait le faire aussi.&quot;

CRAINTE D'UNE RUPTURE

La présidence du G8 reviendra l'année prochaine aux Etats-Unis et à plusieurs reprises, dans sa conférence de presse, Jacques Chirac a fait allusion à cette année 2004 comme à une rupture de la continuité existant entre lui et le premier ministre britannique. Il l'a fait sur le ton de la gravité, à propos de l'Afrique. &quot;Je souhaite que la continuité soit assurée dans les efforts en faveur du Nepad -Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique-, que l'Afrique soit soutenue de façon constante, sans qu'il y ait d'à-coups ; Tony Blair partage cet avis&quot;, a-t-il dit, sous-entendant que ce n'était pas en revanche une priorité pour Washington. &quot;J'en parlerai demain au président Bush&quot;, a-t-il ajouté.

Blair-Chirac même combat, donc, en faveur de l'Afrique. Lula-Chirac même combat aussi contre la faim. Le président du Brésil a proposé des mesures concrètes pour combattre ce fléau et Jacques Chirac s'est déclaré &quot;totalement favorable&quot; à celle qui consisterait à &quot;prélever une partie du surcroît de richesses que dégage la mondialisation&quot; pour la consacrer à la lutte contre la faim dans le monde. &quot;Ce débat a été pollué par celui sur la taxe Tobin, il faut le relancer&quot;, a-t-il dit, en souscrivant à la suggestion du président brésilien de taxer le commerce des armes individuelles.

C'est les Etats-Unis aussi que visait Jacques Chirac, sans les citer, lorsqu'il a fait remarquer que pèsent sur les agricultures des pays en voie de développement non seulement les subventions des pays riches à leurs propres agricultures &quot;mais aussi les systèmes de préférences et certaines modalités contestables de l'aide alimentaire&quot;.

Hu Jintao-Chirac même combat, enfin, pour un monde &quot;multipolaire&quot;, contre l'hégémonie de la seule puissance américaine. La porte-parole de l'Elysée, Catherine Colonna, s'est chargée de le souligner dimanche matin, après un entretien de plus d'une heure du président français avec son homologue chinois. &quot;La France et la Chine ont le même attachement à un système multipolaire équilibré, au rôle des institutions multilatérales, à la nécessité du dialogue entre les cultures&quot;, a déclaré Mme Colonna.

Rien de tout cela ne signifie que Paris veuille donner dans l'opposition systématique à Washington. Le président de la République n'a, par exemple, pas craint de qualifier d'&quot;historique&quot; la décision prise par George Bush en faveur de la lutte contre le sida. Sur les 15 milliards de dollars que les Etats-Unis sont prêts à lui consacrer dans les cinq ans qui viennent, 5 milliards doivent aller au Fonds mondial contre le sida, à condition que deux fois plus soient engagés par d'autres contributeurs. &quot;J'ai l'impression que l'Europe relèvera le défi&quot;, a déclaré Jacques Chirac. Dans cette comptabilité, la France assume sa part, a poursuivi le président, en triplant sa contribution au Fonds (de 50 à 150 millions de dollars).

&quot;OBJECTIFS COMMUNS&quot;

C'est dans un esprit constructif aussi que le président français envisageait son entretien de lundi avec George Bush. &quot;Nous voulons l'entendre sur le Proche-Orient, lui redire que ce qui se fait en faveur de la construction européenne n'est pas dirigé contre les Etats-Unis, lui demander ce que nous pouvons faire ensemble en Irak à partir des objectifs qui nous sont communs, à savoir la souveraineté et l'intégrité de ce pays&quot;, disait un proche du président français à la veille de cette rencontre.

Un autre journaliste a demandé au président de la République s'il pensait que sa vision d'un monde multipolaire était partagée par une majorité. &quot;Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle soit très largement majoritaire !&quot;, s'est exclamé Jacques Chirac. Toute la journée de dimanche à Evian avait précisément été organisée pour le rappeler à George Bush.

Claire Tréan

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03
Au menu, un plat de résistances
Les principaux points de divergence entre Europe et Etats-Unis.
Par Christian LOSSON et Vittorio DE FILIPPIS et Véronique SOULE

samedi 31 mai 2003



Sur les bords sans vagues du lac Léman, les débats de dimanche, lundi et mardi risquent d'être houleux entre Européens et Américains. Les points de désaccord ne manquent pas, même s'ils peuvent être aplanis par la volonté d'éviter tout nouveau clash transatlantique. Revue des positions de deux principaux protagonistes du G8, dont rarement les visions et les intérêts ont été aussi divergents.
Subventions agricoles : entre dumping et hypocrisie
Le sujet ne figure pas à l'agenda officiel. Mais on l'évoquera probablement, car l'Afrique est invitée, et pas pour faire de la figuration, du moins dans l'esprit de Jacques Chirac. En début d'année, l'hôte de l'Elysée a sorti une botte secrète, malgré son obstination à maintenir la PAC (politique agricole commune) en l'état. La France pourrait s'engager à supprimer, en 2006, et à condition que tout le monde suive, ses subventions agricoles à l'exportation. Lesquelles permettent d'écouler des produits à des prix inférieurs au coût de production. Un dumping désastreux pour les pays du Sud. La riposte américaine ne s'est pas fait attendre : aucune raison, selon Washington, de faire une différence entre l'Afrique et le reste du monde en développement. Depuis, Europe et Etats-Unis n'ont pas vraiment fait preuve de coordination pour améliorer l'accès au marché international des produits agricoles africains. L'hypocrisie reste de règle. Les deux blocs continuent de subventionner leurs agriculteurs à raison de plus d'un milliard de dollars par jour. Sept fois ce qu'ils versent en aide publique au développement...
Parité euro-dollar : coopération zéro
En moins de dix-huit mois, le dollar a dégringolé de près de 35 % par rapport à la monnaie européenne. Difficile d'éviter le sujet à Evian. D'autant que l'économie mondiale est en petite forme. Le G8, qui n'a pas pour mission d'ajouter de l'incertitude à l'incertitude, évitera des mots tels que déflation, dépression ou récession... Et pratiquera la méthode Coué, autrement dit l'appel à la «confiance». Mais les Huit ne pourront pas faire l'économie d'un échange sur le niveau des monnaies. Les chances d'une coopération entre les deux plus grandes zones monétaires du monde semblent plus que minces. Face à la chute du billet vert, Washington n'a ­ jusqu'ici ­ pas manifesté d'inquiétude, proclamant même qu'il maintient une politique de dollar fort. Sauf que sa monnaie faible actuelle dope la production intérieure via les exportations, ce qui pourrait relancer l'économie américaine. Essentiel pour un Bush en quête de réélection. Ce qui ne l'empêchera de chercher à convaincre les Européens d'adopter une politique monétaire capable de relancer leur économie plombée par la déprime...
Accès aux médicaments : bras de fer
Des médicaments à prix cassés pour les pays du Sud et la possibilité pour les plus pauvres d'importer ou de fabriquer des copies (génériques) : c'était l'objectif que s'étaient assigné à Doha, lors de la conférence ministérielle de l'OMC de 2001, les pays les plus riches. Près de deux ans plus tard, le sujet s'est transformé en bras de fer entre les Etats-Unis et l'Europe, avec la France en première ligne. A Genève, les Etats-Unis, pressés par leur lobby pharmaceutique, ont été le seul des 144 pays membres de l'OMC à bloquer un compromis. Pas d'exemptions pour les pays pauvres dépourvus d'industrie pharmaceutique dans leur lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose. Pour tenter d'éviter la stigmatisation, les Etats-Unis viennent d'annoncer en fanfare le déblocage de 15 milliards de dollars sur cinq ans pour la lutte contre le sida, dont un milliard pour le Fonds mondial contre les pandémies. Manière pour l'administration américaine de rappeler que le multilatéralisme n'est pas sa priorité, mais surtout manoeuvre pour ne rien lâcher sur les brevets. Reste qu'un tel pactole renvoie dans les cordes les engagements financiers de Paris, 50 millions d'euros par an à peine jusqu'à présent. Chirac devrait au moins doubler cette aide, malgré les contraintes du Pacte de stabilité européen qui pèsent sur le budget français
OGM : réticences et grosses ficelles
La dispute provoquée par l'embargo européen sur les OGM dure depuis plusieurs années. L'Europe est prête à discuter. Après avoir tenté d'avancer sur les politiques d'étiquetage, la Commission devrait même autoriser l'arrivée de nouveaux OGM dans les assiettes européennes dès l'automne. Mais ce geste de Bruxelles est tardif pour Washington, qui se moque de savoir que les Européens sont à 70 % hostiles aux OGM, ou qu'ils mettent en avant le nécessaire principe de précaution. Les Etats-Unis, premier producteur mondial d'OGM, viennent donc de déposer une plainte contre l'Europe auprès de l'OMC. Façon aussi de faire payer les réticences européennes à l'aide alimentaire américaine à base d'OGM à destination de l'Afrique. «Scandaleux !», a répondu Pascal Lamy, le pourtant placide commissaire européen au Commerce. A Evian, Bush continuera à tirer la même grosse ficelle des «OGM, solution contre la faim dans le monde». En invoquant le soutien de pays en développement qui, comme l'Argentine, plaident pour un libre commerce des produits génétiquement modifiés.
L'après-guerre irakien : petits pas
Après l'affrontement diplomatique, l'heure est officiellement au travail en commun. En réalité, la France a dû se résoudre à laisser les Américains avoir la haute main sur l'après-guerre. Le 23 mai, après de minces concessions accordant un rôle minime à l'ONU, Paris a voté la résolution1483 présentée par les Américains, geste accueilli comme un «pas dans la bonne direction» par le secrétaire d'Etat, Colin Powell. Interviewé par le Financial Times, Chirac a assuré que les Américains «avaient mis beaucoup d'eau dans leur vin» afin de rallier la France... Sur le fond, Paris reste persuadé que, les difficultés s'accumulant, les Américains finiront par revenir à l'ONU, seule instance ayant l'expérience et la légitimité suffisantes pour gérer la transition .

 
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						<title>ISRAEL</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18362</link> 

						<description> 
 PROCHE-ORIENT Le sommet d'Aqaba, en Jordanie, doit réunir mercredi Bush, Sharon et Abbas 
Les 14 points de désaccord d'Israël sur la «feuille de route» 
Un activiste du Hamas a été tué samedi par l'armée alors que se poursuivaient les préparatifs du sommet d'Aqaba (Jordanie) qui doit réunir mercredi les premiers ministres israélien Ariel Sharon et palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush. «Aucun dirigeant intègre ne peut accepter davantage de mois et d'années d'humiliations, de tueries et de deuils», a déclaré le président américain, dans une allocution radiodiffusée hebdomadaire, pressant les dirigeants israéliens et palestiniens de faire de ce sommet un succès. Des équipes techniques palestiniennes et israéliennes se penchaient dans le même temps sur l'élaboration de la formulation d'une déclaration commune qui pourrait être faite à l'issue du sommet. 
Jérusalem : de notre correspondant Pierre Prier 
[02 juin 2003] 

Sous la pression américaine, Israël a accepté la «feuille de route», le plan de paix international élaboré par le Quartette réunissant les Etats-Unis, l'Europe, la Russie et l'ONU. Mais Ariel Sharon a présenté à George Bush 14 «réserves» que les Etats-Unis ont promis de «prendre complètement et sérieusement en considération». Sans que l'on sache si Washington entend s'aligner sur tout ou partie des remarques israéliennes. C'est l'une des inconnues du sommet d'Aqaba. Voici les principaux points des remarques israéliennes publiées par le quotidien Haaretz confrontées aux recommandations de la «feuille de route».


1. Le calme devra régner dès le début du processus, pendant son déroulement, et comme condition de sa poursuite. Les Palestiniens démantèleront les organisations de sécurité existantes et en formeront de nouvelles pour combattre le terrorisme, la violence et l'incitation contre Israël. Dans la première phase du plan, les Palestiniens achèveront le démantèlement des organisations terroristes (Hamas, Djihad islamique, FPLP, FDLP, Brigades des martyrs d'al-Aqsa). Les armes illégales seront ramassées et confiées à une tierce partie pour être détruites.
Ce que dit la «feuille de route» : durant la phase 1, un appareil de sécurité palestinien reconstruit et recentré entreprend... des opérations effectives contre les responsables du terrorisme et visant à démanteler les infrastructures terroristes. Ceci comprend la confiscation des armes illégales. Israël se retire des zones palestiniennes occupées depuis septembre 2000 et cesse toute action pouvant détruire la confiance mutuelle. Toutes les institutions israéliennes cessent l'incitation contre les Palestiniens.


2. Le passage d'une phase à l'autre se fera uniquement après l'application de la phase précédente.
Le progrès dépendra de la bonne foi des deux parties. A l'intérieur de chaque phase, les deux parties doivent remplir leurs obligations parallèlement, sauf indication contraire.


3. La formation d'une nouvelle direction palestinienne est une condition du passage à la deuxième phase. Dans ce cadre, des élections législatives auront lieu en coordination avec Israël.
Dès que possible, les Palestiniens organisent des élections libres, ouvertes et transparentes.


4. Le mécanisme de supervision sera géré par les Etats-Unis. La supervision se fera par secteurs (économique, juridique, financier) sans créer un mécanisme unifié. Les décisions substantielles resteront dans les mains des deux parties.
Dans la phase I, les représentants du Quartette (Etats-Unis, Europe, Russie et ONU) commencent une surveillance informelle et consultent les parties pour établir un mécanisme formel de surveillance, et le mettre en oeuvre.


5. L'Etat palestinien provisoire aura des frontières provisoires, sera complètement démilitarisé, sans autorité pour conclure des traités de défense ou engager une coopération militaire. Israël contrôlera l'entrée et la sortie de toutes personnes et marchandises, l'espace aérien et le spectre électromagnétique de cet Etat.
La phase II s'achève en 2003 avec la création possible d'un Etat palestinien indépendant doté de frontières provisoires.


6. En rapport avec les préambules et avec l'accord final, des déclarations devront être faites sur le droit d'Israël à exister en tant qu'Etat juif, et sur l'abandon de tout droit au retour des réfugiés dans l'Etat d'Israël.
A la fin de la phase I, la direction palestinienne fait une déclaration sans équivoque réitérant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité. Dans la phase III, après une conférence internationale, les deux parties signent un accord final en 2005, qui comprend une solution juste et réaliste de la question des réfugiés.


7. La fin du processus conduira à la fin de toutes les revendications, et pas seulement à la fin du conflit.
Les parties concluent en 2005 un accord permanent qui met fin au conflit israélo-palestinien et accomplit la vision de deux Etats, Israël et une Palestine souveraine, indépendante, viable et démocratique.


8. La solution sera atteinte par des négociations directes et un accord direct entre les deux parties, en relation avec la vision du président Bush dans son discours du 24 juin 2002.
La phase finale du processus sera lancée au cours d'une conférence internationale convoquée par le Quartette, qui apportera son soutien actif, soutenu et opérationnel.


9. Les questions dépendant de l'accord final ne seront pas discutées auparavant. Ceci comprend : les implantations en Judée, Samarie et Gaza (sauf un gel de la colonisation et les avant-postes illégaux) ; le statut de l'Autorité palestinienne et de ses institutions à Jérusalem.
Dans la phase I, Israël gèle toute activité de colonisation. Dans la phase II, de nouvelles actions sont entreprises concernant les colonies, en conjonction avec l'établissement d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.


10. Suppression des références autres que les résolutions 242 et 338 de l'ONU : la résolution 1397, l'initiative saoudienne et celle du sommet arabe de Beyrouth.
L'accord final sera négocié sur la base des résolutions 242, 338 et 1397, et sur l'initiative du prince héritier saoudien Abdallah, adoptée par le sommet de la Ligue arabe à Beyrouth, et qui propose la paix et la sécurité au voisin israélien en échange d'un accord global.


11. Une Constitution palestinienne provisoire sera composée.
Dans la phase II, avant la fin de 2003, une Constitution palestinienne démocratique est ratifiée.


12. Le redéploiement des forces israéliennes le long des lignes de septembre 2000 sera soumis à l'article 4 (calme absolu) et accompli en tenant compte des changements requis par les nouvelles circonstances... On insistera sur la division des responsabilités et sur la répartition de l'autorité civile en septembre 2000, et non sur les positions des forces sur le terrain à ce moment-là.
Parallèlement à l'application des mesures sécuritaires par les Palestiniens, l'armée israélienne se retire des zones occupées depuis le 28 septembre 2000 et restaure le statu quo qui existait alors.


13. Les agences humanitaires reconnues seront aidées. Aucune référence ne sera faite au rapport Bertini.
Israël et les Palestiniens appliquent dans leur totalité les recommandations du rapport Bertini sur l'amélioration des conditions humanitaires, la levée des couvre-feux et des restrictions sur le mouvement des personnes et des biens, et l'accès sans restrictions du personnel humanitaire et international.


14. Aucun lien ne sera établi entre la piste de négociations palestiniennes et les autres pistes (Liban et Syrie).
La conférence internationale sera fondée sur une paix globale au Proche-Orient, y compris entre Israël et la Syrie, et Israël et le Liban.



 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>TOGO</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18361</link> 

						<description> 
 Soupçons de «bourrage d'urnes»
  
     
 

lundi 02 juin 2003


 
 

 
 

   Les Togolais ont voté dans un calme apparent hier lors du scrutin présidentiel joué d'avance et dont le président sortant, le général Eyadéma, est le grand favori face à cinq candidats de l'opposition. Au total, 3,2 millions d'inscrits étaient appelés à voter. A l'exception d'une échauffourée à Tsévié au cours de laquelle deux bureaux de vote ont été brûlés, aucun incident majeur n'a été signalé mais Jean-Pierre Fabre, le n° 2 de l'Union des forces du changement, parti de l'opposant Gilchrist Olympio, privé d'élection pour cause de dossier «incomplet», a fait état de «bourrage d'urnes», de «rétention de cartes d'électeurs» ou d'intimidations. Les résultats devraient être connus aujourd'hui. (AFP, Reuters)
 
 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>AFRIQUE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18346</link> 

						<description> 
 Les membres du G8 approuvent la création d'une force africaine de maintien de la paix 

EVIAN (AP) - Les membres du G8 se sont engagés dimanche soir à soutenir la création d'ici 2010 d'une force africaine de maintien de la paix et à favoriser le développement du continent africain.

Après avoir rencontré les présidents de quatre des cinq pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Sénégal, Nigeria) membres du comité de pilotage du Nouveau partenariat pour le développement économique de l'Afrique (NEPAD), les membres du G8 ont approuvé dans une déclaration commune la mise en place d'une force prépositionnée dans les cinq &quot;sous-régions&quot; africaines capable d'intervenir partout en Afrique.

Le seul absent à cette réunion était le président égyptien Hosni Moubarak, parti avant le dîner.

Le président nigérian Olusegun Obasanjo a salué cette l'engagement du G8, déclarant que &quot;la condition majeure au développement est l'absence de conflit&quot;. La porte-parole de la présidence française, Catherine Colonna, a pour sa part qualifié la réunion d'&quot;exceptionnelle&quot;. AP

jp/v

 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18345</link> 

						<description> 
 Armes de destruction massive: les preuves sont &quot;écrasantes&quot;, assure Jack Straw 

LONDRES (AP) - Les preuves que le régime de Saddam Hussein représentait bien une menace sont &quot;écrasantes&quot;, a assuré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw, bien que les forces de la coalition n'aient toujours pas trouvé en Irak la trace des armes de destruction massive dont Washington s'était servi pour justifier l'entrée en guerre.

&quot;Il ne s'agit pas d'admettre que nous avions tort ou de dire qu'il n'y avait pas de preuves, car les preuves sont là&quot;, a déclaré le chef de la diplomatie britannique interrogé sur la BBC sur la polémique sur les arguments donnés par Washington et Londres pour justifier le conflit.

&quot;Les preuves sont écrasantes&quot;, a-t-il estimé avant de se référer à un rapport du chef des inspecteurs des Nations unies Hans Blix datant de mars dernier, qui détaillait les tâches que devaient entreprendre les Irakiens tout en notant que les experts en désarmement n'avaient pas trouvé d'armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires en trois mois et demi d'inspection.

Toutes les preuves dans ce document et la conduite de Saddam Hussein montrent qu'il &quot;posait, effectivement, dans les termes du Conseil de sécurité, une menace pour la paix et la sécurité internationale&quot;, a affirmé Jack Straw.

Des membres du Labor de Tony Blair, dont deux anciens membres de son gouvernement, accusent le Premier ministre d'avoir trompé le Parlement. Et le parti conservateur, qui avait fermement soutenu la décision du chef du gouvernement d'entrer en guerre au côté des Etats-Unis, a laissé entendre qu'il pourrait appuyer les appels à une enquête sur le sujet.

&quot;Il y a des questions auxquelles il faut répondre&quot;, a déclaré un porte-parole des Tories, Michael Ancram. &quot;Le Premier ministre dit qu'il détient les réponses dans des informations qui n'ont pas été encore rendues publiques. Il doit maintenant présenter ces réponses&quot;. AP

sb/v164

 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INDE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18344</link> 

						<description> 
 Vague de chaleur en Inde: le bilan atteint le millier de morts 

HYDERABAD, Inde (AP) - Le bilan de la vague de chaleur qui frappe a atteint lundi le millier de morts, selon les autorités.

L'Etat d'Andhra Pradesh dans le sud du pays, où au moins 900 morts ont été signalés, a été le plus touché. Dans d'autres régions du nord et de l'est de l'Inde, une centaine de personnes ont succombé à la déshydratation et à des insolations, selon la radio All India.

Dans le district de Nalgonda, dans l'Andhra Pradesh, les températures ont atteint jusqu'à 49 degrés Celsius par endroits. AP

sb/v

 
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					<item> 

						<title>ZIMBABWE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/02#18333</link> 

						<description> 
 Zimbabwe : Mugabe frappe l'opposition  
 

  Malgré les menaces de l'armée et des vétérans de l'indépendance, la semaine d'action contre le président en exercice Robert Mugabe a été maintenue par le chef de l'opposition. Mais dès lundi matin, celui-ci a été arrêté. 
 
Mis en ligne le 30 mai 2003  
 
 
 
Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai (photo ci-dessus - AFP) a été arrêté lundi matin à Harare par la police avant le début d'une semaine d'action contre le régime du président Robert Mugabe. Cette arrestation est en effet intervenue juste avant le début d'une semaine d'action, sous forme de grèves et de marches pacfiques, lancée à l'appel de son parti, le MDC, pour protester contre la détérioration politique et économique au Zimbabwe provoquée, selon l'opposition, par le régime du président Robert Mugabe.


Cette semaine d'action a été interdite par la Haute cour de justice du Zimbabwe qui, dans un arrêt rendu samedi soir, a estimé qu'elle avait pour objectif de renverser un &quot;président légitimement élu et son gouvernement&quot;. Morgan Tsvangirai avait décidé de passer outre cet arrêt, qui, avait-il affirmé dimanche, &quot;n'est contraignant, ni pour moi ni pour le MDC&quot;, en raison des &quot;irrégularités&quot; qu'il comporte.

Une prétendue trahison


Le chef du MDC, principal parti d'opposition du Zimbabwe, avait prévu de mener une des marches &quot;pacifiques&quot; à Harare lorsqu'il a été arrêté. Ensuite, il aurait du aller, comme chaque jour, assister à son procès pour &quot;trahison&quot;. Avec deux autres dirigeants du MDC, il est jugé depuis début février pour sa participation présumée &quot;à un complot&quot; visant à assassiner le président Mugabe.


Lundi matin, la situation était calme à Harare où les forces de sécurité étaient massivement présentes, bloquant les principaux axes routiers menant au centre de la ville, ainsi que la route qui passe devant la résidence officielle de Robert Mugabe.

L'armée, la police, les membres les plus importants du gouvernement Mugabe, les anciens combattants de la guerre d'indépendance des années 70, proches du pouvoir et connus pour leur actions violentes, ont tous mis en garde le MDC contre cette semaine d'action. Les forces de sécurité ont promis qu'elles ne resteraient pas &quot;les bras croisés&quot; et les anciens combattants qu'il utiliseraient toute leur expérience militaire pour s'en prendre aux opposants &quot;d'une manière encore jamais vue au Zimbabwe&quot;.

Rapport accablant
 
Le gouvernement australien a présenté la semaine dernière un nouveau rapport accablant sur la situation au Zimbabwe. Ce &quot;Rapport sur abus et répression par le gouvernement zimbabwéen&quot; se fonde sur des compte-rendus de diplomates australiens qui disent &quot;avoir constaté les résultats de plusieurs attaques brutales par des militaires, dont des coups de bâtons enrobés de fil de fer barbelé&quot;. Il signale qu'au cours des 18 derniers mois, 42 opposants du MDC ont été arrêtés et beaucoup d'entre eux torturés. Il cite le rapport d'un groupe de défense des droits de l'Homme documentant notamment 58 meurtres, 111 cas de détentions illégales, 170 arrestations non justifiées, 227 enlèvements et 1.060 cas de torture. Les diplomates décrivent également la manière dont les responsables de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, utilisent l'aide alimentaire internationale au Zimbabwe à des fins politiques, en favorisant les membres de leur parti dans les programmes de distribution et en permettant à des responsables politiques de faire de vastes profits en revendant les produits alimentaires à des prix exorbitants sur le marché noir. Quant au plan de réforme agraire lancé il y a 3 ans par l'éviction de fermiers blancs, seuls &quot;20 à 50%&quot; des 11 millions d'hectares de terre redistribués par le gouvernement sont exploités, le restant étant laissé en jachère.
 

 
 
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					<item> 

						<title>LA SYRIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/01#18263</link> 

						<description> 
 AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003 
La Syrie s'engage à &quot;une paix juste et globale&quot; au Proche-Orient (Assad) 
DAMAS (AFP) - La Syrie s'engage à &quot;une paix juste et globale&quot; au Proche-Orient, a déclaré le président Bachar al-Assad lors d'un entretien avec un membre du Congrès américain, Darrel Issa, dimanche à Damas. 
&quot;La Syrie s'engage à (appliquer) les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu pour une paix juste et globale&quot; dans la région, a dit M. Assad à M. Issa, membre de la Commission du commerce à la Chambre des représentants. 
&quot;La paix doit être juste et globale pour pouvoir durer&quot;, a souligné M. Assad dont les propos ont été rapportés par l'agence officielle syrienne Sana. 
L'entretien de MM. Assad et Issa a également porté sur l'Irak et sur le &quot;rôle vital que pourrait jouer la Syrie au Proche-Orient et pour la paix&quot;. 
La Syrie, a poursuivi M. Assad, souhaite voir &quot;la fin des souffrances du peuple irakien et du chaos qui règne en Irak. Elle souhaite aussi que les Irakiens puissent élire un gouvernement représentatif&quot;, a ajouté par ailleurs le chef de l'Etat syrien. 
Arrivé samedi, M. Issa a quitté Damas dimanche pour le Qatar, selon l'ambassade des Etats-Unis en Syrie. 
M. Issa, Représentant républicain de l'Etat de Californie, a assisté samedi à Damas à la signature d'un contrat de prospection pétrolière entre le ministère du Pétrole syrien et deux sociétés pétrolières américaines. 
La Syrie est dans le collimateur américain pour avoir pris position contre la guerre en Irak et avoir permis l'envoi de volontaires pour combattre les troupes de la coalition américano-britannique. Elle est accusée par Washington de &quot;soutien au terrorisme&quot; pour son appui au parti chiite libanais anti-israélien Hezbollah. 
Le président américain George W. Bush est attendu au Proche-Orient pour une première tournée axée sur la paix depuis la fin de la guerre en Irak. 
M. Bush doit se rendre mardi à Charm El-Cheikh (Egypte) pour un sommet avec plusieurs dirigeants arabes, puis sera mercredi à Aqaba (Jordanie) pour un sommet avec les Premiers ministres israélien Ariel Sharon et palestinien Mahmoud Abbas. 
La Syrie ne participera pas à ces rencontres. 
rm/cal 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) - AFP Général : PO; Syrie; USA
Heure de publication : 15:03 GMT
Taille : Court, 249 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030601AF0FRS517_152_170311


 
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					<item> 

						<title>LAPIDATIONS</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/01#18262</link> 

						<description> 
 AFP Général
Général; International, dimanche 1 juin 2003 
Lapidations: les procès en appel reposent la question de la charia au Nigeria (AVANT-PAPIER) 
Dave CLARK 
LAGOS (AFP) - Trois Nigérians, condamnés à la lapidation pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage, feront appel devant la Cour islamique cette semaine, remettant ainsi sur le devant de la scène la difficile controverse sur la charia, la loi islamique. 
Amina Lawal, une mère de trois enfants de 33 ans, dont la condamnation à mort en mars 2002 pour avoir eu un enfant dix-huit mois après son deuxième divorce avait provoqué de vives réactions internationales, se présentera pour la seconde fois en appel mardi devant la Cour de la Charia, à Katsina (nord). 
Mercredi, les juges de Minna (centre) commenceront à examiner le premier pourvoi en appel de Fatima Usman et Ahmadu Ibrahim, d'anciens amants condamnés l'année dernière pour avoir eu des relations hors mariage. 
Aucun jugement ne sera rendu cette semaine. 
Même si les condamnations à mort étaient confirmées, les avocats auront encore la possibilité de faire appel devant la Cour fédérale et, en dernier lieu, devant la Cour suprême. 
Le gouverneur de l'Etat, ainsi que le président nigérian Olusegun Obasanjo, peuvent également user de leur droit de grâce. 
Les avocats de la défense affirment que, même en mettant de côté la question des droits de l'homme concernant la lapidation à mort, les condamnations de leurs clients présentent des défauts de procédure et que les droits des accusés n'ont pas été respectés. 
Ainsi, Amina Lawal n'a pas pu bénéficier d'une réelle défense lors de son premier procès, a été jugée par un seul juge au lieu des quatre requis par la loi et les accusations qui pesaient contre elle ne lui ont pas été clairement expliquées, a expliqué son avocate. 
&quot;Notre première priorité est de sauver la vie d'Amina&quot;, a expliqué l'avocate d'Amina, Hauwa Ibrhaim, à l'AFP. &quot;Ensuite nous examinerons plus largement la façon dont la loi est appliquée&quot;, a-t-il ajouté. 
Mais ces deux affaires, au-delà de toute autre considération judiciaire, posent avant tout un profond et difficile débat sur la réintroduction de la loi islamique dans un pays de 120 millions d'habitants, qui a déjà connu de nombreux troubles religieux. 
Le Nigeria est une fédération de 36 Etats, dont 12 ont réintroduit la charia dans leur code pénal depuis la fin du régime militaire en 1999, en dépit des contestations du gouvernement fédéral. 
Cette réintroduction avait à l'époque provoqué d'importantes émeutes dans plusieurs villes du nord du pays entre les chrétiens et les musulmans, provoquant des milliers de morts. 
Sur le plan international, l'image du Nigeria, déjà ternie par un régime militaire, a été gravement entachée par la controverse qui a suivie la condamnation d'Amina. 
Le président Olusegun Obasanjo, qui est chrétien, était même apparu sur les télévisions internationales pour promettre que la procédure d'appel suivrait son cours, tout en se déclarant confiant qu'Amina serait sauvée. Pourtant, avait-il assuré, il n'est en aucun cas question de bannir la charia du Nigeria, qui fait intégralement partie du mode de vie musulman, selon lui. 
Mais le début des procès en appel risque de remettre ce problème sur le devant de la scène, et de représenter le premier obstacle majeur du second mandat d'Obasanjo. 
Gérer la mixité religieuse et ethnique du Nigeria a toujours été une tâche ardue et l'attention internationale portée à cette question de la lapidation risque d'être une complication supplémentaire pour le pouvoir nigérian. 
Ainsi, à des journalistes qui lui demandaient l'année dernière pourquoi le président Obasanjo ne soumettait pas la constitutionnalité de la charia au jugement de la Cour Suprême, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Dubem Onyia, avait simplement répondu: &quot;Si vous souhaitez vraiment voir le Nigeria se déchirer, continuez à poser ce genre de questions&quot;. 
dc/dep/pyj/dth eaf 
Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Droits et libertés; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : Nigeria; islam; charia
Heure de publication : 15:04 GMT
Taille : Moyen, 462 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
 
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						<title>SHARON</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/01#18261</link> 

						<description> 
 AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003 
Sharon envisage de démanteler des colonies sauvages après Aqaba 
JERUSALEM (AFP) - Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a envisagé dimanche le démantèlement de colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet d'Aqaba (Jordanie), qui doit se tenir mercredi prochain, a-t-on appris de source gouvernementale. 
&quot;Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales&quot; à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon lors du conseil des ministres hebdomadaire, selon cette source. 
On ne sait pas encore si M. Sharon fera une annonce à ce sujet pendant le sommet d'Aqaba, où il rencontrera le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush. 
En réaction aux propos de M. Sharon, le leader du parti ultranationaliste PNR (Parti national religieux), le ministre de l'Habitat Effi Eytam, s'est déclaré hostile à tout démantèlement et même à &quot;tout débat sur un démantèlement&quot;. 
&quot;Ce serait un cadeau au terrorisme alors qu'on ne voit aucun signe du côté palestinien pour l'arrêter&quot;, a-t-il déclaré à la télévision publique. 
Le leader du parti centriste laïc Shinouï, le ministre de la Justice Tommy Lapid, a affirmé pour sa part que des &quot;colonies illégales devaient être évacuées tout simplement parce qu'elles sont illégales&quot;. 
Selon lui, ce démantèlement devrait être effectué dès un arrêt des violences. 
Les Etats-Unis ont pressé à de nombreuses reprises Israël d'évacuer ces colonies sauvages. 
En acceptant le plan de paix international baptisé &quot;feuille de route&quot;, Israël s'est en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonctions du premier gouvernement Sharon, en mars 2001. 
La &quot;feuille de route&quot; exige en effet un &quot;gel de toute activité de colonisation y compris de l'expansion naturelle&quot; des implantations, et le &quot;démantèlement des points de colonisation établis depuis mars 2001&quot;. 
Début mai, le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a décidé toutefois de suspendre le démantèlement d'une dizaine de ces points de colonisation en attendant que leur statut juridique soit clarifié. 
Depuis lors, des colons israéliens ont installé deux nouveaux points de peuplement sauvages dans la région de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. 
Le mouvement israélien La Paix Maintenant, opposé à la colonisation des territoires palestiniens considérée comme illégale par la communauté internationale, évalue à 62 ou 63 le nombre de points de colonisation sauvages, habités ou non, érigés depuis mars 2001. 
Au total, 116 points de colonisation sauvage ont été créés depuis 1996, selon les chiffres de La Paix Maintenant, corroborés par d'autres sources. 
Certains sont présentés comme des &quot;fermes&quot;, les autres comme de simples quartiers de colonies existantes, et la plupart ont reçu a posteriori l'aval des autorités. 
Quelque 220.000 colons sont installés dans environ 160 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans compter les douze quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est occupée et annexée depuis 1967, où vivent plus de 200.000 Israéliens. 
ms/hj tf 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : PO; sommets; Israël; colonies
Heure de publication : 15:14 GMT
Taille : Moyen, 348 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030601AF0FRS527_152_171410
 
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						<title>AFGHANISTAN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/01#18257</link> 

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 AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003 
Afghanistan: l'éducation des filles s'améliore, les abus continuent 
KABOUL (AFP) - L'éducation scolaire des filles en Afghanistan a fait des progrès considérables, mais les cas de violence, de détentions arbitraires, d'extorsions et d'abus de pouvoir se poursuivent, a estimé dimanche la Commission afghane des droits de l'homme. 
&quot;La Commission a observé depuis le début de la nouvelle année scolaire que l'accès à l'éducation pour les filles s'était beaucoup amélioré&quot;, a déclaré un dirigeant de cette institution indépendante, Ahmad Nader Nadery. 
&quot;L'autorité du gouvernement s'est étendue dans plusieurs provinces du pays&quot;, s'est également félicité M. Nadery, estimant que c'était &quot;un très bon signe&quot;. 
&quot;Les violations des droits de l'homme restent nombreuses&quot;, a cependant déploré le dirigeant de la commission, qui a cité plusieurs exemples. 
Dans la province de Faryab (nord-ouest), &quot;la police viole quotidiennement et systématiquement les droits des gens&quot;, a-t-il accusé, dénonçant en particulier le chef de la police locale, Abdul Jalil Bakhtawar. 
En mars, la police de Faryab détenait un homme soupçonné de meurtre. Celui-ci a été libéré contre un pot-de-vin et remis à la famille de la victime qui l'a tué en l'écartelant entre deux voitures, selon M. Nadery. 
La Commission des droits de l'homme enquête également sur la mort de 38 civils, dont 12 enfants, tués en mars dans la province de Badghis (nord-ouest) au cours d'affrontements entre factions rivales. 
Deux commandants appartenant à la 42ème unité d'Herat et sous l'autorité d'Ismaïl Khan (gouverneur d'Herat) sont impliqués dans ces violences, selon la commission, qui souhaite &quot;les conduire devant la justice&quot;. 
A Mazar-i-Sharif (nord), une femme écrivain a été condamnée à mort par une assemblée locale de religieux &quot;pour blasphème&quot;, après avoir écrit un article sur le rôle des femmes dans la prochaine Constitution. 
Une erreur d'impression avait changé la signification des propos de l'auteur, qui a finalement été innocentée grâce à l'intervention de la Commission. 
Dans la province de Nangharar (est), plusieurs commandants locaux extorquaient de l'argent à des innocents en menaçant de les accuser d'être des talibans et de les remettre à l'armée américaine. 
Au moins quatre personnes ont été ainsi emprisonnées par les forces américaines, puis par les autorités locales. Elles ont été libérées après intervention de la Commission. 
Créée officiellement par les accords interafghans de Bonn en fin 2001, la Commission des droits de l'homme dispose de bureaux dans les plus grandes villes du pays. Elle a déjà enregistré plus de 600 plaintes. 
mtp-hba/sym eaf 
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Droits et libertés
Sujet(s) - AFP Général : Afghanistan; droits; homme
Heure de publication : 16:46 GMT
Taille : Moyen, 301 mots 
© 2003 AFP. Tous droits réservés. 
Doc. : 20030601AF0FRS640_152_184701
 
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						<title>DESARMEMENT</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/01#18228</link> 

						<description> 
 George W. Bush et Vladimir Poutine appellent la Corée du Nord et l'Iran à cesser leurs programmes d'armement nucléaire 

SAINT-PETERSBOURG (AP) - Le président américain George W. Bush et son homologue russe Vladimir Poutine ont appelé dimanche la Corée du Nord et l'Iran à cesser leurs programmes d'armement nucléaire. Le chef d'Etat américain a par ailleurs maintenu que l'Irak détenait des armes de destruction massive.

Les Etats-Unis et la Russie sont tous deux &quot;déterminés à faire face aux dangers d'armes de destruction massive&quot;, a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse commune avec M. Poutine, tenue au palais Constantin.

&quot;Nous appelons fermement la Corée du Nord à démanteler de manière visible, vérifiable et irréversible son programme nucléaire&quot;, a-t-il poursuivi. &quot;Nous sommes inquiets au sujet du programme nucléaire avancé de l'Iran et appelons l'Iran à se soumettre à ses obligations selon le Traité de non-prolifération nucléaire.

Interrogé au sujet des recherches d'armes de destruction massive en Irak, M. Bush a répondu laconiquement: &quot;Nous avons découvert des systèmes d'armement, des laboratoires bactériologiques, que l'Irak n'avait assuré ne pas posséder, et des laboratoires qui sont interdits par les résolutions de l'ONU&quot;.

Un peu plus tôt cette semaine, George W. Bush avait fait allusion à deux laboratoires mobiles présumés qui ne contiennent toutefois pas d'armes, selon le Pentagone et les enquêteurs chargés de trouver des armes en Irak.

Dimanche, cette conférence de presse conjointe des dirigeants américain et russe a semblé montrer la volonté des deux hommes de mettre de côté leur divergences sur le dossier irakien. MM. Bush et Poutine s'étaient entretenus en privé durant 45 minutes avant de s'adresser à la presse.

Les &quot;bases des relations entre les Etats-Unis et la Russie se sont révélées plus fortes que les forces et les événéments qui les ont mises à l'épreuve&quot;, a assuré M. Poutine, approuvé d'un hochement de tête par le président américain.

&quot;Nous travaillons étroitement pour faire face aux défis de notre temps&quot;, a souligné M. Bush. &quot;Nos deux pays ont énormément souffert entre les mains des terroristes, et nos gouvernements agissent pour affronter cette menace.&quot;

Le chef d'Etat américain a par ailleurs invité son homologue russe à Camp David en septembre, une offre que M. Poutine a semblé d'accepter d'un hochement de tête.

Mais les deux hommes ont semblé être toujours en désaccord sur le dossier nucléaire iranien. L'administration Bush affirme que les ventes de technologie russe à l'Iran permette à Téhéran de développer un programme d'armement nucléaire, tandis que la Russie affirme n'intervenir que dans le cadre d'un programme nucléaire civil.

&quot;Nous comprenons les conséquences de la possession par l'Iran d'une arme nucléaire et nous voulons donc travailler ensemble (...) pour s'assurer ils n'auront pas d'arme nucléaire&quot;, a noté M. Bush, avant d'ajouter: &quot;j'apprécie la compréhension de Vladimir Poutine sur ce sujet et sa volonté de travailler avec moi et d'autres pour régler cela.&quot;

Le président russe a toutefois tenu des propos plus nuancés sur la question du nucléaire iranien. &quot;Nous sommes contre l'utilisation du prétexte d'un programme d'armement nucléaire (en Iran) comme un instrument d'une compétition injuste contre nous&quot;, a-t-il lancé.

Selon M. Poutine, &quot;les positions de la Russie et des Etats-Unis sur ce sujet sont plus proches qu'elles ne paraissent&quot;. &quot;Nous n'avons nullement besoin d'être convaincus du fait que la prolifération d'armes de destruction massive doit être contrôlée et jugulée à travers la planète&quot;, a-t-il conclu. AP

kb/v0

 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ISRAEL</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/06/01#18227</link> 

						<description> 
 Des milliers de Palestiniens autorisés à entrer en Israël 

JERUSALEM (AP) - L'armée israélienne a autorisé dimanche des milliers de travailleurs palestiniens à entrer dans l'Etat hébreu, une initiative censée apaiser les tensions et créer un climat de bonne volonté avant le sommet qui doit réunir mercredi prochain à Aqaba, en Jordanie, le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, son homologue israélien Ariel Sharon et le président américain George W. Bush.

Ariel Sharon s'était engagé jeudi, lors de sa rencontre avec Mahmoud Abbas, à lever le bouclage de la Cisjordanie et de Gaza, alléger les restrictions pesant sur les déplacements entre les villes palestiniennes et libérer des prisonniers palestiniens.

Le Premier ministre israélien a également annoncé dimanche aux membres de son cabinet qu'il annoncerait sans doute lors du sommet d'Aqaba qu'Israël s'engage à démanteler les petites implantations sauvages installées en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza par des colons israéliens, a annoncé une responsable israélien qui a assisté à la réunion.

L'armée israélienne a annoncé qu'elle avait levé le bouclage des territoires palestiniens samedi à minuit et autoriserait 10.000 travailleurs palestiniens à entrer dimanche en Israël. Le bouclage avait été imposé il y a deux semaines après une série d'attentats-suicide.

Environ 3.500 Palestiniens de la Bande de Gaza, détenteurs de permis de travail en cours de validité, sont entrés dimanche, à pied, en Israël par le point de passage d'Erez, selon des responsables palestiniens. Les Palestiniens qui tentaient de passer un poste de contrôle entre les villes de Ramallah et Bir Zeit en Cisjordanie ont été contraints de laisser leurs véhicules et de faire sept kilomètres à pied.

Le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz a déclaré dimanche sur la radio de l'armée israélienne que les forces israéliennes avaient intercepté ces derniers jours trois véhicules bourrés d'explosifs qui tentaient d'entrer en Israël. AP

sb/v0150/aa/v217

 
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					<item> 

						<title>RUSSIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/31#18192</link> 

						<description> 
 Un accord minimal mais inespéré entre la Russie et l'Europe
LE MONDE | 31.05.03 | 13h13 
L'UE se contente d'une référence timide à la Tchétchénie dans un texte
Saint-pétersbourg de nos envoyés spéciaux

Le sommet entre l'Union européenne et la Russie, qui s'est tenu samedi 31 mai, s'est conclu par un résultat plutôt inespéré, sous la forme d'un communiqué commun. Toute la semaine, tant du côté russe que du côté européen, les pronostics avaient, effet, été négatifs en raison de l'insistance de l'Union à vouloir mentionner la situation en Tchétchénie, ce que Moscou ne pouvait accepter. Dès lors, le sommet aurait pu, comme celui de novembre 2002, se terminer sans communiqué. Devant l'insistance des Européens, le président Vladimir Poutine n'a toutefois pas voulu gâcher la fête de Saint-Pétersbourg qui, précédant le sommet du G8 à Evian, consacre une sorte de retour de la Russie sur la scène internationale.

Les concessions de Moscou sur la Tchétchénie sont cependant très relatives. Le communiqué commun prend acte du récent référendum dans la république caucasienne, et indique : &quot;Nous espérons que le processus politique récemment engagé comme la reconstruction économique et sociale mèneront au retour de l'Etat de droit, favorisant ainsi la protection des droits de l'homme, ainsi qu'une vraie réconciliation en Tchétchénie&quot;. Le texte poursuit : &quot;Nous condamnons toute forme de violence, en particulier les actes terroristes (...). Nous reconnaissons que les organisations internationales peuvent apporter une contribution substantielle en coopération étroite avec les autorités russes.&quot;

Ni sévère ni contraignant, le communiqué ignore les dénonciations d'organisations des droits de l'homme sur les &quot;crimes&quot; commis par les troupes russes dans la région ; il ne mentionne pas l'expulsion, en début d'année, de la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et passe sous silence le fait que la Russie n'a jusqu'à présent pas accepté la venue en Tchétchénie du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et d'un groupe de travail de l'ONU sur les disparitions.

Cette rédaction timorée sera vraisemblablement présentée par le Kremlin comme une approbation tacite de son action. Les diplomates européens la justifient en soulignant que le &quot;partenariat stratégique&quot; avec la Russie est trop important pour être l'otage de la situation en Tchétchénie.

Le président Poutine peut, d'autre part, être satisfait de l'acceptation par les Européens du principe de l'élimination à terme des visas entre son pays et l'Union européenne. Alors que celle-ci avait jusqu'à présent refusé d'ouvrir un tel débat, le texte envisage d'&quot;examiner les conditions&quot; d'une telle &quot;perspective à long terme&quot;. La Russie n'obtient cependant pas que la date de 2007 soit mentionnée. Pour l'Union, un point important concerne la réadmission de migrants illégaux : Moscou devrait s'engager à réadmettre sur son territoire des citoyens de pays tiers refoulés par l'Union européenne et venant de Russie. Cette question ne figure pas dans le communi-qué, elle est renvoyée à un groupe d'experts.

L'autre déception d'importance pour les Quinze concerne la ratification du protocole de Kyoto par la Russie, les deux parties s'engageant simplement à &quot;faire en sorte&quot; que celui-ci entre en vigueur le plus vite possible. Or, les Etats-Unis et l'Australie ayant renoncé à participer au protocole, la ratification par la Russie est indispensable pour que cet accord international (déjà ratifié par 108 pays), qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, puisse entrer en vigueur. Sans cet accord, la Russie, va se trouver dans une situation paradoxale pour accueillir la conférence internationale sur les changements climatiques, qui doit se réunir à l'automne, à Moscou.

Les Européens ont également pris note de la décision des dirigeants russes de repousser, de 2003 à 2004, l'entrée de leur pays à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La Russie n'est pas prête à renoncer au double tarif de l'énergie (les tarifs intérieurs sur le pétrole et le gaz sont plusieurs fois inférieurs à ceux pratiqués à l'exportation).

Enfin, la Russie a manifesté à plusieurs reprises son inquiétude devant les conséquences de l'élargissement de l'Union à dix nouveaux pays, estimant qu'elle va pâtir d'un alignement de ces pays sur les tarifs européens.

Natalie Nougayrède et Laurent Zecchini


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Les &quot;ratés&quot; d'un sommet de la CEI


En marge des festivités du tricentenaire de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a reçu, sur un bateau de luxe amarré à un quai de la Neva, vendredi 31 mai, les dirigeants de onze autres républiques de l'ex-URSS, pour un sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI). Des divergences entre les participants ont cependant conduit à l'annulation de la conférence de presse clôturant ce sommet, ont raconté des sources diplomatiques. Les relations de Moscou avec le président turkmène, Saparmourad Niazov, traversent une mauvaise passe, ce dernier ayant récemment menacé d'expulsion 100 000 russophones vivant dans son pays s'ils n'optaient pas pour la citoyenneté turkmène.

Le Kremlin a réagi en accusant le régime de M. Niazov de &quot;liens avec le terrorisme&quot; et d'avoir prêté main forte aux talibans. Une autre dispute opposait le président géorgien, Edouard Chevardnadze, à ses hôtes russes, au sujet de la présence à Saint-Pétersbourg d'une délégation de représentants d'Abkhazie, région séparatiste appuyée par Moscou. - (Corresp.)


• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 01.06.03 
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					<item> 

						<title>IRAN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/31#18186</link> 

						<description> 
 Téhéran appelle les musulmans à s'opposer à un gouvernement &quot;US&quot; à Bagdad 
 
agrandir la photo 

TEHERAN (AFP) - Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a appelé samedi les pays musulmans à s'opposer collectivement au projet &quot;colonialiste&quot; d'installer un gouvernement &quot;américain&quot; à Bagdad.

&quot;Comme tous les colonisateurs du XIXème siècle, les Etats-Unis essaient d'imposer un gouverneur américain en Irak&quot;, a déclaré l'ayatollah Khamenei lors d'un entretien avec le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), Abdelwahed Belkeziz, selon la télévision d'Etat iranienne.

&quot;Les pays musulmans doivent mettre de côté leurs différends sur des questions subalternes et s'opposer collectivement à ce projet&quot;, a-t-il ajouté au moment où les Américains dénoncent les ingérences, voire les manoeuvres iraniennes chez son voisin irakien, autre pays majoritairement chiite.

Ces incriminations ne sont pas les seules des Américains à l'encontre de Téhéran : ils l'accusent également, de manière accrue depuis quelques semaines, de donner refuge à des membres du réseau terroriste Al-Qaïda, de chercher à posséder l'arme atomique et d'entraver la paix entre Israéliens et Palestiniens.

&quot;Le monde musulman doit refuser tout gouvernement qui n'aurait pas été élu par les Irakiens eux-mêmes et s'en tenir à ce refus&quot;, a exhorté l'ayatollah Khamenei.

&quot;Le principal objectif de ces impudents dans la région, c'est d'attenter à l'islam parce que l'adhésion des hommes et de leur pays à l'islam fait barrage à la domination des exploiteurs sur les pays musulmans&quot;, a-t-il ajouté, dénonçant les velléités hégémoniques des Etats-Unis et d'Israël sur le Proche-Orient.

&quot;Les nations musulmanes n'ont pas d'autre choix que de résister aux ennemis de l'islam et cette résistance n'est possible que si les pays musulmans s'unissent&quot;, a-t-il insisté.

Parmi les innombrables mises en garde américaines aux Iraniens ces derniers jours, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait prévenu mardi que les Etats-Unis combattraient &quot;fermement&quot; tout projet de &quot;refaire l'Irak à l'image de l'Iran&quot;. Il a renchéri jeudi en affirmant que l'Iran tentait d'organiser l'opposition aux forces américano-britanniques en Irak, par des émissions radiophoniques et l'infiltration de Gardiens de la révolution, membres de l'armée idéologique de la République islamique.

Le lendemain, la radio de la coalition américano-britannique s'est alarmée de l'entrée en Irak &quot;d'intégristes sous commandement étranger&quot; avec &quot;des intentions agressives&quot;.

Ces informations coïncident avec celles de la presse américaine selon lesquelles le Pentagone envisagerait de fomenter un soulèvement populaire en Iran pour déstabiliser le régime islamique ou de soutenir les Moudjahidine du peuple, opposants iraniens réfugiés pour une grande part en Irak et combattant par les armes les dirigeants religieux de Téhéran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi a &quot;ri&quot; vendredi des accusations d'ingérence dans les affaires irakiennes. Lui aussi a accusé les Américains de vouloir &quot;priver les Irakiens de leur droit le plus élémentaire, qui est de décider eux-mêmes de leur avenir&quot; et de vouloir &quot;installer un gouvernement américain&quot; à Bagdad. 
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						<title>BIRMANIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/31#18183</link> 

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 Aung San Suu Kyi
retourne en prison 
Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition birmane et prix Nobel de la paix, ainsi que 19 de ses partisans, ont été mis en &quot;détention protective&quot;. 

  
Aung San Suu Kyi (AP)
   
Le chef de l'opposition birmane, Aung San Suu Kyi, et 19 membres de sa Ligue nationale pour la démocratie (LND) ont été emmenés en «détention protective» après des affrontements entre les partisans et les opposants de la dissidente à Dipeyin dans le nord de la Birmanie, a déclaré la junte birmane. 
Aung San Suu Kyi et ses partisans ont été mis en «détention protective» par la junte après que des combats eurent eu lieu tard vendredi dans le nord du pays, faisant quatre morts et 50 blessés, a précisé le général Than Tun lors d'une conférence de presse. 
Il a démenti les informations selon lesquelles la voiture de Suu Kyi aurait essuyé des tirs, affirmant que la dissidente birmane et les membres de la LND étaient sains et saufs. «Pour leur propre sécurité, ils sont désormais en détention protective temporaire», a-t-il déclaré.

Suu Kyi injoignable

Il était impossible de savoir si Suu Kyi, injoignable, a donné son accord pour être placée en détention. La dissidente avait été libérée l'an dernier, après 19 mois d'assignation à résidence. 
La libération de Suu Kyi en mai 2001 avait suscité l'espoir d'une fin de la paralysie politique en Birmanie. Mais les affrontements de vendredi marquent plutôt l'impossibilité d'un accord négocié entre la junte au pouvoir et l'opposition menée par Suu Kyi, qui a remporté les élections générales en 1990, mais n'a pu accéder au pouvoir du fait des militaires. 
Than Tun a ajouté que les tensions entre les partisans et les opposants de Suu Kyi étaient dues à des discours enflammées et critiques vis-à-vis de la junte militaire, prononcés par la dissidente, lauréate du Nobel de la paix. 

Une tournée dans le nord du pays

Avant ces affrontements, Suu Kyi avait entamé une tournée d'un mois dans le nord du pays, la septième de ce genre depuis la levée de son assignation à résidence en mai dernier. 
Les affrontements ont éclaté vendredi alors que le cortège de Suu Kyi composé de 15 voitures et d'une centaine de motos est entré dans la ville de Dipeyin, où 5.000 de ses opposants s'étaient rassemblés. Une bagarre a éclaté quand le cortège a tenté de passer à travers la foule, ce qui a dégénéré en une bataille de plus de deux heures avant que la police ne parvienne à rétablir l'ordre. Quatre personnes sont mortes et cinquante ont été blessées.

La grille bloquée

Les quartiers généraux de la LND ont été temporairement fermés et certains des responsables de la Ligue ont été assignés à résidence, a précisé le général birman. Un peu plus tôt, des témoins, ayant requis l'anonymat, ont déclaré que des officiers de police en civil étaient entrés dans les locaux du parti de Suu Kyi, avant de bloquer la grille d'entrée avec une corde. 
Une vingtaine de policiers ont également été placés à l'extérieur de la résidence du porte-parole de la Ligue, U Lwin, toujours selon les témoins. AP 



 
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						<title>RUSSIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/31#18182</link> 

						<description> 
 Vladimir Poutine dénonce
le &quot;mur de Schengen&quot; 
Au sommet Russie-UE de Saint-Pétersbourg, le président russe déplore le peu de progrès enregistrés dans les pourparlers sur la suppression des visas entre son pays et l'Union. 

  
Vladimir Poutine et Madame à Saint-Pétersbourg (AP)
   
A la veille du G8 d'Evian, le sommet Russie-Union européenne, qui réunit le président russe Vladimir Poutine et 25 dirigeants de l'UE élargie s'est tenu samedi matin au palais Konstantin à Saint-Pétersbourg.
Ce sommet, premier grand rendez-vous européen depuis les déchirements causés par la guerre en Irak, a porté sur la coopération économique UE-Russie; la perspective de suppression des visas entre l'Union et la Fédération; l'environnement; la situation en Tchétchénie.
Le président russe Vladimir Poutine est monté au créneau d'entrée de jeu, en dénonçant le &quot;nouveau mur de Schengen&quot; séparant l'Europe de la Russie, en déplorant, à l'ouverture du sommet Russie-UE, le peu de progrès enregistrés dans les pourparlers sur la suppression des visas.
Evoquant les conséquences de l'élargissement de l'Union européenne, M. Poutine a déploré les limitations à la liberté de mouvement des Russes qu'il apportait, de nouveaux membres de l'UE devant introduire des visas pour eux.
&quot;Pour beaucoup de nos simples citoyens, la situation actuelle ne saurait être accueillie autrement que comme un nouveau mur de Schengen&quot;, a-t-il dit, dans une allusion aux accords de Schengen fixant les conditions d'entrée sur le territoire de l'UE.
La convention de Schengen est appliquée jusqu'à présent par quinze pays: 13 des 15 Etats membres de l'UE (sauf la Grande-Bretagne et l'Irlande) et deux pays non-membres, la Norvège et l'Islande.

Poutine met Prodi en cause

M. Poutine a explicitement reproché au président de la Commission européenne Romano Prodi, assis à ses côtés, de n'avoir pu parvenir à un accord avec Moscou sur la création d'un groupe de travail sur la question des visas.
Evoquant, sans les citer, des propositions faites en la matière par l'Allemagne, l'Italie et &quot;nos amis polonais&quot;, M. Poutine a souhaité que des progrès sur ce chapitre puissent être enregistrés au prochain sommet UE-Russie à Rome en novembre.
Au début de son discours, le président russe a remercié les Européens d'être venus &quot;partager la fierté&quot; des Russes à l'occasion du tricentenaire, et énuméré les grands sujets à évoquer, le partenariat stratégique, l'espace économique commun et le dialogue énergétique.
Il a souligné ensuite le caractère &quot;unique&quot; du sommet élargi côté européen aux nouveaux membres. 
L'élargissement, a-t-il souligné, relève du &quot;choix souverain&quot; de chaque Etat, mais &quot;il ne doit pas se faire au détriment de qui que ce soit&quot;.
Intervenant par la suite, M. Prodi a qualifié le problème des visas de &quot;question de long terme&quot;. 

&quot;Progresser pas à pas&quot;

&quot;Nous devons progresser pas à pas. Régler ce problème est aussi notre priorité, c'est notre objectif commun&quot;, a-t-il assuré. 
Cela implique une &quot;coopération étroite&quot; avec la Russie sur des sujets tels que le contrôle des frontières, la lutte contre le crime organisé et les documents de voyage, a poursuivi M. Prodi. &quot;Nous devons donner toutes les garanties à nos populations&quot;, a-t-il dit, en souhaitant la conclusion d'un accord sur la réadmission de migrants illégaux d'ici juillet. 
M. Poutine a répondu brièvement, rappelant le &quot;bon exemple&quot; d'un tel accord déjà conclu par Moscou avec la Lituanie.
Le président français Jacques Chirac a lui aussi évoqué la question de la liberté de circulation des Russes en Europe, indiquant qu'il s'agissait d'un des objectifs de la coopération Russie-UE.
&quot;La France est favorable à l'objectif à terme d'une libre circulation des citoyens russes dans l'UE et des citoyens de l'UE en Russie. C'est un objectif conforme à l'idée que nous nous faisons tous d'un continent sans lignes de partage&quot;, a dit M. Chirac.

Bush-Poutine dimanche matin

Après le sommet UE-Russie, un entretien Bush-Poutine est programmé dimanche matin.
George W. Bush a indiqué espérer que son tête-à-tête avec le président russe permettra de relancer le &quot;dialogue stratégique&quot; avec la Russie, dans une interview à la télévision russe diffusée vendredi.
&quot;Je pense que la chose la plus importante qui sortira de la réunion avec (Vladimir) Poutine est que le monde verra qu'en dépit de nos désaccords sur l'Irak, nous avons la volonté de continuer à travailler ensemble pour le bien de nos pays respectifs, ainsi que pour la paix dans le monde&quot;, a-t-il déclaré à la chaîne publique Rossia.
&quot;Il y aura certainement l'établissement d'un dialogue stratégique, non seulement entre Vladimir et moi, mais entre nos administrations et agences, de façon que le peuple russe et les Américains sachent que nous travaillons de concert sur des perspectives communes&quot;, a-t-il ajouté.

Chirac : &quot;Le G8 n'a rien à voir avec les divisions&quot;

Le président français Jacques Chirac a souhaité samedi, en clôture du sommet Russie-Union européenne de Saint-Pétersbourg, que les «divisions» apparues entre pays membres du G8 ne freinent pas les travaux du sommet qui s'ouvre dimanche à Evian en Haute-Savoie. 
«La vie internationale est faite de divisions assumées et maîtrisées», a déclaré le président français à la presse devant le palais Constantin où s'est tenu le sommet Russie-UE. 
Soulignant que les objectifs du G8 concernent «l'ordre mondial de demain», il a estimé que les dossiers du sommet n'avaient «rien à voir avec des divisions qui ont pu apparaître et qui sont des approches politiques différentes d'une situation donnée». 
«Par conséquent, mon voeu est que tout ceci ne soit pas de nature à freiner ce qui doit être une impulsion nouvelle dans la solution d'un certain nombre de grands problèmes du monde de demain. Et je n'en doute pas», a poursuivi M. Chirac. 



 
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						<title>CHINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/30#18126</link> 

						<description> 
 La Chine condamne lourdement un groupe de jeunes intellectuels
LE MONDE | 30.05.03 | 13h48 
Quatre diplômés d'origine modeste, mobilisés sur la question paysanne, sont envoyés en prison pour &quot;subversion&quot;.
Pékin de notre correspondant

C'est l'histoire exemplaire d'un groupe de quatre jeunes intellectuels chinois épris de justice sociale, en particulier dans les campagnes, tentés par l'action politique et aujourd'hui lourdement condamnés pour avoir franchi la &quot;ligne rouge&quot;: la mise en cause de la légitimité du Parti communiste (PCC).

Le tribunal intermédiaire de Pékin a annoncé, mercredi 28 mai, la condamnation pour &quot;subversion du pouvoir de l'Etat&quot; de Xu Wei, journaliste au Quotidien des consommateurs, et Jin Haike, géologue, à dix ans d'emprisonnement, ainsi que celle de Yang Zili, informaticien, et de Zhang Honghai, auteur, à huit ans. Leur procès s'était déroulé en septembre 2001. Le verdict n'a été rendu public qu'un an et demi plus tard. A l'annonce de la sentence, Xu Wei, qui fait figure de chef officieux du groupe, a vigoureusement dénoncé les tortures qu'il affirme avoir subies en prison et, en guise de protestation, s'est frappé la tête contre le bureau du juge avant de s'évanouir.

En fait de &quot;subversion&quot;, la justice politique chinoise leur reproche d'avoir fondé, en mai 2000, dans un dortoir de l'Institut de prospection géologique de Pékin, une association, la Société de la nouvelle jeunesse, qui aurait tenu des &quot;réunions secrètes&quot; dans plusieurs universités de la capitale. Le but du groupe, selon l'acte d'accusation, était d'&quot;enquêter activement sur les voies de la réforme de la société&quot; et de &quot;changer le pouvoir politique actuel de la Chine&quot;... 

En fait, ce noyau de jeunes intellectuels, tout juste sortis de la vie étudiante, s'était politiquement radicalisé sur la question rurale, la plupart d'entre eux étant d'origine paysanne. L'implication des intellectuels contestataires dans les mouvements sociaux est le cauchemar du PCC à l'heure où ses réformes économiques produisent des dizaines de millions de laissés-pour-compte, ouvriers et paysans.

SEMBLANT DE DÉGEL POLITIQUE

Xu Wei, Jin Haike, Yang Zili et Zhang Honghai se sont connus dans l'atmosphère très particulière qui régnait dans les universités à l'automne 1997. Le 15e congrès du PCC venait alors de s'achever dans un climat d'apparent dégel politique, Pékin étant soucieux de présenter un visage avenant avant la visite de Bill Clinton, en juin 1998.

C'est durant cet intermède de libéralisme trompeur que s'était créé le Parti démocrate chinois (PDC) dont les fondateurs seront rapidement arrêtés et condamnés. Mais le PDC n'était que la partie visible d'une multitude de &quot;groupes de réflexion&quot;, souvent actifs à l'intérieur même des associations étudiantes officielles.

A cette époque, les quatre jeunes appartiennent à un groupe de lecture. Le plus en vue d'entre eux est Xu Wei. Né en 1974 dans le Shandong, il achève une maîtrise de philosophie à l'Université normale de Pékin. Fils de paysans, Xu Wei est engagé dans le soutien scolaire auprès des enfants de travailleurs migrants rejetés des écoles officielles des grandes villes. Il mobilise au service de cette cause d'éminents professeurs. Fin 1999, Xu Wei fonde les Fils de paysans, une association officiellement reconnue.

Lors d'une réunion un peu exaltée, un membre du groupe lance l'idée de créer un &quot;parti paysan&quot;. Xu Wei y est hostile, jugeant les conditions pas &quot;mûres&quot;. Mais un mouchard rapporte les propos à la Sécurité d'Etat, qui s'intéresse à ce remuant noyau. Le mécanisme de la répression est enclenché.

L'autre forte personnalité du groupe est Jin Haike. Issu de l'Institut de géologie, il écrit des articles dans lesquels il appelle à &quot;bâtir une nouvelle Chine&quot; et à en finir avec &quot;la politique des vieux&quot;. Le troisième membre du groupe, Yang Zili, informaticien et diplômé en physique, est surtout préoccupé par les questions rurales. Il a monté un site Internet dans lequel il affiche un article de sa plume, intitulé &quot;Les paysans et les serfs&quot;. Enfin, Zhang Honghai, diplômé de l'Institut de radiodiffusion de Pékin, s'est surtout illustré dans l'organisation de salons politico-littéraires.

Quatre jeunes Chinois, âgés de moins de trente ans, épris de démocratie et de justice sociale, voués à passer huit à dix ans derrière les barreaux : un cruel rappel à l'ordre sur la nature du système politique chinois.

Frédéric Bobin

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 31.05.03  

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						<title>DROITS DE L'HOMME</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/30#18111</link> 

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Tchétchénie: la FIDH et la LDH appellent Chirac à faire pression sur Poutine

PARIS, 30 mai (AFP) - La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ont demandé à Jacques Chirac d'intercéder dans le cadre du G8 auprès de Vladimir Poutine en faveur du respect des droits de l'Homme en Tchétchénie, dans une lettre ouverte adressée au président de la République. Considérant que &quot;la politique des autorités russes bafoue, aux yeux de tous, les droits de l'Homme et le droit international humanitaire&quot; en Tchétchénie, le président de la FIDH, Sidiki Kaba, et son homologue de la LDH, Michel Tubiana, comptent sur la détermination de M. Chirac &quot;pour rallier le président russe aux valeurs universelles&quot; des droits de l'Homme. 

&quot;L'exigence de démocratie doit s'appliquer de la même façon à tous les Etats y compris à la Russie&quot;, affirment-ils. 

&quot;Le pouvoir russe continue de mener une guerre en Tchétchénie qui s'accompagne de violations graves et massives envers la population civile, qualifiées par la FIDH de crimes contre l'humanité&quot;, poursuivent-ils. 

&quot;La Russie doit choisir la voie de la négociation pour mettre fin au conflit en Tchétchénie, seule solution qui pourra conduire à une paix durable et sécuriser la région. Le droit doit l'emporter sur la force. Il en va de la capacité du G8 à réellement promouvoir le droit international des droits de l'Homme et à faire preuve de responsabilité politique&quot;, concluent Michel Tubiana et Sidiki Kaba. 

 
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						<title>PROCHE-ORIENT</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/30#18101</link> 

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 PROCHE-ORIENT   

Vers une déclaration commune
israélo-palestinienne 
Les Premiers ministres israélien et palestinien qui se sont rencontrés jeudi pour discuter de la &quot;feuille de route&quot; ont décidé de publier une déclaration commune lors du sommet d'Aqaba. La rencontre a été jugée &quot;très positive&quot;. 

  
Mahmoud Abbas (AP)
   
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et son homologue palestinien Mahmoud Abbas se sont rencontrés jeudi pour examiner l'application du plan de paix de la &quot;feuille de route&quot; et ont décidé de publier une déclaration commune à ce sujet lors du sommet d'Aqaba en Jordanie mercredi prochain.
La rencontre des deux Premiers ministres, la seconde depuis la prise de fonctions de M. Abbas, est la première depuis que le gouvernement israélien a accepté la &quot;feuille de route&quot;, dimanche dernier. Elle intervient alors que George W. Bush, Ariel Sharon et Mahmoud Abbas doivent se rencontrer mercredi à Aqaba en Jordanie lors d'une réunion qui devrait consacrer le lancement de la &quot;feuille de route&quot;, qui doit aboutir en 2005 à la création d'un Etat palestinien. 
Le première phase définie par la feuille de route est la déclaration officielle par les Israéliens et les Palestiniens de leur renoncement à la violence et la reconnaissance mutuelle de leur droit à la sécurité et à un Etat. &quot;Nous prévoyons que ces déclarations (...) seront prononcées pendant le sommet&quot;, a déclaré le ministre palestinien des Affaires étrangères Nabil Shaath.

Une rencontre positive

La rencontre de jeudi a pour sa part été qualifiée de &quot;très positive&quot;, tant par les Palestiniens que les Israéliens.
&quot;La rencontre (...) a été très positive et les Israéliens ont promis de prendre des mesures bienvenues pour alléger les souffrances du peuple palestinien&quot;, a déclaré le ministre palestinien de l'Information, Nabil Amr à l'issue de la réunion.
La réunion s'est déroulée dans une &quot;atmosphère très bonne et très positive&quot;, a également indiqué la présidence du conseil israélienne dans un communiqué.
Pour sa part, le bureau de M. Abbas a qualifié dans un communiqué la réunion de &quot;sérieuse, franche et bénéfique&quot;, ajoutant que l'acceptation de la &quot;feuille de route&quot; par les deux camps serait &quot;renforcée&quot; lors des deux sommets successifs sur le Proche-Orient qui se tiendront la semaine prochaine en Egypte et en Jordanie.
Israël a promis, pendant la réunion, &quot;de prendre des mesures pour préparer la voie à une application totale de la &quot;feuille de route&quot;&quot;, selon le communiqué.

Levée du bouclage contre cessez-le-feu

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a annoncé jeudi soir à son homologue palestinien Mahmoud Abbas qu'il allait lever d'ici samedi le bouclage de la Cisjordanie et libérer certains prisonniers, tout en exigeant de lui une répression rapide et totale des groupes terroristes. 
Les discussions interviennent alors que le chef du gouvernement palestinien espère parvenir à un accord de cessez-le-feu avec le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) dès la semaine prochaine. 
Vendredi, le mouvement radical islamiste a exigé un &quot;arrêt de l'agression&quot; israélienne avant tout arrêt de ses attaques et sévèrement critiqué la rencontre entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas.
&quot;Le peuple palestinien n'a pas fait tous ces sacrifices pour obtenir en échange la libération d'un ou deux détenus et le droit pour quelques ouvriers de travailler&quot; en Israël, a-t-il ajouté en allusion aux &quot;allègements&quot; promis jeudi soir par l'Etat hébreu.
Cette déclaration intervient alors qu'un kamikaze palestinien a trouvé la mort vendredi avant l'aube dans la bande de Gaza en tentant de s'infiltrer en territoire israélien, près du passage frontalier de Sufa.

Trois heures

Durant la rencontre de près de trois heures, Ariel Sharon a dit à Mahmoud Abbas qu'en signe de bonne volonté, il allait unilatéralement lever d'ici samedi le bouclage de la Cisjordanie, en place depuis deux semaines, et permettre à certains Palestiniens d'aller travailler en Israël. 
L'Etat hébreu va aussi assouplir certains barrages routiers autour des villes palestiniennes et prévoit de libérer certains prisonniers, ont rapporté des responsables israéliens et palestiniens. Parmi ces prisonniers se trouveraient Khaled Abu Sukar, le plus vieux Palestinien détenu par les Israéliens, et Tayseer Khaled, un membre du comité dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). 

Mettre un terme au terrorisme

Ariel Sharon a exigé que Mahmoud Abbas &quot;agisse avec fermeté pour mettre un terme au terrorisme (...), démanteler les organisations terroristes, arrêter les terroristes, confisquer les armes illégales, empêcher l'incitation au terrorisme et créer une atmosphère de paix&quot;, selon un communiqué des services du Premier ministre israélien. 
En contrepartie, Israël retirera ses troupes de certaines régions de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza et permettra aux Palestiniens d'y assurer la sécurité, poursuit le communiqué. 
Si les Palestiniens mettent fin au terrorisme, Israël commencera les négociations qui permettront d'établir &quot;un Etat palestinien provisoire et ensuite un Etat permanent&quot;, a déclaré M. Sharon à M. Abbas, selon le communiqué. 
&quot;Le redéploiement des troupes dépend du combat incessant contre le terrorisme&quot;, a souligné Raanan Gissin, un conseiller d'Ariel Sharon. 
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Nabil Shaath a expliqué que l'Autorité palestinienne serait prête à assurer la sécurité dans ces régions &quot;après avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec le Hamas et les autres groupes palestiniens. A présent, nous allons faire de notre mieux pour décrocher cet accord (...) et je suis optimiste&quot;. 
Cependant, dans un communiqué faxé à l'Associated Press à Gaza, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au Fatah, affirment qu'elles continueront le combat &quot;en tout temps et en tout lieu tant que les occupants prennent nos terres, que nos prisonniers sont toujours en prison et que nos réfugiés vivent loin de chez eux&quot;. (avec AP) 



 
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						<title>INTERVIEWS DE BUSH</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/30#18093</link> 

						<description> 
 DIPLOMATIE Avant la tournée qu'il entame aujourd'hui, le président américain a détaillé pour «Le Figaro» le rôle qu'il entend jouer dans le réglement de la crise israélo-palestinienne 

George W. Bush : la «conduite négative (française) n'influencera en rien ma politique à l'égard de la France et de l'Europe. Je veux une Europe libre, unie et en paix.» 
(Photo AFP)
   
George W. Bush : «Je peux faire pression sur Ariel Sharon» 
A la veille de sa nouvelle tournée internationale, George W. Bush s'est entretenu avec cinq journalistes représentant les pays où se rendra le président américain. Pour la France, c'est Le Figaro qui a été choisi. Etaient également reçus à la Maison-Blanche, les envoyés spéciaux des journaux polonais Gazeta Wyborsza, russe Moskovsky Komsomolets, égyptien al-Ahram, saoudien al-Hayat. 

Propos recueillis à Washington par Charles Lambroschini 
[30 mai 2003]

LE FIGARO. – Le problème israélo-palestinien va dominer votre voyage. Vous vous faites l'avocat d'un plan de paix très complet. Mais les peuples du Proche-Orient restent sceptiques. Ils craignent que les États-Unis n'aillent pas jusqu'au bout de leur engagement. Quelle est votre réponse ?
George W. BUSH. – Je comprends les doutes du Proche-Orient, je comprends les doutes du monde. Le conflit israélo-palestinien dure depuis si longtemps ! Alors, tant que nous n'aurons pas assisté à l'émergence d'un Etat palestinien, l'opinion restera sceptique. Mais je suis absolument décidé à aller jusqu'au bout car la politique étrangère des Etats-Unis ne se limite pas à défendre des intérêts. Elle exprime des valeurs. Nous voulons la paix. Or cette région du monde n'aura la paix que si elle connaît la liberté. Pour les Palestiniens, cette liberté signifie la création d'un Etat. C'est un effort parallèle à celui que nous menons en Irak, où notre armée est intervenue pour rendre sa liberté au peuple irakien. Il n'y a que les terroristes que je m'avoue incapable de convaincre. Les Palestiniens et les Israéliens doivent comprendre que la paix et la liberté ont d'autant plus de chances de s'épanouir qu'elles ne sont pas un don des Américains mais le don de Dieu. Il faut qu'une maman palestinienne puisse voir grandir ses enfants avec la perspective d'un avenir de prospérité. Il faut qu'une mère israélienne puisse aller au marché avec ses enfants sans risquer de les voir tués ou mutilés par une bombe.
Etes-vous prêt à agir pour mettre un terme à l'expansion des colonies de peuplement israéliennes ?
Un Etat palestinien devra être viable. C'est dans cette perspective qu'il faut traiter le problème des colonies. L'expansion de ces installations est en contradiction avec nos efforts pour l'émergence d'un Etat palestinien.

Vous exigez que le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, lutte contre le terrorisme. Mais êtes-vous prêt à faire aussi pression sur Ariel Sharon ?
Bien sûr que je le peux. Je peux faire pression sur Ariel Sharon. Si j'avais peur de prendre les décisions nécessaires pour faire avancer le processus, je ne ferais pas ce voyage au Proche-Orient. Il est essentiel que le nouveau premier ministre palestinien se soit engagé à combattre les terroristes. Il peut réussir à arrêter le terrorisme, surtout s'il est soutenu par l'ensemble du monde arabe. Un kamikaze pourra toujours réussir à s'infiltrer. Mais il est exclu que les attentats puissent faire dérailler le processus de paix. Nous ne permettrons pas que les desseins malveillants de quelques individus parviennent à détruire les espoirs de tant de gens. C'est une question de leadership. Le résultat ne dépend donc pas seulement des Israéliens et des Palestiniens. Ni des Américains. Il faut aussi compter avec les Egyptiens, avec les Saoudiens, avec les Jordaniens...

J'ai été très impressionné par la nouvelle équipe palestinienne. Notamment le ministre des Finances palestinien, Salam Fayyad, que j'ai rencontré et qui m'est apparu comme absolument déterminé à lutter contre la corruption. Dans le passé, l'aide internationale au peuple palestinien n'avait servi qu'à enrichir une petite élite véreuse. Je n'accepterai jamais de fermer les yeux sur ce genre de comportement. Yasser Arafat a eu toutes les occasions de conduire son peuple vers la paix. Il n'en a rien fait. Moi, je n'oublie pas ce que mon prédécesseur Bill Clinton lui avait offert à Camp David.

L'engagement des Israéliens en faveur de la «feuille de route» ne risque-t-il pas d'être annulé par les réserves qu'a exprimées Ariel Sharon ?
La seule réserve des Israéliens, c'est l'exigence de la sécurité. Il n'y aura pas d'avancée si nous n'avons pas cette garantie. Mais une fois le terrorisme contenu, au fur et à mesure que la sécurité de la région s'améliorera, nous verrons émerger des institutions démocratiques. Les Israéliens et les Palestiniens retrouveront la tranquillité et la prospérité si nous empêchons les tueurs de faire obstacle à la paix.

A Charm el-Cheikh, quelles mesures concrètes espérez-vous de vos interlocuteurs arabes ?
Les relations bilatérales entre l'Egypte et les Etats-Unis sont anciennes. L'engagement américain est très fort, notamment sur le plan financier. Je n'hésiterai donc pas à parler avec mon ami le président Moubarak des réformes économiques qui sont nécessaires à l'Egypte. Nos relations personnelles sont si bonnes que, de son côté, il ne devra pas hésiter à me confier ce qui le préoccupe. J'aurai aussi un tête-à-tête avec le roi de Jordanie, ce qui me permettra de le remercier pour le soutien qu'il a apporté à notre intervention pour libérer l'Irak. Avec tous ces dirigeants arabes, je parlerai des responsabilités qu'ils partagent avec les Etats-Unis dans la poursuite de la paix. La décision la plus constructive que peuvent prendre les pays arabes, c'est de couper les ressources financières qui alimentent le terrorisme. Les Etats-Unis attendent de leurs partenaires arabes qu'ils participent tous aux efforts pour en finir avec le conflit israélo-palestinien. Enfin, je crois très important que les responsables arabes me voient, que nous nous regardions droit dans les yeux pour qu'ils puissent constater ma détermination à faire avancer les chances de paix. Je leur rappellerai que j'ai été le premier président des Etats-Unis à déclarer à la tribune des Nations unies que le règlement du conflit israélo-palestinien passait par la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël.

Les Américains ont gagné leur guerre contre l'Irak. Mais aujourd'hui, les Irakiens ne connaissent que le chaos. Combien de temps va durer l'occupation de ce pays par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ?
Vous parlez comme si l'insécurité régnait partout. Ce n'est pas vrai. L'anarchie est limitée à Bagdad et à la région au nord de la capitale. Ailleurs, les progrès sont visibles chaque jour. Nous sommes conscients des difficultés du peuple irakien, qui attend le retour à la vie normale. Tous ces gens veulent la sécurité au quotidien, de la nourriture sur leur table, des lampes allumées, des égouts qui fonctionnent. Sur tous ces sujets, nous avançons chaque jour. Le peuple irakien a connu l'esclavage pendant une génération sous la main de fer d'un tortionnaire. Grâce à nous, les Irakiens ont été libérés. Je trouve donc injuste que vous employiez le mot d'occupation. Les Etats-Unis et leurs alliés ont fait la guerre pour que les Irakiens puissent instaurer leur propre gouvernement, pour que le pétrole irakien permette de financer la reconstruction de l'Irak.

Tout cela prend du temps. Rappelez-vous que les Américains n'ont achevé de rédiger leur Constitution que treize ans après l'indépendance. Nous ne resterons que le temps pour les Irakiens d'arriver à se diriger eux-mêmes. Nous n'avons pas l'intention d'être des occupants. Encore une fois, nous ne voulons rien d'autre que le gouvernement des Irakiens, par les Irakiens, pour les Irakiens. Il y a des experts qui disent que les Irakiens ont toujours eu besoin d'une dictature. Je n'en crois pas un mot. Ils ont eu le malheur de vivre sous la botte d'un assassin comme le prouve le nombre incroyable de fosses communes que nous avons découvert. J'en reviens donc toujours à la même idée : comme tous les peuples du monde, les Irakiens ne rêvent que de liberté.

La guerre contre l'Irak a mis à mal la plupart des institutions internationales : l'Otan, l'ONU et l'Union européenne. Comment faire pour leur rendre leur efficacité ?
A l'avenir, je vois un rôle robuste pour l'Otan. Cette alliance devra évidemment se réformer. Pour moderniser son armement et pour s'adapter à des missions qui n'ont plus rien à voir avec sa vocation d'origine qui était de contrer la menace soviétique. L'Alliance atlantique doit maintenant se concentrer sur la paix et la liberté du monde, comme le démontrent sa présence en Afghanistan et son soutien aux activités de la Pologne en Irak. Même constat pour les Nations unies : elles devront être capables de répondre aux nouvelles menaces auxquelles nous devons faire face. Il faut donc que l'ONU commence par appliquer ses propres résolutions. Je l'avais déjà dit à la tribune des Nations unies pour le premier anniversaire des attaques terroristes du 11 septembre. Pour être exact, j'ai même répété douze fois que l'ONU devait respecter ses décisions. Il ne sert à rien de faire des discours, s'ils ne sont pas suivis d'effet. Quant à l'Europe, je le répète, je la veux unie, libre et amie des Etats-Unis.

Pousseriez-vous les réformes jusqu'à accepter la Russie dans l'Otan et dans l'Organisation mondiale du commerce ?
En ce qui concerne l'Otan, la solution viendra en son temps. Mais il faut commencer par mettre en oeuvre le cadre que nous avons conçu. Cette formule marque un grand progrès et témoigne des qualités du leadership de Vladimir Poutine. Malgré le désaccord que nous avons eu sur l'Irak, nous pouvons aller de l'avant. Nous devons aller au-delà de nos excellentes relations personnelles pour bâtir une relation stratégique qui couvre tous les sujets clefs. Qu'il s'agisse de la sécurité, mais aussi de l'énergie, ou de l'agriculture, il est essentiel que nous parvenions à régler les divergences avant qu'elles ne deviennent des problèmes. Je suis heureux de voir qu'aujourd'hui, le contentieux le plus grave entre Washington et Moscou porte sur les exportations de poulets américains vers la Russie. Quand on pense qu'il n'y a pas si longtemps nos querelles portaient sur les missiles intercontinentaux, je me félicite du progrès accompli. L'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce dépend d'abord des décisions internes qu'elle devra prendre pour pouvoir se conformer aux principes de l'OMC. Mais il est dans l'intérêt national des Etats-Unis qu'elle devienne membre de cette organisation. Nous soutenons la candidature de Moscou.

Quel est le but de votre escale en Pologne ?
Depuis que je suis président, ce sera mon second voyage dans ce pays. Je me réjouis que la Pologne ait pu retrouver sa liberté et ce sera pour moi l'occasion de rappeler les valeurs que nous avons en commun. En même temps, je soulignerai que nous ne devons pas oublier les leçons du passé. Je travaille encore sur le discours que je prononcerai à Auschwitz. Il est clair que le mal continue d'empoisonner le monde et que pour triompher nous devons lutter tous ensemble. Il est très important que nous rejetions l'antisémitisme. Mais la condamnation de ceux qui rejettent l'islam est tout aussi essentielle. Au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre, j'ai tenu à me rendre dans une mosquée pour adresser un signal délibéré au monde musulman. Je voulais dire que les Américains sont un peuple tolérant et qu'ils respectent toutes les religions. Que donc ils ne condamnaient pas la religion islamique pour des actes commis par quelques individus égarés. L'islam n'est pas responsable de la mort des innocents tués le 11 septembre. Je me rends à Auschwitz pour dire que nous devons lutter tous ensemble pour empêcher la répétition de telles horreurs.

A sa création, il y a près de trente ans, le G 7, élargi depuis à la Russie, avait pour but de coordonner les politiques économiques des pays industrialisés. Compte tenu du risque de déflation, y aura-t-il un plan de coordination à Evian, ou bien est-ce que ce sera chacun pour soi, avec les Etats-Unis qui eux comptent sur la glissade du dollar ?
Bonne question ! Il est très important que nous prenions le temps de discuter ensemble de nos économies respectives. Il est essentiel que le G 7 se rappelle les raisons qui ont présidé à sa création. Nos grands objectifs seront difficiles à atteindre si nos économies ne sont pas fortes.

Je vais aussi dire à mes partenaires que les Etats-Unis pratiquent chez eux une politique monétaire et fiscale saine. Je vais leur répéter que nous menons une politique favorable à un dollar fort. J'écouterai ce qu'ils me diront de leurs propres projets de réforme économiques. Il sera plus facile pour un chômeur américain de trouver du travail si nos partenaires les plus proches se dotent d'économies vigoureuses.

«Je suis décidé à travailler avec la France» 


Propos recueillis par Ch. L.
[30 mai 2003]

LE FIGARO. – De nombreux responsables américains ne cessent de répéter que la France devra payer le prix de son opposition à votre intervention en Irak. Jusqu'à présent, nous n'avons pas vu grand-chose. Monsieur le Président, avez-vous pardonné à la France ?
George W. BUSH. – A l'occasion de ce voyage, je suis décidé à travailler avec la France et ses dirigeants. Mais permettez-moi de vous faire une réponse réaliste. Le peuple américain a été déçu et frustré par l'attitude de la France sur l'Irak. Mes concitoyens n'ont pas compris la décision des dirigeants français de contrecarrer systématiquement les efforts des États-Unis et de leurs alliés pour assurer la liberté et la sécurité de l'Irak. Pourtant cette conduite négative n'influencera en rien ma politique à l'égard de la France et de l'Europe. Je veux une Europe unie, libre et en paix.
Je veux une Europe dont les pays seront libres tout à la fois d'être les amis des États-Unis et de participer aux institutions de l'Union européenne. Entre alliés nous pouvons avoir des divergences, mais ce qui rapproche les Etats-Unis et la France, les États-Unis et l'Europe, reste infiniment plus important.

Nous partageons les mêmes objectifs sur tous les sujets vitaux. A propos de la sécurité de nos démocraties, de la paix dans le monde et du commerce entre les nations, nous sommes largement d'accord. Le sommet d'Evian ne sera pas un sommet de confrontation. Il m'offre une chance de parler avec les plus grands responsables politiques, qu'ils soient d'accord avec les Etats-Unis ou qu'ils aient des divergences. Nous parlerons du sida, du commerce, de la lutte contre la famine. Mais surtout de notre combat contre les terroristes qui veulent soumettre le monde libre à leur chantage et nous faire vivre dans la peur.

Le contentieux entre Paris et Washington reste pourtant fondamental...
Je compte avoir une bonne discussion avec Jacques Chirac. Il me faudra évidemment travailler à convaincre les Français qui doutent de la sincérité des Américains. Mais Jacques Chirac et les responsables français devront travailler à convaincre leurs propres concitoyens et montrer que la France est prête à coopérer avec les Etats-Unis.

Vous n'avez pas répondu à ma première question. Est-ce que les Etats-Unis vont organiser des représailles contre la France ?
Vous essayez de me faire le même coup que la presse américaine. Bien sûr que j'ai répondu à votre question. Même si la réponse ne vous a pas satisfait, elle est sur votre magnétophone. Je vous répète que j'aurai plaisir à discuter avec Jacques Chirac. Vive la France ! 


 
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						<title>NATIONALISME DES BALKANS</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/30#18090</link> 

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 Le nationalisme des Balkans est une peste qui peut envahir l'Europe» 
Propos recueillis par Vianney Aubert 
Opposant historique à Milosevic, écrivain serbe en exil à Paris, Vidosav Stevanovic vient de publier aux Editions L'Esprit des péninsules Voleurs de leur propre liberté, récit des manifestations de 1997 qu'il vécut de l'intérieur, et Abel et Lise, roman qui conte l'histoire d'un amour impossible entre un Serbe et une Albanaise. 
LE FIGARO. - Après deux ans de tergiversations, le gouvernement serbe semble avoir décidé d'en finir avec les réseaux de la dictature déchue. L'assassinat du premier ministre, Zoran Djindjic, en mars a-t-il provoqué à cet égard un électrochoc ? Vidosav STEVANOVIC. - Les événements passés ont souvent été décevants, ils m'ont rendu méfiant, et plutôt pessimiste. Ce drame est effectivement la quatrième occasion de transformer la Serbie en un pays moderne et européen, mais les trois précédentes se sont soldées par des échecs. La première fois, lors des premières élections libres, Milosevic, appuyé sur son populisme et son nationalisme agressifs, avait réussi à emporter une majorité exceptionnelle. Pour les démocrates comme moi, ce fut un jour atroce. La deuxième fois, ce fut pendant les grandes manifestations de 1997, encore une occasion ratée. La troisième fois, en 2000, après la petite révolution de la rue à Belgrade quand l'équipe actuelle a pris le pouvoir. Ce fut un grand spectacle mais encore, hélas, une occasion ratée. Au lieu de nettoyer une armée pétrifiée, une police corrompue, une société parasitée et une bureaucratie qui n'a plus de raison de vivre, le gouvernement a fait du surplace. Les polices secrètes et les forces anachroniques ont pu se préparer et ont organisé l'assassinat du premier ministre, considéré comme réformiste. J'étais pourtant très critique à son égard, je le trouvais beaucoup trop lent, acceptant trop de compromis. Il est nécessaire maintenant de marquer une rupture avec le régime de Milosevic de haut en bas. N'est-ce pas ce qui est en train de se passer avec les vagues d'arrestations qui ont suivi l'assassinat de Djindjic ? La mort de Djindjic a ouvert un processus de prise de conscience, mais je suis un peu sceptique. Il ne faut pas accepter les beaux discours de la classe politique serbe, elle doit changer aussi. Il est nécessaire de mener une politique très claire, d'exiger une vraie démocratie. Par exemple, aujourd'hui il n'y a toujours pas un seul ambassadeur qui ait été recruté parmi les ennemis de Milosevic. Presque tous les membres du gouvernement actuel sont d'anciens collaborateurs de Milosevic. Je les connais pour la plupart personnellement, ce ne sont pas des gens capables de changer profondément. Est-ce une rupture ou non ? La rhétorique change mais la pratique continue. Le danger nationaliste est-il complètement écarté ? Le régime de Milosevic fonctionnait comme une mafia dont il était nécessaire de détruire le sommet. Mais cela ne suffit pas, il faut détruire toute la pyramide. Les forces politiques qui ont provoqué les désastres et les guerres sont maintenant sans tête, mais elles existent toujours, elles cherchent un nouveau guide pour organiser le retour vers le passé qu'elles espèrent. Vous appelez l'Europe à s'investir dans ce processus. Quel rôle peut-elle jouer ? L'Europe n'est pas coupable des guerres des Balkans, mais maintenant elle est responsable. Elle doit prendre les mesures nécessaires pour exiger un changement en profondeur du système juridique, économique et politique. Les paroles bienveillantes ne suffisent plus, il faut agir. Il est beaucoup plus coûteux pour l'Europe d'hésiter comme toujours. Qu'elle fasse attention, le nationalisme balkan est une vieille maladie, une peste qui peut une nouvelle fois envahir l'Europe. Pourquoi ne rentrez-vous pas en Serbie ? J'attends que l'on m'invite, mais, sous prétexte que j'étais contre l'intérêt national, parce que j'étais contre Milosevic, je suis encore coupable. L'intérêt national, c'est Milosevic qui l'a trahi, le nouveau gouvernement fait semblant de ne pas le remarquer ; moi, je ne suis pas coupable, j'accuse. * Ecrivain serbe. 
Propos recueillis par Vianney Aubert
 
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						<title>EUROPE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/29#18030</link> 

						<description> 
 Les appels se multiplient pour sauver la Convention sur l'avenir de l'Europe
LE MONDE | 29.05.03 | 13h09 
Le président Giscard d'Estaing devait adresser, jeudi 29 mai, un message solennel aux dirigeants politiques et les exhorter à soutenir une réforme des institutions aujourd'hui bloquée.
Bruxelles de notre bureau européen

La Convention sur l'avenir de l'Europe présidée par Valéry Giscard d'Estaing a trois semaines pour donner à l'Europe une Constitution... et tout Bruxelles est pris d'un sentiment de panique : les avancées sur le fond sont faibles, la réforme des institutions est bloquée. Si la Convention n'est pas capable de présenter un texte unique et audacieux au Conseil européen de Salonique, les 20 et 21 juin, l'Europe aura démontré qu'elle est incapable de se réformer et qu'elle pourrait se déliter avec l'élargissement.

Mercredi 28 mai, à Athènes, le président de la Commission, Romano Prodi, s'en est violemment pris au projet de M. Giscard d'Estaing et de son présidium. &quot;Malgré la quantité de travail qui y a été consacrée, le document que nous avons devant nous manque de vision et d'ambition&quot;, a déclaré le président. &quot;Je veux tirer la sonnette d'alarme à l'intention des membres de la Convention. Nous ne pouvons pas devenir des victimes ou des otages d'un texte qui ne réussit pas à proposer des solutions, qui menace de paralyser l'Europe&quot;, a-t-il dit, accusant le texte du présidium de &quot;ne pas résoudre les problèmes créés par -le traité de- Nice&quot;.

Cette dernière accusation de M. Prodi, qui voue une haine tenace à M. Giscard d'Estaing depuis que celui-ci a torpillé, à la fin 2002, son projet de Constitution baptisé &quot;Pénélope&quot;, semble en partie fausse. M. Giscard d'Estaing est le seul à avoir osé proposer de revoir l'équilibre des pouvoirs en Europe, qui avait été décidé en 2000 à Nice, et une réforme en profondeur de la Commission.

Le président de la Convention, qui s'est appuyé sur les capitales pendant ses travaux, est bloqué par ses alliés d'hier. Le gouvernement britannique a empêché les avancées sur le fond en obtenant le maintien de l'unanimité - synonyme de paralysie - en matière de fiscalité, clé de l'Europe sociale. De même, les décisions dans le domaine de la politique étrangère seront aussi prises à l'unanimité, ce qui limitera la marge de manœuvre du futur ministre des affaires étrangères de l'Union que doit créer la Convention. Le gouvernement espagnol, lui, bloque la réforme des institutions : il refuse de rouvrir le traité de Nice qui avait défini un rapport de forces favorable à Madrid au Conseil des ministres.

M. Giscard d'Estaing devait donc lancer, jeudi 29 mai, un avertissement aux dirigeants européens depuis Aix-la-Chapelle, où lui était remis le prix Charlemagne d'&quot;Européen de l'année&quot;. Pour réussir, devait-il expliquer, la Convention a besoin &quot;d'un engagement fort des responsables politiques européens en faveur du progrès de l'Union. La Convention européenne, et l'opinion publique, ont besoin de cet engagement. Ce sont ces dirigeants de l'Europe qui porteront son destin commun. Nous avons besoin d'entendre leur message&quot;. Et d'accuser, en paraphrasant John F. Kennedy : &quot;Nous entendons trop souvent exprimer ce que les Etats-membres cherchent à obtenir de l'Europe et pas assez ce que les Etats-membres sont prêts à apporter à l'union de l'Europe&quot;.

A la Convention, qui doit se réunir en assemblée plénière vendredi 30 et samedi 31, les positions sont crispées. Le Parlement européen, largement ignoré, est furieux, même s'il devrait voir ses pouvoirs considérablement renforcés. &quot;Il n'y a pas de garantie que la Convention accepte le projet de Constitution du présidium&quot;, a prévenu le député libéral britannique Andrew Duff, très fédéraliste. Quant aux &quot;petits pays&quot;, peu favorables à une avancée de l'intégration européenne, ils s'opposent aux propositions de M. Giscard d'Estaing parce qu'il veut revenir sur le principe d'un commissaire par pays et faire élire un président du Conseil européen qui serait trop favorable, selon eux, aux pays les plus peuplés.

Pour débloquer le dossier, M. Giscard d'Estaing et son vice-président, Jean-Luc Dehaene, vont rencontrer séparément les représentants des gouvernements, des Parlements nationaux et du Parlement européen. Mais, estime un diplomate du Benelux, &quot;je vois difficilement émerger un consensus à la Convention. Elle a besoin d'un stimulus externe&quot;. C'est pourquoi les Belges, les plus enclins à un projet fédéral, cherchent depuis des semaines une solution. Le premier ministre, Guy Verhofstadt, a proposé une initiative des six pays fondateurs et la présentation d'une proposition de compromis élaborée à partir des idées franco-allemandes et de celles du Benelux. Les conseillers des six dirigeants doivent se revoir à Bruxelles, lundi 2 juin. L'idée est d'adopter une attitude commune pour débloquer la Convention, mais sans donner l'impression d'arriver avec une solution toute faite. &quot;Les &quot;Beneluxiens&quot; sont sans doute les seuls à pouvoir jouer les intermédiaires entre les petits pays conservateurs et le présidium de la Convention&quot;, analyse un diplomate d'un &quot;grand pays&quot;, qui estime que la France et l'Allemagne doivent, eux, s'attaquer aux réticences britanniques et au blocage espagnol.

L'accord doit intervenir avant le débat institutionnel des 5 et 6 juin, sinon il sera trop tard. A Aix-la-Chapelle, M. Giscard d'Estaing devait prendre des accents tragiques à l'heure où la rédaction de la Constitution est plus que nécessaire. &quot;Malheur à l'Europe si elle reste divisée ! Malheur pour sa croissance, pour l'épanouissement de sa culture, pour l'élan de sa science et de sa technologie, malheur pour son image et son influence dans le monde !&quot;, devait-il lancer.

Arnaud Leparmentier

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.05.03 
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						<title>CONFLITS</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/29#18029</link> 

						<description> 
 George Bush s'implique davantage dans le conflit israélo-palestinien
LE MONDE | 28.05.03 | 13h07   •  MIS A JOUR LE 28.05.03 | 18h05 
Deux rencontres sont prévues au Proche-Orient après le G8.
Washington de notre correspondant

Le voyage que George Bush va faire, à partir du 30 mai, en Pologne, puis en Russie et en France, pour le sommet du G8, sera le cinquième qu'il fera en Europe, mais il se prolongera par sa première visite au Proche-Orient. Le président américain George W. Bush participera à deux sommets au Proche-Orient la semaine prochaine, l'un avec des dirigeants arabes en Egypte, l'autre en Jordanie avec le roi jordanien et, si possible, avec les premiers ministres israélien et palestinien, a annoncé mercredi la Maison Blanche. &quot;Le président se rendra à Charm-el-Cheikh en Egypte pour des rencontres avec des dirigeants arabes le 3 juin. Il se rendra ensuite en Jordanie le 4 juin pour une rencontre avec le roi Abdallah de Jordanie et pour des rencontres, si les conditions le permettent, avec les premiers ministres israélien et palestinien Ariel Sharon et (Mahmoud) Abbas&quot;, a déclaré le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Scott McClellan.

Il est resté vague sur ces conditions. &quot;Nous voulons être sûrs que l'environnement sera favorable à des conversations productives et à des progrès&quot;, a-t-il dit. &quot;Nous nous attendons pour le moment à ce que le sommet ait lieu&quot;, a-t-il toutefois affirmé. &quot;Le sommet aura lieu avec le premier ministre Sharon et le premier ministre Abbas&quot;, a souligné Scott McClellan mercredi, écartant toute possible participation de M. Arafat.

Pour un président qui, dans les premiers mois de son mandat, regardait à distance le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens, le changement est spectaculaire. A quoi tient-il ? &quot;Nous sommes arrivés à un moment qui peut être très prometteur&quot;, a dit Ari Fleischer, porte-parole de M. Bush. Il en est ainsi, a-t-il expliqué, &quot;parce que les Palestiniens ont un nouveau dirigeant, résolu à faire des réformes&quot;, et parce que M. Sharon &quot;a accepté la &quot;feuille de route&quot; et une solution consistant en deux Etats&quot;.

En quoi la démarche de M. Bush diffère-t-elle, maintenant, de celle de son prédécesseur, Bill Clinton, auquel il avait reproché d'avoir engagé son crédit et celui des Etats-Unis, il y a trois ans, dans la recherche d'un règlement de paix ? &quot;La plus grande différence est que Yasser Arafat n'est pas partie aux discussions en cours, a affirmé M. Fleischer. C'est Yasser Arafat qui a fait le plus -en 2000-pour détruire la perspective d'un accord, lequel était tout près d'être atteint.&quot; Toujours est-il que des discussions entre M. Sharon et M. Abbas doivent avoir lieu jeudi 29 mai. Ce sera la deuxième rencontre entre les deux hommes, et la première depuis l'acceptation circonstanciée par le gou- vernement israélien de la &quot;feuille de route&quot;. A l'évidence, M. Bush entend imposer cette rencontre bilatérale avant un sommet éventuel, sous sa présidence, dans une semaine.

Le pilotage de cette nouvelle tentative de solution pacifique par M. Bush est flagrant à travers le rôle joué par Condoleezza Rice et par ses collaborateurs au Conseil national de sécurité. Son numéro deux, Stephen Hadley, et le responsable du Proche-Orient, Elliott Abrams, sont à la manœuvre. Ils avaient précédé, en Israël, le secrétaire d'Etat, Colin Powell, qui se préparait à occuper le devant de la scène et qui est réduit, pour le moment, à un rôle quasi muet. En faisant en sorte d'avoir pour interlocuteur, non pas M. Powell, mais M. Bush, M. Sharon a obtenu que la mise en œuvre de la &quot;feuille de route&quot; soit reconnue, d'emblée, comme un enjeu de politique intérieure américaine.

Le porte-parole de la Maison Blanche a indiqué la prudence et les limites de l'engagement de M. Bush en déclarant que ce dernier &quot;veut vraiment explorer si, cette fois, la paix peut être établie&quot;. Le président, a dit encore M. Fleischer, &quot;est déterminé à regarder si c'est le bon moment pour obtenir des deux parties qu'elles aillent de l'avant&quot;. Au début de son mandat, M. Bush estimait que les Etats-Unis ne pouvaient imposer la paix, aujourd'hui il agit comme si elle était possible.

Patrick Jarreau


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Rencontre Abbas-Sharon

Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a annoncé mercredi qu'il rencontrerait jeudi son homologue israélien Ariel Sharon, alors que la Maison Blanche confirmait la participation du président Bush à deux sommets dans la région, les 3 et 4 juin. A Ramallah, où il a rencontré la ministre des affaires étrangères espagnole, Ana Palacio, M. Abbas a indiqué qu'il rencontrerait jeudi M. Sharon &quot;pour discuter de l'application de la feuille de route&quot;. Cette rencontre aura lieu &quot;jeudi après-midi à Jérusalem&quot;, a précisé à l'AFP le ministre palestinien de l'information, Nabil Amr. Côté israélien, cette rencontre n'avait toujours pas été confirmée mercredi en fin d'après-midi.



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Territoires &quot;occupés&quot; ou &quot;disputés&quot;


Ariel Sharon a tenté, mardi 27 mai, de revenir sur les propos tenus la veille devant les députés du Likoud au cours desquels il avait utilisé pour la première fois le terme d'&quot;occupation&quot; à propos de la présence israélienne dans les territoires palestiniens. M. Sharon a rappelé que la position officielle israélienne est de parler de territoires &quot;disputés&quot; et non &quot;occupés&quot;.

D'autre part, dans son premier entretien accordé à un journal israélien, Haaretz, depuis son accession au poste de premier ministre, Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen) a déclaré, mardi 27 mai, que les Etats-Unis lui avaient assuré ne pas tenir compte des réserves israéliennes à la &quot;feuille de route&quot;. Il a également précisé : &quot;Il m'est difficile d'expliquer à mes compatriotes que nous avons un nouveau gouvernement, que nous menons des négociations avec les Israéliens et que, dans le même temps, notre président-Yasser Arafat- est isolé dans la Mouqata'a&quot;, à Ramallah. - (Corresp.)

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.05.03 
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					<item> 

						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/29#18019</link> 

						<description> 
 L'hostilité des Irakiens face aux «occupants» ne cesse de croître :
«C'est le chaos, les Américains doivent partir»
  
     
 Par Marc SEMO

jeudi 29 mai 2003


 
 
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articles les plus envoyés   
 
 

«Ils ne respectent rien. Ils entrent dans les maisons et il y a même eu des hommes fouillés par des soldates.» Un ingénieur de Fallouja    Fallouja envoyé spécial


eules quelques tâches noirâtres restent sur le sable au bord de la route, non loin d'un talus couvert de hautes herbes où s'étaient dissimulés les assaillants. L'armée américaine a rapidement enlevé la carcasse calcinée du blindé de transport de troupe, touché mardi vers 2 heures du matin par un tir de lance-roquettes, ainsi que les débris de l'hélicoptère qui s'est écrasé, apparemment par accident, en emportant les corps des deux GI tués et des neufs autres blessés. Les habitants de Fallouja, grosse cité sunnite de 300 000 habitants, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, n'en continuent pas moins de venir voir le théâtre de «l'exploit» de ceux que, presque tous ici, saluent comme des «moudjahidin». «Je ne les connais pas mais je serai honoré d'être l'un d'entre eux et je suis sûr que ces attaques continueront», affirme Ahmed Athir, un jeune fidèle venu d'une mosquée toute proche. «Ils sont la fierté de la ville et de tout l'Irak», renchérit un commerçant qui a arrêté sa voiture pour prendre une photo.

Nouvel attentat. Dans le souk, comme au pied des immeubles cossus du centre-ville, les mêmes mots reviennent : «Les Américains avaient promis d'apporter la liberté et le bien-être. C'est le chaos et ils doivent partir.» Seul le maire, Taha al-Alwani, nommé par les chefs de tribus et les leaders religieux locaux, condamne «ce nouvel attentat, peut-être commis par des gens qui ont tout à perdre de la disparition du régime de Saddam Hussein et qui cherchent à créer l'instabilité». Le bâtiment de la municipalité, gardé jour et nuit par trois blindés américains, évoque un camp retranché.

Abcès de fixation. Fière de ses 85 mosquées, cette ville dont sont originaires 32 hauts cadres du Baas et nombre de sicaires des anciens services de sécurité, reste hostile aux Américains. Des affrontements, qui firent 17 morts il y a un mois dans la population peu après le déploiement américain, les nombreux incidents qui ont suivi, ont fait de Fallouja un abcès de fixation. Mais dans toute cette région, peuplée de tribus bédouines sunnites choyées par l'ancien régime, la haine «de l'occupant» est en train d'exploser. Le QG américain pour le secteur, installé dans un ancien palais de Saddam à Ramadi, est presque quotidiennement la cible de tirs.

Hier, dans la petite ville de Hit, à une centaine de kilomètres plus à l'ouest, des heurts avec des soldats américains qui effectuaient des perquisitions auraient fait, selon la télévision Al Jezira, au moins quatre morts. En périphérie de Fallouja, comme le long de la route menant à Ramadi, s'alignent des centaines de clinquantes villas neuves avec colonnades et portiques néomauresques qui témoignent des largesses accordées par le raïs. Et tout le monde, au travers des réseaux de la tribu, profitait d'une manière ou d'une autre de cette proximité d'avec l'ancien pouvoir. Cas particulier, cette zone, comme Takrit et Mossoul, autres fiefs des proches de Saddam, n'en représente pas moins le contre-exemple de ce que devrait être l'administration américaine provisoire de l'Irak.

«Tout va mal depuis le début et c'est de pire en pire», reconnaît un officier américain de la base avancée, installée à une dizaine de kilomètres de Fallouja dans un ancien aéroport militaire. «Ici, ce sont des gens très spéciaux», précise un sergent de la 82e division aéroportée qui fut la première à entrer dans la ville. Le 28 avril, jour anniversaire de Saddam, des centaines d'habitants de Fallouja manifestaient devant l'école où était installé son détachement pour exiger l'évacuation des lieux. «On voulait que les enfants puissent reprendre les cours», assure un témoin. Des coups de feuÊsont partis de la foule. Les GI ont riposté, faisant une demi-douzaine de morts. «Des baassistes infiltrés avaient cherché la provocation», explique un fonctionnaire municipal. La nuit suivante, l'école était attaquée à la grenade. Les tirs américains faisaient de nouveaux morts.

Hostilité. «La tension depuis n'a pas cessé. Les Américains, pour la faire retomber, auraient dû rapidement rétablir les services de base et l'électricité, mais ils ont d'abord privilégié leur propre sécurité», souligne, amer, le premier citoyen de Fallouja. Jeudi dernier, un blindé était attaqué au lance-roquettes près de la mairie, faisant deux blessés. Les soldats ont tiré, criblant de balles un pick-up «suspect» et tuant deux jeunes, dont l'un devait se marier le lendemain. Le dispositif américain a, depuis, été allégé afin de calmer les esprits mais sans grand succès. Après chaque incident, perquisitions et arrestations alimentent un peu plus l'hostilité de la population. «Ils ne respectent rien. Ils entrent dans les maisons et il y a même eu des hommes fouillés par des soldates», s'indigne un ingénieur. Depuis une semaine, un vieux bédouin attend devant la mairie. Son fils a été arrêté par les Américains : «Je ne sais pas où il est et je ne sais pas ce qu'on lui reproche.».


 
 
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					<item> 

						<title>AFRIQUE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/29#18017</link> 

						<description> 
 Un plan &quot;Marshall&quot; pour l'Afrique  
 

  Bob Gelforf, ex-star du rock, est de retour avec un plan de sauvetage financier pour l’Afrique dans ses bagages. Le prochain sommet du G8 à Evian pourrait être une plate-forme de lancement pour ce projet. 
 
Mis en ligne le 28 mai 2003  
 
 
 
Beaucoup de musiciens expriment des opinions en faveur de l’aide aux pays du tiers-monde. Pour la plupart, faute de volonté ou de moyens, ces idées humanistes demeurent au stade du concept. Lorsqu’il s’agit de Bob Geldof, l’affaire prend plus de sens, et de poids auprès des décideurs, politiques, et économiques. Cette ex-star du rock qui a à son actif des dizaines de concerts géants en faveur de causes difficiles, revient sur la scène médiatique avec en tête,  &quot;une espèce de plan Marshall&quot; pour l’Afrique en tête. 

Le musicien a émis ce vœu de sauvetage financier du continent africain lors d'un déplacement en Ethiopie. Selon l'artiste, qui avait déjà organisé le fameux concert &quot;Live Aid 85&quot; pour lever plus de 150 millions de dollars pour la lutte contre la famine dans ce même pays, il faudrait aujourd'hui prélever &quot;0,16% de nos PIB (Produit intérieur brut), pour démarrer son plan. 

&quot; Responsabilité et transparence &quot;

La visite de Bob Geldof au centre de conférences de la Commission économique des Nations unies en Afrique (CEA) d'Addis Abeba, est notamment destinée à attirer l'attention du monde sur la crise humanitaire qui menace de nouveau quelque 14 millions d'Ethiopiens, et autant de personnes en Afrique australe selon le Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF). Outre les discussions &quot;post-Irak&quot;, les dirigeants des huit pays les plus industrialisés, le &quot;G8&quot; qui doit se réunir à Paris le 1er juin, devraient également considérer sérieusement les problèmes du sida, de la dette et du commerce avec l'Afrique a ajouté l'ancien chanteur. En revanche, les gouvernements africains doivent promouvoir &quot;la responsabilité et la transparence&quot;, a-t-il insisté.  

 Chirac veut relancer la coopération &quot; Nord-Sud &quot; à Evian
 

Le président Jacques Chirac compte profiter du sommet du G8 d'Evian pour relancer la coopération transatlantique et nord-sud mise à mal par le conflit irakien, une occasion de rebondir pour l'ancien chef du &quot;camp de la paix&quot; marginalisé depuis la guerre en Irak. Mais la tâche s'annonce difficile tant les Etats-Unis paraissent s'éloigner du multilatéralisme prôné par le président français qui va retrouver le devant de la scène internationale en accueillant dans la station thermale d'Evian, sur les bords du lac Léman, les dirigeants des plus grands pays du monde industrialisé, mais aussi émergents. Si le G8 devrait refaire facilement son unité sur les questions de sécurité - lutte contre le terrorisme et contre la prolifération d'armes de destruction massive -, Jacques Chirac devra certainement revoir à la baisse ses ambitions en faveur du développement et de l'Afrique.
 

 
 
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						<title>LA FAIM</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17873</link> 

						<description> 
 Le président Lula propose au G8 un fonds mondial contre la faim
LE MONDE | 28.05.03 | 13h07   •  MIS A JOUR LE 28.05.03 | 14h00 
Invité au sommet des pays les plus industrialisés, le chef d'Etat brésilien demandera de taxer les ventes d'armes ou d'utiliser le remboursement de la dette des pays pauvres pour financer un programme d'éradication de la faim. Il se veut le porte-parole d'une Amérique latine sinistrée.


Infographie : Quatre zones de sécurité et les contrôles rétablis à la frontière


Brasilia de notre correspondant

Issu d'une famille de paysans pauvres, Luiz Inacio Lula da Silva a fait de la lutte contre la faim l'un de ses chevaux de bataille. Inscrite comme action prioritaire de son gouvernement, par le biais du programme &quot;Faim zéro&quot; qui prévoit d'éradiquer le fléau en quatre ans de mandat, le président brésilien veut maintenant en faire une revendication &quot;globale&quot; sur la scène internationale.

M. Lula da Silva l'a fortement répété au cours d'un entretien, le premier accordé à des journalistes depuis son investiture le 1er janvier 2003, avec la presse étrangère (El Pais, The New York Times, Financial Times, Welt am Sonntag, Yomiuri Shimbun, la télévision portugaise et Le Monde), qui s'est déroulé, mardi 27 mai, au palais du Planalto à Brasilia.

&quot;Parmi les financements possibles, on peut envisager le prélèvement d'une taxe sur les ventes d'armes&quot;, a proposé le chef de l'Etat à propos du projet de fonds mondial contre la faim qu'il défendra au sommet du G8 à Evian, où il sera l'un des invités représentant les pays en voie de développement.

Fin janvier, M. Lula da Silva avait fait sensation en se rendant successivement à Porto Alegre, la ville brésilienne organisatrice des trois premières éditions du Forum social mondial, puis à Davos, siège de son contrepoint, le Forum économique mondial des &quot;décideurs&quot;. Devant un parterre de banquiers et de chefs d'entreprise réunis dans la station touristique helvétique, l'ancien leader syndical des métallos de Sao Paulo avait déjà plaidé en faveur d'une mobilisation générale contre la misère.

S'il n'est certes plus officiellement question de relancer le débat sur la taxation des transactions financières, la &quot;taxe Tobin&quot; chère aux militants de &quot;l'autre mondialisation&quot; dont Porto Alegre est devenu le port d'attache, l'idée d'œuvrer pour la création d'un fonds mondial contre la faim suit cependant son chemin à Brasilia.

Le versement d'une partie du service de la dette extérieure des pays les plus pauvres figure également au nombre des suggestions brésiliennes, qui seront évoquées à Evian, concernant la constitution de son capital.

Le fondateur du Parti des travailleurs (PT) est &quot;tout à fait conscient du symbolisme résultant de l'élection d'un tourneur mécanique à la présidence d'un pays comme le Brésil&quot;. Prêt à &quot;prendre (ses) responsabilités dans le mouvement historique&quot; qu'il incarne et qui &quot;dépasse les frontières du Brésil&quot;, il veut donc se conduire en porte-parole d'une Amérique latine sinistrée.

&quot;Après cinquante ans de guerre froide et une décennie de néolibéralisme, marquée par les ajustements fiscaux préconisés par le Fonds monétaire international (FMI), il faut se rendre compte, précise-t-il, qu'il n'y a pas d'autre solution viable qu'une nouvelle dynamique d'investissements.&quot; Et de citer en exemple l'Espagne, le Portugal et la Grèce, dont le décollage économique a été financé par l'Union européenne.


CONTRE LE PROTECTIONNISME

&quot;Les pays industrialisés, souligne-t-il, ont tout intérêt à promouvoir la croissance dans les pays en développement, car ces derniers représentent des débouchés potentiels pour leurs exportations. C'est la meilleure manière de combattre le terrorisme, la contrebande, le narcotrafic et le crime organisé.&quot; Avec un taux d'épargne qui n'atteint plus que 17 % du produit intérieur brut (PIB), le Brésil dépend plus que jamais des capitaux étrangers pour relancer une économie guettée par la récession.

Le leadership régional du Brésil a été récemment conforté tant au cours de la réunion du Groupe de Rio à Cuzco (Pérou), que lors de la cérémonie d'investiture du nouveau président argentin, Nestor Kirchner, favorable en politique étrangère au renforcement prioritaire du Mercosur (le marché commun associant le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay).

A ce titre, M. Lula da Silva mène aussi l'offensive contre le protectionnisme et les subventions agricoles des pays riches. Il en sera d'autant plus question au sommet du G8, tout au moins en coulisses, que le Brésil est engagé en première ligne sur un double front.

Au sein du Mercosur, le Brésil négocie, fort de son rôle de puissance agricole de premier plan, un accord de libre échange avec l'Union européenne. Simultanément, il copréside avec les Etats-Unis les pourparlers sur la Zone de libre-échange des Amériques (connue sous le sigle ALCA), qui devrait englober, à l'horizon 2005, tous les pays du continent à l'exception de Cuba.

Or, à Brasilia, cette échéance est jugée de plus en plus &quot;irréaliste&quot; en raison de la décision de Washington de s'en remettre aux futures décisions de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l'épineux dossier du commerce agricole.

A une ALCA semée d'embûches, le Brésil préfère dorénavant un accord Mercosur-Etats-Unis. C'est le message qui a été transmis à Robert Zoellick, le représentant américain pour le commerce, pendant la visite de deux jours qu'il a effectuée à Brasilia avant le départ du président brésilien pour Evian. Un tête-à-tête entre M. Lula da Silva et George Bush est d'ailleurs programmé le 20 juin à Washington. &quot;Je dois apprendre à vivre avec Bush. Je ne peux pas lui demander de devenir ce qu'il n'est pas, et vice versa&quot;, dit le président brésilien.

Féru de ballon rond, le chef d'Etat se plaît à comparer l'art de gouverner à celui de diriger une équipe de football. &quot;Les entraîneurs aiment bien discuter entre eux, dit-il, mais ils veulent tous gagner.&quot; Autrement dit, les accords en cours de négociations ne peuvent aboutir que s'ils correspondent à des intérêts bien partagés.

Soucieux de pousser ses pions sur l'échiquier international, M. Lula da Silva va accessoirement mettre à profit son voyage à Evian pour tenter d'obtenir, dans le cadre d'une éventuelle réforme des instances des Nations unies, des appuis supplémentaires - il a déjà obtenu celui de la France - en faveur de la candidature brésilienne à un poste de membre permanent au Conseil de sécurité.

Jean-Jacques Sévilla


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Le programme brésilien a trouvé ses bases


Piloté par José Graziano, le ministre brésilien de la sécurité alimentaire, le programme &quot;Faim zéro&quot; a débuté en mars, après quelques cafouillages administratifs, dans deux communes-tests, Guaribas et Acaua, dans l'Etat nordestin du Piaui, l'un des plus pauvres du Brésil. Les familles dont les revenus sont inférieurs à 90 reals mensuels (environ 30 euros) reçoivent une carte de crédit, valable six mois et renouvelable au maximum deux fois pour la même période, donnant droit à 50 reals d'achats mensuels de nourriture. Composés de neuf membres (trois représentants des pouvoirs publics et six des populations concernées), des comités de gestion recensent les bénéficiaires et contrôlent l'utilisation des fonds.

Dans les semaines qui viennent, le programme sera étendu, via la distribution directe d'aliments, à 114 000 familles de paysans sans terre regroupés dans 626 campements, ainsi qu'à une centaine de milliers de descendants d'esclaves fugitifs, qui vivent dans des communautés isolées. De 46 millions à 20 millions, le nombre estimé de Brésiliens affectés par la malnutrition reste pour l'heure une inconnue. - (Corresp.)

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.05.03  

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						<title>ZAMBIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17862</link> 

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  Les orphelins du sida, «drame national» en Zambie
800 000 enfants ont perdu leurs deux parents.
  
     
 Par Sabine CESSOU

mercredi 28 mai 2003


 
 
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articles les plus envoyés   
 
 

   Lusaka (Zambie) envoyée spéciale


erdue dans les champs qui parsèment Lusaka, la capitale de la Zambie, une maison en parpaings sert d'école maternelle. Comme tous les matins, les trois maîtresses de l'école commencent la journée par une distribution générale de porridge, une bouillie de plusieurs céréales. Leurs 150 élèves, certains en haillons, grelottent dans le froid matinal de l'hiver austral. Tous ont apporté un récipient, écuelle en fer, bol ou vieux pot de margarine en plastique. Certains, trop pauvres pour avoir une cuiller, mangent leur bouillie du bout des doigts. D'autres n'avalent qu'une partie de leur ration et emballent le reste pour le partager avec leur famille. Dans une salle de classe en construction, entre quatre murs inachevés et sans toit, des enfants, plus grands, suivent une leçon d'alphabet. «T pour tasse», répètent-ils en choeur. Ils sont plus de 700 à être venus pour profiter de la distribution gratuite. «Ici, on ne renvoie pas les enfants», explique une institutrice.

Stigmatisation. Depuis janvier, cette petite école communautaire de Chinika fait partie des 77 sites choisis par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour nourrir les orphelins de Lusaka. «Cette distribution d'aide en milieu urbain est une première pour nous, en raison du taux de personnes infectées par le sida à Lusaka», explique Sibi Lawson, responsable du PAM. Avec 27 % de sa population contaminée, la capitale de la Zambie affiche le plus fort taux de la région, mais aussi l'un des plus élevés du monde. Avant le début des opérations de distribution, les écoles communautaires de Chinika comptaient 685 élèves. Ils sont plus de 850 aujourd'hui. Afin d'éviter la stigmatisation des enfants, le PAM a décidé d'approvisionner les écoles sans chercher à savoir qui est orphelin ou pas. «En nourrissant tout le monde, nous sommes sûrs de toucher notre cible», remarque Kate Vorley, de Project Concern International (PCI), une ONG américaine qui sert de relais au PAM. Les trois quarts des enfants nourris à l'école maternelle de Chinika seraient des orphelins. Les victimes d'un «drame national», dit Félix Musangu Mutelo, coordinateur de PCI.

Le gouvernement zambien dénombre 800 000 orphelins ayant perdu leurs deux parents. L'Unicef, elle, en compte 1,8 million à travers le pays, en incluant les enfants ayant perdu un seul parent. Des chiffres alarmants, pour une population totale de moins de dix millions de personnes. En Zambie, le budget de la santé est d'un euro par habitant et par an. L'espérance de vie moyenne est tombée... à 35 ans ! Et la population a cessé de croître. Mourir à 40 ans, c'est «mourir vieux», souffle un des participants à un cortège funèbre, lors d'un enterrement à Lepard's Hill, le plus grand cimetière de la ville.

Prévention. Tous les mois, 750 tonnes de céréales sont distribuées par le PAM à 30 000 enfants, dans les écoles des quartiers pauvres de Lusaka, mais aussi à leurs familles, soit 15 000 foyers. Les parents reçoivent une fois par mois un sac de 50 kilos de maïs jaune en grains. Lors des distributions, le PAM encourage les bénéficiaires à monter des spectacles de danse et de théâtre et à écouter des messages de prévention sur le sida. Manière d'inciter les parents à envoyer les enfants à l'école, mais aussi à s'occuper des orphelins, souvent maltraités dans la société zambienne. «L'idée consiste à donner de la valeur aux enfants qui apportent de la nourriture à la maison, pour qu'on cesse de les considérer comme un fardeau», explique Sibi Lawson.

A Misisi, quartier coincé entre une voie ferrée et Kafue Road, une des grandes artères de la ville, des femmes sont venues avec des brouettes pour récupérer le sac de maïs auquel elles ont droit. Elles attendent, regroupées autour de l'école où vont leurs enfants, adoptifs ou non. C'est une maison minuscule, plantée sur un terrain vague parsemé d'ordures. Bien que situé à deux pas du centre-ville et de ses buildings, Misisi respire la misère. Dès le matin, des hommes se retrouvent dans les tavernes pour noyer leur ennui dans la bière de sorgho traditionnelle. La principale occupation, ici, consiste à casser des pierres, ensuite vendues pour faire du gravier. Nodia, une jeune femme qui élève les quatre orphelins laissés par sa soeur aînée, en plus de ses deux enfants, ramène son sac de maïs chez elle. Son mari est au chômage. Leur maison se résume à une pièce, où la famille s'entasse tous les soirs. «Ma soeur aînée est morte en 2000, de la tuberculose», raconte Nodia, sans jamais parler du sida. Elle dit aussi : «Sans cette aide, je ne m'en sortirais pas.».

 
 
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						<title>RWANDA</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17861</link> 

						<description> 
 Neuf ans après le génocide, les rancoeurs subsistent entre les deux ethnies. Un sujet tabou.
Rwanda: «Tutsis et Hutus se parlent mais ne s'aiment pas»
  
     
 Par Francesco FONTEMAGGI

mercredi 28 mai 2003


 
 

 
 

« Dire qu'il n'y a pas d'ethnie, c'est un mensonge. Il faudrait pouvoir être fier de ce que l'on est, accepter notre identité, pour mieux la dépasser.» Albert, Hutu    Butare envoyé spécial


«Les gens me disent que je suis folle.» Sabine (1) s'interrompt, un rire nerveux l'empêche de poursuivre. Tutsie, cette jeune étudiante de l'université de Butare, dans le sud du Rwanda, est mariée depuis six mois à un Hutu. Une exception dans un pays encore marqué par le génocide : si les mariages mixtes étaient monnaie courante avant les années 90, ils se sont réduits à peau de chagrin depuis 1994. «Après tout ce qui s'est passé dans notre pays, c'est pas facile, soupire Sabine, en berçant son bébé de deux mois. Mes amies me disent qu'il n'est pas sérieux d'aimer un homme de l'autre ethnie.»

La réconciliation entre communautés est inscrite au programme du gouvernement dominé par le Front patriotique rwandais (FPR), l'ex-rébellion tutsie qui dirige le Rwanda depuis 1994, après avoir mis fin au génocide de quelque 800 000 Tutsis et Hutus modérés, planifié et perpétré par l'ancien régime extrémiste hutu. Aujourd'hui, après neuf années de «transition», le pays s'apprête à tourner la page. Les électeurs étaient appelés, lundi, aux urnes pour adopter une nouvelle Constitution.

Blessures. Pourtant, sur le campus de l'université nationale, les relations entre les membres des deux ethnies restent souvent empreintes de méfiance. «Les Tutsis et les Hutus se parlent, mais c'est de l'hypocrisie, car au fond de leur coeur, ils ne s'aiment pas», tranche Sabine, dont la voix trahit les blessures causées par les réactions de son entourage face à son mariage. Sa famille a fini tant bien que mal par respecter son choix. «Ce sont mes amis qui m'ont complètement lâchée, poursuit cette étudiante en sociologie, réfugiée au Congo voisin avant la guerre. Surtout mes amies rescapées.» A 22 ans, Sabine admet pourtant qu'avant de rencontrer son futur mari, elle n'était pas loin de penser comme ses amis qu'elle dénonce aujourd'hui. «Pour moi, les Hutus étaient sales, impolis», reconnaît-elle, avant d'ajouter, dans un sourire : «Et puis je suis tombée amoureuse.» C'est pour cela qu'elle n'a pas cédé. Pour son mari et pour son bébé. «Jamais il n'entendra dans ma bouche, ni dans celle de son père, des histoires de Hutus ou de Tutsis», assure-t-elle en haussant la voix.

Butare est un microcosme bien à part dans la société rwandaise. Une petite ville de province aux rues bien agencées, aux belles villas avec jardin et aux rues bordées d'arbres taillés et de buissons joliment entretenus. Le campus de l'université, fondée en 1976, est un havre de paix, avec ses vastes jardins et ses infrastructures relativement modernes. Rien à voir avec les maisons en boue séchée, encore nombreuses dans ce pays très pauvre. Les 6000 à 7 000 étudiants ­ ils n'étaient plus que 3 000 immédiatement après le génocide ­ sont les futures élites du pays. Pour la plupart, ils sont issus de milieux plutôt aisés. Alors, le gouvernement les protège de son regard paternaliste. Les deux derniers recteurs de l'université sont des poids lourds du FPR, chargés de mettre en musique sa doctrine : il n'y a au Rwanda ni Hutus ni Tutsis, que des Rwandais.

Dans les rangs du FPR. Hubert a fait sienne cette devise. Etudiant en dernière année d'histoire, il rédige son mémoire sur la «Réconciliation nationale, forces et faiblesses». Ses premières conclusions sont «positives», dit-il, sans s'étendre sur le sujet. «Je n'attache pas d'importance à l'ethnie, je me sens Rwandais», assure ce jeune homme de 26 ans dont le discours très argumenté tranche un peu avec son visage enfantin. Tout juste reconnaît-il qu'il est Tutsi. «Mais ma copine, je ne sais même pas si elle est hutue ou tutsie», jure-t-il. Vraiment ? «Oui, je n'ai aucune preuve sur son ethnie. En fait, je ne veux pas la connaître.» Pourtant, à l'abri des regards de ses camarades dans un restaurant de Butare, Hubert révèle son secret, au détour d'une phrase. Personne ne sait, à la fac, qu'il a été militaire dans les rangs du FPR, pendant six mois en 1994. Il n'avait que 17 ans. La première fois qu'il a foulé le sol rwandais, il était jonché de milliers de cadavres. L'ex-soldat a grandi au Zaïre et a pris les armes pour combattre les génocidaires. Mais pas question d'en parler à son entourage. «Si je dis que j'ai été militaire, on ne me verra plus que comme un Tutsi, du FPR en plus. Je veux qu'on me juge pour ce que je suis réellement.»

Peu de Rwandais osent parler ouvertement de leur ethnie. Surtout parmi les Hutus. Sur le campus, Albert fait exception. Sans détour, cet étudiant affirme d'emblée : «J'appartiens à l'ethnie qui a participé aux massacres.» La plupart de ses amis du lycée, également hutus, ont pris la fuite vers l'ex-Zaïre en 1994, mais sa famille, opposée au génocide, a choisi de rester. «J'ai retrouvé ces amis à la fac, et ils m'ont accusé d'avoir retourné ma veste, d'être du côté des gagnants, de délaisser mon ethnie», déplore ce futur géographe. Albert est en fait coupable d'avoir de vrais amis tutsis, de fréquenter les personnes avec lesquelles il s'entend. Mais, contrairement au discours dominant, il pense qu'il est trop tôt pour faire table rase des différences. «On est mal parti. Dire qu'il n'y a pas d'ethnie, c'est un mensonge. Il faudrait pouvoir être fier de ce que l'on est, accepter notre identité, pour mieux la dépasser.»

Réduire au silence. Car le tabou qui plane sur l'ethnicité provoque bien souvent des dérapages, et permet parfois au pouvoir, au nom de la lutte contre la «division ethnique», de réduire au silence toute opposition interne. On parle tout haut de réconciliation, mais on pense tout bas en termes d'ethnie. «Le seul problème, c'est que les Hutus ont souvent honte de dire qu'ils sont hutus, alors que certains Tutsis restent fiers de clamer leur appartenance, souligne Albert. Malheureusement, ici, ce sont des gens instruits qui réagissent ainsi. Cela ne laisse rien présager de bon.». 

&gt;(1) Tous les prénoms ont été changés.


 
 
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						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17860</link> 

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 Baassistes traqués en Irak
Les sbires de l'ancien régime sont l'objet de règlements de comptes sauvages.
  
     
 Par Marc SEMO

mercredi 28 mai 2003


 
 

 
 

«Celui qui a volé une maison devra rendre la maison. Celui qui a assassiné ou fait assassiner devra être mis à mort.» Un militant chiite    Bagdad envoyé spécial


Habitué aux toiles de commande pour les hiérarques du défunt régime, le peintre l'a campé martial et rondouillard, regard de braise et moustache drue sur un sourire éclatant. Sa femme a pieusement posé le cadre sur un canapé au fond du salon cossu, là où il aimait s'asseoir juste à côté d'un piano de bois clair. Les murs sont remplis de portraits et de photos, mais ceux où Daoud al-Qaissi posait aux côtés du «Président» ont été enlevés après la chute de Bagdad. Très populaire «crooner» aux mélopées sucrées, il était le chanteur «patriotique» par excellence et régnait sans partage depuis dix-sept ans sur le syndicat des artistes irakiens. Ce jovial quinquagénaire, membre éminent du Baas, a été abattu de cinq balles alors qu'il prenait le frais devant sa villa, le 17 mai. Venu en pick-up, le commando a aussitôt pris la fuite. «Il avait refusé de partir, convaincu de n'avoir fait de mal à personne et sûr de l'amour de son public. Maintenant, j'ai peur pour mes fils car dans le voisinage on murmure que ce sera bientôt leur tour», sanglote la veuve Manal al-Qaissi. Des cousins et des amis armés de Kalachnikov gardent la maison jour et nuit mais cela ne suffit pas à la rassurer.

Mouchards. Quinze jours plus tôt, le responsable de l'ex-parti au pouvoir pour cette zone élégante du centre-ville avait déjà été assassiné dans des circonstances similaires. Si les règlements de comptes contre les notables et les sbires du Baas sont encore rares dans les beaux quartiers, ils se multiplient dans les banlieues, et notamment dans l'ex-Saddam City, entassement de taudis où vivent plus d'un million de Chiites férocement réprimés pendant des années par le régime. «Il y a eu entre 60 et 70 cas de ce genre ces dernières trois semaines et le nombre va en augmentant. Ce sont des gens connus pour être des baassistes ou des mouchards», explique Ali Salman qui travaille aux urgences de l'hôpital Al Qadisiyah, le plus important du quartier.

«Il n'y a pas d'organisation. Ce sont des fidèles qui ont souffert et qui, de leur propre initiative, châtient ces hommes coupables de crimes terribles. Mais la vengeance personnelle est nuisible car elle provoque le chaos», assure le jeune imam Mohamed al-Fartoussi dont les positions et le verbe enflammé séduisent les foules de l'ex-Saddam City. Nombre de Bagdadiens restent en revanche convaincus qu'il s'agit de groupes bien structurés. «Le père des femmes de deux de mes fils qui était réfugié en Iran nous avait averti que mon mari était le numéro 8 sur une liste noire de gens à exécuter mais nous ne l'avions pas cru», assure Manal al-Qaissi, convaincue que le chanteur a été tué «par des Chiites extrémistes».

Riche médecin chrétien sans histoire et sans parti, X (qui souhaite garder l'anonymat) a été enlevé il y a une semaine alors qu'il rentrait de l'hôpital «par un commando de miliciens chiites». Il a une grosse voiture et habite une belle maison dans un quartier qu'affectionnent nombre de notables de l'ancien régime. Il a été interrogé, pas mal secoué, puis finalement relâché au bout de quelques heures après avoir prouvé sa bonne foi. Pour éviter tout nouvel incident ses ravisseurs ont ensuite prévenu les gens aux alentours qu'il avait été victime d'une méprise et qu'il était innocent.

Vide judiciaire. Ces «punitions» sont assez bien accueillies par la population, d'autant que l'appareil judiciaire, qui pourrait sanctionner les coupables de crimes, n'a toujours pas réellement recommencé à fonctionner. «Quand c'est l'affaire de tous, ce n'est celle de personne. Mais il y a heureusement des gens courageux décidés à prendre les choses en main», se félicite un petit commerçant chiite dont le père et deux oncles ont été exécutés lors du soulèvement de 1991.

La tentation de se faire justice soi-même est d'autant plus forte que des millions d'armes sont en circulation. Il y a celles distribuées avant-guerre pour la défense populaire, ou celles pillées dans les dépôts lors de l'effondrement du régime. Kalachnikov et pistolets se vendent sur les marchés. «Chaque famille irakienne en a au moins une. Cela permet aux habitants de se défendre mais aussi aux délinquants remis en liberté par Saddam juste avant la guerre de régler leurs comptes contre les policiers qui les avaient arrêtés», témoigne, résigné, le responsable d'un commissariat près de la rue Palestine. Deux de ses inspecteurs qui venaient de reprendre du service ont été abattus en début de semaine. 

Les vengeances restent néanmoins en nombre très limité compte tenu du contexte. Les structures tribales avaient recommencé ces dernières années, encouragées par Saddam à jouer un rôle de plus en plus important dans la société irakienne. Tout crime commis à l'encontre d'un de leurs membres implique de faire payer le sang par le sang. Dans chaque tribu, chaque famille, il y a eu des membres du Baas, des profiteurs du système et des victimes du régime. Une fois lancé, le cycle des violences serait sans fin. Conscient de ce risque, les grands partis chiites comme nombre de religieux essaient de calmer les esprits.

L'association des anciens prisonniers a récupéré des centaines de milliers de dossiers de victimes de la répression. «Nous informons les proches des disparus du sort de leurs parents, de la date d'exécution, du lieu où a été enterré le corps quand nous le savons, mais jamais nous ne les laissons prendre connaissance du contenu des dossiers qui seront donnés au gouvernement quand il y en aura un. Il y a dedans les noms des informateurs, ceux des officiers de sécurité qui ont mené les interrogatoires et prononcé la condamnation à mort. Ils seraient tentés de se venger», explique Settar Jabar, l'un des fondateurs de l'association.

Pestiférés. «Le peuple irakien a déjà trop souffert. Certes, il faut chasser les baassistes de leurs fonctions mais pour le reste ce sera à la justice de punir les crimes commis. Nous savons où habitent ceux qui ont dénoncé nos fils ou nos frères, mais la vengeance ne ferait qu'ajouter au chaos. Ces gens-là ne sont plus une menace. Ils vivent désormais dans la peur comme des pestiférés que la terre comme le ciel refusent», souligne Abou Hamze al-Saidi, professeur et cadre du parti chiite al-Dawa, qui fut pendant des années la cible privilégiée de la répression et dont les «martyrs» se comptent par centaine de milliers. Mais dans de nombreux quartiers de la capitale, les militants chiites veillent, bien décidés à empêcher la fuite des notables du Baas qui ne sont pas partis après l'arrivée des Américains. L'un d'eux confie : «Des enquêtes officielles seront menées mais il faut que justice soit faite. Celui qui a volé une maison devra rendre la maison. Celui qui a assassiné ou fait assassiner devra être mis à mort.».

 
 
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						<title>SHARON</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17854</link> 

						<description> 
 Pour la première fois, le premier ministre a employé le terme d'«occupation» des territoires palestiniens 
Sharon fait tomber un tabou israélien 


Jérusalem : Marc Henry 
[28 mai 2003]

«Occupation» : jusqu'à présent le mot était banni par les dirigeants israéliens. Mais Ariel Sharon a fait tomber le tabou. «Maintenir 3,5 millions de Palestiniens sous occupation, c'est terrible, cela ne pourra pas continuer éternellement», a lancé le premier ministre devant le groupe parlementaire du Likoud, son parti.
Ces propos, jusqu'à présent l'apanage de la frange la plus à gauche du Parti travailliste, ont provoqué un véritable choc. Signe des temps : des responsables du ministère des Affaires étrangères se sont réunis d'urgence hier pour savoir si le mot «occupation» que les diplomates avaient interdiction d'employer pouvait maintenant faire partie du vocabulaire des représentants israéliens à l'étranger.

En attendant une décision, Elyakim Rubinstein, le conseiller juridique du gouvernement, s'est mis de la partie. Selon lui, le recours au mot «occupation» est «susceptible de porter atteinte aux intérêts israéliens dans le monde». Ce terme a également déclenché une minifronde au sein du Likoud. Une dizaine de députés sur 40 du grand parti de la droite ont dénoncé vertement celui qui les a pourtant menés à une victoire électorale écrasante au début de l'année. «Ce mot est faux, les véritables occupants, ce sont les Palestiniens», s'est ainsi exclamé Uzi Landau, ministre du Likoud. Très embarrassé, Silvan Shalom, le chef de la diplomatie, a préféré esquiver l'obstacle. «Chacun choisit comme il l'entend sa propre terminologie», s'est borné à expliquer le ministre des Affaires étrangères.

Ces réactions à fleur de peau ont poussé Ariel Sharon a faire en partie machine arrière. Il a ainsi affirmé hier qu'il avait employé le mot «occupation dans le sens juridique et non pas comme les gens ont l'habitude de l'utiliser». Une explication alambiquée qui n'est pas à la hauteur de la confusion créée. Ariel Sharon a en effet brouillé des pistes. Le recours au terme kibouch' («occupation» en Hébreu) dans une conversation privée ou un débat public permettait immédiatement de classer sans trop de risque d'erreur celui qui l'utilisait comme faisant partie du «camp de la paix», tandis que ceux qui évitaient comme la peste cette formule avaient toutes les chances d'appartenir au «camp national» de la droite et des colons.

Toute la question est de savoir si cette révolution sémantique reflète un réel changement d'Ariel Sharon. Une partie des médias, échaudée par les volte-face passées du premier ministre, reste sceptique. Les radios et la télévision n'ont pas manqué de puiser dans leurs archives pour retrouver de vieilles interviews ou images et rappeler un parcours idéologique parfois sinueux.

«Le véritable test ne joue pas avec des mots, mais dans les faits. Ariel Sharon aura prouvé qu'il ne s'agit pas de paroles en l'air lorsqu'il ordonnera par exemple le démantèlement de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, comme le prévoit la feuille de route», souligne Emmanuel Rozen, commentateur politique d'une chaîne de télévision privée.

Mais encore faut-il que cette fameuse «feuille de route», un plan de paix international prévoyant la création d'un Etat palestinien par étapes d'ici à 2005, commence à être appliquée. Or quelques ratés se sont d'ores et déjà produits.

La nouvelle rencontre prévue aujourd'hui à Jérusalem entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas, le premier ministre palestinien, partisan de l'arrêt des violences, a été reportée. Le temps presse pourtant. George W. Bush, qui a fait de la «feuille de route» sa chasse gardée, veut organiser un sommet avec Ariel Sharon et Mahmoud Abbas la semaine prochaine, sans doute en Jordanie, pour tout mettre sur les rails. La rencontre Sharon-Abbas, après l'adoption dimanche, par le gouvernement israélien, de la «feuille de route», est censée servir de lever de rideau.




 
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						<title>IRAN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17834</link> 

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 Washington durcit le ton vis-à-vis de Téhéran 
 
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WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont durci le ton mardi vis-à-vis de l'Iran à propos de l'Irak, du nucléaire et du terrorisme, mais l'administration américaine apparaît divisée sur la stratégie à adopter vis-à-vis de Téhéran.

La Maison Blanche a clairement fait savoir son mécontentement concernant l'attitude de l'Iran vis à-vis de membres du réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden présents sur son sol. Les Etats-Unis ont également réaffirmé qu'ils ne croyaient pas un mot des déclarations de Téhéran assurant que son programme nucléaire était à but uniquement civil. Le secrétaire à la Défense Donald Rumfeld a enfoncé le clou en affirmant que Washington n'accepterait pas que l'Iran cherche à exporter son modèle islamique en Irak, où les Etats-Unis sont confrontés à une difficile transition après le renversement de Saddam Hussein. &quot;L'Iran doit comprendre que tout effort pour tenter de refaire l'Irak à l'image de l'Iran sera fermement combattu&quot;, a déclaré M. Rumfeld.

La Maison Blanche a de son côté jugé insuffisants les efforts que l'Iran assure faire contre les membres d'Al-Qaïda présents sur son sol, qui sont notamment soupçonnés par les Etats-Unis d'être impliqués dans les attentats du 12 mai en Arabie saoudite (34 morts, dont 8 américains). &quot;Nous continuons à demander à l'Iran de mettre fin à son soutien au terrorisme, y compris le fait d'abriter des terroristes d'Al-Qaïda&quot;, a déclaré le porte-parole du président George W. Bush, Ari Fleischer, en mentionnant également le programme nucléaire iranien parmi les préoccupations américaines.

Selon un responsable américain parlant sous couvert de l'anonymat, l'Iran sera au centre d'entretiens jeudi entre M. Rumsfeld, le secrétaire d'Etat Colin Powell et Condoleezza Rice, la conseillère présidentielle pour la sécurité nationale. Mais à la veille de cette rencontre, les responsables américains ont semblé ne pas être sur la même longueur d'ondes quant à la politique à suivre.

Placé l'an dernier dans un &quot;axe du mal&quot; par le président Bush, l'Iran est aussi devenu un interlocuteur incontournable en raison de sa position stratégique entre l'Irak et l'Afghanistan, deux pays où les Etats-Unis sont fortement engagés. La ligne de partage semble passer une fois de plus entre le Pentagone (Défense) qui multiplie les messages durs à l'égard de l'Iran, et le département d'Etat (Affaires étrangères) soucieux de préserver une amorce de dialogue avec la république islamique.

La presse américaine s'est faite l'écho ces derniers jours d'un arrêt des discussions engagées dernièrement à Genève entre Américains et Iraniens, et a évoqué une possible stragégie de soutien à un soulèvement populaire en Iran pour renverser le régime en place, reflétant les vues des tenants d'une ligne dure à l'égard de Téhéran. Le secrétaire d'Etat Colin Powell en revanche a assuré mardi que &quot;les &quot;contacts allaient se poursuivre&quot; avec l'Iran, sans cependant dire sous quelle forme, et a assuré qu'il n'y avait &quot;pas de changement&quot; dans la politique iranienne de Washington. M. Powell a toutefois lui aussi cité le terrorisme et le nucléaire comme deux sujets de préoccupation majeurs pour les Etats-Unis.

Le département d'Etat est également resté vague sur une modification de la politique américaine, renvoyant à des déclarations du président Bush de juillet 2002, dans lesquelles il avait déjà semblé prendre ses distances par rapport aux espoirs suscités par le président réformateur Mohamad Khatami, jugé prisonnier du système, au profit d'un soutien plus affiché aux aspirations populaires. Washington entend &quot;soutenir les appels du peuple au gouvernement iranien en faveur de réformes démocratiques et de l'ouverture sociale&quot;, a déclaré le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, Richard Boucher.

La Maison Blanche a par ailleurs écarté une opération militaire comme en Irak, en rappelant que Washington entendait avoir une &quot;approche diplomatique&quot; avec l'Iran. 
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						<title>AMNESTY</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17833</link> 

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 Amnesty International dit &quot;non au commerce des droits humains&quot; 

PARIS (AP) - Sur une photo, le bas d'un visage, celui d'une Blanche dans sa moitié droite, d'une Noire côté droit. D'une part, une femme blonde et blanche, les lèvres maquillées de rouge, un collier de diamants autour du cou; la joue gauche est moins &quot;glamour&quot;: du sang coule de la bouche de la femme noire et sa gorge a été tranchée. &quot;Quel prix pour ces diamants?&quot;, demande la légende.

Cette campagne de lutte contre le commerce des armes et des matières premières avec les pays qui violent les droits humains va être présentée par Amnesty International à l'occasion du sommet du G8 à Evian en France du 1er au 3 juin. Elle sera diffusée par le biais d'un affichage urbain dans toute la France. Objectif: dénoncer le &quot;négoce meurtrier des diamants du sang&quot;.

L'organisation rappelle que &quot;les matières premières de plusieurs pays africains (bois, diamant, pétrole) continuent aujourd'hui à être exportées pour acheter des armes, ce qui permet à des Etats et à des groupes armés de violer les droits humains et bafouer le droit international humanitaire&quot;.

Par le biais de cette campagne, Amnesty plaide pour un renforcement du Processus de Kimberley: mis au point par des représentants de nombreux pays et des professionnels de l'industrie du diamant en janvier 2003, ce système de certification doit permettre la traçabilité du diamant depuis l'extraction jusqu'à l'exportation.

Reconnu par l'ONU, ce processus n'est toutefois pas soutenu par des mesures juridiquement contraignantes dans les pays concernés. AP

 
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						<title>INDE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17832</link> 

						<description> 
 Vague de chaleur en Inde: 494 morts en deux semaines 

HYDERABAD, Inde (AP) - Le bilan de la vague de chaleur qui frappe le sud de l'Inde depuis deux semaines est monté à au moins 494 morts mercredi, selon les secours de l'Etat d'Andhra Pradesh.

Une centaine de personnes sont hospitalisées pour déshydratation ou insolation, a précisé le responsable des secours, D.C. Roshaiah. On dénombrait 430 morts mardi, selon lui. Il a ajouté que les secteurs les plus touchés étaient ceux de Godavari et Malgonda.

&quot;Nous avons demandé aux habitants d'éviter de sortir durant les pics de chaleur de la journée&quot;.

La température la plus élevée (47°C) a été recensée dans la ville de Hanamkonda, dans le secteur de Warangal, à 170km au nord de Hyderabad.

Un millier de personnes avaient péri de chaleur l'année dernière. La plupart étaient âgées et n'ont pas supporté des températures atteignant 50 degrés. AP

 
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						<title>PALESTINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17830</link> 

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 Mahmoud Abbas demandera à Ariel Sharon une déclaration affirmant le droit des Palestiniens d'avoir un Etat 

JERUSALEM (AP) - Le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas demandera à son homologue israélien Ariel Sharon une déclaration explicite acceptant le droit des Palestiniens à avoir un Etat lors de leur prochaine rencontre, ont annoncé mercredi des responsables palestiniens.

La deuxième rencontre entre les deux hommes, qui a été repoussée, devrait finalement avoir lieu jeudi matin.

Un responsable du gouvernement israélien a déclaré qu'Israël envisagerait de faire une telle déclaration, mais probablement seulement dans le cadre d'un ensemble de dispositions qui seront annoncées lors d'une rencontre qui devrait se tenir la semaine prochaine avec le président américain George W. Bush. Elles devraient notamment exiger des autorités palestiniennes qu'elles prennent des mesures de répression à l'encontre du Hamas, du Djihad islamique et d'autres mouvements qui ont perpétré des attaques contre des Israéliens. AP

pyr/v394

 
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						<title>CONGO</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17816</link> 

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 Crimes sans châtiment 
par Vincent Hugeux 
 
  
 
Les combats et les massacres qui endeuillent l'Ituri, cette région du nord-est de la République démocratique du Congo, témoignent de l'écrasante responsabilité des Etats voisins. Mais quel gendarme du monde s'en soucie? 
 
 
C'est une région enclavée, adossée à la frontière ougandaise, perdue à l'extrême nord-est de l'ancien Zaïre. La terre y est fertile, le sous-sol truffé de minerais recherchés. Mais des entrailles du district de l'Ituri on exhume surtout, ces temps-ci, des cadavres mutilés. Sans que les plaintes étouffées de rescapés hébétés émeuvent, pour peu qu'elles leur parviennent, les gendarmes du monde. Depuis 1998, depuis que le poison de la guerre gangrène les confins de la République démocratique du Congo (RDC), pays-continent menacé de dépeçage, on recense dans ce mouroir tropical 50 000 tués et un demi-million de déplacés. Chaque fois qu'une milice tribale, cornaquée ou non par ses mentors étrangers, reconquiert Bunia, chef-lieu de l'Ituri livré aux pillages, elle laisse dans son sillage des relents de charniers. A la mi-mai, le conflit qui mit aux prises les soudards de l'ethnie hema, minoritaire, et leurs homologues lendu aurait ainsi coûté la vie à plus de 230 civils. De part et d'autre, il arrive que les porte-flingue n'aient pas 10 ans. Comme au Liberia ou en Sierra Leone, des gamins «chanvrés» jusqu'aux yeux s'enivrent du plaisir morbide de tuer, de terrifier et d'avilir.

Kigali et Kampala se livrent, par mouvements rebelles interposés, une lutte féroce pour la suprématie régionale 


Le vent tournerait-il? L'impuissance du contingent local de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) - 700 Uruguayens faiblement armés, souvent terrés dans leurs campements, et censés céder la place en juillet à une force venue du Bangladesh - devient obscène. Mieux, des témoins opiniâtres, prêtres ou francs-tireurs de l'humanitaire, obligent les ténors de la planète à sortir de leur apathie. D'autant que l'assassinat récent de deux observateurs de la Monuc rend soudain plus audibles les cris d'alarme. Emmenée par des militaires français, une «mission de reconnaissance» étudie depuis le 20 mai les modalités d'acheminement des secours. Un cauchemar logistique? Qu'importe. Sur les instances du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, Paris consent à animer une force internationale d'urgence. Mais à la condition d'hériter d'un mandat aussi clair que ponctuel et d'obtenir l'aval de tous les acteurs régionaux. C'est mal parti: neuf ans après l'opération «Turquoise», tenue par Kigali pour un sauf-conduit offert aux cerveaux du génocide, le Rwanda et ses protégés congolais récusent toute «ingérence» tricolore dans les grands lacs. Même si l'engagement espéré de l'Afrique du Sud, du Nigeria, voire de la Grande-Bretagne, contribuerait sans doute à tempérer leur hostilité.


Saisis par les démons de l'ethnologie comme Le Trouhadec le fut par la débauche, les «afro-fatalistes» ont tôt fait de réduire les tueries de l'Ituri au énième épisode d'un affrontement ancestral. Certes, voilà plus d'un siècle que les litiges fonciers aiguisent l'antagonisme entre Hema et Lendu. Maints carnages ont depuis lors endeuillé la chronique locale. Mais c'est à leurs parrains extérieurs que les rivaux doivent de basculer dans une frénésie meurtrière. Et de troquer flèches et machettes contre des brassées de fusils d'assaut et de lance-roquettes. Gare au génocide, préviennent d'une même voix les envoyés onusiens, Carla del Ponte, procureur général du Tribunal pénal international, ou Sergio Vieira de Mello, haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et prochain représentant spécial du «Machin» à Bagdad. Le régime rwandais arme et manipule ainsi la mouvance hema, par le biais de ses supplétifs du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Et ce d'autant plus aisément que le pouvoir tutsi du pays des Mille Collines et ses alliés de l'Ituri partagent une hantise commune: l'anéantissement des minorités. Après avoir, dans une confusion qui reflète l'intensité de la lutte des clans au sein de l'armée, travaillé les deux camps, l'Ouganda téléguide quant à lui les combattants lendu. Et ses officiers affairistes s'accommodent fort bien du chaos armé dans lequel sombre le district depuis le retrait de leurs troupes, achevé le 19 mai. Quoi d'étonnant? Jadis associés contre leur ancien protégé, le défunt Laurent-Désiré Kabila, tombeur de Mobutu et un temps maître de Kinshasa, Kigali et Kampala se livrent, par mouvements rebelles interposés, une lutte féroce pour la suprématie régionale. Sans perdre de vue des enjeux plus prosaïques. Diamants, or, bois précieux, cobalt, coltan: les ressources de l'Ituri attisent les convoitises des grands voisins comme de sociétés privées américaines, sud-africaines ou européennes. Sans parler des fabuleux gisements pétroliers que recèlerait le secteur... Vue sous cet angle, la richesse a tout d'une calamité. En novembre 2002, l'ONU avait consacré au pillage du pactole congolais un rapport accablant, tant pour la nomenklatura kinoise que pour les sbires du Rwandais Paul Kagamé ou la clique de l'Ougandais Yoweri Museveni. Un détail: seules les largesses anglo-américaines protègent ces deux chefs d'Etat du naufrage budgétaire.

En cinq ans, de 3 à 4 millions de civils ont péri danx l'ex-Zaïre 


Ubuesque, la première semaine d'avril aura jeté sur la tragédie congolaise une lumière crue. Le 3, en trois heures à peine, des commandos lendu sèment la mort dans une quinzaine de villages hema proches de Droro, à 80 kilomètres au nord de Bunia. Sinistre riposte aux carnages perpétrés par les miliciens hema quand, huit mois durant, ils ont tenu le chef-lieu. La veille, les délégués du «Dialogue intercongolais», forum pagailleux ouvert dix-neuf mois plus tôt, avaient approuvé à Sun City, le Las Vegas sud-africain, les contours d'une transition incertaine, prélude à la tenue d'élections générales à l'horizon 2005. Le lendemain, Joseph Kabila, fils et successeur de Laurent-Désiré, assassiné le 16 janvier 2001, promulgue une Constitution provisoire. Et, trois jours plus tard, ce président tout juste trentenaire prête serment. Car à 2 000 kilomètres à l'ouest de Bunia, kabilistes, opposants et chefs rebelles goûtent aux délices et aux poisons des marchandages politiques. De quoi, faute de mieux, mettre à l'abri du besoin plus de 70 ministres et vice-ministres, 500 députés, 120 sénateurs et des cohortes de hauts fonctionnaires. Clef de voûte de la «réconciliation», la nomination de quatre vice-présidents. Parmi eux, un fidèle de Kabila père, psychanalyste vindicatif, autrefois disciple de Jacques Lacan, et le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba. Fils de l'ancien patron des patrons zaïrois, ce protégé de Kampala traîne pourtant un lourd passif. Passe encore que la justice belge le condamne par défaut à un an de prison ferme pour avoir introduit illégalement dans le royaume des employés de maison. Passe encore que l'ONU l'épingle dans son palmarès des pillards de l'ex-Zaïre. Mais Bemba devra peut-être un jour - sait-on jamais? - répondre des crimes abjects commis dans l'Ituri par ses miliciens à l'automne 2002. Accusés d'actes de cannibalisme sur des Pygmées réduits en esclavage, ils ont parfois contraint leurs captifs à cuisiner et à manger la chair des défunts. Le reste est à l'avenant: viol collectif de fillettes sous les yeux de leur mère, décapitation, au couteau, d'une femme en présence de ses enfants, mutilations rituelles. Pour l'heure, M. le vice-président s'en tire à bon compte: il lui aura suffi de châtier quelques lampistes sous des motifs futiles pour obtenir l'absolution.


Tôt ou tard, il faudra bien que l'on se demande pourquoi les guerres du Congo-Kinshasa ont suscité si peu d'émoi. Combats, exodes, famines, épidémies: en cinq ans, de 3 à 4 millions de civils y ont péri. Qui leur rendra justice? Le Rwanda a son tribunal ad hoc, la Sierra Leone le sien. Mais pour la République démocratique du Congo, rien.
 
 
  
  
  
 
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						<title>LE PEROU</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/28#17799</link> 

						<description> 
 L'état d'urgence
décrété au Pérou 
Le président veut disperser des milliers de manifestants qui bloquent la circulation et le transport de marchandises sur les autoroutes du pays. 

  
Alejandro Toledo s'adresse à la nation mardi (AP)
   
Le président péruvien Alejandro Toledo a proclamé un état d'urgence de 30 jours mardi pour disperser des milliers de manifestants qui bloquent la circulation et le transport de marchandises sur les autoroutes du pays. 
Il a déclaré dans une allocution nationale que l'armée assisterait la police pour «assurer la sécurité» des 26 millions de Péruviens. 
La police et l'armée péruvienne ont commencé mercredi à démanteler une trentaine de barrages de paysans. Le calme régnait dans le pays et la capitale Lima. Les forces armées, chargée du maintien de l'ordre, n'ont pas rencontré de résistance lors du démantèlement des barrages qui entravaient depuis lundi la Panamériacine, artère qui s'étire sur 2.000 kilomètres tout le long du littoral pacifique. 

Grève illimitée

Mardi, les personnels de santé se sont joints à la grève des agriculteurs, professeurs et personnels juridiques qui manifestent sur tout le territoire. 
Le syndicat unique des 280.000 enseignants en grève illimitée depuis plus de deux semaines, le SUTEP, fer de lance du mouvement de mécontentement, a indiqué mercredi matin qu'il entendait poursuivre son mouvement et organiser des protestations jusqu'à la satisfaction de ses revendications.
Les agriculteurs bloquent les routes depuis lundi pour obtenir une baisse des taxes et une meilleure protection contre les importations de produits agricoles. (avec AP )

 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DISCOURS DE DE VILLEPIN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17680</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=4 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=center&gt;VISITE EN ISRAEL&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;BR&gt;DISCOURS DU MINISTRE DES AFFAIRES&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;&amp;nbsp;ETRANGERES,&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;BR&gt;M. DOMINIQUE DE VILLEPIN,&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;&lt;BR&gt;A L'HOTEL KING DAVID&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;&amp;nbsp;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=352 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages.asp&quot;&gt;&lt;IMG title=&quot;Toutes les photos&quot; alt=&quot;Toutes les photos&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/26052003i_2.jpg&quot; border=1&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;26.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;Déplacement de M. de Villepin dans les Territoires palestiniens : entretien avec M. Abu Mazen, Premier ministre palestinien (Ramallah)&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Photo : © Claude Stefan/MAE&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;
&lt;P align=center&gt;(Jérusalem, 25 mai 2003)&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIR&gt;
&lt;DIR&gt;
&lt;P align=justify&gt;Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Mesdames et Messieurs,&lt;/P&gt;&lt;/DIR&gt;&lt;/DIR&gt;
&lt;P align=justify&gt;Je suis heureux d'être parmi vous, ici dans cette ville de Jérusalem que je retrouve avec une grande émotion. Et je vous remercie pour votre accueil.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Une fois de plus le Moyen-Orient vient de connaître l'épreuve d'une guerre, une fois de plus nous sommes confrontés au terrorisme et à l'intégrisme, toujours à la haine et à l'intolérance : c'est un immense défi que nous devons relever ensemble. Nous le voyons bien : l'insécurité crée l'urgence, crée l'exigence. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Et au-delà des circonstances, le rendez-vous entre nos deux nations est dicté par une ambition commune. C'est pour cela que nous devons donner un élan, un nouvel élan à nos relations. Recréons la confiance, développons l'échange, le dialogue et la coopération et ce, dans tous les domaines où Israéliens et Français aspirent à faire fructifier leur héritage, à mobiliser leur énergie pour construire l'avenir : l'art, la science, la culture, la recherche.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Terre chargée d'histoire, Israël est un pays moderne, témoignant de sa créativité, de sa victoire sur l'adversité, mais aussi de son aptitude à transmettre les valeurs que son peuple véhicule depuis toujours : une démocratie vivante, une mosaïque de cultures, riche d'une capacité économique et technologique de premier plan, de grande densité, la plus grande densité de scientifiques au monde.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Berceau du peuple juif, Israël est devenu son refuge et sa patrie après des siècles de dispersion marqués par les plus grandes souffrances. Vous en avez gardé, avec raison, le devoir d'inquiétude et de vigilance. Ceux qui ont construit l'Etat d'Israël ont fait le serment que jamais plus les Juifs ne seraient livrés aux forces aveugles de la haine et de la barbarie. Votre pays témoigne aujourd'hui de cet engagement. Rappelons-nous les propos d'André Malraux&amp;nbsp;: &quot;Israël porte sur son visage le plus ancien passé du monde et l'Etat d'Israël n'est que le plus récent chapitre de l'histoire d'Israël&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;C'est chez vous, en juin 2002, que j'ai effectué l'un de mes premiers déplacements. J'y reviens aujourd'hui avec deux objectifs : imprimer une nouvelle dynamique à la relation franco-israélienne ; marquer ma conviction que la nouvelle chance qui est donnée à la paix peut et doit être saisie.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La France entretient avec votre pays une relation passionnée, et parfois même passionnelle, fondée sur des liens profonds, marquée par des moments forts, certains heureux, d'autres tragiques, éclairée par tant de nos compatriotes, enrichie, enfin, par les liens multiples qui existent aujourd'hui entre nos peuples.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Il s'agit là de plus de deux siècles d'histoire universelle, commençant avec une double rencontre : celle de la Haskala juive et des Lumières européennes, et surtout celle de la France de 1789 et de l'Emancipation à partir de laquelle s'est forgée la modernité juive. Léon Blum le rappelait : &quot;L'émancipation des Juifs a été l'un des piliers de la mise en application réelle, immédiate des idéaux de la Révolution française. La naissance du Juif moderne - avec sa dignité de citoyen et son intégrité d'homme libre - est venue de cette grande accoucheuse de libertés que fut la Révolution&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Emancipation individuelle, dont l'abbé Grégoire fut le maître d'œuvre intellectuel, mais aussi émancipation collective avec la création du premier Consistoire par Napoléon Bonaparte. Une nouvelle ère s'était ouverte avec la Déclaration des Droits de l'Homme qui appelait à la reconnaissance de tous les citoyens et les unissait dans la même universalité. Ce sont ces principes, proclamés par la Révolution, qui furent portés sur le pourtour méditerranéen par la première association francophone internationale dans l'Histoire, l'Alliance israélite universelle, véhiculant un message d'ouverture et de partage et enseignant dès sa création les valeurs de la République aux futurs citoyens de l'Etat juif. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Aujourd'hui, portés par cette histoire, nous devons réfléchir ensemble à la manière de construire l'avenir. Car dans le cœur des Français, votre peuple éveille de vives résonances&amp;nbsp;: celle de la tragédie, celle de la capacité créatrice, celle d'un devoir de paix partagée. La Shoah appartient à votre histoire, à notre histoire, à celle de toute l'humanité. En me rendant il y a un an au mémorial du Yad Vashem, je me suis incliné devant l'immensité de la souffrance et de l'horreur vécues. La France, par la voix du président de la République dans son discours du Vel&amp;nbsp;d'Hiv en 1995, a reconnu la responsabilité de l'Etat français dans le drame de la déportation des Juifs de France. Il l'a encore rappelé il y a quelques jours : la France est &quot;à jamais inconsolable&quot; de cette &quot;faute inexpiable&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La volonté de notre pays de rétablir la justice a amené le gouvernement français à créer la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France, puis à appliquer ses recommandations&amp;nbsp;: en particulier la création de la Commission d'indemnisation des victimes de spoliations et de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Le préjudice moral reste imprescriptible. Tous ces noms, toutes ces âmes du martyre rappellent chaque jour à notre conscience la part obscure qui se tapit en tout homme. Ils rappellent à la France et à l'Europe leur devoir de paix et de tolérance, leur devoir de mémoire devant un drame dont jamais le souvenir ne devra être banalisé. Et si la France et l'Europe portent en elle depuis toujours la marque créatrice du peuple et de l'identité juive, elles n'oublient pas aujourd'hui, après cinquante années d'efforts pour construire un espace de paix et de partage, qu'elles doivent en grande partie l'énergie d'accomplir ce devoir au rejet absolu de l'horreur et de la barbarie qu'a dû subir le peuple juif. &lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;****&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Chers Amis,&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Entre la France et Israël, entre les Français et le peuple juif, il y a une relation du cœur. En pleine affaire Dreyfus, le père d'Emmanuel Levinas ne rappelait-il pas, paradoxalement, &quot;qu'un pays où l'on se déchire à propos du sort d'un petit capitaine juif est un pays où il faut aller&quot; ? &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Très tôt, la France a compris la vigueur du mouvement qui entraînait l'immigration de Juifs venus de toute l'Europe vers la Palestine mandataire. Très tôt, elle a reconnu le miracle de la renaissance de la langue hébraïque après vingt siècles d'absence. D'une certaine manière, elle en fut même le berceau, comme le raconte Eliezer Ben Yehouda, le fondateur de l'hébreu moderne : &quot;c'est dans une des rues de Paris, dans un café du boulevard Montmartre, que je me mis à parler l'hébreu, pour la première fois, avec un de mes amis, assis à une table ronde où étaient servies deux tasses de café noir&quot;. C'est bien au cœur de Paris que votre langue a resurgi de ses longues années de sommeil, et au-delà de l'anecdote, comment ne pas y voir le signe d'un avenir à construire ensemble ?&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La France et le peuple juif, c'est deux histoires qui se croisent et se répondent. D'un côté, le premier grand monothéisme, fondant les règles d'une morale universelle. De l'autre, le pays des Droits de l'Homme, des idéaux des Lumières, une France reconnaissant dès l'origine la vocation spirituelle du peuple juif. Ces deux pensées universelles sont aujourd'hui indissociables, tant elles se doivent l'une à l'autre. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Je garde la mémoire de tous les Juifs de France qui ont marché vers la mort ; nous nous souvenons aussi des justes français qui se sont mobilisés pour sauver tant de vies. Marqué par le souvenir des années noires, le peuple français s'est mobilisé pour la création de l'Etat d'Israël. La France a défendu votre place à part entière dans la communauté des Nations. Elle a été l'une des premières à reconnaître l'Etat d'Israël et à lui apporter un soutien résolu lors des années les plus difficiles de cette renaissance. Nous avons en commun d'immenses atouts que nous devons utiliser davantage. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;D'abord, la communauté francophone d'Israël, qui tisse un lien si fort entre nos deux sociétés. Israël, second pays francophone du Proche-Orient, a vocation à adhérer à l'Organisation internationale de la Francophonie. Nous souhaitons plus que jamais, comme l'avait souligné le président de la République ici même en octobre 1996 au président Weizmann, qu'Israël soit admis dès que possible au sein de cette Organisation.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Ensuite, la communauté juive de France, qui est une chance pour la France. Elle est la deuxième dans le monde en dehors d'Israël, et joue un rôle majeur dans notre pays. La France ne serait pas ce qu'elle est sans Marcel Proust, Léon Blum, René Cassin, Albert Cohen et tant d'autres, aujourd'hui comme hier. Nous gardons le souvenir de ce lignage. Ces Français, fortement attachés au génie du judaïsme puis à Israël, tissent un lien privilégié entre nos deux pays. Je leur renouvelle ma reconnaissance et mon engagement attentif face aux inacceptables provocations de certains afin qu'ils puissent pleinement vivre et s'épanouir au sein de notre République. L'antisémitisme est intolérable. Le peuple français et le gouvernement sont mobilisés pour le combattre sous toutes ses formes.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Il nous appartient de donner un souffle nouveau à nos relations. Ensemble, convaincus qu'il ne faut pas laisser s'éroder la relation entre nos deux pays, nous avons eu à cœur de la restaurer. Je me souviens de l'entretien pour lancer cette idée que j'ai eue avec mon ami Shimon Péres. Je le salue. La France constitue l'un des principaux fournisseurs d'Israël, son troisième partenaire au plan scientifique et le seul pays européen à déployer une présence culturelle dans tout votre pays avec nos centres de Haïfa, Beer Sheva et Nazareth. Notre pays est aussi votre deuxième destination touristique. Et l'Europe constitue aujourd'hui votre premier partenaire commercial.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Nos liens sont intenses et ne demandent qu'à s'épanouir, à se diversifier. Nous avons désigné du côté français le professeur David Khayat, éminent cancérologue, grand homme que j'estime et que je salue, présent parmi nous, pour faire des propositions audacieuses. Je me réjouis que vous veniez de nommer M. Yéhuda Lancry, ancien ambassadeur en France et haute personnalité culturelle comme co-président israélien. Sachez que je veillerai à ce que les conclusions des travaux de ce groupe soient appliquées.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Dans ce cadre, de part et d'autre, des projets ambitieux ont été préparés dans tous les domaines, du dialogue politique à la coopération scientifique, commerciale, culturelle et universitaire. Et permettez-moi de vous annoncer, pour souligner notre engagement et notre confiance, que la France bâtira à Tel Aviv, haut lieu de la création contemporaine dans le monde, un nouvel institut français, à la mesure de la vitalité culturelle de nos deux pays. Espace de rencontre et d'échange où pourront débattre intellectuels, artistes et hommes de science français et israéliens, il aura vocation à devenir un foyer de rayonnement pour la culture française comme pour la francophonie.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;**&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Relançons également notre dialogue politique dans tous les domaines : sécurité, lutte contre la prolifération et le terrorisme, gestion des conflits. Face aux nouvelles menaces, nous avons le devoir de travailler ensemble, avec toute la communauté internationale. Le peuple israélien, qui est durement frappé par le terrorisme, connaît cette exigence. Nous comprenons ce que ressentent les Israéliens depuis de trop longs mois, depuis des années. La menace du terrorisme hante ici chaque famille. Le sentiment d'insécurité avive une angoisse permanente. L'horreur des attentats nous révolte, comme elle vous révolte. La France condamne tous les actes terroristes. Elle lutte sans merci, avec tous ses partenaires de la communauté internationale, contre ce fléau.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La France n'a jamais transigé sur la sécurité de votre pays. Israël a droit à une sécurité pleine et entière. Cela passe par la construction d'une paix fondée sur la justice. C'est le sens de l'engagement de la France au Proche-Orient. Nous comprenons qu'Israël mette au premier plan de ses préoccupations la sécurité de ses concitoyens, et nous serons toujours à ses côtés contre le fanatisme, contre la haine et la violence. C'est précisément pour cela que nous ne devons pas laisser la logique de l'affrontement l'emporter sur la volonté de réconciliation, à un moment où se dessine peut-être la perspective d'une nouvelle chance.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La paix, en effet, se construira dans le respect des identités et des droits des peuples. Le droit du peuple israélien à vivre en pleine sécurité dans des frontières sûres et reconnues. Le droit à s'intégrer dans son environnement régional et à être reconnu par tous. Vos voisins, peu à peu, le reconnaissent, à la suite des Egyptiens, courageux pionniers de la paix en 1978, puis des Jordaniens en 1994. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Ce droit absolu s'impose désormais comme une nécessité dans la région. Tous les Etats arabes, par la résolution du Sommet de Beyrouth de mars 2002, ont proposé une normalisation des relations avec Israël dès lors que les territoires occupés seraient évacués. Cela signifie qu'il n'y a plus aujourd'hui de vraie contestation portant sur l'existence d'Israël dans ses frontières internationalement reconnues, et si contestation il devait y avoir, elle rencontrerait l'opposition résolue de la France. &lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Aujourd'hui, le statu quo n'est plus possible. Le conflit israélo-palestinien est devenu un symbole des fractures du monde. L'impasse alimente les frustrations, détournées par le terrorisme international qui radicalise les peurs de chacun. Elle renforce le sentiment d'injustice contre lequel nous devons lutter. Car la justice est une : elle ne se divise pas.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Comment casser cet engrenage ? Depuis près de trois ans, la notion même de processus de paix paraît avoir disparu. Un nombre croissant d'Israéliens, désespérés par les attentats, semblent convaincus qu'une paix négociée avec les Palestiniens est impossible. La légitime sécurité à laquelle a droit le peuple d'Israël apparaît comme la priorité absolue, mais toujours hors d'atteinte.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;A lui seul, l'objectif de la sécurité ne permet pas d'assurer la paix. Sans perspective politique, il attise la violence. La réoccupation de la Cisjordanie, le couvre-feu, les opérations &quot;ciblées&quot; qui touchent bien souvent des innocents, les destructions de maisons, les expropriations peuvent-ils être des garanties de sécurité pour les Israéliens ?&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Interrogeons-nous aussi sur le sens de l'histoire. C'est en apportant des réponses politiques, en recherchant une paix juste et durable que des seuils seront franchis. Je comprends vos doutes. Comment en effet envisager des concessions lorsque les bombes explosent dans vos autobus, devant vos écoles ? &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Mais c'est aussi dans la force de nos démocraties, dans la sagesse de nos cultures, dans l'exigence de nos peuples que nous pouvons trouver les réponses. Quel peuple plus que le vôtre, qui a tant connu l'injustice, la répression, l'exclusion, peut comprendre les sentiments éprouvés par le peuple palestinien ? &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Nous devons arracher cette région au vertige qui l'étreint. La France souhaite un Etat d'Israël pleinement intégré dans son environnement, vivant en paix et en totale sécurité, échangeant avec ses voisins. Je le dis avec amitié et conviction : cela ne sera pas possible sans des choix courageux, des compromis, des ouvertures.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Votre Etat, après cinquante ans d'hostilités et de guerres, voit sa légitimité s'affirmer auprès de ses voisins. Il reste un pas à franchir et c'est parce que vous êtes forts que vous pouvez le faire. Ce pas, c'est le respect du principe de l'échange des territoires contre la paix. Et la paix peut être conclue avec les Palestiniens comme avec les Syriens et les Libanais. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Ce pas accompli, avec toutes les garanties internationales nécessaires, y compris celles de la France, vous pourrez enfin vivre dans la sécurité et la tranquillité, oublier l'angoisse de la violence et obtenir la pleine reconnaissance de votre présence au Moyen-Orient.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Il y a aujourd'hui une nouvelle chance pour la paix : un plan proposé par le Quartet qui réunit l'Europe, les Etats-Unis, la Russie et les Nations unies. Il prévoit un calendrier menant en trois ans à la création d'un Etat palestinien avec un Etat d'Israël pleinement reconnu par ses voisins et intégré dans la région. Il faut que le plan du Quartet soit mis en œuvre de bonne foi par toutes les parties. Les Palestiniens l'ont accepté. Israël a pris aujourd'hui une décision très importante. Il est maintenant urgent que chacun s'engage dans la mise en œuvre intégrale de ce plan. L'acceptation de la feuille de route ouvre une nouvelle page pour la région. C'est une chance majeure sur le chemin de la paix. Confortons le mouvement. Faisons de la paix un chemin irréversible. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Un nouvel échec ferait de la feuille de route une feuille morte et ôterait tout espoir à cette région, livrée à toujours plus de violence, de répression, de sacrifices. L'alternative à la feuille de route, ce n'est pas le statu quo mais le gouffre.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La France et l'Union européenne sont prêtes à s'engager et à travailler avec les parties pour ramener la confiance, pour accompagner jour après jour la mise en œuvre de cette feuille de route. C'est pour cela que j'ai présenté dans un discours au Caire cinq étapes pour accompagner et soutenir l'application de ce plan de paix. J'ai notamment plaidé pour que la conférence internationale qu'il prévoit se tienne dès le début du processus, et pour un arrêt immédiat et simultané des violences. Tous les pères de la feuille de route doivent prendre leurs responsabilités pour sa mise en œuvre. Ensemble, nous devons mettre en place le mécanisme de supervision, tel que le Quartet en a dressé les contours, pour accompagner l'application de ce plan. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Pourquoi attendre encore, en craignant à chaque instant l'inéluctable ou l'irréparable, quand la paix est à bâtir tous les jours, en soi et autour de soi ? Car la paix, comme la justice, ne se divise pas. Pensons à ce qu'elle signifierait : ne serait-ce pas l'espoir et l'horizon rendus à chacun ? Le quotidien restauré dans sa légèreté, son insouciance, ses mille projets ordinaires et extraordinaires, l'avenir gravé dans les consciences. Israël bénéficierait au premier chef d'une dynamique de développement de la région. Déjà, des perspectives s'ouvrent avec le processus euro-méditerranéen de Barcelone. Ce dialogue, auquel Israël participe depuis l'origine, me donnera l'occasion de retrouver mon homologue israélien Silvan Shalom après-demain en Crète. Il est précieux, parce qu'il reste aujourd'hui le seul cadre qui réunisse Israël et les pays des deux rives de la Méditerranée. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Ne nous voilons pas la face. Dans un contexte tragique, le choix de la paix est toujours difficile. Nous le savons tous : les peuples qui se battent pour leurs droits ne renoncent pas. Vous le savez mieux que quiconque. Soyons audacieux dans la recherche d'une paix globale. Sur le volet syrien, la France souhaite que les négociations, qui s'étaient interrompues près du but, reprennent enfin.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;**&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Chers Amis, &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Ici même, à Jérusalem en 1805, Chateaubriand fut saisi d'admiration pour la communauté juive, toujours vivante, toujours fidèle à son histoire, quand tant de grandes civilisations ont été englouties par les siècles, de la Perse à la Grèce d'Alexandre ou à l'Empire romain. &quot;Si quelque chose parmi les nations, écrivit-il, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Ce miracle vous appartient. Chaque jour, il vous tient à cœur de le renouveler, et la France sera toujours à vos côtés pour entretenir cette lumière venue du fond des âges, pour tenir ce cap exigeant dans les grands tournants de l'histoire.&lt;/P&gt;&lt;U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;Aujourd'hui ce cap est celui de la paix avec le peuple palestinien. Ensemble, nous devons ouvrir une nouvelle page de l'histoire. Israël terre longtemps rêvée, un temps perdue, aujourd'hui retrouvée, connaît encore le trouble et l'inquiétude. La véritable victoire de votre peuple sera celle de la paix dans une région qui aspire à devenir sereine, celle de l'humanisme que vous portez au plus profond de votre identité depuis toujours. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Je vous remercie./.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;A name=Chapitre7&gt;&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=4 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;
&lt;P&gt;VII.-&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=center&gt;OUVERTURE&lt;BR&gt;DE LA PREMIERE CONFERENCE ERASME-DESCARTES&lt;BR&gt;&quot;L'ETAT ET LA DEMANDE SOCIALE&quot;&lt;BR&gt;ALLOCUTION DE LA MINISTRE DELEGUEE&lt;BR&gt;AUX AFFAIRES EUROPEENNES,&lt;BR&gt;MME NOELLE LENOIR&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;
&lt;P align=center&gt;(Amsterdam, 25 mai 2003)&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIR&gt;
&lt;DIR&gt;
&lt;P align=justify&gt;Monsieur le Ministre, &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Madame et Monsieur les Ambassadeurs,&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Monsieur le Maire, &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Mesdames, Messieurs,&lt;/P&gt;&lt;/DIR&gt;&lt;/DIR&gt;
&lt;P align=justify&gt;Je tiens avant tout à vous dire mon grand plaisir de participer à l'ouverture de la première conférence Erasme-Descartes qui se tient aujourd'hui dans cette magnifique ville d'Amsterdam. Comme vous le savez, cette conférence lance un nouveau processus de coopération entre la France et les Pays-Bas, destiné à dépasser le cadre du dialogue politique proprement dit pour permettre aux sociétés civiles de se rencontrer et par là même à nos concitoyens de mieux se connaître et de mieux se comprendre. Il ne s'agit pas de nier l'importance du dialogue politique et diplomatique traditionnel, qui est d'ailleurs très bon entre nous depuis la visite d'Etat effectuée par le président de la République aux Pays-Bas en 2000. A cet égard, deux événements récents témoignent de la vitalité et de l'efficacité de nos relations bilatérales : d'une part, la tenue de la première réunion du Conseil de coopération franco-néerlandais, présidé par M. de Hoop Scheffer et M. de Villepin le 13 mai dernier ; d'autre part, l'impact à la Convention sur l'avenir de l'Europe, de la contribution commune que nos deux pays ont déposée sur le renforcement de la méthode communautaire et qui montre notre attachement à une Europe qui transcende les intérêts purement nationaux.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Grâce à la construction de l'Union européenne, notre destin commun va bien au delà des questions politiques proprement dites. Si nous voulons créer cet espace d'échange et de citoyenneté que doit être l'Europe, si nous voulons véritablement maîtriser notre destin, nos sociétés doivent se rencontrer et partager leurs expériences.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;C'est en cela que des initiatives, comme la conférence qui nous réunit aujourd'hui, revêtent une importance majeure. En temps que ministre issue de la société civile et juriste dans l'âme et dans ma profession, j'applaudis notre préoccupation commune à impliquer intellectuels, chercheurs, acteurs économiques et sociaux à toutes les dimensions de notre coopération bilatérale. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Je salue également le thème que vous avez choisi de traiter aujourd'hui : l'Etat et la demande sociale. C'est une interrogation à laquelle il nous faut répondre d'urgence, alors que le marché intérieur et la monnaie unique invitent les pays européens à dynamiser leurs économies et à acquérir de nouvelles marges de croissance. Sans compter les obligations de discipline budgétaire et financière imposée par le Pacte de stabilité, garant essentiel de la coordination de nos politiques économiques. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Le rapport de l'individu à l'Etat constitue la charpente de nos sociétés démocratiques en France comme en Hollande. L'Etat détient d'une part l'autorité légitime et, comme l'indiquait Max Weber, le &quot;monopole de la violence&quot;. D'autre part, il s'oblige à fournir des prestations sociales qui illustrent la solidarité entre les membres de la collectivité nationale. En France, c'est à travers la notion de citoyenneté que se définit cette relation complexe et souvent passionnelle entre l'Etat et l'individu. D'un coté, l'individualisme trouve sa consécration dans les droits civils et politiques de chaque citoyen. La formule du philosophe Alain qui résume la démocratie aux droits qu'exerce &quot;le citoyen contre l'Etat&quot; reflète cette conception des relations entre l'Etat et la société ; d'un autre côté, les droits sociaux accordés à chacun sont la marque d'un Etat Providence qui est notre cadre de vie depuis 50 ans. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Or c'est cette conception de l'Etat providence qu'il faut maintenant revisiter à l'aune de la mondialisation. Il faut repenser le contrat social de manière à garantir un niveau de solidarité conforme à la demande sociale européenne. La notion de citoyen n'a pas aux Pays-Bas un contenu aussi ''militant'' que chez nous (imaginez qu'en France le mot &quot;citoyen&quot; désigne même un mouvement politique !). Pourtant les Néerlandais connaissent également ce défi de la mondialisation et vous avez la même recherche que nous d'un nouvel équilibre entre le communautaire et l'individuel. Ainsi nombreux sont les observateurs français de votre pays à admirer combien votre société s'est organisée à travers ses associations, ses corps consultatifs, ses organismes représentatifs et combien vous savez pratiquer le dialogue social. Et pourtant, un humoriste anglais du XIXème siècle avait tout autant raison, me dit-on, en affirmant que ce sont les Néerlandais qui ont &quot;inventé la vie privée&quot;, montrant ainsi que la collectivité n'exclut pas l'individualité.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Même s'ils apportent des réponses différentes, nos deux peuples sont aussi attachés à une démocratie politique qui préserve leurs libertés tout en ménageant une séparation entre la sphère publique et la sphère privée, qu'à une démocratie sociale qui s'appuie sur le droit à l'éducation, à la santé et à la sécurité sociale.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Mais les bouleversements que le monde connaît aujourd'hui sont porteurs d'inquiétudes&amp;nbsp;:&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;L'irruption du terrorisme, notamment après l'épouvantable drame du 11 septembre 2001, a contribué à attiser le sentiment d'une insécurité réelle, mais également des réflexes de repli sur soi. Ainsi, lors des campagnes électorales de l'an dernier dans nos deux pays, la sécurité était la première préoccupation des sondés, ce que les résultats ont d'ailleurs illustré de façon criante.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;La fin des idéologies et ce que le philosophe français Marcel Gauchet appelle &quot;le désenchantement du Monde&quot;, pour manifester l'affaissement en Europe des croyances religieuses ou des grandes utopies, constituent également une dilution des repères susceptible de menacer notre idéal européen. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;C'est pour cela que les Etats au sein de l'Europe doivent repenser la nature et les mécanismes de leurs liens avec les citoyens. A défaut, des forces obscures ou obscurantistes prospéreront sur nos sociétés inquiètes, déboussolées. Encore le week-end dernier, dans le pays qui sert de trait d'union entre nous, la Belgique, les extrémistes du Vlaams Blok ont atteint des résultats qui ne peuvent qu'inquiéter les partisans des valeurs démocratiques. La réflexion que vous entamez aujourd'hui est donc urgente. Je vous souhaite, dans notre intérêt à tous, qu'elle soit aussi productive que possible pour permettre de bâtir une société européenne qui nous mette à l'abri des extrémismes. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Je considère que la clé du développement harmonieux de nos deux pays est dans la conciliation d'une économie de marché efficace - fondée sur la dynamique de l'esprit d'entreprise - et d'une société solidaire. Pour parvenir à cet équilibre, il convient selon moi de relever trois défis fondamentaux : &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- la compétitivité de notre économie, qui suppose de faire évoluer nos régimes de protection sociale ;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- la création d'une véritable solidarité européenne ; &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- la reconnaissance de l'apport des services publics à la compétitivité européenne. &lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;*&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;1. Premièrement, la compétitivité de nos économies pourra seule permettre la cohésion sociale au niveau d'exigence légitimement attendu par nos concitoyens.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;En France, aux Pays-Bas, mais également en Autriche, en Allemagne, en Espagne, en Grèce ou en Italie, de même qu'en Pologne ou en Hongrie, partout nous connaissons le même débat sur les retraites. Partout en Europe la baisse structurelle de la natalité et les progrès de la médecine ont modifié fortement le rapport entre cotisants et retraités, amenant à rechercher les conditions d'un nouvel équilibre. Il ne saurait être question de remettre en cause le modèle social de nos démocraties à l'européenne, dont la cohésion sociale est l'un des meilleurs atouts. Pourtant nous devons veiller à ce que ce modèle, du fait des charges excessives qu'il entraîne pour la collectivité, ne devienne une ''sangsue'' qui aspirerait les forces vives de la nation. Tel est notre projet. Que peut faire l'Europe pour faciliter les réformes indispensables ? Voilà la question que je souhaite aborder à présent plus en détail. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;A mon sens, l'Europe a un rôle à jouer. Il ne s'agit pas pour elle de se substituer aux Etats nations. Sur un sujet comme les retraites, cela ne paraît pas, au moins pour le moment, souhaitable. Mais l'Europe peut apporter sa pierre à l'édifice. D'abord, tous les Européens ne procèdent pas de façon uniforme. Toutes les idées ne naissent pas sur les bords de la Seine ou de l'Amstel. L'Europe doit donc être un lieu de rencontre et d'échange, un ferment intellectuel et nous disposons pour cela d'un outil : la stratégie de Lisbonne, qui permet d'aborder les questions économiques et sociales dans la perspective globale de la compétitivité à long terme. Nous disposons aussi d'un outil opérationnel, celui que l'on appelle dans le jargon communautaire &quot;la méthode ouverte de coordination&quot;. Cette méthode en effet nous permet de mesurer et de comparer nos performances. Or comparer, c'est stimuler et encourager les réformes dont nous n'avons pas forcément la clé faute d'expérience : comment indemniser le chômage sans pénaliser le travail ? Comment former les travailleurs plus âgés qui perdent leur emploi pour pouvoir les reclasser ? Comment former les jeunes peu diplômés dans un monde en perpétuel progrès ? Mais également, comment éviter les abus des régimes d'aide sociale - sujet dont je sais qu'il fait chez vous l'objet d'un vif débat, par le biais de la réforme de la loi sur l'incapacité de travail. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Toutes ces questions sont essentielles et personne ne saurait prétendre détenir la réponse absolue. Mais il y a des réponses à adapter selon les pays, et c'est à ces réponses que l'Europe contribue. Ainsi, des pays comme l'Espagne ou l'Italie n'auraient pas mené à bien leurs réformes économiques et sociales sans la perspective de la monnaie unique. De même, la réforme des retraites en vigueur ou en cours dans l'ensemble des pays européens reflète-t-elle la nécessité d'une meilleure coordination des politiques économiques et sociales, avec comme objectif de préserver notre niveau élevé de protection sociale dans une société de plus en plus compétitive. Sans réforme des retraites, nous ne pourrions en effet ni en garantir le service aux générations futures, ni prétendre même bénéficier de la croissance que nous appelons de nos vœux.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;2. Affirmer l'Europe comme espace de solidarité permettra de réaliser plus facilement les réformes structurelles dans les Etats membres.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Jusqu'ici, l'Europe a largement laissé les Etats membres répondre à la demande sociale. Elle s'est pourtant progressivement érigée en espace de solidarité dans certains domaines : notamment le maintien d'une agriculture rentable et de qualité, mais également la résorption des déséquilibres régionaux à travers les fonds structurels. On entend parfois dire que ces politiques doivent être démantelées. Mais est-ce bien ainsi que l'on répondrait efficacement à la demande sociale en Europe ? Et que dire d'un projet européen qui ne ferait aucune place à la solidarité et qui n'apporterait aux citoyens que les contraintes de directives et règlements souvent bien tatillons, complexes et difficiles à intégrer dans nos cultures juridiques ? Je suis persuadée au contraire qu'il faut défendre les politiques communes comme facteur d'entraînement de la croissance pour l'ensemble du site Europe. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Cela suppose d'agir à deux niveaux :&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- Entre les Etats d'abord. Je connais votre souci de bonne gestion budgétaire et je le partage, n'ignorant pas que les temps sont difficiles pour les finances publiques. Mais, en tant que membres fondateurs, nous devons réaffirmer le caractère essentiel pour l'Europe des politiques communes. La France bénéficie surtout de la PAC et la Grèce ou l'Espagne de la politique régionale. Mais toute l'Europe en a également bénéficié. Par exemple le dynamisme de l'agriculture et le rattrapage économique des régions les plus défavorisées ont apporté à la société européenne un niveau de vie et de compétitivité qui sont autant de gages d'une stabilité politique indispensable à la paix sur le continent. Aussi, plutôt que de s'engager à re-nationaliser ces politiques (qui se limitent au demeurant à à peine 1 % du PIB européen), pourquoi ne pas réfléchir au développement de politiques structurantes, comme celle des réseaux trans-européens de transport, ou même pourquoi ne pas mettre en place de nouvelles politiques communes comme celle de la recherche ou du soutien à l'innovation ? Il y va de la compétitivité de l'Europe, une compétitivité qui tire le social vers le haut. Car faute de croissance, comment peut-on espérer redistribuer les fruits de la croissance ?&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- La construction d'un véritable modèle social européen doit être le second objectif. Dans une tribune publiée en février dans le Financial Times, un ministre britannique en récusait le concept en ironisant sur le fait qu'il ne revenait pas à l'Europe de réglementer le droit de grève des pompiers. Il y faisait valoir que les questions sociales relevaient du principe de subsidiarité et que chaque nation devait donc en décider pour elle-même. Certes, la compétence nationale en ces domaines est première, mais peut-on concevoir l'Europe en laissant tout à fait de côté la demande sociale qui s'y exprime ? L'émulation économique est un processus sain, si elle pousse chacun à faire de son mieux, mais pas s'il s'agit d'un jeu à somme nulle fondé sur le moins-disant social. Qui peut dénier, par exemple, à la récente réglementation sur les règles applicables aux conducteurs de camion ou aux gens de mer sa légitimité de législation européenne ? Qui peut justifier de maintenir dans l'Europe élargie l'unanimité pour les décisions en matière de transferts des droits sociaux des travailleurs migrants (l'actuel article 42 CE) ? J'ai la conviction que la consolidation du modèle social européen facilitera la tâche de ceux qui veulent réformer les systèmes nationaux. La mise en œuvre de règles propres à un modèle social européen juste et efficace contribuera en effet à rassurer ceux qui sont inquiets pour leur avenir et pour l'avenir de leurs enfants, et leur fera mieux accepter les réformes structurelles nécessaires au maintien de ce modèle. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Voilà pourquoi le gouvernement auquel j'appartiens entend promouvoir avec une détermination égale, à la fois le renforcement de la compétitivité française par une juste réforme des retraites, mais aussi l'affirmation d'un principe de solidarité au niveau européen, l'un ne pouvant pas aller sans l'autre. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;3. La cohésion devient un enjeu fondamental de nos économies qui impose de repenser le principe de l'intérêt général.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Au delà de la recherche de l'équilibre entre l'économique et le social, se pose la question de la cohésion sociale et territoriale. Qui représente pour nous à la fois une protection et un atout et qui est assurée par un instrument que nous appelons le service public. Je sais combien ce concept peut paraître périmé ou à tout le moins spécifiquement français et difficilement exportable. Il paraît même peu défendable pour certains particulièrement les jours de manifestation comme aujourd'hui dans les grandes villes de France…&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Mais si la Conférence Erasme-Descartes a bien une ambition, c'est celle de relativiser les stéréotypes. Dès lors, je crois particulièrement opportun d'aborder la question des services publics, car s'il peut y avoir un sujet d'incompréhension entre nos pays, c'est bien celui-là. Aujourd'hui le service public à la française connaît une profonde mutation et ne correspond plus du tout à sa caricature. Je n'ignore pas les craintes envers les monopoles d'Etat, protégés à domicile et que l'on dit prédateur à l'étranger. Mais cette image est fausse : l'ouverture à la concurrence est à l'œuvre en France comme dans le reste de l'Union européenne et ce dans tous les secteurs - poste télécom, gaz, électricité, ferroviaire, etc. Nos anciens monopoles se transforment et deviennent des entreprises européennes, confrontés à une concurrence rude, chez eux comme sur les autres marchés. Dans les secteurs marchands comme ceux que je viens d'évoquer, le service public correspond en réalité au service d'intérêt économique général, il est géré de plus en plus par des opérateurs privés, dans les conditions des sociétés commerciales. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Cette mutation, j'ai toujours cru que nous pourrions la promouvoir et la penser ensemble, dans un cadre européen. Car il serait logique que les Pays-Bas soient les champions du service d'intérêt général, des alliés naturels dans la défense d'une conception montrant que, dans certains cas, il est nécessaire de prendre en charge collectivement l'intérêt de la communauté pour mieux le faire prévaloir. Je lis ainsi dans le sondage réalisé à l'occasion de votre colloque, que les services publics bénéficient d'une image très positive auprès des populations de nos deux pays. Et cela est parfaitement naturel. Après tout, votre pays doit tellement aux collectivités qui ont entrepris la conquête des terres sur la mer ! C'est au prix de travaux engageant une solidarité nationale sans équivalent dans le monde que les waterschappen, communautés chargées de la construction et de l'entretien des digues et des canaux, ont depuis le Moyen Age gagné des terres qui équivalent aujourd'hui à 20% de la superficie de votre pays. Et que dire de ces 1100 kilomètres de digues qui protègent réserves d'eau douce, terres agricoles, villes ? Leur préservation coûte que coûte répond à l'intérêt général ?&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Il s'avère que la France et les Pays-Bas ont des conceptions parfois différentes de ce qu'est un service public, et de la façon de le gérer. Je notais récemment que la distribution de l'eau était gérée par un opérateur public aux Pays-Bas alors que la distribution du courrier ne l'était pas. C'est le contraire en France. Voilà qui montre que nul ne peut ou ne doit chercher à imposer un modèle unique. Je vous propose donc d'éviter les débats théologiques et de partir de préoccupations concrètes. Comment organiser l'espace européen comme un espace de concurrence d'une part, et donner aux autorités publiques les moyens d'assumer certaines missions nécessaires à la cohésion sociale et territoriale d'autre part ? Profitons pour examiner cette question du débat que vient d'ouvrir le livre vert de la Commission européenne sur les services d'intérêt général afin de mieux cerner nos obligations de bonne gestion de ces services au niveau européen :&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- une obligation de résultat : ce qui apparaît comme un élément essentiel de la cohésion économique et sociale doit pouvoir être organisé sans entrave juridique ou financière ce qui pose la question de l'application des règles communautaires sur les aides d'Etat. Voilà le type de question qu'il faut en tous les cas clarifier pour permettre à ceux qui sont à l'écoute de la demande sociale, Etat ou collectivité territoriale, d'y répondre au mieux.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- une obligation de méthode : l'ouverture des services essentiels doit pouvoir être évaluée de façon transparente et objective pour que chaque citoyen tire ses propres enseignements des effets de cette ouverture. L'adhésion à l'Europe est à ce prix. Je souhaite ainsi que l'évaluation des services d'intérêt économique général fasse l'objet d'une attention plus importante, et soit par exemple confiée à un observatoire situé auprès du Parlement européen.&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;*&lt;/P&gt;
&lt;P align=center&gt;* *&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;En conclusion, je ne résiste pas à la tentation de citer cette phrase de Paul Valéry qui résume toute notre réflexion : &quot;Si l'Etat est fort, il nous écrase, s'il est faible, nous périssons&quot;. 1989 a sonné le glas d'un régime collectiviste, étatique et despotique, mais qui a gagné ? Certainement pas les partisans d'un laisser-faire complètement débridé et c'est heureux car, quatorze ans plus tard, la demande sociale demeure toujours forte et nos Etats, comme l'Europe à son niveau, doivent y répondre. Quoi de mieux pour trouver les équilibres appropriés que de confronter nos idées, de croiser nos réflexions, de bâtir les modèles de demain ? Je ne doute pas que ce colloque constitue les prémices d'une longue et fructueuse réflexion, et plus encore que cette réflexion, débouchera sur des propositions d'actions conjointes. L'Europe ne peut que s'enrichir de notre contribution bilatérale./.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;A name=Chapitre8&gt;&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=4 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;
&lt;P&gt;VIII.-&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=center&gt;COMMUNIQUE CONJOINT&lt;BR&gt;DES MINISTRES CHARGES DES AFFAIRES EUROPEENNES&lt;BR&gt;D'ALLEMAGNE, DE FRANCE ET DE POLOGNE,&lt;BR&gt;DANS LE CADRE DU TRIANGLE DE WEIMAR&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;
&lt;P align=center&gt;(Varsovie, 26 mai 2003)&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P align=justify&gt;Trois semaines après le Sommet du Triangle de Weimar à Wroclaw, les ministres chargés des Affaires européennes de Pologne, Danuta Hübner, de France, Noëlle Lenoir, et d'Allemagne, Hans Martin Bury, se sont rencontrés à Varsovie le 26 mai 2003.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les discussions ont permis d'évaluer positivement les résultats auxquels la Convention est parvenue à ce jour. Les ministres ont souligné que l'objectif principal de la Convention était d'assurer l'efficacité et la possibilité d'une intégration plus poussée dans une Union élargie.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres ont discuté des questions institutionnelles posées à la Convention. Ils sont convenus que le triangle institutionnel et la méthode communautaire devraient être renforcés. Ils ont réaffirmé que le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne devraient être renforcés et qu'une présidence permanente du Conseil européen devrait être établie pour donner à celui-ci une plus grande continuité. Le président de la Commission devrait être élu par le Parlement européen.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres sont également convenus que l'expérience récente avait confirmé que l'un des défis essentiels auxquels la Convention devait trouver une réponse était l'accroissement de l'efficacité de l'Europe dans le domaine de la Politique étrangère et de sécurité commune. A cette fin, les ministres ont souligné la nécessité pour la Convention de progresser vers :&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- la création du poste de ministre des Affaires étrangères européen afin de donner à l'Europe un visage unique pour conduire une politique étrangère opérationnelle et de contribuer à une meilleure coordination de l'action extérieure de l'Union européenne ;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- l'introduction du vote à la majorité qualifiée pour les décisions de la Politique étrangère et de sécurité commune fondées sur une proposition du ministre européen des Affaires étrangères, à l'exception des décisions comportant des implications militaires ou de défense ;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- l'accroissement de la coopération entre les Etats membres dans les crises et sur les questions d'importance stratégique, en particulier en évitant les actions des Etats membres sans consultation préalable du Conseil européen ou du Conseil. Le Ministre des Affaires étrangères européen devrait jouer un rôle actif dans la formulation des positions de l'Union ;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;- la poursuite du développement de la Politique européenne de sécurité et de défense par le renforcement des capacités civiles et militaires de l'Union. Une coopération renforcée en matière de sécurité devrait être poursuivie au sein de l'Union de manière compatible avec les activités de l'OTAN.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres sont convenus que les nouveaux Etats membres devraient participer à la Conférence intergouvernementale qui adoptera le Traité constitutionnel sur un pied d'égalité avec les Etats membres actuels. Ils sont convenus que le résultat de la Convention devrait être la base de la Conférence intergouvernementale. La Constitution devra être signée après l'adhésion des dix nouveaux Etats membres.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres ont également discuté des perspectives du développement des relations avec les &quot;nouveaux voisins&quot; de l'Europe élargie.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Afin de renforcer la coopération trilatérale et de la mettre au service des sociétés civiles des trois pays, et de développer la compréhension mutuelle entre celles-ci, les ministres sont convenus de la nécessité de développer leur coopération scientifique et culturelle.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres ont appelé au renforcement du partenariat entre Arte et la télévision publique polonaise, en particulier dans les domaines de la coproduction et de la fourniture de programmes. Ils ont exprimé leur espoir et leur intérêt qu'un accord puisse être bientôt trouvé entre Arte et les réseaux câblés polonais afin de permettre la diffusion légale d'Arte sur ces réseaux. Ils ont exprimé leur soutien à l'exploration de possibilités supplémentaires de coopération, y compris la diffusion de certains programmes d'Arte en langue polonaise sur les réseaux câblés polonais. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres sont parvenus à un accord sur le mécanisme de consultation étroite sur l'avenir des politiques communautaires annoncé par le Sommet de Wroclaw. Ils ont souligné la nécessité d'approfondir la coopération trilatérale sur les questions scientifiques intéressant le plus leurs citoyens, telles que les technologies de l'information, les sciences de l'environnement et la biotechnologie. &lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres ont souligné l'importance et les effets mutuellement bénéfiques de l'adhésion de la Pologne à l'Union européenne et ont par conséquent exprimé leur espoir que la population polonaise apportera un soutien massif à cette adhésion lors du référendum des 7 et 8 juin.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les ministres sont convenus de poursuivre leur étroite coopération, y compris à travers des consultations trilatérales régulières, durant la Conférence intergouvernementale et au-delà, afin de parvenir à des positions communes sur le processus constitutionnel et les autres sujets européens./.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;A name=Chapitre9&gt;&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=4 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;
&lt;P&gt;IX.-&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=center&gt;NOMINATIONS&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;11%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;89%&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P align=justify&gt;Le Journal officiel du 25 mai publie la nomination de M. Patrick Nicoloso, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République islamique de Mauritanie en remplacement de M. Jean-François Thibault.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Le Journal officiel du 25 mai publie la nomination de M. Jean-Pierre Destouesse, en qualité d'ambassadeur, haut représentant de la République française auprès de la République centrafricaine en remplacement de M. Dominique Boché./.&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;DIPLOMATIE P.O. VALERO&lt;/P&gt;&lt;BR&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RELATIONS FRANCO-AMERICAINES</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17667</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial color=#0066cc size=2&gt;France/Etats-Unis &lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;Félix, l'Américain qui veut aider Chirac &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=2 width=1 align=left border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.leparisien.com/illustrations/dxadm/4120418_o.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=arial color=#0066cc size=1&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=1&gt;Félix Rohatyn a été ambassadeur des Etats-Unis à Paris de 1997-2001. &lt;/FONT&gt;&amp;nbsp; (AFP/DERRICK CEYRAC.) &lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=2&gt;
&lt;P&gt;COMMENT REDRESSER l'image de la France aux Etats-Unis, terriblement dégradée depuis l'affrontement irakien ? A Paris, nombreux sont ceux, au gouvernement, dans les milieux d'affaires ou... à l'état-major de l'UMP, qui planchent sur la question. Car, malgré la visite de Colin Powell la semaine dernière (et avant le sommet du G 8 avec George Bush lundi prochain), le contentieux est loin d'être réglé : la Maison-Blanche n'a pas vraiment pardonné. Preuve que le sujet demeure sensible : après la fameuse lettre ouverte adressée par l'ambassadeur français à Washington, Jean-David Levitte, au gouvernement et aux médias américains pour dénoncer une « campagne organisée » contre la France, Jacques Chirac en personne se dit « attristé » par ces attaques. Dans une interview publiée hier par le « Financial Times » britannique, le chef de l'Etat ajoute cependant qu'elles émanent d'un « petit groupe » de gens à Washington, qui « ne l'empêchent pas de dormir ». Plus inquiets, les patrons du Medef, eux, déplorent un climat mauvais pour les affaires. &lt;BR&gt;&lt;I&gt;&lt;B&gt;« Guerre d'opinion » &lt;/B&gt;&lt;/I&gt;Pour réagir, certains ont suggéré une « politique pro-active ». Concrètement, il s'agit de lancer une « guerre d'opinion », « d'occuper les médias ». Mais, pour cela, il faut des relais de poids dans l'« establishment » américain. « L'ambassadeur Levitte a beau multiplier les interviews, explique un ancien diplomate du Quai, cela reste infinitésimal par rapport à la masse d'accusations et de fausses rumeurs propagées tous les jours. » Mais voici la bonne nouvelle : la France aurait trouvé son « champion », en la personne de Félix Rohatyn, ex-ambassadeur des Etats-Unis à Paris (1997-2001), francophile et même francophone pour avoir suivi une partie de sa scolarité à Paris, où sa famille fuyait les nazis. Il n'empêche : Rohatyn n'avait pas caché son étonnement face à la position « ultra » affichée dans l'Hexagone. Cela dit, conscient des dégâts dans l'opinion américaine, il serait prêt à aider les Français, au gré de colloques, interviews, rencontres dans les cercles influents. Ses atouts ? Outre ses talents de diplomate, ce septuagénaire jouit d'une réputation flatteuse dans les milieux économiques. Cet ex-patron de la banque Lazard aux Etats-Unis (toujours administrateur de Suez) fut, dans les années 1970, l'artisan du sauvetage de la ville de New York, menacée de naufrage financier. Enfin, bien qu e l'homme soit démocrate proche de Clinton, il n'en a pas moins l'oreille des Républicains, qui apprécient en lui un &lt;I&gt;businessman &lt;/I&gt;prospère à la tête de son cabinet new-yorkais, Rohatyn Associates. Et Paris, qui prépare un vaste plan médiatique, espère voir se lever demain d'autres Rohatyn... &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE width=430 border=0 cellspasing=&quot;0&quot;&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#0066cc size=2&gt;Henri Vernet &lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=1&gt;Le Parisien , mardi 27 mai 2003&lt;/FONT&gt; &lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>AFGHANISTAN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17650</link> 

						<description> 
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&lt;TBODY&gt;
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&lt;TD&gt;
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&lt;TBODY&gt;
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&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Mardi 27 mai 2003 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Les confessions d'une femme de martyr&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Bruxelles : de notre envoyée spéciale Alexandrine Bouilhet 
&lt;P&gt;La tête couverte d'un épais hidjab, Malika se dresse, fière, devant le tribunal. Depuis son retour d'Afghanistan, la veuve de l'assassin de Massoud a pris du poids. Entretenue par la communauté islamiste de Bruxelles, elle vit comme un coq en pâte dans le quartier de Molenbek. Belge d'origine marocaine, Malika a le privilège de comparaître libre devant la justice belge. Elle parle d'une voix forte et assurée. Dans le box des détenus, les «Afghans» aux carrures d'athlète écoutent avec attention le récit de la femme du héros. Lorsque, en janvier 2001, son mari, Dahmane Abdessatar, lui demande de venir le rejoindre en Afghanistan, Malika n'hésite pas un seul instant. «Il voulait s'entraîner au djihad, avant de partir se battre en Tchétchénie», raconte-t-elle. Rien de plus naturel. Depuis deux ans, Malika fréquente les islamistes les plus radicaux de Bruxelles. Son mari ne porte-t-il pas les stigmates frontaux de la prière à outrance ? A ses côtés, Malika s'est imprégnée de cette foi sectaire qui caractérise les membres d'al-Qaida. A Jalalabad, la mère de famille belge est hébergée dans le «quartier des Arabes». Dictée par la loi islamique, la vie afghane est austère. Pour souffler, Malika revient trois mois en Belgique. Début août, son mari la presse de revenir. Il y a urgence, lui dit-il au téléphone. Malika l'ignore, mais son mari vient d'accepter une mission kamikaze ; il veut sans doute revoir sa femme une dernière fois. Lui a-t-il demandé d'apporter dans ses valises les deux faux passeports qui seront retrouvés sur les kamikazes ? Malika le nie. A l'entendre, la décision de tuer Massoud a été prise au début de l'été 2001. Elle ne savait rien de l'opération en cours. Le 10 août, explique-t-elle, son époux lui a annoncé qu'il devait s'absenter dix jours pour aller faire un reportage sur l'Alliance du Nord. «J'étais vraiment contente pour lui, mais aussi inquiète...» Dahmane avait suivi des études de journalisme à Tunis. C'est la première et la dernière fois qu'il exercera ce métier. «Je peux vous assurer qu'il n'avait pas de bombe sur lui quand il est parti. Est-ce qu'il savait ce qui l'attendait ? Je n'en suis pas sûre...» Malika reste sans nouvelles pendant un mois. Le 12 septembre, lendemain des attentats à New York et à Washington - dont elle n'a pas encore connaissance -, une Pakistanaise vient la féliciter en arabe : «Ton mari a tué Massoud. C'est un martyr.» Dans la foulée, elle reçoit la cassette posthume de son mari, enregistrée par tout kamikaze d'al-Qaida qui se respecte. Commanditaire de l'opération, Oussama Ben Laden serait venu en personne saluer l'épouse du martyr. Le statut de Malika a changé du jour au lendemain. De simple épouse de moudjahid, elle devenait femme de héros. La présidente : «Que pensez-vous de cet attentat ? Et de la manière dont votre mari vous a laissée tomber ? - D'abord, je ne vais pas pleurer M. Massoud. Ensuite, ce que mon mari a fait, c'est terrible, c'est dur... Dur pour moi... J'ai vu les images à la télé. Il s'est fait exploser... - Mais vous approuvez ce qu'il a fait ? - Ce n'est pas la question. Que j'approuve ou pas, ce n'est pas le problème. - Vous regrettez ? - J'aurais préféré qu'il le tue d'une balle, de loin, avec un fusil !» Après l'attentat, la veuve du kamikaze a eu de la chance. Au cours de sa fuite, elle a été arrêtée avec d'autres femmes arabes. Les soldats de l'Alliance du Nord l'ont emprisonnée pendant dix-neuf jours, en novembre 2001, sans savoir qu'ils avaient entre leurs mains l'épouse de l'assassin de Massoud. Rentrée saine et sauve en Belgique, après un long périple, Malika s'est confiée à la justice et à la presse (1). A l'heure du procès, elle poursuit discrètement le combat. Protégée par la communauté, elle prêche la bonne parole, regrettant de ne pas avoir le courage de son mari. «Je suis fière d'être petite-fille de moudjahid, femme de moudjahid et soeur de soldats de lumière...», écrit-elle dans ses confessions, distribuées dans les milieux intégristes. Icône du Centre islamique belge, un lieu de recrutement fermé par les autorités, Malika est devenue l'égérie du nouveau Parti pour la citoyenneté et la prospérité (PCP), un mouvement islamiste qui recueilli plus de 8 000 voix aux dernières législatives. D'après les projections, ce parti, dont certains membres prônent le djihad pour les femmes, pourrait obtenir au moins un élu aux prochaines élections locales. (1) Son mari a tué Massoud, de Marie-Rose Armesto, Editions Balland. 
&lt;P&gt;Bruxelles : de notre envoyée spéciale Alexandrine Bouilhet 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Actualités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Religion, philosophie et éthique; Terrorisme et assassinats politiques&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 554 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030527LF20030527_2FIG0134&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>UKRAINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17649</link> 

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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;Mardi 27 mai 2003 
&lt;P&gt;UKRAINE Le premier ministre en visite en France&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Yanoukovytch : «L'Ukraine est un grand État européen»&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Propos recueillis à Kiev par Alain Barluet 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Le premier ministre ukrainien, Viktor Yanoukovytch, arrive aujourd'hui en France pour une visite de deux jours au cours de laquelle il rencontrera son homologue français Jean-Pierre Raffarin, le ministre de l'Économie, Francis Mer, le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;LE FIGARO . - Qu'attendez-vous de votre visite en France ? Viktor YANOUKOVYTCH. - Nos attentes sont fortes. Nous voulons trouver des projets communs et créer les mécanismes d'un accroissement des relations économiques et commerciales. Tout doit reposer sur une volonté commune et un respect mutuel. Je sais que le premier ministre français est partisan de la régionalisation. J'ai été gouverneur (NDLR : de la région du Donetsk) pendant presque six ans, et c'est un projet que je soutiens aussi. L'État doit laisser les régions utiliser leurs potentialités. Voilà une base politique commune. Il y en a d'autres. La coopération bilatérale concerne d'abord les domaines énergétique, des transports, l'aéronautique. Nous devons profiter de nos points forts respectifs. Ces relations doivent être envisagées d'un point de vue nouveau : en considérant l'Ukraine comme un partenaire qui souhaite s'avancer vers l'Union européenne dans tous les domaines en poursuivant aussi son intégration euro-atlantique. Chacun pourra en retirer un bénéfice. Comment envisagez-vous le rapprochement de l'Ukraine avec l'Union européenne ? L'Ukraine doit être reconnue comme un État à économie de marché. J'espère que cela sera bientôt le cas. Beaucoup de choses ont déjà été accomplies. Le 17 avril, le Parlement a largement approuvé notre programme d'action gouvernemental. Il nous faut maintenant effectuer la réforme des impôts, des retraites, des banques. Nous devons assurer les bases démocratiques de la société en veillant à la transparence et à la liberté d'expression. Concernant nos relations avec l'UE, nous savons que beaucoup dépend des Ukrainiens. Tout cela nécessite du temps. L'Ukraine est un grand État européen. Et pour être un partenaire stable et «prévisible», nous sommes en train de donner la priorité à l'harmonisation de notre législation avec celle de l'UE. Nous savons aussi que celle-ci rencontre de nombreux problèmes intérieurs. Il faut donc veiller aussi à éviter que l'élargissement ne se manifeste de manière négative dans les pays voisins de l'Union. Parallèlement, la Russie a suggéré récemment la création d'une «Grande Europe» rassemblant l'UE et la Communauté des États indépendants. Quelle voie choisirez-vous ? Nous devons asseoir nos relations sur de grands projets. Citons le consortium de transport de gaz du Kazakhstan et l'oléoduc Odessa-Brodi-Gdansk allant ensuite vers l'Allemagne. Ces projets unissent notamment la Russie, l'Ukraine et le Kazakhstan. Le développement d'opportunités économiques mutuellement avantageuses et entre partenaires égaux sera déterminant. Mais les bases de ces relations, quel que soit le pays, seront les lois internationales et les normes de l'OMC. Vos opposants dénoncent la lenteur, voire l'inconsistance, des réformes. Où sont les obstacles ? Pendant longtemps, il n'y a pas eu de collaboration entre le Parlement, le gouvernement et le président. Avec l'instabilité gouvernementale, ce fut un grand obstacle sur la voie des réformes politiques et administratives. Manquait l'essentiel, une approche constructive, un langage commun entre l'État et la société. Aujourd'hui ce mouvement est enclenché. Cela nous a notamment permis de surmonter la crise provoquée par les sanctions imposées à l'Ukraine par le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (Gafi). Nous avons adopté des lois conformes aux recommandations de cet organisme. La France est le premier pays à avoir proposé son aide, ce dont nous lui sommes reconnaissants. Mais les Ukrainiens doivent pleinement comprendre que beaucoup - presque tout à vrai dire - dépend d'eux-mêmes. C'est d'eux que dépend d'être un jour dans l'UE. 
&lt;P&gt;Propos recueillis à Kiev par Alain Barluet 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Illustration(s) :&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;« L'Ukraine doit être reconnue comme un État à économie de marché », explique le premier ministre ukrainien, Viktor Yanoukovytch. (Photo Efrem 0Lukatsky/AP .) 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Actualités&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Chefs d'États et de gouvernements; Politique extérieure et relations internationales&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 487 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030527LF20030527_2FIG0117&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>PAYS PAUVRES</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17636</link> 

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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=titretext11 width=&quot;94%&quot;&gt;&lt;SPAN class=titremois&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;L'UE fait un pas pour faciliter l'accès des PVD aux médicaments à bas prix&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titretext11Copie&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT color=#003366&gt;BRUXELLES, 26 mai (AFP) -&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/SPAN&gt; L'UE a adopté lundi une nouvelle législation pour favoriser l'accès des pays pauvres aux médicaments à bas prix, le commissaire européen au Commerce Pascal Lamy jugeant parallèlement &quot;inadmissibles&quot; les accusations américaines selon lesquelles les Européens affameraient l'Afrique. 
&lt;P align=justify&gt;Les Quinze ont entériné un mécanisme favorisant les exportations de médicaments à bas prix vers les pays pauvres en empêchant leur réimportation illégale dans l'UE. L'idée est d'inciter les fabricants à vendre davantage dans les pays en voie de développement, tout en leur assurant le maintien dans l'UE de prix supérieurs. 
&lt;P align=justify&gt;&quot;Il faut que ces médicaments vendus par l'industrie pharmaceutique à prix cassés restent dans les pays pauvres et ne soient pas réimportés vers les pays riches&quot;, a expliqué M. Lamy devant la presse à Bruxelles. 
&lt;P align=justify&gt;Les médicaments visés par ce système concernent pour l'instant le sida, la tuberculose et le paludisme. Mais la liste pourrait être étendue ultérieurement. 
&lt;P align=justify&gt;Les produits concernés doivent bénéficier d'un rabais d'au moins 75% sur le prix de vente moyen pratiqué dans les pays de l'OCDE ou être vendus à leur coût de production majoré de 15%. Ils pourront désormais, à la demande des fabricants, être assortis d'un logo --un caducée entouré de 12 étoiles-- permettant aux douanes de les repérer et d'empêcher leur retour dans l'UE. 
&lt;P align=justify&gt;Soixante-seize pays tiers pourront bénéficier de ces exportations &quot;à prix cassés&quot;, l'UE ayant souhaité que le règlement couvre notamment l'ensemble de l'Afrique sub-saharienne, a précisé M. Lamy. 
&lt;P align=justify&gt;Le commissaire a reconnu que la mesure adoptée lundi par les Quinze ne suffirait pas à elle seule à résoudre le problème de l'accès des pays les plus pauvres aux médicaments. 
&lt;P align=justify&gt;&quot;Quel que soit le mécanisme&quot; de prix différenciés, certains pays ne pourront toujours pas se &quot;payer des traitements anti-sida&quot;, a-t-il affirmé, citant le cas de la Zambie où le budget de la Santé est d'environ un euro par habitant et par an. D'où, selon lui, la nécessité de mener en parallèle une politique d'aide au développement. 
&lt;P align=justify&gt;L'initiative prise lundi par l'UE est également distincte du débat actuel au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l'accès des pays pauvres à des médicaments à bas prix, a-t-il souligné. 
&lt;P align=justify&gt;Les négociations à l'OMC sont bloquées depuis décembre, les Etats-Unis refusant un compromis qui accorderait des exemptions aux pays pauvres dépourvus d'industrie pharmaceutique leur permettant d'importer des médicaments génériques destinés à lutter contre les pandémies. 
&lt;P align=justify&gt;Au cours de sa conférence de presse, M. Lamy a en outre vigoureusement réfuté les accusations portées la semaine dernière contre la politique européenne en matière d'OGM. Le président américain George W. Bush a notamment estimé qu'elle était un obstacle à la lutte contre la famine en Afrique. 
&lt;P align=justify&gt;&quot;C'est une chose de ne pas avoir le même sentiment sur le niveau de précaution qu'il faut avoir en matière d'OGM, nous avons un sentiment qui est plus précautionneux que celui des Américains en la matière&quot;, a commenté M. Lamy. 
&lt;P align=justify&gt;Mais &quot;accuser par exemple l'UE d'affamer le Tiers-Monde parce que nous ne les gavons pas de surplus OGM ou utiliser ce genre d'argument, là, clairement ça va beaucoup trop loin, c'est carrément inadmissible&quot;, a-t-il déclaré. 
&lt;P align=justify&gt;Selon M. Bush, &quot;de nombreux pays africains n'ont pas investi dans les biotechnologies par crainte que ces produits ne puissent entrer sur les marchés européens&quot;. &quot;Les gouvernements européens devraient rejoindre, et non s'opposer, à la cause de la lutte contre la famine en Afrique&quot;, a-t-il affirmé. 
&lt;P align=justify&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>PAYS-BAS</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17624</link> 

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&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=256 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20030527/030527125753.4l1ynd8y0b.jpg&quot; width=384&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;&lt;FONT face=arial size=-1&gt;Un nouveau gouvernement de centre-droit a été investi mardi aux Pays-Bas, après un an d'incertitudes politiques et alors que le pays est entré dans une phase de récession économique.&lt;BR&gt;• Ed Oudenaarden (AFP - &lt;SMALL&gt;mardi 27 mai 2003, 14h57&lt;/SMALL&gt;)&lt;/FONT&gt; 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial size=-1&gt;&lt;IMG height=11 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/de/icon/s/right.gif&quot; width=11&gt; &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/phart/*http://fr.news.yahoo.com/030527/202/3804i.html&quot;&gt;&lt;B&gt;Lire l'article associé&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
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&lt;TD height=6&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Rubrique&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/180/&quot;&gt;Photos&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Photos&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/ph/monde/index.html&quot;&gt;International&lt;/A&gt; &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Photos&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/p/pays_bas_ph.html&quot;&gt;Pays-Bas&lt;/A&gt; &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>ITALIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/27#17620</link> 

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&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=titrerubrique&gt;ITALIE &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre02 (dans profils_v2.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;Elections locales :&lt;BR&gt;Rome bascule à gauche&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Pour le renouvellement de leurs conseils municipaux et provinciaux, les Italiens ont sanctionné dans certaines villes la droite de Silvio Berlusconi. &lt;/SPAN&gt;
&lt;P&gt;
&lt;TABLE width=170 align=right&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030527.OBS0766.jpg&quot; width=168 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;Le candidat de gauche Enrico Gasbarra (AP) &lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/FONT&gt;es premiers résultats commençaient à se dessiner lundi pour les élections locales partielles en Italie après la clôture du scrutin, étalé sur deux jours. La province de Rome a basculé à gauche. &lt;BR&gt;Il s'agissait de renouveler 508 conseils municipaux et 12 conseils provinciaux. Les bureaux de vote ont fermé en début d'après-midi. &lt;BR&gt;Concernant la présidence de la province de Rome, le candidat de gauche Enrico Gasbarra a battu le sortant Silvano Moffa, membre d'Alliance nationale (droite), qui a reconnu sa défaite. A Palerme, en revanche, le président sortant du conseil provincial Francesco Musotto (droite) l'a emporté devant son rival de gauche Luigi Cocilovo. &lt;BR&gt;Les élections en Sicile, où quelque 4,5 millions d'électeurs étaient appelés à renouveler huit conseils provinciaux, étaient particulièrement suivies par les observateurs. Lors du dernier scrutin en 2001, la droite avait enlevé tous les sièges sur l'île. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Un test pour Berlusconi&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le scrutin, dont les résultats définitifs sont attendus mardi, intervient sur fond de démêlés judiciaires pour Silvio Berlusconi. Le président du Conseil est jugé à Milan pour une affaire de corruption de magistrats qui concerne ses activités passées d'homme d'affaires. M. Berlusconi dénonce un complot politique et affirme qu'il ne démissionnera pas s'il est reconnu coupable. &lt;BR&gt;Reste que ces élections sont un test électoral limité pour le «Cavaliere». «Les élections locales sont différentes des législatives», souligne Antonio Marzano, ministre des Activités productives. «Ce qui compte beaucoup, c'est la personnalité des candidats» plutôt que leur affiliation politique, dit-il. &lt;BR&gt;Silvio Berlusconi a lui-même déclaré que les élections locales ne devaient pas être interprétées comme un verdict de l'action menée par son gouvernement de droite depuis deux ans. &lt;BR&gt;Un quart de l'électorat italien, soit quelque 11 million de personnes, était appelé aux urnes dimanche et lundi. On ne connaissait pas dans l'immédiat le taux de participation. Un deuxième tour est prévu en juin. Il coïncidera avec des élections pour le renouvellement de deux gouvernements régionaux. (AP) 
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>AFGHANISTAN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/26#17553</link> 

						<description> 
 &lt;DIV class=art-titre&gt;En Afghanistan, la condition des femmes reste tributaire des traditions et la burqa de vigueur&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 26.05.03 | 13h43 &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;MIS A JOUR LE 26.05.03 | 16h35 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-chapo&gt;Les initiatives se multiplient, mais la quasi-totalité des Afghanes sont analphabètes.&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Kaboul&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre envoyée spéciale&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Serrant dans ses mains les 5&amp;nbsp;000 afghanis (100 euros) qu'elle vient de recevoir, Rabia, dix-huit ans, écoute les clauses du contrat qu'elle va signer pour bénéficier d'un prêt conjoint avec trois de ses voisines. Suscitée par l'organisation non gouvernementale Mercy Corps, cette expérience de micro-crédit dans un des quartiers défavorisés de la périphérie de Kaboul vise à donner à des femmes illettrées et confinées dans leur maison la possibilité de participer à la vie économique. L'initiative s'inscrit dans un programme général de formation à des métiers tels que la sculpture du bois ou la fabrication de chandelles.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;DE TRÈS FAIBLES MOYENS&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Un an et demi après la chute des talibans et les promesses d'un avenir radieux pour les femmes, les Afghanes apprécient tous les changements intervenus mais soulignent le long chemin restant à parcourir pour faire enfin partie intégrante de la société. Ministre de la condition féminine et l'une des deux femmes membres du cabinet, le docteur Habiba Sorabi concède volontiers&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Sans le soutien de la communauté internationale, les hommes afghans &lt;/I&gt;-le gouvernement- &lt;I&gt;ne sont pas prêts à donner des positions aux femmes.&quot;&lt;/I&gt; M&lt;SUP&gt;me&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;Sorabi dispose de très faibles moyens, avec un budget de fonctionnement équivalent à moins de 500&amp;nbsp;000 euros pour payer les fonctionnaires et aucun budget de développement, alors qu'elle a calculé ses besoins à 9,5&amp;nbsp;millions d'euros. Mais elle s'est fixé quatre priorités&amp;nbsp;: l'éducation (plus de 90&amp;nbsp;% des femmes sont analphabètes)&amp;nbsp;; la santé (éducation et, &lt;I&gt;&quot;indirectement&quot;&lt;/I&gt;, planning familial)&amp;nbsp;; la législation et le travail.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;Le système judiciaire est contre les femmes&lt;/I&gt;, ajoute le docteur Sorabi. &lt;I&gt;En outre, la plupart du temps, les coutumes traditionnelles sont plus puissantes que les lois. Nous devons lutter contre ces traditions.&quot;&lt;/I&gt; Pour cela, la ministre pense à demander l'aide de mollahs &quot;ouverts&quot; à des changements de société. &lt;EM&gt;&quot;Cela prendra du temps&quot;&lt;/EM&gt;,&lt;EM&gt; &lt;/EM&gt;avoue-t-elle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Trente-cinq organisations non gouvernementales (ONG) afghanes s'occupant plus particulièrement des femmes ont envoyé des &lt;I&gt;&quot;recommandations&quot;&lt;/I&gt; à la commission constitutionnelle en vue de renforcer le droit des femmes dans la future Constitution. Membre de cette commission, qui compte 7 femmes sur 35 membres, Shukria Barakzai déclare&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Nous voulons en finir avec certaines traditions au nom desquelles une femme est livrée &lt;/I&gt;-à une famille adverse- &lt;EM&gt;pour laver le sang versé ou une veuve doit épouser un membre de la famille de son mari. Nous voulons codifier l'âge du mariage et explicitement mentionner le droit à l'éducation des filles.&quot;&lt;/EM&gt; Pour l'instant le plus gros travail va consister à accéder aux Afghanes. &lt;I&gt;&quot;Les femmes ne connaissent pas leurs droits et ignorent même qu'elles en ont&quot;,&lt;/I&gt; affirme, à Gardez, le docteur Farahnaz Paktin.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans les campagnes, où vivent plus des trois quarts des quelque 20&amp;nbsp;millions d'Afghans, presque rien n'a changé pour les femmes. &lt;EM&gt;&quot;Elles devraient être les agents des changements&quot;&lt;/EM&gt;, souligne Rahela Hashimi. &lt;I&gt;&quot;Mais, pour cela, il faut leur donner les moyens de s'organiser afin qu'elles identifient les problèmes, qu'elles planifient leurs actions, etc. Or nous ne faisons rien pour instaurer un mécanisme au niveau politique qui accroîtrait la participation des femmes&quot;&lt;/I&gt;, déplore M&lt;SUP&gt;me&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;Hashimi, qui, sous sa burqa, a travaillé sans relâche en faveur de ses consœurs pendant le régime taliban. &lt;I&gt;&quot;En milieu rural, très peu d'ONG internationales emploient des femmes&quot;&lt;/I&gt;, constate Rolla Khadduri, qui a passé plus d'un an à Maïmana (Nord-Ouest) pour Save The Children USA.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;L'un des effets est que les programmes de développement sont orientés en faveur des hommes&quot;,&lt;/I&gt; dit-elle. Pour répondre aux exigences locales, Save The Children emploie des couples à Maïmana. &lt;EM&gt;&quot;Entre autres avantages, cela permet à une femme de vérifier l'évolution des programmes. Si elle n'est pas en couple, la femme ne pourra pas passer une seule nuit hors de la maison familiale&quot;&lt;/EM&gt;, explique Rolla Khadduri.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La plus grande préoccupation des femmes reste toutefois le manque de sécurité. &lt;I&gt;&quot;A l'intérieur de Kaboul &lt;/I&gt;-où patrouillent les 4&amp;nbsp;500 hommes de la Force internationale d'assistance à la sécurité-, &lt;EM&gt;cela va encore. Mais à la périphérie, pas une femme ne sort seule et environ 70&amp;nbsp;% portent toujours la burqa en raison de la présence d'hommes en armes&quot;&lt;/EM&gt;,&lt;EM&gt; &lt;/EM&gt;affirme Jamila Mujahed, rédactrice en chef de l'hebdomadaire féminin &lt;EM&gt;Malalai&lt;/EM&gt;.&lt;EM&gt; &quot;Le gouvernement doit en finir avec les seigneurs de la guerre et les milices. Peut-être que le changement viendra alors&quot;&lt;/EM&gt;, relève Shukria Barakzai. Celle qui fut l'une des premières femmes à réapparaître à la télévision afghane après la chute des talibans avoue&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;J'avais alors beaucoup d'espoir et je pensais que les racines du fondamentalisme étaient à jamais éradiquées. Malheureusement ce n'est pas le cas.&quot;&lt;/I&gt; Les chanteuses sont interdites à la télévision et à la radio afghanes&amp;nbsp;; à la télé, les femmes n'ont droit qu'à une heure de programme par mois.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;&quot;IL N'Y A PAS DE TRAVAIL&quot;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Entourée d'une quinzaine de clientes, Latifa plonge dans la braise de son four une longue pique pour en retirer des galettes de pain. Elle a ouvert sa boulangerie dans un quartier excentré de Kaboul, sans eau ni électricité, pour nourrir ses cinq enfants. &lt;I&gt;&quot;La vie est meilleure parce que nous ne sommes plus battues et qu'il n'y a plus de police religieuse pour contrôler nos mouvements. Mais c'est tout&lt;/I&gt;, dit Latifa. &lt;I&gt;Il n'y a pas de travail, les prix des produits alimentaires ont doublé et les loyers quadruplé.&quot;&lt;/I&gt; Aucune des femmes présentes n'a de travail et toutes ignorent le débat constitutionnel en cours.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;Nous n'avons ni télévision ni radio, pas d'informations, et à la nuit tombée, on dort jusqu'au matin&quot;&lt;/I&gt;, jette Mahajan, une mère de dix enfants. &lt;EM&gt;&quot;Seule la vie de 2&amp;nbsp;% des femmes a sans doute changé&quot;&lt;/EM&gt;,&lt;EM&gt; &lt;/EM&gt;affirme Rahela Hashimi. &lt;I&gt;&quot;Si la situation n'empire pas, peut-être les dix prochaines années nous permettront de changer réellement les choses&quot;&lt;/I&gt;, espère le docteur Sorabi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Françoise Chipaux&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR&gt;

&lt;P&gt;&lt;B&gt;M&lt;SUP&gt;me&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;Chirac en visite de trois jours à Kaboul&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;Accompagnée du secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, Renaud Musellier, Bernadette Chirac est arrivée, dimanche 25&amp;nbsp;mai, à Kaboul pour une visite de trois jours dans la capitale afghane. M&lt;SUP&gt;me&amp;nbsp;&lt;/SUP&gt;Chirac qui va poser la première pierre d'un hôpital pour enfants, initiative de l'organisation Enfants afghans, et inaugurer la réouverture de la Délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA), a commencé sa journée lundi par la visite du Jardin des femmes, récemment réhabilité grâce à l'action du ministère de la condition féminine et à des fonds du gouvernement français. Au cours de son séjour, M&lt;SUP&gt;me&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;Chirac s'entretiendra avec le président Hamid Karzaï et avec l'ancien roi Zaher Chah. Elle déjeunera, lundi en privé, avec Zinat Karzaï, l'épouse, médecin gynécologue, du président afghan, qui pour l'instant n'est jamais apparue en public. M&lt;SUP&gt;me&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;Chirac recevra la communauté française de Kaboul, composée pour une grande partie par les travailleurs humanitaires. Avant de repartir mercredi, l'épouse du chef de l'Etat déjeunera avec les membres du contingent français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF). &lt;I&gt;- (Corresp.)&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.05.03&lt;/DIV&gt; 
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					<item> 

						<title>ISRAEL</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/26#17550</link> 

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 &lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;INTERNATIONAL &lt;/B&gt;Alors que les Américains se félicitent de l'approbation conditionnelle de la «feuille de route» par le gouvernement israélien &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Une occasion de paix à saisir &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;PAR SHIMON PERES * &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[26 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Le dévoilement de la «feuille de route», après la récente formation du nouveau gouvernement palestinien, était destiné à raviver le processus de paix et à sortir le conflit avec les Palestiniens de son impasse. C'est une étape positive à elle seule, mais le document ne possède pas en lui-même une puissance d'impulsion suffisante. L'intention de la «feuille de route» était de définir le tracé des routes le long desquelles les deux parties pourraient voyager, mais cela ne peut remplacer le carburant de motivation nécessaire pour entreprendre ce voyage. Pour éviter que cette feuille de route ne devienne moribonde avant même qu'elle n'ait une chance de donner le feu vert à un processus de paix, les deux parties doivent officiellement en accepter le principe. Elles peuvent, bien entendu, y ajouter des commentaires. Mais en aucun cas ces commentaires ne doivent se transformer en préalables – ce qui équivaudrait en gros à négocier les négociations elles-mêmes. De plus, les questions qui n'ont guère de chances d'être résolues – comme le «droit de retour» palestinien – doivent être retirées du programme de la feuille de route. La position israélienne sur ce thème est sans équivoque et soutenue par la totalité du spectre politique israélien. Si des millions de réfugiés palestiniens sont autorisés à revenir en Israël, cela compromettra les fondements même d'un Etat juif. Un État juif suppose une majorité juive. Et Israël ne se suicidera pas politiquement en renonçant à ce droit. Le droit de retour palestinien devra se réaliser à l'intérieur des frontières d'un État palestinien. Je suis bien conscient que les Palestiniens n'accepteront pas publiquement cette position. Sur ce sujet, nous devons par conséquent nous accorder sur notre désaccord, sans permettre que cette divergence n'interfère avec la feuille de route. Il faut prendre des mesures pour construire la confiance. Le gouvernement palestinien doit sans retard appliquer un plan pour démanteler et désarmer les différentes milices opérant sur le sol israélien et conforter les mesures de sécurité sous son unique autorité. 
&lt;P&gt;Si ce mode d'action n'est pas renforcé, le Hamas et le Djihad islamique dicteront l'agenda palestinien et déjoueront les tentatives de progression de la paix. Un gouvernement peut être démocratique ou non, mais un pays décousu par une autorité morcelée ne peut survivre. Le gouvernement israélien doit mettre en oeuvre les promesses faites non seulement lors de sa récente élection, mais aussi lors de son dernier exercice, lorsqu'il assura qu'il cesserait de faire croître les implantations. Cette résolution avait été débattue à la Knesset et approuvée, ce qui lui a donné un caractère d'obligation légale. La même promesse à été engagée auprès des Etats-Unis et doit être remplie. Depuis que cet engagement a été pris, plusieurs centaines d'installations et d'avant-postes ont été créés et doivent être démantelés. Les soi-disant «douloureuses concessions» sur lesquelles s'est engagé Sharon ne peuvent remplacer l'épreuve des faits. Parallèlement, tous les acteurs du Quartette – les Etats-Unis en tête, Israël et les Palestiniens – doivent s'entendre, dès le début de ce processus de paix renouvelé, sur une trajectoire à double voie : il faut combattre la terreur comme s'il n'y avait aucune négociation et engager les négociations comme s'il n'y avait pas de lutte contre la terreur. 
&lt;P&gt;Si l'un des termes dépend de l'autre, il est douteux que le processus démarre un jour. Si les négociations sont repoussées jusqu'à ce que la lutte contre la terreur produise des résultats formels, elles auront toutes les chances d'être indéfiniment ajournées. Nous avons été soumis à de telles conditions par le passé (comme les «six jours de calme» posés comme préalables aux négociations, et dont il fut prouvé qu'ils étaient intenables) qu'il est obligatoire que la lutte contre la terreur commence immédiatement, mais, à ce stade, le critère de performance importe davantage que les résultats eux-mêmes. A juste titre, Israël appelle à 100% d'efforts, quand bien même cet effort ne produirait pas au départ 100% de résultats. Combattre la terreur n'est pas un présent offert à Israël par les Palestiniens. Un État palestinien terroriste – ou même semi-terroriste – n'a aucune chance de voir le jour. Un tel État ne répond à aucune nécessité, et personne n'assumera jamais son existence. Personne ne pourra par conséquent contribuer à l'établissement d'un tel État, à moins qu'il ne soit parfaitement clair que le gouvernement palestinien officiel soit un pion entre les mains d'un gang de milices armées hostiles à la paix. Pour leur propre salut, et dans l'intérêt de leur avenir, les Palestiniens doivent prouver qu'ils ne combattent pas seulement l'occupation territoriale mais aussi terroriste. D'autre part, les négociations politiques s'avèrent une mesure nécessaire, non seulement pour les Palestiniens, mais aussi pour les Israéliens. Israël ferait une erreur si elle se limitait à combattre les terroristes sans combattre la terreur, c'est-à-dire les mobiles de la terreur. Le peuple palestinien ne s'engagera pleinement à combattre la terreur que lorsqu'il deviendra clair que son extinction sera plus rentable que sa perpétuation. Dans le monde arabe, l'Egypte et la Jordanie ont déjà compris qu'ils ont gagné beaucoup plus autour de la table de négociations que sur le champ de bataille. Par conséquent, il est manifestement du propre intérêt d'Israël de créer un horizon politique qui inclurait la fin de l'occupation, de donner son accord sur les frontières sur la base des résolutions onusiennes 242 et 338, et l'établissement d'un État palestinien démilitarisé, alors viable et indépendant. 
&lt;P&gt;L'image de Yasser Arafat auprès des Israéliens est négative. Et de nouveaux espoirs s'attachent à la nomination d'Abu Mazen au poste de premier ministre. La lutte entre Arafat et Abu Mazen est présentée par les médias comme une affaire de pouvoir exécutif. Cette manière de voir est quelque peu théorique, dans la mesure où c'est Israël qui exerce pour le moment un contrôle considérable sur la sécurité. Ainsi, la vraie confrontation entre Arafat et Abu Mazen dépasse l'opinion publique palestinienne. Arafat peut être perçu comme déterminé à mettre un terme à l'occupation et à établir un État palestinien. Abu Mazen doit donc prouver qu'il peut tenir bon sans recourir à la violence. La cause palestinienne progressera bien plus rapidement par le dialogue diplomatique, et nous devons clairement faire savoir que nous ne désirons pas «utiliser» Abu Mazen mais plutôt chercher à le conforter dans son rôle de leader élu par le peuple palestinien. Si Abu Mazen doit être snobé par Arafat et Israël, il aura les mains liées et peinera à se libérer de ces contraintes. 
&lt;P&gt;Après l'Irak, une exceptionnelle occasion stratégique de construire la paix a émergé au Moyen-Orient. Les modifications fondamentales établies sur les frontières du nord et de l'est d'Israël, résultant de la victoire de la coalition en Irak, et combinées avec la nomination d'un nouveau gouvernement palestinien, quoique encore fragile, a créé une nouvelle situation. 
&lt;P&gt;Le président Bush a d'ores et déjà ajouté une nouvelle dimension économique à cet aménagement en proposant que le Moyen-Orient devienne une zone de libre-échange, et un Moyen-Orient ouvert sera un nouveau Moyen-Orient. Ajoutons à cela que les Palestiniens disposent maintenant d'un homme sérieux en la personne du premier ministre, un homme estimant que l'intifada compromet la cause palestinienne. On compte par ailleurs dans son équipe le ministre des Finances Salaam Fayyad, qui a déjà mis de l'ordre dans le système économique palestinien, et le ministre de l'Intérieur Mohammed Dahlan, qui a le pouvoir de reprendre le contrôle d'une situation actuellement chaotique, due à l'endémie des milices. La combinaison de tous ces facteurs augure d'un bon début, en dépit des obstacles qui ne manqueront pas de surgir à l'avenir. En aucun cas les vieilles tactiques ne doivent étouffer la nouvelle stratégie. Nous ne devons pas manquer, une fois de plus, la rare opportunité qui nous est à présent offerte. Il nous a toujours été difficile de nous dégager d'une situation intensément complexe, et ce ne sera pas non plus aisé cette fois-ci. Mais, à la différence du passé, les chances de la paix semblent aujourd'hui éclipser l'angoisse de la guerre. 
&lt;P&gt;* Ancien ministre des Affaires étrangères et premier ministre d'Israël (traduit par Marie-Laure Germon.) (c) 2003, Global Viewpoint. Distributed by Tribune Media Services International. 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>IRAN</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/26#17549</link> 

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 &lt;SPAN class=GTIT&gt;Les Etats-Unis veulent déstabiliser le régime des mollahs &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;&lt;I&gt;(AFP.)&lt;/I&gt;&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[26 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Les Etats-Unis ont cessé tout contact avec l'Iran et envisagent des actions, publiques et secrètes, pour déstabiliser le gouvernement de Téhéran, selon le &lt;I&gt;Washington Post.&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;La stratégie vis-à-vis de l'Iran sera discutée jeudi lors d'une réunion de hauts responsables du gouvernement américain, ajoute le journal dans son édition d'hier. Le Pentagone propose de fomenter un soulèvement populaire pour faire tomber le gouvernement iranien, et le département d'Etat pourrait accepter cette approche si l'Iran ne prend pas d'ici à mardi des mesures contre le réseau terroriste al-Qaida, précise le quotidien. 
&lt;P&gt;L'Iran a mis fin à ses relations avec les Etats-Unis en 1979 après la révolution islamique et a été décrit comme l'un des trois pays de l'«axe du Mal» avec la Corée du Nord et l'Irak par le président George W. Bush. Le programme nucléaire iranien inquiète aussi les analystes du gouvernement américain. Pourtant, Washington et Téhéran ont maintenu des contacts discrets avant et pendant la guerre d'Irak, dernièrement lors d'une réunion secrète à Genève le 3 mai, dont l'existence a été confirmée par des responsables américains. Selon le «Washington Post», une nouvelle stratégie est en préparation 
&lt;P&gt;Washington a cependant annulé une nouvelle rencontre de ce type après les attentats du 12 mai en Arabie saoudite, selon le &lt;I&gt;Washington Post, &lt;/I&gt;à la suite de renseignements montrant que des agents d'al-Qaida réfugiés en Iran étaient impliqués dans la préparation de ces attentats qui ont fait 34 morts, y compris 9 membres de commandos suicides. 
&lt;P&gt;L'Iran dément donner asile aux terroristes, mais un responsable gouvernemental américain cité par le journal affirme qu'une dizaine d'agents d'al-Qaida se cachent dans le nord-est de l'Iran, une région isolée sur laquelle il admet que Téhéran n'a que peu de contrôle. 
&lt;P&gt;Par ailleurs, après une démarche similaire de 116 opposants, 127 députés iraniens en ont appelé samedi directement au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, pour qu'il mette fin à la résistance des conservateurs aux réformes, afin de préserver la République islamique. &lt;I&gt;«S'il faut boire un poison, il faut le faire avant que l'indépendance et l'intégrité territoriale ne soient menacées, une attitude aussi sage et courageuse serait récompensée par la nation comme l'a été celle de l'imam Khomeyni», &lt;/I&gt;écrivent les 127 parlementaires dans cette lettre ouverte, très véhémente contre les conservateurs et plutôt directe à l'adresse du guide dont les conservateurs se réclament. 
&lt;P&gt;La lettre fait référence à la décision, &lt;I&gt;«aussi amère que de boire un verre de poison», &lt;/I&gt;prise en 1988 par l'imam Khomeyni, prédécesseur de l'ayatollah Khamenei, d'accepter la résolution 598 de l'ONU proposant un cessez-le-feu avec l'Irak. Pour les signataires, il s'agit de sortir le pays de &lt;I&gt;«la période peut-être la plus délicate de l'histoire récente de l'Iran». «Il reste peu de temps, la plupart des gens sont mécontents et déçus, la plupart des intellectuels se taisent ou émigrent, toutes les réserves financières quittent le pays, encerclé de toutes parts par les forces étrangères», &lt;/I&gt;s'alarment-ils. Ils invoquent la menace américaine et les projets de Washington de &lt;I&gt;«modifier la carte géopolitique de la région», &lt;/I&gt;mais dénoncent surtout avec virulence l'obstruction des conservateurs aux réformes, au moment où la tension politique va s'avivant. 
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;IRAN &lt;/B&gt;Pour le chef de la diplomatie iranienne, les Etats-unis doivent «rapidement» remettre le pouvoir aux Irakiens &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Kharazi : «L'Amérique ne tient pas ses promesses» &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=CHAPO&gt;Chef de la diplomatie de Téhéran depuis l'élection du président réformateur Mohammad Khatami en 1997, Kamal Kharazi a répondu aux questions du &lt;I&gt;Figaro &lt;/I&gt;lors de son récent passage à Paris. &lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Propos recueillis par Claude Lorieux et Pierre Rousselin &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[26 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;LE FIGARO. – Les Etats-Unis vous accusent pêle-mêle de violer le traité de non-prolifération nucléaire, d'accueillir des chefs d'al-Qaida, d'aider le Hezbollah libanais et de tirer les ficelles de la communauté chiite en Irak. Quelles concessions êtes-vous prêts à leur faire ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Kamal KHARAZ&lt;/B&gt;I. – Cela fait un demi-siècle que les Américains interviennent dans les affaires intérieures de l'Iran. Il n'est donc pas surprenant qu'ils nous mettent sans arrêt en accusation. Mais, comme ils poursuivent des objectifs purement politiques, voire politiciens, la raison et la logique n'ont pas grand-chose à voir dans ces controverses. Nous pouvons apporter des réponses à chacune de leurs accusations. Hélas, dans le climat d'animosité actuel, nos réponses ne permettent pas de résoudre les différends. Les Américains semblent oublier que l'Iran a un régime démocratique et une société civile, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays qui sont, eux, proches de Washington. A notre égard, leur attitude est simple : soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. C'est dans cette logique qu'ils nous accusent. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;L'après-guerre en Irak représente-t-il un terrain sur lequel l'Iran peut coopérer avec les Etats-Unis ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Nous ne voulons pas nous ingérer dans les affaires de l'Irak. Mais nous sommes prêts à contribuer positivement à la stabilité de ce pays et de la région. Pour cela, un régime démocratique doit être instauré en Irak, qui exprime la volonté de l'ensemble des communautés. Nous sommes prêts à coopérer, dans ce but, avec le peuple irakien. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Entre l'ayatollah Baqer al-Hakim, qui vient de faire un retour triomphal, et Mouqtaba al-Sadr, qui se dit «porte-parole du peuple chiite», les chiites irakiens n'auraient t-ils pas trop de dirigeants ? Avez-vous un favori ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Dans chaque société, il existe des tendances différentes. La communauté chiite d'Irak ne fait pas exception. Elle a amplement prouvé sa sagesse lors des récentes commémorations religieuses de Nadjaf et de Kerbala. La compétition est tout à fait naturelle. L'important est de créer une structure qui offre une représentation politique à l'ensemble du peuple irakien. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Comment exclure que, dans un an, les Américains rapatrient l'essentiel de leurs forces d'Irak et que, largement majoritaires, les chiites s'imposent alors à Bagdad ? Ils auront le champ libre !&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Il est clair que les chiites joueront un rôle important dans l'Irak de demain, aux côtés des sunnites et des Kurdes. Le régime baasiste les a, depuis des années, privés de leurs droits fondamentaux. Aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis qui privent l'ensemble des communautés irakiennes de leurs droits fondamentaux. Si les Américains ne remettent pas rapidement le pouvoir aux Irakiens, ils auront des problèmes. Il est à craindre que ces problèmes ne servent de prétexte pour prolonger leur présence en Irak. Le dossier irakien doit être confié à l'ONU, afin que soit formé d'abord un gouvernement provisoire, puis un gouvernement permanent. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;La question irakienne justifie-t-elle un développement des contacts irano-américains ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Nous avons eu des contacts avec les Américains à propos de l'Afghanistan et nous en avons aujourd'hui à propos de l'Irak. Ils ne peuvent aboutir que s'ils ont lieu dans un climat d'équité et dans un esprit de coopération. Or, les Américains font des promesses mais ne les tiennent pas. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Au Liban, acceptez-vous de faire pression sur le Hezbollah, comme vous le demande le président Bush ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Les Etats-Unis cherchent à contrôler le Liban. La présence du Hezbollah empêche Israël d'attaquer une fois de plus le Liban. Il ne faut pas oublier que c'est un parti libanais et une force au service du Liban. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Et que Téhéran aide militairement ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Nous soutenons le Hezbollah politiquement mais pas militairement. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;A Beyrouth, le président Khatami a tenu sur la question du Hezbollah des propos jugés plutôt modérés...&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Le gouvernement iranien défend les valeurs auxquelles croit le peuple iranien. Nous ne sommes pas des aventuriers. Pour nous, la stabilité de la région importe beaucoup. A la différence des Etats-Unis, nous considérons que c'est Israël qui est à l'origine de l'instabilité de la région. Malheureusement, l'Europe n'a pas les moyens de faire pression sur Israël. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Vous reflétez l'attitude du président de la République. Mais le Hezbollah relève du guide, l'ayatollah Khamenei. Qui croire ? Qui parle au nom de l'Iran ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Je ne pense pas que la complexité d'un peuple soit un handicap. La société iranienne ne s'exprime pas d'une seule voix. La presse, l'Assemblée et les autres organes en témoignent. Le problème est que vous devez essayer de comprendre ces complexités ! 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Cent seize politiciens, religieux et intellectuels viennent d'écrire que, sans réformes, la République islamique risque de subir le même sort que l'Afghanistan des talibans et l'Irak de Saddam Hussein. Le guide, l'ayatollah Khamenei, recevra-t-il ces pétitionnaires ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Dans notre système, la voix des contestataires se fait entendre. Une démarche comme celle des 116 pétitionnaires attirera certainement l'attention du guide. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Les Etats-Unis accusent l'Iran d'héberger des membres d'al-Qaida et notamment l'un des organisateurs de l'attentat de Riad en Arabie saoudite. Que répondez-vous ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Avant le 11 septembre 2001, al-Qaida était déjà une menace pour nous. Elle l'est toujours. Il n'y a aucune raison pour que nous aidions cette organisation. Nos frontières avec l'Afghanistan et le Pakistan sont si longues qu'un certain nombre de membres d'al-Qaida ont cherché à se réfugier en Iran. Nous en avons arrêté beaucoup et en avons extradé vers leurs pays d'origine. La lutte contre le terrorisme doit se faire dans l'égalité et la réciprocité. Il n'existe pas de bon terrorisme et de mauvais terrorisme. On ne peut combattre le terrorisme antiaméricain sans combattre aussi le terrorisme anti-iranien. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Depuis que les Américains ont désarmé les Moudjahidin du peuple en Irak, des responsables de ce mouvement d'opposition armée à Téhéran se seraient réfugiés en France. Votre réaction ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Il s'agit en effet d'un problème complexe pour la France. Les Moudjahidin figurent sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne. la France ne peut donc pas leur donner l'asile politique. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;L'Iran est-il la prochaine cible de Washington ?&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Nous sommes déjà la cible des Etats-Unis. Ce n'est pas nouveau. Ils nous soumettent à toutes sortes de pressions depuis la révolution et depuis que nous avons dit non à Washington. Cela ne signifie pas pour autant que nous redoutons une attaque américaine. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>AZNAR SANCTIONNE PAR LES URNES</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/26#17540</link> 

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 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=492 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=3&gt;&lt;FONT class=art_chapo face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#222222 size=3&gt;Le Parti populaire serait en recul dans de nombreuses régions et villes.&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=15&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=10 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=10 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=10 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=10 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=298 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=10 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=15&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right width=149&gt;&lt;FONT class=art_aut face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#222222 size=1&gt;Par François MUSSEAU&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT class=art_date face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#222222 size=1&gt;lundi 26 mai 2003&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=33 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;!--htdig_noindex--&gt;&lt;!-- debut bloc imprimer--&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=149 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
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&lt;TR&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD width=144&gt;
&lt;DIV align=right&gt;&lt;FONT class=art_fonc face=&quot;Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#333333 size=1&gt;&lt;B&gt;&lt;A class=lienGr onclick=&quot;javascript:window.open('imprimer.php?Article=113282','imprimer','width=500,height=600,top=5,left=5,resizable=yes,scrollbars=yes,toolbar=yes,menubar=yes');&quot; href=&quot;http://www.liberation.fr/page.php?Article=113282#&quot;&gt;imprimer l'article&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;
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&lt;TD width=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=2 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=144&gt;
&lt;DIV align=right&gt;&lt;FONT class=art_fonc face=&quot;Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#333333 size=1&gt;&lt;B&gt;&lt;A class=lienGr href=&quot;http://www.liberation.fr/top10_envoi.php&quot;&gt;articles les plus envoyés&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD bgColor=#333333 colSpan=2&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;!-- fin bloc imprimer--&gt;&lt;!--/htdig_noindex--&gt;&lt;IMG height=40 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT class=art_rel face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#aa0000 size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=15&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top align=left width=298&gt;&lt;FONT class=art_pretxt face=&quot;Verdana, Helvetica, Geneva, Arial&quot; color=#222222 size=2&gt;Madrid de notre correspondant&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT class=art_oeuv face=&quot;Verdana, Helvetica, Geneva, Arial&quot; color=#222222 size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT class=art_txt face=&quot;Verdana, Helvetica, Geneva, Arial&quot; color=#222222 size=2&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.liberation.fr/img/lettrines/p.gif&quot; align=left&gt;our la première fois depuis 1996, le Parti populaire (PP, droite) de José Maria Aznar subit un coup de frein, bien qu'il conserve la mairie de Madrid, où se présentait son épouse. Si l'on en croit les estimations obtenues vers 22 heures, avant la proclamation des résultats définitifs des municipales et des régionales, la formation au pouvoir a quelque peu payé les pots cassés de sa mauvaise gestion de la marée noire en Galice et, surtout, de son engagement en faveur de George W. Bush dans le conflit irakien.&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;BR&gt;«Meilleur score». &lt;/B&gt;A la faveur d'une forte participation (un taux de 54,30 %, supérieur de 5 % à celui des municipales de 1999), le PP d'Aznar semblerait en recul un peu partout, au profit du Parti socialiste (PSOE), la principale force d'opposition. Selon le secrétaire chargé de l'organisation au PSOE, José Blanco, «&lt;I&gt;le parti réalise son meilleur score depuis dix ans, et aurait davantage de voix au niveau national&lt;/I&gt;». Même si, hier soir, les dirigeants du PP affirmaient, eux aussi, que leur parti demeurait celui qui, globalement, a obtenu le plus de suffrages, ils pouvaient difficilement nier une relative sanction. Les premières estimations indiquaient en effet que le parti au pouvoir aurait perdu des voix, tant au niveau municipal que régional. Certes, le PP d'Aznar devrait garder le contrôle de ses bastions, les régions de Navarre ou de Murcie, ainsi que les municipalités de Madrid, de Valence ou de Malaga. En revanche, outre dans les mairies de Saragosse (cinquième ville du pays) et de Valladolid (fief d'Aznar), le PP aura du mal à conserver le contrôle du Parlement régional de Madrid.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En baisse constante depuis 1996, lorsque Felipe Gonzalez a quitté le pouvoir, les socialistes paraissent avoir réussi à inverser la tendance. Sous la houlette du jeune leader Rodriguez Zapatero, qui a axé sa campagne sur le refus de la guerre en Irak et sur la «&lt;I&gt;radicalisation&lt;/I&gt;» du PP, le PSOE aurait gagné du terrain tout en consolidant ses positions dans ses places fortes, telles que les régions d'Estrémadure, des Asturies, les villes de Barcelone et de Séville.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut également noter la bonne performance de la Gauche unie (IU), une coalition communiste qui connaissait un fort déclin ces dernières années et dont le chef de file, Gaspar Llamazares, a été le plus virulent opposant à l'option pro-Washington d'Aznar.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Marée noire. &lt;/B&gt;Il apparaît aussi clairement que le Parti populaire a perdu du terrain dans les grandes villes de Galice, région où a eu lieu la marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier &lt;I&gt;Prestige. &lt;/I&gt;Ainsi, dans les deux principaux ports, à Vigo et à La Corogne, ainsi qu'à Saint-Jacques-de-Compostelle et à Lugo, le PP est en fort recul. Au lendemain de ce scrutin, l'avenir proche d'Aznar, qui ne se présentera pas aux législatives de 2004, risque d'être des plus délicats. Le leader conservateur, qui a personnalisé à l'extrême cette campagne électorale, avait présenté le scrutin comme un «&lt;I&gt;plébiscite&lt;/I&gt;» de sa gestion. Hier soir, au vu des premiers résultats, il risquait bien de déchanter.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>ARGENTINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/26#17539</link> 

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 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=492 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=3&gt;&lt;FONT class=art_chapo face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#222222 size=3&gt;Autrefois prospère, la région de Concordia est aujourd'hui sinistrée et illustre les défis économiques qui attendent le nouveau Président.&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=15&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD width=15&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=15 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top align=right width=149&gt;&lt;FONT class=art_aut face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#222222 size=1&gt;Par Antoine BIGO&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT class=art_date face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#222222 size=1&gt;lundi 26 mai 2003&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=33 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;!--htdig_noindex--&gt;&lt;!-- debut bloc imprimer--&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=149 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD bgColor=#333333 colSpan=2&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD width=144&gt;
&lt;DIV align=right&gt;&lt;FONT class=art_fonc face=&quot;Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#333333 size=1&gt;&lt;B&gt;&lt;A class=lienGr onclick=&quot;javascript:window.open('imprimer.php?Article=113279','imprimer','width=500,height=600,top=5,left=5,resizable=yes,scrollbars=yes,toolbar=yes,menubar=yes');&quot; href=&quot;http://www.liberation.fr/page.php?Article=113279#&quot;&gt;imprimer l'article&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=144&gt;
&lt;DIV align=right&gt;&lt;FONT class=art_fonc face=&quot;Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#333333 size=1&gt;&lt;B&gt;&lt;A class=lienGr onclick=&quot;javascript:window.open('envoyer.php?Article=113279','envoyer','width=430,height=380,top=5,left=5,resizable=yes,scrollbars=no,toolbar=no,menubar=no');&quot; href=&quot;http://www.liberation.fr/page.php?Article=113279#&quot;&gt;envoyer l'article&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
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&lt;TR&gt;
&lt;TD width=144&gt;
&lt;DIV align=right&gt;&lt;FONT class=art_fonc face=&quot;Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#333333 size=1&gt;&lt;B&gt;&lt;A class=lienGr href=&quot;http://www.liberation.fr/top10_envoi.php&quot;&gt;articles les plus envoyés&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD bgColor=#333333 colSpan=2&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;!-- fin bloc imprimer--&gt;&lt;!--/htdig_noindex--&gt;&lt;IMG height=40 src=&quot;http://www.liberation.fr/img/pix.gif&quot; width=149 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT class=art_rel face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#aa0000 size=2&gt;&lt;B&gt;«Ici, les seuls chiffres en croissance sont ceux de l'assistance. Près de 18 000 foyers vivent des aides de l'Etat, de la province ou de la ville.» German Almeya conseiller municipal&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;/TD&gt;
&lt;TD width=15&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top align=left width=298&gt;&lt;FONT class=art_pretxt face=&quot;Verdana, Helvetica, Geneva, Arial&quot; color=#222222 size=2&gt;Concordia envoyé spécial&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT class=art_oeuv face=&quot;Verdana, Helvetica, Geneva, Arial&quot; color=#222222 size=2&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT class=art_txt face=&quot;Verdana, Helvetica, Geneva, Arial&quot; color=#222222 size=2&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.liberation.fr/img/lettrines/a.gif&quot; align=left&gt;u crépuscule, la brume du fleuve Uruguay et la fumée des cabanes chauffées au bois estompent les faubourgs miséreux qui entourent l'ancienne capitale des agrumes, mieux connue aujourd'hui pour être la ville la plus pauvre d'Argentine. Selon l'Indec, l'institut argentin des statistiques, 66 % des 137 000 habitants y vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 230 euros par mois par foyer. Chef-lieu d'un département de la région d'Entre Rios, à 470 km au nord-ouest de Buenos Aires, Concordia n'est plus que l'ombre de cette petite ville florissante décrite par Antoine de Saint-Exupéry dans un des chapitres de &lt;I&gt;Terre des hommes.&lt;/I&gt; En 1929, au cours d'un vol entre Buenos Aires et Asuncion, la capitale du Paraguay, l'aviateur, pris dans une tourmente, avait dû s'y poser en catastrophe. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Détournements de fonds. &lt;/B&gt;Alors qu'elle compte les terres les plus riches et les plus chères du pays, la province d'Entre Rios, peuplée d'1,2 million d'habitants, accumule une dette de 2 milliards de pesos (660 millions d'euros). Les instituteurs et professeurs de l'école publique, qui n'ont pas été payés depuis deux mois, sont en grève, et la moitié des 320 000 écoliers ne sont pas rentrés à l'école comme prévu, en mars. Le gouverneur, Sergio Montiel, du Parti radical, garantit la reprise des cours à la fin du mois si les fonds promis par l'Etat sont versés. Mais cet avocat de 75 ans, deux fois à la tête de la province entre 1983 et 1987, puis de nouveau à partir de 1999, a perdu toute crédibilité. Il fait l'objet de plusieurs plaintes pour détournement de fonds publics, non seulement de la part de l'opposition mais aussi de la part de députés de son propre mouvement qui ont refusé de voter le budget 2003. La réputation mafieuse du gouverneur est telle que le gouvernement national n'a pas versé les subsides dus chaque année aux provinces, ce qui n'améliore pas les comptes. La justice suit son cours, c'est-à-dire qu'aucune enquête n'a pour l'instant abouti.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le péronisme régional n'est pas mieux loti. Aujourd'hui sénateur, après avoir été deux fois gouverneur de la province et deux fois maire de Concordia, Jorge Busti (parti justicialiste) devrait rendre des comptes à la justice locale, qui l'accuse d'être impliqué dans 200 affaires de corruption, pour un montant de 180 millions de dollars ! &lt;I&gt;«La province d'Entre Rios est gouvernée par une structure de type mafieuse, &lt;/I&gt;accuse Oscar Rovira, procureur à la cour des comptes locale. &lt;I&gt;Le radicalisme et le justicialisme se mettent d'accord pour maintenir un système de connivence, pour continuer à se répartir le pouvoir et à cultiver l'impunité.»&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sur la place centrale de Concordia, par petits groupes, quelques dizaines d'hommes grillent des cigarettes en se chauffant au maigre soleil de l'automne austral. Ils n'ont que quelques mètres à parcourir pour grimper les marches qui mènent au commissariat de police, à la mairie ou à l'église. &lt;I&gt;«Ici, on les appelle les organisateurs. Ce sont les hommes de main des politiciens locaux. Ils s'infiltrent dans tous les quartiers. Ce sont eux qui répartissent les aides sociales et qui incitent les gens à voter du bon côté»,&lt;/I&gt; raconte Gladys Cabrera, de la CTA (Centrale des travailleurs argentins). En ce matin de conseil municipal, les couloirs décrépis de la mairie ressemblent à une cour des Miracles. Des familles par dizaines quémandent auprès des élus locaux un peu de nourriture, de l'argent, un travail, de quoi survivre. &lt;I&gt;«Tous les jours, une cinquantaine de personnes débarquent dans nos bureaux pour demander de l'aide,&lt;/I&gt; avoue German Almeya, conseiller municipal d'opposition.&lt;I&gt; Ici, les seuls chiffres en croissance sont ceux de l'assistance. Près de 18 000 foyers vivent des aides de l'Etat, de la province ou de la ville. Dans les années 80, il y avait une seule cantine populaire. Il y en a aujourd'hui 136»,&lt;/I&gt; poursuit-il, amer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Noeud ferroviaire. &lt;/B&gt;La déliquescence des institutions politiques et les réformes économiques catastrophiques de Carlos Menem, dans les années 90, ont sonné le glas de la prospérité de Concordia. Avec la convertibilité un dollar pour un peso, les agrumes produits localement ne sont plus rentables, donc plus cultivés. Dans les supermarchés, on trouve à meilleur prix des citrons et des oranges venus d'Israël. Près de 10 000 employés sont licenciés, et les usines d'embouteillage et de jus de fruits rouillent aux portes de la ville. Concordia, au centre de la Mésopotamie argentine, qui s'étend entre les fleuves Parana et Uruguay, était un noeud ferroviaire important pour l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay. Des 7 000 employés du chemin de fer, dans les 100 gares qui maillaient la province, ne subsistent que 200 ouvriers et un train qui, chaque nuit, fait un raffut d'enfer en traversant la ville. Une seule entreprise à capitaux brésiliens a rouvert ses portes. Une menuiserie hautement mécanisée, qui n'emploie que 150 personnes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sur les vitrines de la principale rue commerçante, des affichettes proposent aux rares clients des crédits gratuits, des paiements en bons du Trésor ou en &lt;I&gt;federales,&lt;/I&gt; cette monnaie de singe émise par la province pour payer ses employés et qui vaut la moitié de son cours officiel. Les banques sont vides, et changer un billet de 100 pesos (30 euros) est un exploit. Au lieu d'essayer d'attirer des entreprises, les politiciens locaux ont lutté contre le chômage en multipliant les emplois publics, qui représentent actuellement près du tiers des postes de travail de la province. Quand le maire péroniste de Concordia, Hernan Orduna, a été élu, en 1999, les salaires des 2 300 employés municipaux représentaient une sortie d'argent de 21 millions de pesos, pour un budget de 26 millions, et la dette de la ville était abyssale. Depuis, le nombre de fonctionnaires a été diminué de 6 %, celui des conseillers municipaux est passé de 115 à 57 et leurs émoluments réduits de moitié. Mais ils gagnent encore 600 euros par mois, alors que la rémunération moyenne des habitants tourne autour de 130 euros.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pratiques du passé. On comprend mieux pourquoi les politiciens locaux s'accrochent à leur poste sans vergogne et développent à outrance un clientélisme dépassé. &lt;I&gt;«Quand j'ai débarqué à la mairie, je me suis aperçu que les entreprises locales ne payaient pas d'impôts. Aujourd'hui, on récupère 600 000 euros de taxes... Près de 1 million de mètres carrés avaient été construits sans autorisation, ce qui représente 4 000 maisons»,&lt;/I&gt; précise Hernan Orduna, qui s'est engagé à rompre avec les pratiques du passé dont les exemples abondent : 120 piscines déclarées alors que sur les photos aériennes, commandées en 2002 par la municipalité, on en compte 800 ! Les 50 000 rations de nourriture financées par l'Etat : jamais distribuées. L'aide financière pour une campagne de prévention contre le sida : envolée. Les 7 millions de dollars prévus pour la construction de 1 500 maisons : évaporés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nestor Kirchner, le prochain président du pays, a du pain sur la planche. Mais il faudra bien plus qu'un mandat politique pour changer les mentalités en Argentine. Surtout loin de Buenos Aires, là où des &lt;I&gt;caudillos&lt;/I&gt; corrompus règnent en appauvrissant le pays.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>ACTUALITES DIPLOMATIQUES</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/26#17534</link> 

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 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=15 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;
&lt;P&gt;&lt;A class=menuchemin href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actu.asp?DOS=13&quot;&gt;&lt;B&gt;A la Une&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=titre-page&gt;Actualité diplomatique&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titre-page&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=titre-page&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=5 width=&quot;100%&quot; bgColor=#dddddd border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=colcnt-acc1 vAlign=top rowSpan=2&gt;LA PHOTO D'ACTUALITÉ&lt;BR&gt;&lt;IMG alt=&quot;&quot; src=&quot;http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/1d/medias.lemonde.fr/medias/image_article/pam_int_villepin_250.jpg&quot; width=250 border=0&gt; &lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=coldte-txt&gt;Le président palestinien, Yasser Arafat, et le ministre des affaires étrangères français, Dominique de Villepin, après leur rencontre à Ramallah. Le président américain, George Bush, a annoncé qu'un sommet israélo-palestinien se tiendrait la semaine prochaine en Jordanie.&lt;BR&gt;Osama Silwadi/Reuters&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=chapo vAlign=bottom align=right&gt;&lt;!--Retrouvez les photos du jour &lt;img src=http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/1d/medias.lemonde.fr/medias/info/fleche_dte.gif align=absmiddle border=0&gt;&lt;/a&gt;--&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;!-- /info_pv_contenu_libre_modifiable contenu_id = 29849 -(skin : photo_dactu) --&gt;&lt;!-- /info_sssq_1_col_empil_gen_ref --&gt;&lt;!-- info_sssq_1_col_empil_gen_avec_titre --&gt;&lt;!-- info_pv_tous_titres_seq--&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;&lt;!-- Image de l'icône article --&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=18 alt=Article src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/icone_doc.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;99%&quot;&gt;&lt;!-- Affichage de la vignette --&gt;&lt;A class=titre-actu href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=34807&quot;&gt;Visite en France du ministre des Affaires étrangères du Kirghizistan, M. Aitmatov&lt;/A&gt; &lt;!-- Affichage de la date --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=date&gt;26/05/03&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage du résumé --&gt;
&lt;DIV align=justify&gt;Cette visite, à l'occasion de la conférence sur les routes de la drogue, a confirmé la convergence des analyses de la France et du Kirghizistan sur les grandes questions de l'actualité mondiale.&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage des multimédias --&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;&lt;!-- Image de l'icône article --&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=18 alt=Article src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/icone_doc.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;99%&quot;&gt;&lt;!-- Affichage de la vignette --&gt;&lt;A class=titre-actu href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=35036&quot;&gt;Visite en France du Premier ministre ukrainien, M. Viktor Yanoukovytch&lt;/A&gt; &lt;!-- Affichage de la date --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=date&gt;26/05/03&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage du résumé --&gt;
&lt;DIV align=justify&gt;Le Premier ministre ukrainien s'entretiendra notamment avec le Premier ministre.&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage des multimédias --&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;&lt;!-- Image de l'icône article --&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=18 alt=Article src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/icone_doc.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;99%&quot;&gt;&lt;!-- Affichage de la vignette --&gt;&lt;A class=titre-actu href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=35018&quot;&gt;Rencontre des ministres délégués aux Affaires européennes des pays du Triangle de Weimar&lt;/A&gt; &lt;!-- Affichage de la date --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=date&gt;26/05/03&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage du résumé --&gt;
&lt;DIV align=justify&gt;Communiqué conjoint des ministres polonais, allemand et française chargés des affaires européennes.&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage des multimédias --&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;&lt;!-- Image de l'icône article --&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=18 alt=Article src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/icone_doc.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;99%&quot;&gt;&lt;!-- Affichage de la vignette --&gt;&lt;A class=titre-actu href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=35037&quot;&gt;Visite de Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, à Dublin&lt;/A&gt; &lt;!-- Affichage de la date --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=date&gt;26/05/03&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage du résumé --&gt;
&lt;DIV align=justify&gt;Noëlle Lenoir s'entretiendra avec le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, M. Dick Roche ainsi qu'avec le Président du Parlement européen M. Pat Cox.&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage des multimédias --&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;&lt;!-- Image de l'icône article --&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=18 alt=Article src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/icone_doc.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;99%&quot;&gt;&lt;!-- Affichage de la vignette --&gt;&lt;A class=titre-actu href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=35038&quot;&gt;Algérie / Expédition de fret humanitaire à destination des populations sinistrées&lt;/A&gt; &lt;!-- Affichage de la date --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=date&gt;26/05/03&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage du résumé --&gt;
&lt;DIV align=justify&gt;La France poursuit son effort d'assistance humanitaire en faveur des victimes du tremblement de terre qui a dévasté l'Algérie.&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage des multimédias --&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;&lt;!-- Image de l'icône article --&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;IMG height=18 alt=Article src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/icone_doc.gif&quot; border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=&quot;99%&quot;&gt;&lt;!-- Affichage de la vignette --&gt;&lt;A class=titre-actu href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=35039&quot;&gt;Espagne / Accident d'avion&lt;/A&gt; &lt;!-- Affichage de la date --&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=date&gt;26/05/03&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage du résumé --&gt;
&lt;DIV align=justify&gt;Les autorités françaises présentent leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes de ce tragique accident.&lt;/DIV&gt;&lt;!-- Affichage des multimédias --&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/25#17417</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=440 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=S471 style=&quot;LINE-HEIGHT: normal&quot; align=left colSpan=3&gt;Saddam trahi par le chef de la Garde républicaine spéciale &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=3&gt;&lt;IMG height=8 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_blanc.gif&quot; width=440&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=190&gt;&lt;IMG height=140 alt=&quot;&quot; src=&quot;http://up.tf1.fr/mmdia/100/101/91/260891.JPG&quot; width=190&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=40 background=/img/news/bgd_pointille_vertical_v2.gif&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_trans.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=203&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=S63 colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=S63&gt;Selon le JDD, Saddam Hussein a été trahi par le chef de la Garde Républicaine spéciale, qui avait ordonné à ses troupes de ne pas défendre Bagdad, suite à un accord avec les Américains. &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;IMG height=14 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_trans.gif&quot; width=203&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=S531 align=right colSpan=2&gt;Mis en ligne le 25 mai 2003 &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=center colSpan=3&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/news/News-V2-pointillés.gif&quot; width=440 vspace=5&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=3&gt;&lt;IMG height=5 src=&quot;http://www.tf1.fr/img/str/px_trans.gif&quot; width=440&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=440 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;
&lt;P align=justify&gt;Les forces américaines avaient annoncé le 8 avril, la veille de la chute de&amp;nbsp;Bagdad, à une époque où l'aéroport avait déjà été pris, la mort de Maher Soufiane al-Tikriti, chef de la Garde Républicaine. De fait, lors de son dernier bain de foule dans un quartier non encore occupé par les Américains, -le Journal du Dimanche date cet épisode du 7, mais&amp;nbsp;la plupart des sources le fixent au 9 avril-,&amp;nbsp;Saddam Hussein&amp;nbsp;a affirmé&amp;nbsp;lui-même avoir été &quot;trahi&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;L'enquête du Journal du Dimanche se fonde notamment sur des propos récemment tenus par un des responsables de la défense de Bagdad, le général Mahdi Abdallah al-Douleimi sur la chaine publique française France 2. &quot;A ce moment-là (le 4 avril, prise de l'aéroport), nous avions perdu le &amp;nbsp;contrôle de la ville. Nous avons alors demandé des ordres au général Soufiane &amp;nbsp;al-Tikriti : ils étaient de ne pas combattre et de se retirer&quot;, expliquait-il. Or, selon le journal qui cite une &quot;source irakienne&quot;, le général al-Tirkriti, qui avait &quot;passé un accord&quot; avec les Américains &quot;près d'un an plus &amp;nbsp;tôt&quot; leur assurant que les 100.000 soldats de la Garde ne se battront pas, a été conduit le 8 avril, avec sa famille, à bord d'un C-130 &quot;dans le plus grand secret&quot; vers une base américaine. La nouvelle de sa mort était donc fausse, selon le JDD.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;STRONG&gt;Plusieurs exfiltrations&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Le journal cite d'autres &quot;exfiltrations&quot;, notamment celle d'un autre parent&amp;nbsp;de Saddam Hussein, Ali Abdel Rachid al-Tikriti, qui &quot;informait les Américains &amp;nbsp;des mouvements de l'armée irakienne&quot;, et du commandant des Fedayin de Saddam. Il évoque aussi un officier du Palais présidentiel qui a &quot;livré&quot; aux&amp;nbsp;Américains deux informations sur la localisation de Saddam Hussein : la nuit du 19 au 20 mars, -déclenchement de la guerre- et le 7 avril, dans le quartier &amp;nbsp;al-Mansour. Dans les deux cas, les Américains ont bombardé les lieux, mais le&amp;nbsp;président irakien a échappé à la mort. Cet officier a été liquidé.&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;Selon le JDD, ces exfiltrations expliquent aussi &quot;pourquoi le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld a toujours misé sur le fait que les Irakiens ne se &amp;nbsp;battraient pas&quot;, mais atteste aussi que &quot;le renversement du régime de Saddam Hussein étant programmé, les débats onusiens n'étaient que des gesticulations&quot;.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Madagascar</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/25#17416</link> 

						<description> 
 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;Madagascar veut cesser d'être &quot;l'île aux trésors&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica size=2&gt;
&lt;P&gt;ANTANANARIVO (AP) - Saphir, rubis, or, argent, nickel, bauxite, ilménite, mica: Madagascar veut cesser d'être une &quot;île aux trésors&quot; dont ne profitent que les &quot;pirates&quot; qui achètent à vil prix le fruit du travail des petits prospecteurs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Les bonnes années, Madagascar tire moins de 40 millions de dollars&quot; (34 millions d'euros) de ses ressources minières, &quot;alors qu'avec plus de valeur ajoutée et une meilleure gestion, la filière pourrait rapporter dix fois plus au pays&quot;, explique Paulo de Sa, expert à la Banque mondiale. Il ajoute: &quot;C'est Bangkok qui empoche la plus-value sur les pierres de Madagascar&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour améliorer &quot;la bonne gouvernance de ses ressources minérales&quot;, Madagascar vient de bénéficier d'un crédit de 32 millions dollars (27 millions d'euros) de la Banque mondiale, un crédit sur cinq ans à des conditions avantageuses destiné à faire sortir le pays de &quot;la chasse aux trésors&quot; pour le faire entrer dans l'ère industrielle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour M. de Sa, de passage à Antananarivo, la connaissance des ressources minières de Madagascar est à peine effleurée. Aucune prospection géologique sérieuse n'a été entreprise depuis la fin de la colonisation française au début des années 60, où l'on se satisfaisait de quelques indices de surface pour commencer à creuser.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par exemple, c'est au petit bonheur la chance, bien que le gisement soit pourtant signalé sur des cartes géologiques scolaires des années 50, que les exploitants miniers redécouvrent un filon, comme celui de saphir, à Ilakaka, dans le sud à 1.000 km de la capitale, où depuis une dizaine d'années a lieu une sorte de ruée vers l'or. Cette exploitation anarchique ne profite qu'aux trafiquants sri-lankais, thaïlandais et à leurs intermédiaires malgaches et très peu aux petits prospecteurs qui creusent au risque de leur vie.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les nouvelles technologies de prospection géologique, qui allient le satellite à l'informatique, permettront à Madagascar de refaire sa carte géologique, afin d'attirer les investisseurs étrangers absents d'un secteur encore vierge.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Madagascar fait peur&quot;, explique l'expert de la Banque mondiale. Il y voit la conséquence d'un secteur livré à lui-même, dont l'Etat est absent et qui laisse donc le champ libre à tous les aventuriers. C'est ainsi qu'aucune exploitation industrielle de corindons (saphir, rubis, aigue-marine, améthyste...) n'existe actuellement à Madagascar où, pourtant, ces pierres sont nombreuses et d'excellente qualité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les gisements actuellement exploités, comme celui de saphir à Ilakaka ou de rubis à Vatomandry, sur la côte centre-est, le sont à la pelle et à la pioche dans des conditions d'insécurité totale pour les chercheurs qui n'ont bien souvent, par ailleurs, aucune connaissance de la valeur des trésors qu'ils extraient.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est ainsi que le plus gros saphir du monde, le &quot;millenium&quot;, baptisé ainsi pour avoir été découvert à l'aube de l'an 2000, est sorti du pays dans la clandestinité et son existence révélée bien plus tard par l'heureux collectionneur qui l'avait acheté. Sans doute à un prix dérisoire par rapport à sa valeur réelle. AP&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;cha/Bg&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>PALESTINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/25#17413</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE width=&quot;90%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR align=middle bgColor=#48669f&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=arial color=white&gt;&amp;nbsp;&lt;B&gt;Crise en Irak&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD align=middle&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.news.yahoo.com/dossier/irak.html&quot;&gt;&lt;IMG height=35 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/fr/ne/h/gulfw.gif&quot; width=135 border=0&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;·&amp;nbsp;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.news.yahoo.com/dossier/irak.html&quot;&gt;&lt;B&gt;Dossier spécial&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;·&amp;nbsp;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.biz.yahoo.com/fc/energie.html&quot;&gt;Les enjeux pétroliers&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;·&amp;nbsp;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.news.yahoo.com/irak/revuedepresse.html&quot;&gt;&lt;B&gt;Revue de presse&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;·&amp;nbsp;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.news.yahoo.com/irak/revuedeweb.html&quot;&gt;&lt;B&gt;Revue de Web&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=6 cellPadding=0 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TR&gt;
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&lt;TR bgColor=#eeeecc&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=arial&gt;&lt;IMG height=16 hspace=2 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/uk/mov/vcam.gif&quot; width=16 border=0&gt;&lt;A style=&quot;COLOR: black; TEXT-DECORATION: none&quot; href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/videos/&quot;&gt;&lt;B&gt;L'info en images&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;U&gt;&lt;B&gt;Vidéos&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD align=middle&gt;&lt;FONT face=arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/lci/*http://fr.news.yahoo.com/videos/&quot;&gt;&lt;IMG height=37 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/fr/ne/l/lci2.gif&quot; width=137 border=0&gt;&lt;BR&gt;L'info en continu avec LCI Live&lt;/A&gt; &lt;BR&gt;· · · · ·&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/tv5/*http://fr.news.yahoo.com/tv5_tv5irak.html','500','560')&quot;&gt;&lt;IMG height=37 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/fr/ne/l/tv52.gif&quot; width=137 border=0&gt;&lt;BR&gt;Le journal séquencé de TV5&lt;/A&gt; &lt;BR&gt;· · · · ·&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/national/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes.html','530','530')&quot;&gt;&lt;IMG height=37 alt=&quot;&quot; src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/fr/ne/l/le62.gif&quot; width=137 border=0&gt;&lt;BR&gt;L'édition nationale du 6 Minutes&lt;/A&gt; 
&lt;FORM style=&quot;MARGIN: 1mm&quot;&gt;&lt;SELECT class=FormLt1 style=&quot;FONT-SIZE: xx-small; FONT-FAMILY: arial&quot; onchange=location=this.options[this.selectedIndex].value;&gt; &lt;OPTION selected&gt;Éditions locales&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/bordeaux/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_bordeaux.html','530','530')&quot;&gt;Bordeaux&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/grenoble/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_grenoble.html','530','530')&quot;&gt;Grenoble&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/lille/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_lille.html','530','530')&quot;&gt;Lille&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/lyon/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_lyon.html','530','530')&quot;&gt;Lyon&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/marseille/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_marseille.html','530','530')&quot;&gt;Marseille&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/montpellier/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_montpellier.html','530','530')&quot;&gt;Montpellier&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/nancy/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_nancy.html','530','530')&quot;&gt;Nancy&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/nantes/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_nantes.html','530','530')&quot;&gt;Nantes&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/nice/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_nice.html','530','530')&quot;&gt;Nice&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/rennes/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_rennes.html','530','530')&quot;&gt;Rennes&lt;/OPTION&gt; &lt;OPTION value=&quot;javascript:nw('http://fr.rd.yahoo.com/news/article/m6/toulouse/*http://fr.news.yahoo.com/m6_6minutes_toulouse.html','530','530')&quot;&gt;Toulouse&lt;/OPTION&gt;&lt;/SELECT&gt;&lt;/FORM&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;U&gt;&lt;B&gt;Animations Flash&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD align=middle&gt;&lt;FONT face=arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.news.yahoo.com/flash/&quot;&gt;&lt;IMG height=88 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/fr/ne/i/irak1.jpg&quot; width=88 border=0&gt;&lt;BR&gt;Toutes les animation interactives&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
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&lt;TD&gt;&lt;FONT face=arial&gt;&lt;IMG height=16 alt=Radio src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/fr/mu/r/radio.gif&quot; width=16&gt;&amp;nbsp; &lt;B&gt;Radio&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR bgColor=#ffffff&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=1 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=center align=middle&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;javascript:launchRadioTemplate('rtl')&quot;&gt;&lt;IMG height=13 alt=Audio hspace=2 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/eu/bc/sound.gif&quot; width=16 border=0&gt;&lt;B&gt;Écoutez RTL en direct&lt;/B&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/article/*http://fr.music.yahoo.com/radio/&quot;&gt;Accès aux autres radios&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=6 cellPadding=0 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;FONT face=arial size=+1&gt;&lt;B&gt;Yasser Arafat: il n'y a pas de &quot;coordination totale&quot; avec Mahmoud Abbas&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica size=2&gt;
&lt;P&gt;LE CAIRE (AP) - Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat déclare qu'il n'y a pas de &quot;coordination totale&quot; avec son Premier ministre Mahmoud Abbas dans un entretien publié dimanche par &quot;Asharq al-Awsat&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ses premiers commentaires en public sur Mahmoud Abbas, qu'il a nommé avec réticence au poste de Premier ministre fin avril, interviennent le jour où le gouvernement israélien a approuvé la &quot;feuille de route&quot; prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici 2005.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Je ne peux pas dire qu'il y ait une coordination totale sur toutes les questions&quot;, a dit Yasser Arafat de Mahmoud Abbas. &quot;Il accomplit ses devoirs et je fais mon travail. Nous nous rencontrons de temps en temps et débattons de toutes les questions&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Yasser Arafat a démenti être en conflit avec son Premier ministre, ajoutant que les allégations en ce sens n'étaient que &quot;mensonges, mensonges, mensonges&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le président américain George W. Bush a annoncé vendredi qu'il envisageait d'organiser une rencontre tripartite avec Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ariel Sharon. Si un tel sommet avait lieu, ce seraient les premiers pourparlers de paix à exclure le président de l'Autorité palestinienne. AP&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;cb/v168&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD height=6&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD height=1&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Rubrique&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/2/&quot;&gt;Monde&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;précédent&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030525/5/37wf9.html&quot;&gt;Un ferry transportant fait naufrage au large de Manille: 25 morts, 203 rescapés&lt;/A&gt; (AP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030525/5/37wgs.html&quot;&gt;Un ferry fait naufrage au large de Manille: 25 morts, 203 rescapés&lt;/A&gt; (AP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/p/proche-orient.html&quot;&gt;Dossier Proche-Orient&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030511/85/36v8t.html&quot;&gt;Israël accepte le retour de milliers de travailleurs arabes&lt;/A&gt; (Reuters)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ALGERIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/25#17412</link> 

						<description> 
 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;Des mini-hôpitaux américains pour les sinistrés du séisme&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial,helvetica size=2&gt;
&lt;P&gt;ALGER (AP) - Des mini-hôpitaux américains sont arrivés dimanche par avion spécial à Alger, a annoncé Mohamed Baghora, le responsable de la cellule de crise de l'aéroport.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Il s'agit de kits d'une capacité de 10.000 personnes et d'une durée de vie de trois mois&quot;, a-t-il précisé. L'aide américaine comprend également des tentes et quantités de couvertures.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au lendemain du séisme dans l'est algérois, le président Georges Walker Bush avait eu une conversation téléphonique avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika auquel il avait exprimé la compassion et la solidarité du gouvernement et du peuple américains. AP&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Bg/oao&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD height=6&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD height=1&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Rubrique&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/2/&quot;&gt;Monde&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;précédent&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030525/202/37whm.html&quot;&gt;Quand les sauveteurs sont découragés&lt;/A&gt; (AFP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030525/202/37w95.html&quot;&gt;Début des élections locales partielles en Italie dans un climat tendu&lt;/A&gt; (AFP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/u/usa.html&quot;&gt;États-Unis&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030520/85/37m6y.html&quot;&gt;Renforcement de l'alerte antiterroriste aux Etats-Unis&lt;/A&gt; (Reuters)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/a/algerie.html&quot;&gt;Algérie&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>COTE D'IVOIRE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/25#17398</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=titrerubrique&gt;CÔTE D'IVOIRE &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre02 (dans profils_v2.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;Paix entre l'armée&lt;BR&gt;et les rebelles ivoiriens&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Les commandants de l'armée ivoirienne et des rebelles ont fait la paix samedi à Teapleu, dans l'ouest ivoirien.&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/FONT&gt;es commandants de l'armée ivoirienne et des rebelles ont fait la paix samedi à Teapleu, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, alors que les troupes françaises de maintien de la paix se déployaient le long de la ligne de cessez-le-feu établie entre cette ville et la frontière avec le Liberia. &lt;BR&gt;&quot;Nous sommes frères d'armes&quot;, a déclaré Deli Gaspard, dirigeant rebelle de l'ouest ivoirien, empoignant amicalement le commandant de l'armée ivoirienne Léon Dalla. &lt;BR&gt;Les forces de maintien de la paix françaises et ouest-africaines établissaient samedi une ligne de cessez-le-feu de Bangolo à Teapleu afin de réprimer les mercenaires et les milices installés dans les forêts de l'ouest, où les troubles se sont poursuivis, malgré les accords de Marcoussis conclus en France fin janvier. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La paix &quot;réinstaurée&quot;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Deux convois, rassemblant au total 200 véhicules, se sont rejoints après s'être séparés vendredi pour encercler la région. &quot;La paix va être réinstaurée dans le grand-ouest ivoirien&quot;, a déclaré le lieutenant-colonel de l'armée française Christian Annette à Danane (30km au nord de Teapleu) devant une foule de plusieurs milliers de personnes. &lt;BR&gt;Quelque 1.200 soldats de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et 4.000 soldats français et membres de la Légion étrangère sont déployés en Côte d'Ivoire. AP 
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ISRAEL</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/25#17397</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=titrerubrique&gt;PROCHE-ORIENT &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre03 (dans profils_v2.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;La &quot;feuille de route&quot;&lt;BR&gt;approuvée par Israël&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Le plan de paix pour le Proche-Orient a été approuvé par le gouvernement israélien d'Ariel Sharon. En revanche, hors de question pour l'Etat hébreu d'un droit au retour des réfugiés palestiniens.&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;
&lt;TABLE width=330 align=right&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030415.OBS8170.jpg&quot; width=328 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;Ariel Sharon drapeau (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/FONT&gt;e gouvernement israélien a approuvé la &quot;feuille de route&quot; prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici 2005. &lt;BR&gt;Selon Yosef Paritzky, ministre chargé des infrastructures, la décision a été prise par 12 voix contre sept et quatre abstentions. Le cabinet a également voté une motion, qui a été adoptée à une écrasante majorité, rejetant à l'avance tout droit au retour des réfugiés palestiniens, a-t-on indiqué de même source.&lt;BR&gt;C'est la première fois qu'Israël approuve formellement l'idée de voir instaurer à terme un Etat arabe en Cisjordanie et à Gaza. &lt;BR&gt;Auparavant, la radio avait affirmé que le Premier ministre avait expliqué à ses ministres durant la réunion que la &quot;feuille de route&quot; était à ses yeux un &quot;moindre mal&quot;.&lt;BR&gt;&quot;Moi non plus je n'apprécie pas la 'feuille de route' mais elle est un moindre mal&quot;, a déclaré M. Sharon, en réponse aux critiques de l'aile la plus nationaliste de son gouvernement.&lt;BR&gt;Il a écarté la possibilité qu'une acceptation par Israël de la &quot;feuille de route&quot; débouche sur la création d'un Etat palestinien &quot;dès les prochains mois&quot;, en réponse aux craintes exprimées à ce sujet par l'un des ministres.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Likoud&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Israël s'est toujours opposé à un retour des réfugiés qui sont aujourd'hui avec leurs descendants 3,7 millions, considérant qu'un tel retour remettrait en question le caractère juif de l'Etat.&lt;BR&gt;M. Sharon a également assuré lors du conseil des ministres que les 14 réserves émises par Israël à propos de la &quot;feuille de route&quot; constituent &quot;une ligne infranchissable&quot; et que &quot;rien de rien ne sera décidé sans l'aval d'Israël&quot;.&lt;BR&gt;Avant le début de la réunion du cabinet, M. Sharon s'est entretenu avec les ministres de son parti, le Likoud, pour tenter de les convaincre de soutenir la &quot;feuille de route&quot;.&lt;BR&gt;Il a mis en garde à cette occasion contre les graves conséquences qu'aurait sur le plan économique un refus israélien d'adopter la &quot;feuille de route&quot;, vu le risque de perpétuer le conflit avec les Palestiniens et de se brouiller avec son allié américain.&lt;BR&gt;Un vote devait intervenir dans la journée à l'issue de discussions qui ont débuté à 10h00 (07h00 GMT).&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Majorité&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Les commentateurs des différents médias estimaient que M. Sharon devrait obtenir une majorité, mais celle-ci pourrait être mince.&lt;BR&gt;Vendredi, M. Sharon avait annoncé qu'il était prêt à accepter la &quot;feuille de route&quot; et qu'il la soumettrait à l'approbation du gouvernement, après que la Maison Blanche eut affirmé partager les préoccupations d'Israël sur ce plan.&lt;BR&gt;Elaborée par les Etats-Unis, l'Onu, la Russie et l'Union européenne, la &quot;feuille de route&quot;, qui a été remise officiellement aux protagonistes le 30 avril et que les Palestiniens ont déjà acceptée sans conditions, prévoit l'arrêt total des violences de l'Intifada, le gel de la colonisation israélienne des territoires occupés et la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005. 
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ISRAEL</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17341</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=SURTART&gt;ISRAËL&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=200 align=right border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN class=LEG&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/photos/20030522.FIG0178_1.jpg&quot; width=198 vspace=3 border=1&gt;&lt;BR&gt;Une réponse positive du gouvernement hébreu à la feuille de route serait un succès diplomatique pour la Maison-Blanche.&lt;BR&gt;(Photo AFP)&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Bush offre des assurances à Sharon &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Washington : de notre correspondant Jean-Jacques Mevel&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[24 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;George&amp;nbsp;W. Bush est soucieux de faciliter la tâche d'Ariel Sharon. La Maison-Blanche a donné vendredi l'assurance qu'elle «répondra complètement et sérieusement» aux craintes que manifeste Israël vis-à-vis de la «feuille de route», le plan de paix qui prévoit la création d'un Etat palestinien en 2005.&lt;BR&gt;La formule américaine est délibérément floue. Washington promet d'écouter les doléances de Jérusalem, sans garantir si et quand elle lui donnera raison. Cette ambiguïté vise à en couvrir une autre: le «oui» circonstancié que le président américain attend impatiemment du chef du Likoud pour sortir le plan de paix d'impasse. «Nous espérons la réponse d'Israël dans un avenir très proche», insistait hier Colin Powell, chef de la diplomatie américaine de passage à Paris. Ce pourrait être fait dès demain, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet Sharon, laisse entendre Jérusalem.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L'application de la «feuille de route» –&amp;nbsp;et les pressions américaines qu'elle suppose sur Israël&amp;nbsp;– est la dette postirakienne que le chef de la Maison-Blanche a promis d'acquitter aux Arabes, aux Européens et à son allié britannique Tony Blair. Les Palestiniens et leur nouveau premier ministre, Abou Mazen, ont accepté le plan mis au point avec l'Union européenne, la Russie et l'ONU. Mais les Israéliens, de nouveau sur les nerfs après une série d'attentats meurtriers, refusent de l'approuver dans son intégralité.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La panne, trois semaines après la publication de la «feuille de route», est un test pour la détermination d'Ariel Sharon et surtout celle de George&amp;nbsp;W. Bush. Le premier ministre israélien a été tenté de jouer l'immobilisme, avec la complicité objective d'extrémistes palestiniens qui prospèrent dans la violence. Le président américain, lui, est partagé entre son «engagement personnel» pour un Etat palestinien et un bras de fer avec Israël qui pourrait lui coûter électoralement en 2004. Les derniers jours le montrent attaché à sa promesse, quitte à semer le doute sur le contenu d'un plan de paix dont les Etats-Unis n'assurent pas seuls la paternité.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Un «oui» du gouvernement israélien, fût-il du bout des lèvres, serait un succès de plus pour la diplomatie américaine. Avec les assurances fournies hier, il confirmerait que les Etats-Unis sont les maîtres du jeu au Proche-Orient, les signataires européens de la «feuille de route» se trouvant relégués au rang de témoins, sans droit de regard. George&amp;nbsp;W. Bush pourrait alors s'investir directement, ce qu'il a refusé de faire jusqu'ici. Depuis Quarante-huit heures, Washington bruisse d'un possible rendez-vous à trois: George&amp;nbsp;W. Bush, Ariel Sharon et Abou Mazen. Si les conditions sont réunies, il aurait lieu début juin, après le sommet du G 7 à Evian. Genève et la station égyptienne de Charm el-Cheikh sont sur les rangs pour l'accueillir.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Signe que le dossier avance, c'est la Maison-Blanche –&amp;nbsp;davantage que Colin Powell&amp;nbsp;– qui tisse désormais les fils d'un compromis israélo-palestinien. Deux dirigeants du Conseil national de sécurité, Elliott Abrams et Steve Hadley, ont eu, avec Ariel Sharon, des discussions semble-t-il plus fructueuses que le secrétaire d'État lors de sa dernière tournée dans la région. Dov Weiglass, chef de cabinet du premier ministre israélien, a discuté, cette semaine à Washington, des assurances attendues de la présidence américaine. Le New York Times révèle aussi que George&amp;nbsp;W. Bush a reçu secrètement Salam Fayyad, l'un des ténors du nouveau gouvernement palestinien.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour finir, Condoleezza Rice, conseiller du président, a personnellement signé les assurances écrites fournies à Jérusalem: «Les Etats-Unis partagent le point de vue d'Israël sur la réalité de (ses) inquiétudes, précise le texte diffusé hier. Ils y répondront complètement et sérieusement dans l'application de la feuille de route.» Le sens du verbe «répondre» (address en anglais) promet un beau duel d'interprétation entre Israéliens et Palestiniens. Washington espère visiblement repousser ce débat à plus tard, c'est-à-dire une fois la négociation engagée, comme l'indique la suite de la formulation.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le premier rendez-vous fixé sous le regard de George&amp;nbsp;W. Bush resterait à doser ce qui fait régulièrement capoter les tentatives de conciliation israélo-palestinienne: les préliminaires. Abou Mazen sait déjà qu'il devra en passer par ce que Yasser Arafat a toujours refusé, la mise au pas du Hamas et des autres groupes extrémistes. Ariel Sharon, lui, espère peut-être que les «assurances» américaines finiront par alléger son fardeau: le démantèlement de colonies juives dans les territoires occupés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;Israéliens et Palestiniens ne veulent pas avoir l'air de torpiller la démarche de paix&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Les petits pas de Sharon et Abbas &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;Jérusalem : Marc Henry&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[24 mai 2003]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Ariel Sharon et Mahmoud Abbas veulent donner des gages de bonne volonté à George W. Bush. Tous deux souhaitent apparaître comme celui qui aura fait le maximum pour sauver la «feuille de route».&lt;BR&gt;A la demande pressante des Américains, le chef du gouvernement israélien devrait donner son «oui de principe». Le premier ministre palestinien, de son côté, négocie pied à pied avec les islamistes du Hamas un arrêt des attentats suicides en Israël. Chacun donne le sentiment de vouloir se présenter avec quelque chose dans la poche au cas où George W. Bush se déciderait à s'impliquer personnellement en organisant au début juin un sommet tripartite sans doute en Egypte.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dès demain, Ariel Sharon s'apprête ainsi à faire adopter en théorie la «feuille de route» par son gouvernement lors d'un vote. Mais il refuse de se retrouver lié par un calendrier d'application trop strict. «Nous ne voulons pas faire un marché de dupes dans lequel les Palestiniens n'engageraient pas la guerre contre les organisations terroristes, alors que nous serions obligés de respecter nos engagements en gelant la colonisation, ou en procédant à un retrait de nos troupes en Cisjordanie sans avoir rien obtenu en échange», explique un proche du premier ministre.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ariel Sharon souhaite aussi que seuls les Américains, et non pas les Européens accusés de sympathies «pro-arabes», supervisent les questions de sécurité en déterminant si les Palestiniens engagent vraiment une répression contre les groupes armés islamistes notamment. Ariel Sharon continue en effet à estimer que c'est aux Palestiniens de passer le test de crédibilité avant qu'Israël ne fasse des «concessions douloureuses».&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour Mahmoud Abbas, en revanche, c'est à Ariel Sharon de faire le premier pas. Lors de la rencontre samedi dernier à Jérusalem, le premier ministre palestinien a ainsi refusé l'offre d'Ariel Sharon de prendre le contrôle de la bande de Gaza et des centres des villes de Cisjordanie réoccupés par l'armée israélienne depuis un an et d'y maintenir l'ordre. Mahmoud Abbas a exigé au préalable l'adoption par le gouvernement israélien de la «feuille de route» afin de justifier auprès de son opinion publique, une politique d'apaisement visant à «démilitariser» l'intifada. Cette demande a été reprise par les Etats-Unis.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sur le front intérieur, Mahmoud Abbas s'est entretenu jeudi soir, pour la première fois depuis sa nomination, avec une importante délégation du Hamas à Gaza. Son but: parvenir à une trêve des violences pour lui permettre d'entamer des négociations. Fins tacticiens, les islamistes semblent vouloir éviter d'entrée de jeu une épreuve de force. Ils ont évoqué une possible suspension des attentats en territoire israélien si l'armée israélienne cesse ses «opérations de liquidations ciblées» visant des responsables de la branche armée de l'organisation, un engagement qu'Ariel Sharon s'est refusé à prendre.&lt;BR&gt;Tant du côté israélien que Palestinien chacun avance très prudemment ses pions pour ne pas se découvrir de façon prématurée. Toute la question est de savoir si George W. Bush peut se contenter d'aller à ce rythme. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>UE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17328</link> 

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&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/cacheimages/li.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Libération&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;MONDE, samedi 24 mai 2003, p. 10 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Elargissement: Berlusconi retoqué&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;La Commission européenne s'est montrée défavorable, vendredi, à l'idée avancée par le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, d'élargir l'Union européenne à la Russie et Israël. Un porte-parole de la Commission a rappelé que l'UE comptait déjà «toute une série de pays candidats» ou «d'autres pays qui peuvent espérer» une adhésion à terme. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Politique nationale et internationale&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Court, 42 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/I&gt;&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030524LI0LI20030524107&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17327</link> 

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 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;Raffarin : &quot;La France n'a rien à se faire pardonner&quot;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, Sans-serif&quot; size=2&gt;QUEBEC, 24 mai - 00h10 (AFP) - Le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a déclaré vendredi que la France n'avait &quot;rien à se faire pardonner&quot; ou &quot;à raccommoder&quot; pour sa position dans la crise irakienne. 
&lt;P&gt;&quot;Nous n'avons pas ni à nous faire pardonner ni à chercher à raccommoder quelque relation que ce soit&quot;, a-t-il dit au troisième jour de son voyage officiel au Canada lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre du Québec, Jean Charest. 
&lt;P&gt;&quot;Nous avons agi avec conviction dans la tradition de nos valeurs. Nous n'en avons pas aujourd'hui de regrets&quot;, a-t-il poursuivi. 
&lt;P&gt;Malgré l'opposition sur la guerre en Irak, les Américains restent des &quot;amis&quot;, a-t-il ajouté. En adoptant jeudi la résolution américaine levant les sanctions contre l'Irak, la France a montré qu'elle agissait de &quot;manière constructive&quot;. &quot;En partenaire loyal, en ami fidèle, nous parlons&quot;, a-t-il dit. 
&lt;P&gt;La France est aussi tournée &quot;vers l'avenir&quot; et souhaite &quot;le construire autour des valeurs du développement&quot;, a ajouté M. Raffarin en soulignant que les Etats-Unis auraient leur rôle à y jouer. 
&lt;P&gt;&quot;Ceci se fera avec l'appui des Américains&quot;, a-t-il dit. &quot;Notre ambition est l'humanisation de la mondialisation. Ceci ne paraît pas contraire aux convictions de nos amis américains&quot;, a-t-il ajouté en évoquant les objectifs du sommet du G8 d'Evian (1-3 juin). 
&lt;P&gt;Jean Charest a estimé pour sa part &quot;tout à fait normal&quot; que le Canada - qui s'est opposé comme la France à la guerre en Irak - et les Etats-Unis ne soient pas toujours du même avis. 
&lt;P&gt;&quot;Au-delà, il y a des liens tissés très serrés entre nous, comme c'est le cas avec la France. Avec un peu de recul, les gens reconnaissent que les choses vont reprendre leur cours normal&quot;, a-t-il estimé. 
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17323</link> 

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 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=4&gt;L'armée irakienne dissoute, Vieira de Mello nommé représentant de l'Onu&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt; 
&lt;P&gt;
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD align=middle&gt;&lt;A href=&quot;javascript:popup2('http://fr.mcgi.yahoo.com/afpflash/uniraqfr2205/')&quot;&gt;&lt;IMG height=110 alt=Photo hspace=5 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20030524/030524141332.dyv876my1a.gif&quot; width=110 vspace=5&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=16 alt=Flash hspace=2 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/de/icon/m/flash.gif&quot; width=16 align=absMiddle border=0&gt;&lt;B&gt;Voir l'animation&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;BAGDAD (AFP) - L'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a annoncé la dissolution des forces armées irakiennes et la réorganisation de plusieurs ministères tandis que Sergio Vieira de Mello a été nommé représentant spécial de l'Onu en Irak.&lt;/P&gt;Brésilien et actuel haut commissaire de l'Onu pour les droits de l'Homme, Sergio Vieira de Mello, 55 ans, a été choisi vendredi par le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan, selon un diplomate. Il est nommé pour une période initiale de quatre mois et gardera ses fonctions de haut commissaire aux droits de l'Homme. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE align=right border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/030523/202/37tgf.html&quot;&gt;&lt;IMG height=100 alt=Photo hspace=5 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20030524/030524141332.dyv876my2a.jpg&quot; width=82 vspace=5&gt;&lt;/A&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/030523/202/37tgf.html&quot;&gt;agrandir la photo&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;Sa nomination est intervenue dans le cadre de la résolution 1483 votée jeudi par le Conseil de sécurité pour lever immédiatement l'embargo, à l'exception de celui sur les armes, imposé à l'Irak depuis 13 ans et donner aux forces d'occupation américaines et britanniques la tutelle économique et politique du pays.&lt;/P&gt;En Irak, l'un des adjoints de Paul Bremer a estimé que la dissolution de l'ancienne armée irakienne (360.000 hommes) était &quot;un premier pas vers la création d'une force nationale de défense pour l'Irak libre&quot;. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;TABLE align=left border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/030524/202/37u4u.html&quot;&gt;&lt;IMG height=77 alt=Photo hspace=5 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20030524/030524141332.dyv876my0a.jpg&quot; width=110 vspace=5&gt;&lt;/A&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;FONT size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/030524/202/37u4u.html&quot;&gt;agrandir la photo&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;La coalition américano-britannique a aussi décidé d'interdire la possession d'armes lourdes et automatiques en Irak, et exigera des permis pour les armes légères dans un délai de 30 jours.&lt;/P&gt;Elle a lancé un nouvel appel à la population irakienne pour obtenir des informations sur les armes de destruction massive, selon un communiqué en arabe lu à la radio. L'une des principales justifications de la guerre était la possession présumée d'armes prohibées par Saddam Hussein. Aucune trace de ces armes n'a été trouvée dans le pays depuis la chute du régime, le 9 avril. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;Les Etats-Unis et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont en train de régler les derniers détails pour qu'une mission de l'Agence puisse se rendre la semaine prochaine en Irak. Pour Washington, cette mission se fera conformément aux tâches de l'AIEA en vertu du traité de non-prolifération nucléaire et non au titre du désarmement irakien. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;L'agence américaine USAID, qui coordonne l'aide à la reconstruction, a annoncé que le port de la ville d'Oum Qasr (sud) était passé sous administration civile. Le port, la principale entrée pour les navires cargo y compris d'aide humanitaire, est &quot;maintenant officiellement placé sous l'administration de la société Stevedoring Services of America (SSA), conformément à un contrat octroyé par l'USAID&quot;. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;Dans la capitale américaine, la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a demandé à la centrale de renseignement américaine (CIA) de &quot;réévaluer&quot; la qualité du renseignement américain concernant les armes de destruction massive en Irak et ses liens avec le réseau terroriste Al-Qaïda. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&quot;La levée des sanctions imposées à l'Irak est un pas décisif pour aider le peuple irakien à retrouver une vie normale&quot;, a affirmé M. Bremer dans un communiqué diffusé par l'Office de reconstruction et d'aide humanitaire (ORHA). 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;Bien que la résolution 1483 comporte des &quot;points positifs&quot;, elle reste &quot;insuffisante&quot;, a estimé le ministre égyptien de l'Information, Safouat al-Chérif, cité par l'agence officielle égyptienne Mena. Selon lui, la résolution ne va pas remédier au &quot;chaos et à la destruction&quot; entraînés par &quot;l'occupation de l'Irak&quot;. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;Pour l'envoyé spécial britannique en Irak, John Sawers, Bagdad est &quot;loin derrière le reste du pays&quot; concernant le rétablissement de l'eau et de l'électricité qui est plus lent que dans les autres villes irakiennes. 
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD height=6&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD height=1&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Rubrique&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/2/&quot;&gt;Monde&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;précédent&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030524/5/37uha.html&quot;&gt;Epidémie de SRAS: Hong Kong se réjouit de ne plus faire partie des destinations considérées comme dangereuses&lt;/A&gt; (AP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD noWrap&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&amp;nbsp; Article&amp;nbsp;suivant&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/030524/5/37ul8.html&quot;&gt;MM. Bush et Blair vont bientôt se rendre au Koweït, selon un journal local&lt;/A&gt; (AP)&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/dossier/irak.html&quot;&gt;Dossier Irak&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial size=-2&gt;• &lt;B&gt;Dossier&amp;nbsp;: &lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/o/onu.html&quot;&gt;ONU&lt;/A&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					<item> 

						<title>ALGERIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17321</link> 

						<description> 
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&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=titrerubrique&gt;SEISME &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre03 (dans profils_v2.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;La colère gronde en Algérie&lt;BR&gt;après le terrible séisme&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;On comptait samedi 1.875 morts et 8.081 blessés en Algérie après le séisme de mercredi soir. Le président Boutéflika sous les huées à Boudermès.&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;
&lt;TABLE width=330 align=right&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030524.OBS0620.jpg&quot; width=328 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;Une victime pleure dans la région de Boudermès (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/FONT&gt;e président algérien Abdelaziz Bouteflika a été hué samedi par des centaines de personnes aux cris de &quot;pouvoir assassin&quot; et visé par des jets de pierres lors d'une visite à Boumerdès (50 km est d'Alger) pour constater les dégâts du séisme de mercredi soir. Protégé par un impressionnant dispositif de plusieurs dizaines de policiers en civil, le président a dû écourter sa visite autour des immeubles affaissés alors que des centaines de personnes, tenues à distance par des militaires, criaient &quot;pouvoir assassin!&quot;. &lt;BR&gt;&quot;On manque de tout, on n'a rien, pas de tentes, pas d'aide&quot;, lançaient les manifestants. &lt;BR&gt;Le président a dû remonter précipitamment dans sa voiture après une visite de moins de cinq minutes et son cortège est parti sous une pluie de pierres. &lt;BR&gt;Dans le même temps, un nouveau bilan provisoire du ministère de l'Intérieur arrêté samedi faisait état de 1.875 personnes tuées et 8.081 blessées.&lt;BR&gt;Un précédent bilan, arrêté à 11H00 (10H00 GMT) faisait état de 1.759 morts et 7.658 blessés. &lt;BR&gt;Au moins 1.136 morts et 2.661 blessés ont été enregistrés dans le département de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), le plus touché par le séisme, alors que le bilan n'a pas changé dans celui d'Alger: 638 morts et 4.523 blessés. &lt;BR&gt;Dans les autres départements, notamment en Kabylie (est d'Alger), le bilan est toujours de 11 morts et 707 blessés. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Risques d'épidémie&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La radio d'Etat a tiré la sonnette d'alarme en estimant samedi matin qu'avec le début des grandes chaleurs enregistrées actuellement sur le nord du pays, les risques d'épidémie étaient importants.&lt;BR&gt;Des centaines de cadavres gisent encore sous les décombres de centaines d'immeubles et de villas dont les dalles se sont empilées les unes sur les autres comme de vieux cartons, après l'effondrement des piliers de soutènement.&lt;BR&gt;La fragilité apparente des constructions, censées répondre aux normes anti-sismiques obligatoires depuis le tremblement de terre de Chlef (200 km à l'ouest d'Alger) qui avait fait 3.000 morts en 1980, a suscité la colère des sinistrés, accusant ouvertement de concussion les autorités et les promoteurs immobiliers.&lt;BR&gt;&quot;Ils (les promoteurs) ont lésiné sur la qualité du rond à béton, diminué les dosages ciment-gravier, pour gagner plus d'argent, ce que avons payé de nos vies&quot;, a affirmé un rescapé de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), criant sa colère.&lt;BR&gt;Boumerdès-ville a été particulièrement touchée, avec des dizaines d'immeubles réduits à l'état de millefeuilles.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Trafic dans la construction&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, n'a pas exclu vendredi, lors d'une conférence de presse, l'existence de &quot;trafic&quot; dans le secteur de la construction, affirmant que des expertises allaient être réalisées et que la justice allait être être saisie des cas litigieux.&lt;BR&gt;Il a indiqué qu'un programme spécial de reconstruction allait être lancé avec un possible durcissement des normes anti-sismiques, actuellement en vigueur en Algérie, mais manifestement pas appliquées.&lt;BR&gt;L'aide internationale, arrivée massivement depuis jeudi, commence à porter ses fruits. Au moins une dizaine de personnes ont été sauvées par les secouristes étrangers, déjà au nombre de 300.&lt;BR&gt;Mais les sinistrés réclament des tentes, des logements, encore en nombre insuffisant ainsi que des moyens lourds de levage pour soulever les énormes dalles de béton, recouvrant des dizaines, voire des centaines de corps, dont certains pourraient encore être en vie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Mobilisation&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Passé le choc du séisme, les Algériens se sont spontanément mobilisés, comme ils l'avaient fait à Bab El-Oued, un quartier populaire d'Alger, ravagé par des inondations en novembre 2001, qui avaient fait près de 800 morts.&lt;BR&gt;Des centaines de volontaires, venus de toutes les régions du pays, aident les secouristes fouillant les décombres parfois à main nue, déplorant le manque de matériel, alors que l'armée et des particuliers ont déplacé des engins lourds sur les lieux du sinistre.&lt;BR&gt;Des collectes, notamment d'eau et de nourriture, se sont organisées à Alger et dans de nombreuses villes du pays. &lt;BR&gt;Des familles entières se sont déplacées d'Alger, de Blida (50 km au sud d'Alger) et même de Médéa (80 km au sud) ont installé dans les zones du sinistre des cuisines de fortune pour préparer du café et des repas aux sinistrés et aux sauveteurs. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>SHARON</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17319</link> 

						<description> 
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&lt;TD&gt;&lt;SPAN id=titrerubrique&gt;PALESTINE &lt;/SPAN&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=right&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre03 (dans profils_v2.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;Ariel Sharon refuse&lt;BR&gt;de rencontrer Villepin&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Le Premier ministre israélien proteste ainsi contre la décision du ministre français des Affaires étrangères de s'entretenir avec Yasser Arafat.&lt;/SPAN&gt; 
&lt;P&gt;
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&lt;TD&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030415.OBS8170.jpg&quot; width=328 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;Ariel Sharon drapeau (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;FONT class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/FONT&gt;e Premier ministre israélien Ariel Sharon ne rencontrera pas le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin, qui doit effectuer dimanche et lundi une visite en Israël et dans les territoires palestiniens, a indiqué samedi un haut responsable israélien. &lt;BR&gt;&quot;L'emploi du temps du Premier ministre, qui détermine seul qui il veut rencontrer, ne permet pas d'organiser un tel entretien avec le ministre français des Affaires étrangères&quot;, a affirmé ce responsable qui a requis l'anonymat. &lt;BR&gt;Il a laissé entendre que le refus de M. Sharon était lié à la décision de M. de Villepin de rencontrer le président de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie, malgré les pressions israéliennes et américaines. &lt;BR&gt;M. de Villepin s'entretiendra dimanche à Jérusalem avec son homologue israélien Silvan Shalom, a ajouté le responsable. &lt;BR&gt;Vendredi, M. de Villepin a affirmé qu'il souhaitait rencontrer M. Sharon et qu'il s'entretiendrait avec Yasser Arafat, accusé par Israël d'encourager le terrorisme. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Feuille de route&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Vendredi, Ariel Sharon a décidé de soumettre la &quot;feuille de route&quot; à l'approbation de son gouvernement à la suite de la déclaration publiée un peu plus tôt par la Maison Blanche.&lt;BR&gt;Le gouvernement israélien discutera du plan de paix dimanche ou lundi, a fait savoir un conseiller de M. Sharon, Raanan Gissin. &lt;BR&gt;Dans un communiqué, Ariel Sharon ajoute qu'il a informé le président américain George W. Bush de sa décision. &lt;BR&gt;Selon le communiqué américain, les Etats-Unis comprennent les préoccupations d'Israël sur la &quot;feuille de route&quot; et en &quot;tiendront pleinement compte dans la mise en oeuvre&quot; de ce plan de paix, selon un communiqué de la Maison Blanche publié vendredi à Crawford (Texas,sud).&lt;BR&gt;Les Etats-Unis partagent le point de vue d'Israël qu'il s'agit là de préoccupations réelles, et en tiendront pleinement et sérieusement compte, dans la mise en oeuvre de la feuille de route&quot;, affirme ce communiqué signé par le secrétaire d'Etat Colin Powell et la conseillère pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, Condoleezza Rice.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Rencontre Bush, Sharon, Abbas&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Selon des responsables israéliens cités par le quotidien &lt;I&gt;Yédiot Aharonot&lt;/I&gt;, &quot;la déclaration américaine est conforme aux accords auxquels sont parvenus les deux pays et ouvre la voie à la présentation de ce plan de paix devant le gouvernement israélien, où il devrait recevoir l'aval d'une majorité&quot;.&lt;BR&gt;Le &lt;I&gt;Washington Post&lt;/I&gt; affirme de son côté vendredi que la Maison Blanche a abandonné son exigence d'une acceptation sans aucune modification de la feuille de route par Israël, qui refuse notamment toute idée d'un droit au retour des réfugiés palestiniens et souhaite remettre la question du démantèlement des colonies juives.&lt;BR&gt;Le président américain George W. Bush envisage de rencontrer conjointement Ariel Sharon et son homologue palestinien Mahmoud Abbas pour faire avancer l'application de la &quot;feuille de route&quot;, selon des responsables américains. &lt;BR&gt;Bien que le projet de cette réunion à Charm el-Cheikh (au bord de la Mer Rouge) soit à l'étude, il est toutefois possible qu'il ne se concrétise pas, selon un haut responsable de l'administration américaine. &lt;BR&gt;Cela dépendra des efforts pour la paix consentis par les dirigeants israélien et palestinien dans les prochains jours, précise ce responsable ayant requis l'anonymat.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Après le G 8 d'Evian&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La réunion à trois pourrait se tenir après la visite de George W. Bush au sommet du G8 à Evian, du 1er au 3 juin. &lt;BR&gt;Le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer a refusé de dire quelle serait la destination du président américain après sa visite en France. Il a simplement affirmé que le chef de la Maison Blanche continuerait &quot;à faire avancer le processus, en essayant de rapprocher les peuples&quot;. &lt;BR&gt;Ari Fleischer a par ailleurs révélé que George W. Bush avait organisé mercredi une réunion non-annoncée à la Maison Blanche avec le ministre palestinien des Finances, Salam Fayad. &lt;BR&gt;Selon le porte-parole de la Maison Blanche, le président américain souhaite qu'Ariel Sharon accepte la &quot;feuille de route&quot; préparée par les Etats-Unis, les Nations unies, l'Union européenne et la Russie. &quot;La feuille de route est la manière dont les Etats-Unis veulent procéder. Elle parle d'elle-même&quot;, a-t-il déclaré. 
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&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt; 
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					<item> 

						<title>ACTUALITES DIPLOMATIQUES</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/24#17316</link> 

						<description> 
 Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sommaire du point de presse d'une porte-parole adjointe du Quai d'Orsay du 23&lt;BR&gt;mai 2003:&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1 - PROGRAMMES&lt;BR&gt;2 - FRANCE/ISRAEL/TERRITOIRES PALESTINIENS&lt;BR&gt;3 - CONFERENCE EURO-MEDITERRANEENNE DE CRETE&lt;BR&gt;4 - FRANCE/PAYS-BAS&lt;BR&gt;5 - FRANCE/POLOGNE&lt;BR&gt;6 - IRAK&lt;BR&gt;7 - ETATS-UNIS/FRANCE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;===========================================&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1 - PROGRAMMES&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dominique de Villepin&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dimanche 25 mai&lt;BR&gt;Déplacement en Israël&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Lundi 26 mai&lt;BR&gt;Déplacement dans les territoires palestiniens&lt;BR&gt;Réunion euro-méditerranéenne préparatoire du Processus de Barcelone (Crète)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mardi 27 mai&lt;BR&gt;12h00	Rencontre avec les associations intéressées par le projet de loi sur&lt;BR&gt;l'asile&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mercredi 28 mai&lt;BR&gt;10h00	Conseil des ministres&lt;BR&gt;15h00	Questions d'actualité à l'Assemblée nationale&lt;BR&gt;16h15	Audition devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée&lt;BR&gt;nationale&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Vendredi 30 mai&lt;BR&gt;10h00	Entretien avec le Grand rabbin Sirat&lt;BR&gt;Convention (Bruxelles)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Noëlle Lenoir&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dimanche 25 mai&lt;BR&gt;Colloque franco-néerlandais sur le modèle social européen (Amsterdam)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Lundi 26 mai&lt;BR&gt;Réunion du triangle de Weimar à Varsovie au niveau des ministres en charge des&lt;BR&gt;Affaires européennes&lt;BR&gt;Déplacement en Allemagne&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mardi 27 mai&lt;BR&gt;Déplacement en Irlande&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mercredi 28 mai&lt;BR&gt;8h30	Petit déjeuner avec M. Pedro Solbes, Commissaire européen aux affaires&lt;BR&gt;économiques et monétaires&lt;BR&gt;10h00	Conseil des ministres&lt;BR&gt;15h00	Questions d'actualité à l'Assemblée nationale&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pierre-André Wiltzer&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mardi 27 mai&lt;BR&gt;15h00	Questions d'actualité à l'Assemblée nationale&lt;BR&gt;17h00	Audition du groupe d'études '' Population et Développement '' (Assemblée&lt;BR&gt;nationale)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mercredi 28 mai&lt;BR&gt;10h00	Conseil des ministres&lt;BR&gt;11h45	Conférence de presse '' Sida-Entreprises '' (Centre de Conférences&lt;BR&gt;internationales)&lt;BR&gt;15h00	Questions d'actualité à l'Assemblée nationale&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Renaud Muselier&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Dimanche 25 au mercredi 28 mai&lt;BR&gt;Accompagne Madame Jacques Chirac en Afghanistan&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Samedi 31 mai au dimanche 1er juin&lt;BR&gt;Déplacement à New York (vote électronique des Français de l'étranger)&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2 - FRANCE/ISRAEL/TERRITOIRES PALESTINIENS&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;(Pouvez-vous nous présenter la visite de M. de Villepin en Israël ? Et Est-ce&lt;BR&gt;qu'il est prévu une rencontre avec M. Arafat ?)&lt;BR&gt;'' Le ministre se rendra en Israël et dans les Territoires palestiniens le 25 et&lt;BR&gt;26 mai. Cette visite fait suite aux deux tournées effectuées par le ministre&lt;BR&gt;dans la région au cours des dernières semaines. &lt;BR&gt;Le 25 mai en Israël, le ministre rencontrera son homologue, M. Silvan Shalom. Le&lt;BR&gt;reste du programme est en cours de finalisation. &lt;BR&gt;Il ouvrira avec son homologue les travaux du Groupe de haut niveau&lt;BR&gt;franco-israélien sur la relance des relations bilatérales entre la France et&lt;BR&gt;Israël.&lt;BR&gt;Le ministre introduira la conférence de M. Jacques Derrida sur le poète Paul&lt;BR&gt;Celan à l'Université hébraïque de Jérusalem et prononcera le soir à l'Hôtel King&lt;BR&gt;David un discours sur la relation franco-israélienne et la situation régionale.&lt;BR&gt;L'étape palestinienne se déroulera le 26 mai. A Jérusalem, le ministre&lt;BR&gt;rencontrera plusieurs personnalités palestiniennes de la ville. A Ramallah, il&lt;BR&gt;sera reçu par le président Arafat et par le Premier ministre, M. Mahmoud Abbas&lt;BR&gt;et s'entretiendra avec son homologue palestinien, M. Nabil Chaath. Enfin, le&lt;BR&gt;ministre se rendra, en compagnie de M. Peter Hansen, Commissaire général de&lt;BR&gt;l'OSTNU (UNRWA), dans le camp de réfugiés de l'UNRWA d'Al Amari.&lt;BR&gt;S'agissant des objectifs de cette visite, je vous renvoie aux déclarations que&lt;BR&gt;le ministre a faites récemment, à diverses reprises, sur la nécessité de la&lt;BR&gt;relance du processus de paix dans le contexte de la publication et de la mise en&lt;BR&gt;oeuvre de la feuille de route. &lt;BR&gt;Il s'agit aussi pour le ministre d'approfondir les relations bilatérales : avec&lt;BR&gt;les Israéliens, à travers le Groupe de Haut niveau .,&amp;nbsp; avec les Palestiniens à&lt;BR&gt;travers notre coopération&amp;nbsp; afin d'appuyer la mise en place du nouveau&lt;BR&gt;gouvernement palestinien. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Il ne rencontre pas M. Sharon ?)&lt;BR&gt;'' Le programme est en cours de finalisation. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Il ne rencontre pas M. Arafat ?)&lt;BR&gt;'' Oui, je l'ai dit. Il sera reçu par le président Arafat à Ramallah. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Le ministre sera-t-il accompagné ?)&lt;BR&gt;'' Il partira avec une délégation de fonctionnaires, comme d'habitude. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(M. de Villepin va rencontrer des personnalités palestiniennes, à Jérusalem est&lt;BR&gt;ou Ouest ? Parce qu'à l'époque il y avait une initiative française pour ne pas&lt;BR&gt;aller en Israël sans visiter la Maison d'Orient. C'était une décision européenne&lt;BR&gt;?)&lt;BR&gt;''Il sera reçu par M. Arafat et M. Mahmoud Abbas à Ramallah. A Jérusalem, ce&lt;BR&gt;seront plusieurs personnalités palestiniennes de la ville qu'il rencontrera mais&lt;BR&gt;je n'en ai pas le détail. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;3 - CONFERENCE EURO-MEDITERRANEENNE DE CRETE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;'' Le ministre participera, le 26 mai, à la Conférence euro-méditerranéenne de&lt;BR&gt;Crète. Le partenariat euro-méditerranéen est le seul cadre institutionnel où&lt;BR&gt;régulièrement, les 27 partenaires de l'Union européenne et de la rive sud de la&lt;BR&gt;Méditerranée discutent de l'ensemble des grandes questions qui se posent à la&lt;BR&gt;région. &lt;BR&gt;Cette conférence à mi-parcours, qui prépare les travaux de la VIème Conférence&lt;BR&gt;euro-méditerranéenne (Naples, 2-3 décembre 2003), réunira les deux rives de la&lt;BR&gt;Méditerranée pour la première fois depuis le conflit irakien d'une part, depuis&lt;BR&gt;l'élargissement de l'Union européenne&amp;nbsp; à dix Etats d'autre part. Il s'agira pour&lt;BR&gt;l'Union européenne de réaffirmer son engagement auprès de ses partenaires&lt;BR&gt;méditerranéens.&lt;BR&gt;En ce qui concerne le volet politique du processus, les ministres mettront en&lt;BR&gt;place une Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, instance consultative&lt;BR&gt;qui réunira, du côté de l'Union, des Parlementaires nationaux et européens.&lt;BR&gt;Sur le plan économique, les ministres examineront le bilan de l'action pour la&lt;BR&gt;Méditerranée de la Banque européenne d'investissement. Celle-ci a sensiblement&lt;BR&gt;augmenté ses moyens pour favoriser l'investissement privé dans la région. &lt;BR&gt;Les ministres discuteront également de l'initiative récemment lancée par la&lt;BR&gt;Commission européenne sur l'Europe élargie et ses nouveaux voisins, qui inclut&lt;BR&gt;la Méditerranée. Il s'agit de renforcer le partenariat en offrant aux pays&lt;BR&gt;méditerranéens la perspective à terme d'une participation au marché intérieur et&lt;BR&gt;les '' quatre libertés '' (libre circulation des personnes, des biens, des&lt;BR&gt;services et des capitaux). &lt;BR&gt;Par ailleurs, les partenaires examineront un rapport d'étape sur la création en&lt;BR&gt;cours d'une Fondation culturelle euro-méditerranéenne, qui constituera un moyen&lt;BR&gt;privilégié d'améliorer la connaissance&amp;nbsp; et la compréhension mutuelle entre les&lt;BR&gt;peuples des deux rives de la Méditerranée.&lt;BR&gt;Enfin, la France fera des propositions pour relancer le processus de Barcelone.&lt;BR&gt;Elle proposera notamment un partenariat renforcé avec le Maghreb, avec pour&lt;BR&gt;objectif de généraliser ensuite cette approche avec l'ensemble de nos&lt;BR&gt;partenaires du sud. '' &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Quels sont les pays ?)&lt;BR&gt;'' Ce sont tous les pays de l'Union européenne et les 12 pays méditerranéens&lt;BR&gt;habituels.''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Après la composition du gouvernement palestinien, est-ce que le ministre des&lt;BR&gt;Affaires étrangères palestinien sera-t-il en Crète ?)&lt;BR&gt;''Ce n'est pas à moi de répondre à cette question, mais à ma connaissance, il y&lt;BR&gt;est invité. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(En tant que membre ordinaire ou observateur ou autre ? Ou vient-il en tant que&lt;BR&gt;membre à part entière ?)&lt;BR&gt;'' Comme d'habitude, comme pour les réunions précédentes. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Pour la fondation culturelle euro-méditerranéenne, est-ce que l'on peut&lt;BR&gt;attendre à renforcer l'Institut du Monde Arabe qui aura lieu à Paris ?)&lt;BR&gt;'' C'est complètement différent. C'est un projet qui avait été lancé lors de la&lt;BR&gt;Conférence de Valence. Cela n'a rien à voir. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;4 - FRANCE/PAYS-BAS&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;'' Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, se rendra à&lt;BR&gt;Amsterdam le dimanche 25 mai pour participer au premier colloque&lt;BR&gt;Erasme-Descartes. Cette&amp;nbsp; manifestation est organisée dans le cadre du Conseil de&lt;BR&gt;coopération franco-néerlandais dont la première réunion s'est tenue sous la&lt;BR&gt;présidence de M. Dominique de Villepin et de son homologue néerlandais Jaap de&lt;BR&gt;Hoop Scheffer le 13 mai dernier à Paris.&lt;BR&gt;Mme Lenoir et son homologue Atzo Nicolai inaugureront le colloque dont le thème&lt;BR&gt;est ''L'Etat et la demande sociale''. Ils tiendront ensuite une réunion de&lt;BR&gt;travail consacrée aux travaux de la Convention.&lt;BR&gt;Dans son intervention, Mme Lenoir évoquera l'implication de la France dans la&lt;BR&gt;stratégie de Lisbonne visant à augmenter la compétitivité de l'économie&lt;BR&gt;européenne, ainsi que les propositions françaises sur la promotion du modèle&lt;BR&gt;social européen et en faveur d'une contribution dynamique des services publics à&lt;BR&gt;la cohésion et à la compétitivité européennes. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;5 - FRANCE/POLOGNE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;'' Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes avec son&lt;BR&gt;collègue M. Hans Martin Bury, ministre d'Etat allemand aux Affaires européennes,&lt;BR&gt;à Varsovie, pour participer lundi prochain, le 26 mai,&amp;nbsp; à la première rencontre&lt;BR&gt;des ministres délégués aux Affaires européennes des pays du Triangle de Weimar,&lt;BR&gt;l'Allemagne, la Pologne et la France. &lt;BR&gt;Mme Lenoir et M. Bury auront à cette occasion un entretien avec le président de&lt;BR&gt;la République polonaise, M. Kwasniewski, et prendront part avec leur homologue&lt;BR&gt;polonaise, Mme Huebner, à un débat sur le thème ''élargissement et futur de&lt;BR&gt;l'Union européenne''.&lt;BR&gt;Cette rencontre prend place trois semaines après le Sommet du Triangle de&lt;BR&gt;Weimar, tenu le 9 mai à Wroclaw. &lt;BR&gt;Cette visite permettra de poursuivre une concertation renforcée notamment sur&lt;BR&gt;les travaux de la Convention sur l'avenir de l'Union et sur les autres thèmes de&lt;BR&gt;l'actualité européenne et également d'examiner des projets concrets de&lt;BR&gt;coopération trilatérale.&lt;BR&gt;A deux semaines du référendum d'adhésion de la Pologne à l'Union européenne, la&lt;BR&gt;rencontre sera l'occasion de réaffirmer le soutien appuyé de l'Allemagne et de&lt;BR&gt;la France à l'entrée de la Pologne dans la famille européenne. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Comment sont les relations entre la France et la Pologne actuellement ?)&lt;BR&gt;''Les relations sont bonnes, normales. Je n'ai pas davantage à les qualifier. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Concernant le comportement des Polonais au moment de la crise irakienne ? Ce&lt;BR&gt;sera discuté ou cela a été discuté ?)&lt;BR&gt;'' Le Sommet du Triangle de Weimar avait eu lieu il y a trois semaines. Le&lt;BR&gt;président de la république a eu l'occasion de s'exprimer. Vous trouverez la&lt;BR&gt;conférence de presse dans notre bulletin d'informations. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;6 - IRAK&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Avez-vous une réaction sur la décision américaine de dissoudre les institutions&lt;BR&gt;irakiennes comme l'armée, le ministère de l'Information, le ministère de la&lt;BR&gt;Défense, la garde républicaine spéciale, ce qui prive environ 400.000&lt;BR&gt;fonctionnaires de leur travail ?)&lt;BR&gt;''Je n'ai pas de commentaire à faire. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;7 - ETATS-UNIS/FRANCE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Avez-vous un commentaire sur l'entretien de M. Powell et M. de Villepin ce&lt;BR&gt;matin ?)&lt;BR&gt;'' M. de Villepin a eu un entretien avec M. Colin Powell ce matin, en tête à&lt;BR&gt;tête. Cela a été franc et amical. ''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Rien de plus ? Combien de temps a duré l'entretien ?)&lt;BR&gt;''Il a duré quarante cinq minutes. ''&lt;BR&gt;- - - - - - - - - - - - &lt;BR&gt;Pour consulter les points de presse précédents :&lt;BR&gt;&lt;A target=_blank href=&quot;http://207.68.162.250/cgi-bin/linkrd?_lang=FR&amp;amp;lah=b70f6de9fa86636fa883cc554f46f36a&amp;amp;lat=1053793519&amp;amp;hm___action=http%3a%2f%2fwww%2ediplomatie%2egouv%2efr%2factu%2fpointpresse%2easp&quot;&gt;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp&lt;/A&gt;&lt;BR&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>FRANCE-ETATS-UNIS</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17244</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;A id=grostitrearticle5 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1247.html&quot;&gt;France - Etats-Unis :&lt;BR&gt;le début du dégel&lt;/A&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030523.OBS0569.jpg&quot; width=328 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;Colin Powell et Dominique de Villepin (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;A id=chaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1247.html&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Colin Powell a rencontré Dominique de Villepin, en marge d'une réunion des ministres du G8, qui doit préparer le sommet d'Evian. &lt;/A&gt;&lt;A id=lienchaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1247.html&quot;&gt;&lt;IMG height=8 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechefondblanc.gif&quot; width=9 border=0&gt;&lt;FONT size=2&gt;&amp;nbsp;l'article&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;IMG height=5 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/trans.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesgris&gt;&lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030519.OBS1067.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Le Conseil de sécurité lève les sanctions contre l'Irak&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1259.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Le détail des sanctions levées par l'Onu&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030523.OBS1291.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Irak : plainte contre les Britanniques devant la CPI&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030523.OBS1270.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Revue de presse&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030523.OBS1275.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Commentaire&lt;/FONT&gt; &quot;Les bouches s'ouvrent&quot;, par Jean-Marcel Bouguereau&lt;/A&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;SPAN&gt;&lt;A href=&quot;http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3220--321208-,00.html&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;DIV class=colcnt-tit1 id=titre_edit&gt;La France s'inquiète du ressentiment américain&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=chapo id=chapo_edit&gt;A dix jours du sommet des pays les plus industrialisés (G8) à Evian, les relations franco-américaines, mises à mal par le contentieux sur la guerre en Irak, s'améliorent, mais des tensions persistent. M. Chirac a téléphoné à &lt;BR&gt;M. Bush, jeudi, une conversation qualifiée de &quot;productive&quot; par la Maison Blanche. Colin Powell, le secrétaire d'Etat, qui était à Paris jeudi, a déclaré que la brouille franco-américaine sur l'Irak n'avait été &quot;un moment agréable pour personne&quot;.&lt;/DIV&gt;&lt;/A&gt;&lt;!-- /info_pv_sujet_home_tete_manchette --&gt;&lt;!-- info_pv_sujet_home_tete_contenu_libre --&gt;
&lt;DIV class=colcnt-txt&gt;&lt;A target=_new href=&quot;http://www.lemonde.fr/info/article/0,5987,3210--321209-,00.html&quot;&gt;&lt;FONT size=2&gt;• &lt;B&gt;Colloque : &lt;/B&gt;Les raisons de la discorde&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/A&gt;
&lt;DIV class=colcnt-txt&gt;&lt;A target=_new href=&quot;http://www.lemonde.fr/info/article/0,5987,3232--321249-,00.html&quot;&gt;&lt;FONT size=2&gt;• &lt;B&gt;Analyse : &lt;/B&gt;L'Amérique, forcément impériale&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/A&gt;
&lt;DIV class=colcnt-txt&gt;&lt;A target=_new href=&quot;http://www.lemonde.fr/info/article/0,5987,3208--321304-,00.html&quot;&gt;&lt;FONT size=2&gt;• &lt;B&gt;Chronique : &lt;/B&gt;Avant Evian&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/SPAN&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>COTE D'IVOIRE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17239</link> 

						<description> 
 &lt;DIV class=art-titre&gt;Le gouvernement ivoirien s'est réuni à Bouaké, le fief de l'insurrection&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 23.05.03 | 13h16 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-chapo&gt;Le premier ministre, Seydou Diarra, a annoncé qu'une loi d'amnistie en faveur des rebelles serait présentée au Parlement.&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Bouaké&lt;/B&gt; &lt;I&gt;correspondance&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour la première fois depuis l'entrée des rebelles au gouvernement d'union nationale, le 3&amp;nbsp;avril, un conseil des ministres s'est tenu, jeudi 22&amp;nbsp;mai, à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire et quartier général de l'insurrection. Des milliers de personnes se sont massées pour acclamer le premier ministre Seydou Diarra, venu avec 30 des 39&amp;nbsp;membres de son équipe pour cette réunion symbolique, signe fort de normalisation, même si le président Laurent Gbagbo n'a pas fait le voyage. Les Bouakéens en ont profité pour réclamer que l'année scolaire dans les territoires qui sont depuis septembre sous contrôle rebelle ne soit pas invalidée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De son côté, M.&amp;nbsp;Diarra a saisi l'occasion pour annoncer aux &lt;I&gt;&quot;guerriers&quot;&lt;/I&gt; du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) qu'une loi d'amnistie doit être présentée au Parlement dans les dix jours. &lt;I&gt;&quot;L'avant-projet est prêt, je dois en discuter, vendredi, avec le ministre de la justice. Le processus est bien enclenché&quot;&lt;/I&gt;, a-t-il déclaré.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Autre signe fort, la reprise du trafic ferroviaire entre les zones loyalistes et les zones rebelles. Un premier train d'exploration a fait le voyage sans encombre, la semaine dernière, constatant seulement la nécessité de désherber les 1&amp;nbsp;150&amp;nbsp;kilomètres de la voie qui relie Abidjan à Ouagadougou. Cet axe économique est essentiel pour les industriels ivoiriens, comme pour les pays enclavés tels que le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dont Abidjan est traditionnellement le principal débouché maritime.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais ce &quot;train de l'espoir&quot; a suscité la colère des &quot;jeunes patriotes&quot; proches du président Gbagbo qui, jeudi, ont détruit 5 mètres de rails à Abidjan, justement le jour où le gouvernement se rendait à Bouaké.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les mêmes jeunes &quot;patriotes&quot; ont cependant renoncé à leur intention de manifester, ce samedi, notamment aux abords de la base militaire française d'Abidjan, contre les accords de paix de Marcoussis, dont l'application complète achoppe encore sur la nomination des ministres de la défense et de la sécurité. Ces portefeuilles sont pour le moment occupés par des ministres intérimaires, faute d'un consensus sur leurs titulaires définitifs.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;SÉCURISATION DE L'OUEST&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Autre souci, majeur, pour la Côte d'Ivoire&amp;nbsp;: la situation dans l'ouest du pays, où les populations subissent depuis sept mois les exactions des hommes en armes de tout bord, dont des combattants libériens. Les rebelles ont lancé, à la fin avril, une vaste opération de &quot;nettoyage&quot; de la zone qu'ils contrôlent autour de Man et Danané, repoussant leurs encombrants alliés à la frontière avec le Liberia voisin.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Toutefois, dans le Sud-Ouest, où les forces loyalistes se sont également assuré l'appui de mercenaires libériens et de miliciens Guéré et Krou, les atrocités se poursuivent et provoquent d'importants mouvements de populations, celles-ci étant prises en étau entre les combats en Côte d'Ivoire et au Liberia. Mardi, le président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), le chef de l'Etat ghanéen John Kufuor, a donné son accord à la participation des soldats ouest-africains à une opération quadripartite de sécurisation de l'Ouest.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est le feu vert qui manquait pour que les militaires français de l'opération &quot;Licorne&quot;, des soldats ivoiriens des forces armées nationales de Côte d'Ivoire et des &lt;I&gt;&quot;Forces nouvelles&quot;&lt;/I&gt;, la nouvelle appellation des rebelles, s'engagent avec eux dans une délicate opération de rétablissement de la paix dans l'Ouest.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Rebelles et loyalistes sécuriseront chacun la zone qu'ils contrôlent de part et d'autre d'une ligne de cessez-le-feu, en recevant le soutien des soldats de la Cedeao et des militaires français.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;Notre travail consiste à rapprocher toutes les parties. Nous ne voulons pas qu'un camp ou un autre se sente lésé, nous avançons pas à pas, mais nous avançons&quot;&lt;/I&gt;, a expliqué un conseiller de M.&amp;nbsp;Diarra, soulignant que &lt;I&gt;&quot;le rétablissement de la confiance est le seul moyen de réconcilier les Ivoiriens et de reconstruire la Côte d'Ivoire&quot;&lt;/I&gt;. Ultime signe d'apaisement en date&amp;nbsp;: les Nations unies ont décidé, jeudi, de repasser de la phase&amp;nbsp;4 à la phase&amp;nbsp;3 du niveau d'alerte en Côte d'Ivoire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Alexandre Jacquens&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03&lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>POLOGNE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17237</link> 

						<description> 
 &lt;DIV class=art-titre&gt;La Pologne a invité quinze pays à Varsovie pour constituer sa force de stabilisation en Irak&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;LE MONDE | 23.05.03 | 13h16 &lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-chapo&gt;Pour administrer la zone qui va de Bagdad à Bassora, les Polonais ont besoin de 5 &amp;nbsp;000 &amp;nbsp;hommes. L'Ukraine pourrait fournir 2 &amp;nbsp;000 &amp;nbsp;soldats, et la Bulgarie 600.&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-txt&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Varsovie&lt;/B&gt; &lt;I&gt;de notre envoyé spécial&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Rien ne filtre de la citadelle de Varsovie où sont réunies, jeudi&amp;nbsp;22 et vendredi 23&amp;nbsp;mai, les délégations d'une quinzaine de pays, venues s'entendre sur la composition de la force internationale sous commandement polonais, qui doit sécuriser une des trois zones irakiennes. Les hauts murs de cette forteresse construite par les Russes au XIXe&amp;nbsp;siècle ont défendu le huis-clos total de cette &lt;I&gt;Force Generation Conference &lt;/I&gt;- de la même façon que la coalition en guerre contre l'Irak avait jeté les bases de la future Force de stabilisation, au début du mois de mai à Londres.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A Varsovie jeudi, le secret a enveloppé jusqu'à la nationalité des délégués. On peut parier sans trop de risques sur la présence de représentants américains et britanniques qui commanderont chacun une zone en Irak. Pour le reste, les noms les plus couramment avancés sont ceux des trois pays Baltes, l'Ukraine, la Bulgarie, la Roumanie, l'Espagne et l'Italie. Ainsi que le Danemark et la République tchèque qui ont choisi de se placer sous commandement britannique. Le colonel Zdzislaw Gnatowski, porte-parole de l'état-major polonais, a justifié cette confidentialité par le fait que &lt;I&gt;&quot;ces pays doivent informer d'abord leur propre opinion publique&quot;&lt;/I&gt; des décisions prises pendant la conférence.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;PARTENAIRES POTENTIELS&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Les Polonais sont peut-être échaudés par les dérapages de communication. Début mai, les Allemands avaient en effet sèchement refusé la proposition du ministre polonais de la défense, Jerzy Szmajdzinski, de se joindre à eux en Irak. Selon Varsovie, cette offre publique formulée avant toute concertation aurait pu apaiser les tensions existant alors entre Washington et Berlin. Les Allemands, qui estiment sans doute ne pas avoir besoin de médiateur polonais pour leurs relations transatlantiques, avaient jugé l'initiative bien cavalière.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un diplomate polonais souligne que &lt;I&gt;&quot;l'un des problèmes de &lt;/I&gt;-son- &lt;I&gt;pays est d'établir la confiance avec ses partenaires potentiels, de les convaincre que nous pouvons assumer nos responsabilités&quot;. &quot;Ils préfèrent se placer sous le commandement britannique ou américain&quot;&lt;/I&gt;, ajoute ce diplomate qui regrette d'être mis dans cette affaire à la remorque des militaires.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Pologne doit prendre en charge la zone centre-sud de l'Irak allant de Bassora à Bagdad, peuplée majoritairement de chiites et comprenant notamment la ville sainte de Nadjaf et Kerbala. Une tâche ardue attend donc le général Andrzej Tyszkiewicz qui y dirigera une force internationale de quelque 7&amp;nbsp;000&amp;nbsp;hommes. La Pologne, dont 200&amp;nbsp;membres de ses forces d'élite GROM ont combattu en Irak, pourrait en fournir environ 2&amp;nbsp;000. La réunion de jeudi et vendredi doit boucher les trous.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;I&gt;&quot;L'Ukraine pourrait donner son accord pour envoyer 2&amp;nbsp;000&amp;nbsp;hommes et la Bulgarie 600&quot;,&lt;/I&gt; s'attend Pawel Wronski, journaliste de défense au quotidien &lt;I&gt;Gazeta Wiborcza.&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'armée polonaise, membre de l'OTAN depuis 1999, &lt;I&gt;&quot;peut mettre en avant son expérience acquise, ces dernières années, dans des opérations de maintien de la paix dans les Balkans (Bosnie, Kosovo, Macédoine) et en Afghanistan&quot;&lt;/I&gt;, explique le général (de réserve) Stanislaw Koziej. &lt;I&gt;&quot;Notre mission en Irak ne requiert pas d'équipement d'un haut niveau technologique&quot;&lt;/I&gt;, ajoute cet ancien directeur du département stratégie au ministère polonais de la défense, en poste jusqu'en janvier.&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P&gt;AIDE DE L'OTAN&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;Sur le plan logistique, les militaires polonais pourront d'ailleurs compter sur une aide de l'OTAN, qui en a accepté le principe mercredi. Les Etats-Unis ont également promis de fournir des véhicules tout-terrain, de payer pour l'hébergement et le transport des troupes, autant de moyens techniques et financiers qui manquent à l'armée polonaise, mais devraient lui être assurés. Pour Stanislaw Koziej, le souci principal est ailleurs&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Nous n'avons aucune expérience de commandement d'une force internationale.&quot; &quot;Mais notre chance, &lt;/I&gt;ajoute-t-il, &lt;I&gt;est qu'Américains et Britanniques n'ont pas intérêt à ce que la Force de stabilisation échoue.&quot;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Christophe Châtelot&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=art-src&gt;&lt;B&gt;•&lt;/B&gt; ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03&lt;/DIV&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ARGENTINE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17234</link> 

						<description> 
 Semaine du jeudi 22 mai 2003 - n°2011 - Monde 
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial,Helvetica color=#0b2f7b size=4&gt;60% des Argentins victimes de la pauvreté...&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial,Helvetica color=#77bbff size=5&gt;Le défi de Nestor Kirchner&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial,Helvetica&gt;Fort d’une réussite facile dans la province de Santa Cruz,dont il a été le gouverneur depuis 1991, le nouveau président argentin rêve de tirer son pays de la ruine&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR align=left width=250 noShade SIZE=1&gt;

&lt;TABLE&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; COLOR: #000000; FONT-FAMILY: arial&quot; vAlign=top&gt;
&lt;TABLE align=right border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;!-- img src=&quot;../../visuels/p2011/2011_argentine.jpg&quot; width=120 height=86 --&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;SPAN style=&quot;FONT-SIZE: 11pt; COLOR: #000000; FONT-FAMILY: arial&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;EM&gt;&lt;U&gt;De notre envoyé spécial, Laurent Bijard&lt;BR&gt;&lt;/U&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Vainqueur par abandon d’une élection à rebondissements, Nestor Kirchner, le nouveau président argentin, arrive au pouvoir dans un pays en ruines. Réputé homme de méthode, ce Patagon de 53 ans, à l’allure réfrigérante, issu d’un père helvète alémanique et d’une mère croate catholique, fervente pratiquante qui lui a appris à prier deux ou trois fois par jour, aura besoin de tous ses talents naturels et de beaucoup de chance pour réussir là où ses prédécesseurs ont sombré. &lt;BR&gt;Capable de pragmatisme – il a su s’accommoder des paillettes de celui qu’il tenait pour un dévoyé, Carlos Memem, avant de le contraindre à l’abandon à la veille du second tour de l’élection présidentielle – cet austère avocat d’affaires, &lt;I&gt;«horlogerie suisse au service d’une ambition politique», &lt;/I&gt;est aujourd’hui l’ultime espoir d’une société malade. Qui est cet inconnu venu d’une lointaine province balayée par les vents et les pluies…&lt;BR&gt;Dès 1977, après ses études de droit à l’université de La Plata, le jeune «péroniste révolutionnaire» Nestor Kirchner avait préféré se retirer sur ses terres natales de la province de Santa Cruz pour se faire oublier des militaires qui venaient de prendre le pouvoir. Installé à Rio Gallegos, une petite ville sans charme à 3 000 kilomètres au sud de Buenos Aires, il monte avec sa femme Cristina – une brune pétulante connue sur les bancs de la faculté de droit – un prospère cabinet d’avocat d’affaires. Me Kirchner a oublié les slogans subversifs qu’il écrivait sur les murs de l’université. Il fait désormais partie de cette classe moyenne qui profite de l’ordre établi par les putschistes pour s’enrichir. A la tête d’une petite fortune – plus de 2 millions de dollars –, Kirchner décide de se lancer en politique. Après l’écroulement du régime militaire, en 1983, il est élu maire de Rio Gallegos, puis, en 1991, gouverneur de la province de Santa Cruz. Il sera réélu à deux reprises à ce poste avant de se présenter à l’élection présidentielle. Outre ses bonnes relations avec l’un des patrons du Parti péroniste, l’ancien président de la République Eduardo Duhalde, chef de la puissante fédération de Buenos Aires, son arme principale, dans ce combat est son bilan de gouverneur. &lt;BR&gt;Kirchner, c’est vrai, a sorti la province de Santa Cruz d’une situation calamiteuse, mais il a été aidé par deux facteurs non négligeables: Santa Cruz, aussi étendue que la moitié de la France, n’abrite que quelque 200 000 habitants, soit moins d’un habitant au kilomètre carré, et son sous-sol recèle de formidables richesses minérales, en particulier du pétrole. C’est grâce à ses revenus pétroliers que Kirchner peut se vanter d’avoir le plus faible taux de chômage du pays: 4% contre une moyenne nationale de 20%. Il oublie simplement de préciser que sa stratégie a surtout consisté à créer et à distribuer des emplois publics, dans le plus pur style clientéliste. &lt;BR&gt;Fier de laisser à son successeur une province qui n’a pas un peso de dette alors que l’Argentine est en quasi faillite, Kirchner, qui a muselé la presse locale, n’aime pas beaucoup que les journalistes de la capitale s’intéressent de trop près à sa gestion en lui demandant, par exemple, ce que sont devenus les 500 millions de dollars de fonds de la province, déposés sur son ordre dans des banques suisses et luxembourgeoises. Il répond aujourd’hui qu’il a &lt;I&gt;«simplement» &lt;/I&gt;voulu mettre cet argent &lt;I&gt;«qui appartient aux habitants» &lt;/I&gt;de la province &lt;I&gt;«à l’abri de la dévaluation».&lt;/I&gt; Il aime encore moins qu’on s’intéresse à la privatisation par ses services de la plus grande mine de charbon d’Amérique latine. L’affaire a pourtant tourné au scandale financier et au fiasco. Reste que ces «affaires» ternissent l’image du chevalier blanc prêt à combattre la corruption, l’évasion fiscale et à en finir avec les pactes d’impunité entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire. A la recherche d’idées nouvelles et peut être aussi d’une image moins «provinciale», celui que ses amis présentent comme le «Roosevelt argentin» et qui n’avait fait jusque-là qu’un seul voyage hors de son pays (un séjour à New York) est allé au Brésil et au Chili pour rencontrer Lula et Ricardo Lagos. Muni de leurs conseils et fort d’une victoire électorale inattendue, Kirchner saura-t-il vaincre la pauvreté qui frappe 60% des Argentins, et sauver son pays de la ruine ? &lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=envoyerarticle&gt;Laurent Bijard&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>SYRIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17225</link> 

						<description> 
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&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/lc.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;La Croix&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;MONDE, jeudi 22 mai 2003, p. 14 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Dossier. Etats-Unis. La &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; dans la ligne de mire américaine. Sur la sellette depuis les déclarations américaines de la mi-avril, la &lt;A name=Occ2&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; a choisi de faire profil bas lors de la visite de Colin Powell à Damas, il y a dix jours. Mais, vue de Washington, la liste des « sujets qui fâchent » demeure longue.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;TONNELIER Audrey 
&lt;P&gt;Si, comme on a coutume de le dire, le Proche-Orient est une poudrière, alors la mèche passe certainement par la &lt;A name=Occ3&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;. De retour de Damas le 4 mai, le secrétaire d'État américain Colin Powell indiquait avoir demandé aux responsables syriens de « comprendre la nouvelle donne » dans la région. Et pour Washington, six semaines après la chute du régime irakien, cette « nouvelle donne » passe indubitablement par un changement d'attitude de la &lt;A name=Occ4&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;, vers laquelle semble converger l'ensemble des dossiers qui cristallisent l'attention - et les tensions - internationale(s) de ces derniers mois. 
&lt;P&gt;Dernière « bravade » en date pour Washington : l'attitude syrienne avant, pendant et après l'intervention américano-britannique en Irak. · la faveur de sa présence temporaire (deux ans) au Conseil de sécurité de l'ONU, et en accord avec la majorité de la population, Damas a affiché dès le début de la crise une opposition déterminée à la guerre. La normalisation progressive de ses relations avec Bagdad, sur le plan économique notamment, après plus de vingt années de tensions politiques, explique en partie les réticences de la &lt;A name=Occ5&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; à voir son voisin tomber sous la coupe réglée des États-Unis. Pour un régime autoritaire, qui n'a rien à envier à la dictature irakienne (en 1982, Hafez El Assad, père de l'actuel président, avait réprimé une insurrection des Frères musulmans dans la ville sunnite de Hama, faisant selon les estimations au moins 15 000 morts), c'était aussi l'occasion rêvée d'apparaître, à peu de frais, « du côté de la légitimité internationale ». 
&lt;P&gt;Pour les Américains, une trop longue série de provocations 
&lt;P&gt;· Washington d'ailleurs, même si on reconnaît la réalité de la coopération syrienne depuis les attentats du 11 septembre en matière de renseignements, on n'oublie pas de faire figurer le pays, pour la huitième année consécutive, sur la liste noire des États soutenant le terrorisme. Dans ces conditions, l'élan de solidarité observé en faveur du « peuple frère d'Irak », et le rôle plus que trouble de la &lt;A name=Occ6&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; sur un certain nombre de points (envoi de « volontaires » islamistes et d'armes en Irak, accueil de dirigeants irakiens en fuite, dont des scientifiques et des proches de Saddam Hussein), sont apparus à Washington comme une provocation de trop. 
&lt;P&gt;C'est qu'aux yeux des Américains, il en existe plusieurs autres. Selon la Maison-Blanche, la &lt;A name=Occ7&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;, faute de moyens suffisants pour s'assurer la défense traditionnelle que lui permettait l'appui soviétique du temps de la guerre froide, développerait un programme d'armement non conventionnel, les désormais célèbres « armes de destruction massives ». 
&lt;P&gt;Autre point d'achoppement dans les relations américano-syriennes : la reprise du processus de paix au Proche-Orient. La « feuille de route », remise officiellement il y a quelques jours aux autorités israéliennes et palestiniennes, inclut clairement la normalisation des relations entre la &lt;A name=Occ8&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; et ses voisins. Or, depuis l'invasion par Israël, en 1967, du plateau du Golan, réclamé par Damas jusqu'à aujourd'hui, la &lt;A name=Occ9&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Syrie&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; est l'un des opposants les plus virulents à la reconnaissance de l'État hébreu. Damas est en outre accusé d'héberger plusieurs organisations terroristes, notamment les groupes palestiniens du Hamas (financé et armé via l'Iran voisin), et du Djihad islamique, mais aussi le Hezbollah libanais, organisation chiite qui maintient depuis mai 2000 une force de plusieurs milliers de combattants, équipés de roquettes pointées sur Israël dans le sud du Liban. 
&lt;P&gt;Le Liban est le dernier point controversé de la politique de Damas, et non des moindres. Officialisée avec l'aval de Washington depuis les accords de Taef, en 1989, la présence de l'armée syrienne au pays du Cèdre est désormais qualifiée d'« occupation » par les États-Unis, qui envisagent de remettre au goût du jour un projet de sanctions vis-à-vis de Damas. Si le président libanais Émile Lahoud vante la relation « fraternelle » entre les deux pays, nombre de Libanais, par-delà le discours officiel, demandent l'application de la résolution 520 du Conseil de sécurité de l'ONU, exigeant le « respect de l'indépendance politique » du pays. Elle date de. 1982. 
&lt;P&gt;Audrey TONNELIER 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Politique nationale et internationale&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) - La Croix :&lt;/B&gt; RELATIONS DIPLOMATIQUES; GUERRE; TERRORISME&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Lieu(x) géographique(s) - La Croix :&lt;/B&gt; IRAK; ETATS-UNIS; &lt;A name=Occ10&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;SYRIE&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;; LIBAN&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Nom(s) propres(s) :&lt;/B&gt; POWELL Colin&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Type(s) d'article :&lt;/B&gt; DOSSIER&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 494 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 la Croix. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030522LC0030522LC_inx067&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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						<title>CONGO</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17218</link> 

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&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/li.gif&quot; border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Libération&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;MONDE, vendredi 23 mai 2003, p. 9 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;RD-Congo: le &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;chaos après les combats&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;Malgré le cessez-le-feu, les rescapés de Bunia, en Ituri, vivent la peur au ventre. 
&lt;P&gt;MASCIARELLI Alexis 
&lt;P&gt;Les cadavres ont été ramassés mais la grande rue en terre qui traverse Bunia est toujours déserte. Les rideaux de fer sont tordus devant les magasins pillés. De rares piétons longent les murs criblés de balles. Depuis la signature, le 16 mai, d'un cessez-le-feu entre groupes armés, la ville est apaisée mais les deux semaines de combats entre milices tribales Lendu et Hema ont fait des ravages: au moins 310 morts, selon le dernier bilan fourni par l'ONU.En haut de la rue défoncée, plusieurs milliers de civils ont trouvé refuge autour du quartier général de la Monuc (Mission des Nations unies en République démocratique du Congo). Des fils barbelés ont été déroulés et des véhicules blindés gardent les deux entrées. Chaque soir, environ 3 000 personnes, réfugiées dans leur propre ville, dorment là, espérant bénéficier de la protection des Casques bleus. Des femmes préparent de la bouillie avec de la farine de manioc et font frire des oignons. La fumée d'huile de palme gratte la gorge. Le jour, il fait chaud sous les bâches en plastique. La nuit, les couvertures manquent. C'est l'attente.«Traumatisé à la maison». Corneille Amuri, 46 ans, est assis sur un tissu coloré, à même le sol, aux côtés de deux de ses amis. «Il fallait fuir les visites nocturnes dans les maisons, les pillages, les balles perdues, raconte-t-il. La vie est sauve seulement auprès de la Monuc.» Un timide garçon s'approche. «Je m'appelle Blaise, j'ai 13 ans, je veux parler.» Blaise parle très vite, puis s'interrompt longuement entre chacune de ses phrases. «Je suis réfugié parce que nous sommes traumatisés. C'est la première fois que j'ai vu quelqu'un se faire égorger devant moi. La nuit, je rêve du sang d'autres personnes.»A Bunia, toute la population est traumatisée. Aucune ethnie n'a échappé à la violence. Des dizaines de milliers d'habitants ont fui, cherchant un refuge incertain en brousse ou, plus au sud, dans la ville de Beni. Le 25 avril, dans cette même rue principale, le drapeau de la République démocratique du Congo avait été hissé. Des policiers étaient arrivés de la capitale Kinshasa. Des haut-parleurs déglingués jouaient des airs de musique congolaise, populaires à travers tout le continent africain. Des milliers d'habitants venaient saluer le départ des militaires de l'Ouganda voisin, après plus de quatre années de guerre et de pillages.Max, un jeune étudiant en droit, rencontré à l'époque et retrouvé par hasard cette semaine, s'est mis au service de la Monuc. Il porte des dossiers et des bouteilles d'eau. «Nous avons tous été dispersés. Je suis seulement resté avec mon petit frère. Tu te souviens quand on te disait que des massacres pouvaient avoir lieu dès le lendemain ?» Le vide du pouvoir provoqué par le départ des Ougandais, exigé par la communauté internationale, était craint et le chaos annoncé. Il n'a pas manqué d'arriver.Balles et machettes. Au centre de soins improvisé en face du camp de réfugiés, des croix rouges ont été peintes sur les murs de ce qui n'était qu'un bâtiment administratif un mois auparavant. Près d'une centaine de patients sont admis ici dans des conditions très rudimentaires. Essentiellement des blessés de guerre. Machettes et balles leur ont transpercé la peau. Beaucoup de femmes avec leurs enfants. Quelques hommes aussi. Difficile de dire si ce sont des civils ou des miliciens blessés. Rares sont les hommes en armes qui portent l'uniforme.Adossé au mur, Urumbi Pitua est couvert de bandages. «Des hommes de l'Union des patriotes congolais (l'UPC, la milice de l'ethnie Hema qui contrôle actuellement l'essentiel de Bunia, ndlr) sont entrés chez moi, raconte-t-il. Ils m'ont dit qu'ils cherchaient des combattants Lendu. J'ai répondu que je ne savais pas où ils étaient. Ils m'ont tout de suite tiré dessus. Dans la jambe, le bras, la main, la poitrine. J'ai reçu quinze balles.» Des impacts de balles tout autour du coeur. Une chance incroyable d'être toujours vivant. Le docteur Antoine Tambov Adula, qui dirige le centre, est débordé. «Nous manquons vraiment de médicaments. Nous allons certainement devoir affronter un grave problème de santé publique, surtout avec l'autre camp en dehors de la ville, où il y aurait 9 000 réfugiés. Les gens vivent comme des sardines. Cette promiscuité peut être à l'origine de nombreuses maladies.»&lt;B&gt;Personnage de manga.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;De l'autre côté des barbelés, à quelques mètres seulement des blindés de l'ONU, des jeunes de l'Union des patriotes congolais patrouillent. Ils sentent la bière et paraissent très agités. «Je peux avoir une cigarette ?», demande Eric, vêtu d'un jean et d'un T-shirt orné d'un personnage de manga japonais. Il exhibe ses cartouches et son fusil d'assaut en bandoulière. «Ça tue, les Blancs ont inventé ça pour tuer les ennemis.ÊIci, on a beaucoup d'ennemis qui nous compliquent la vie.» La ville leur appartient. Pour le moment. 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Catégorie :&lt;/B&gt; Politique nationale et internationale&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Sujet(s) uniforme(s) :&lt;/B&gt; Conflits armés; Politique extérieure et relations internationales&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Taille :&lt;/B&gt; Moyen, 625 mots 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.&lt;/B&gt;&lt;/I&gt; 
&lt;P&gt;Doc. : 20030523LI0LI20030523139&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ACTUALITES DIPLOMATIQUES</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17195</link> 

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 &lt;P&gt;Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- image01 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=1&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20030522_1v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image02 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=2&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20030522_2v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image03 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=3&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/21052003v_1.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=5&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;22.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Allocution du Président de la République, M. Jacques CHIRAC, lors de la cérémonie d''ouverture de la conférence sur les routes de la drogue (Hôtel Intercontinental)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;22.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Intervention de M. de Villepin lors de la Conférence ministérielle sur les routes de la drogue (Hôtel Intercontinental)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;21.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Conférence de presse conjointe de M. de Villepin avec M. Igor Ivanov et M. Joschka Fischer 21.05.2003 (Quai d''Orsay)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- image04 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=4&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20030521_1v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image05 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=5&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20052003v_1.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image06 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=6&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20052003v_2.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=5&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;21.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Entretien entre M. Muselier et M. Askar Aïtmatov, ministre des Affaires étrangères du Kirghizistan (Quai d'Orsay)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;20.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Entretien de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, avec M. Edward Nipake Natapeï, Premier ministre du Vanuatu (Matignon)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;20.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Entretien de Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, avec M. Mihai Tanasescu, ministre roumain des finances (Quai d''Orsay)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- image07 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=7&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/19052003v_2.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image08 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=8&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/19052003v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image09 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=9&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/16052003v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=5&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;19.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Accueil de M. Kjell Magne Bondevik, Premier ministre de Norvège, par M. Jacques Chirac, Président de la République (Elysée)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;19.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Entretien de M. Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, avec M. Edward Nipake Natapeï, Premier ministre du Vanuatu (Paris)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;16.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Rencontre entre M. de Villepin et son homologue suédoise, Mme Anna Lindh (Quai d''Orsay)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- image10 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=10&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/15052003v_2.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image11 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=11&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20030515_1v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;!-- image12 --&gt;
&lt;TD&gt;&lt;A href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/photo.asp?num=12&quot;&gt;&lt;IMG height=80 alt=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot; src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/actuimages/20030514_1v.jpg&quot; width=120 border=1 tilte=&quot;Cliquez pour agrandir l'image&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=5&gt;&lt;IMG height=6 src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pics/invi.gif&quot; width=10&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;15.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Entretien de M. de Villepin avec son homologue comorien, M. Souef El Amine (Quai d''Orsay)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;15.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Entretien entre M. de Villepin and M. Paddy Ashdown, Haut Représentant de la communauté internationale et Représentant spécial de l''UE en Bosnie-Herzégovine (Quai d'Orsay)&lt;/DIV&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=date&gt;14.05.2003&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV class=textepetit&gt;Rencontre entre le Président Chirac et son homologue lituanien, M. Rolandas Paksas (Elysée)&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sommaire du point de presse du porte-parole adjoint du Quai d'Orsay du 22 mai&lt;BR&gt;2003:&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1 - FRANCE/ALGERIE&lt;BR&gt;2 - FRANCE/UNION EUROPEENNE&lt;BR&gt;3 - FRANCE/HONGRIE&lt;BR&gt;4 - OFPRA&lt;BR&gt;5 - IRAK/ONU&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;=========================================&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1 - FRANCE/ALGERIE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;''La France exprime toute sa solidarité et sa profonde sympathie aux autorités&lt;BR&gt;et au peuple algériens après la terrible catastrophe qui vient de frapper la&lt;BR&gt;région d'Alger. Elle présente toutes ses condoléances aux familles des victimes&lt;BR&gt;affectées par ce drame.&lt;BR&gt;Le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, a transmis un&lt;BR&gt;message à son homologue, M. Abdelaziz Belkhadem, dont vous voudrez bien trouver&lt;BR&gt;ci-après le texte.&lt;BR&gt;Début de citation : '' Je viens d'être informé de l'effroyable tremblement de&lt;BR&gt;terre qui s'est déroulé cette nuit à l'Est d'Alger et qui aurait coûté la vie à&lt;BR&gt;des centaines de personnes, en blessant des milliers d'autres.&lt;BR&gt;Je souhaite vous adresser toute ma sympathie et vous demande de présenter aux&lt;BR&gt;familles des victimes de ce séisme, en mon nom personnel, comme au nom du peuple&lt;BR&gt;français, toutes nos condoléances au lendemain de ce terrible drame pour votre&lt;BR&gt;pays.&lt;BR&gt;Dans ces circonstances tragiques, je vous exprime toute notre solidarité. La&lt;BR&gt;France est disposée à vous apporter toute l'aide dont vous pourriez avoir besoin&lt;BR&gt;dans le cadre des secours que vous avez organisés.&lt;BR&gt;En vous redisant notre disponibilité et notre solidarité dans cette épreuve, je&lt;BR&gt;vous prie de croire, Monsieur le Ministre, cher Abdelaziz, à l'expression de ma&lt;BR&gt;haute considération et de mes sentiments amicaux. '' Fin de citation.&lt;BR&gt;Comme l'a indiqué le Président de la République dans le message qu'il a adressé&lt;BR&gt;à son homologue M. Abdelaziz Bouteflika, les autorités françaises se tiennent à&lt;BR&gt;la disposition du gouvernement algérien pour apporter toute leur aide face à&lt;BR&gt;cette situation en fonction des besoins qui seront exprimés. Dans l'immédiat,&lt;BR&gt;deux détachements de la protection civile d'un total de 120 hommes vont&lt;BR&gt;rejoindre incessamment l'Algérie afin de contribuer aux secours et à la&lt;BR&gt;recherche des victimes.&lt;BR&gt;Une cellule d'information a été ouverte au ministère des Affaires étrangères&lt;BR&gt;pour répondre aux familles. Elle est joignable au numéro suivant : 01 45 50 34&lt;BR&gt;60.''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2 - FRANCE/UNION EUROPEENNE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;''Mme Noëlle LENOIR, Ministre déléguée aux Affaires européennes, se rendra&lt;BR&gt;Vendredi 23 Mai dans le Val d'Oise dans le cadre de sa campagne '' Rencontres&lt;BR&gt;pour l'Europe '' qui a débuté le 13 Février 2003.&lt;BR&gt;Ces Rencontres pour l'Europe s'inscrivent dans la campagne gouvernementale&lt;BR&gt;d'information souhaitée par le Premier Ministre qui a confié à Noëlle Lenoir la&lt;BR&gt;mission d'aller à la rencontre des Français pour expliquer les atouts de&lt;BR&gt;l'Europe élargie.&lt;BR&gt;Dans l'après-midi, Mme Lenoir animera une réunion de travail avec des élus&lt;BR&gt;locaux sur le thème des financements européens dans le cadre de la politique&lt;BR&gt;régionale.''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;3 - FRANCE/HONGRIE&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;''M. Andras BARSONY, secrétaire d'Etat hongrois aux Affaires étrangères, s'est&lt;BR&gt;rendu à Paris les 21 et 22 mai 2003 pour participer à la conférence sur les&lt;BR&gt;routes de la drogue. A cette occasion, il s'est entretenu avec, M. Renaud&lt;BR&gt;MUSELIER, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.&lt;BR&gt;Intervenant près d'un mois après le referendum sur l'adhésion de la Hongrie à&lt;BR&gt;l'Union européenne, qui a connu un large succès, et la signature du Traité&lt;BR&gt;d'adhésion à Athènes, cet entretien a permis aux deux Ministres d'aborder les&lt;BR&gt;principales questions d'actualité et notamment les questions européennes.''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;4 - OFPRA&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;''M. Pierre Viaux, Directeur de l'Office Français de Protection des Réfugiés et&lt;BR&gt;Apatrides, présentera le vendredi 23 mai à 17 heures au Centre d'Accueil de la&lt;BR&gt;Presse Etrangère (CAPE), le rapport d'activité de l'établissement aux&lt;BR&gt;représentants de la presse et des associations. Le rapport sera également&lt;BR&gt;disponible sur le site de l'OFPRA (&lt;A target=_blank href=&quot;http://207.68.162.250/cgi-bin/linkrd?_lang=FR&amp;amp;lah=eb026641d4a9afbd2b42d8068633861f&amp;amp;lat=1053700860&amp;amp;hm___action=http%3a%2f%2fwww%2eofpra%2egouv%2efr&quot;&gt;http://www.ofpra.gouv.fr&lt;/A&gt;) dès vendredi soir.&lt;BR&gt;L'OFPRA, qui a pour rôle de reconnaître la qualité de réfugié et d'assurer la&lt;BR&gt;protection administrative et juridique des personnes ayant obtenu le statut de&lt;BR&gt;réfugié, est au coeur de la prochaine réforme de l'asile qui sera examinée par&lt;BR&gt;le Parlement durant le mois de juin.''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;5 - IRAK/ONU&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;(Quel est le candidat de la France pour le poste du représentant spécial de&lt;BR&gt;l'ONU ?)&lt;BR&gt;''La désignation d'un représentant spécial incombe au Secrétaire général des&lt;BR&gt;Nations unies.''&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;- - - - - - - - - - - - &lt;BR&gt;Pour consulter les points de presse précédents :&lt;BR&gt;&lt;A target=_blank href=&quot;http://207.68.162.250/cgi-bin/linkrd?_lang=FR&amp;amp;lah=34eb7a1ae7e69e797e80157692671a89&amp;amp;lat=1053700860&amp;amp;hm___action=http%3a%2f%2fwww%2ediplomatie%2egouv%2efr%2factu%2fpointpresse%2easp&quot;&gt;http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>ALGERIE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/23#17135</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;A id=grostitrearticle1 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1210.html&quot;&gt;Algérie : près de 1.500 morts&lt;/A&gt; &lt;/P&gt;
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&lt;TD align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/photos/20030523.OBS0565.jpg&quot; width=168 border=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=arialnoirtoutpetit&gt;A Réghaia ( (AP)&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;A id=chaposarticle1 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1210.html&quot;&gt;Le tremblement de terre qui a frappé mercredi soir la région d'Alger a fait au moins 1.476 morts et 7.207 blessés. Des milliers de gens ont passé la nuit dehors. Le président Bouteflika décrète un deuil national de trois jours. La presse algérienne met en cause la &quot;défaillance&quot; de l'appareil d'Etat. &lt;/A&gt;&lt;A id=lienchaposarticle1 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1210.html&quot;&gt;&lt;IMG height=8 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechefondblanc.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;l'article&lt;BR&gt;&lt;/A&gt;&lt;IMG height=5 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/trans.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesgris&gt;&lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1254.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Les événements &lt;FONT color=#d61e0b&gt;heure par heure&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1226.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Galerie photos&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1252.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Galerie photos (2)&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030523.OBS1277.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Galerie photos (3)&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1236.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Les réactions&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1250.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Historique des séismes en Algérie&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1255.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Comment se produit un séisme ? &lt;/A&gt;&lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1256.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Les deux principales échelles de mesure des séismes &lt;/A&gt;&lt;A id=lienarticlesgris target=_blank href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/dossiers/cartealger.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Situer&lt;/FONT&gt; l'épicentre du séisme&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030523.OBS1272.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Revue de presse&lt;/FONT&gt; &lt;/A&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>IRAK</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/22#17034</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
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&lt;TD vAlign=top width=&quot;1%&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;IMG height=219 src=&quot;http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20030522/030522144031.ngr2oxe60b.jpg&quot; width=384&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT face=arial&gt;La résolution américano-britannique levant les sanctions contre l'Irak a été adoptée jeudi matin par tous les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l'exception de la Syrie qui n'a pas participé au vote.&lt;BR&gt;• Henny Ray Abrams &lt;FONT size=1&gt;(AFP - &lt;SMALL&gt;jeudi 22 mai 2003, 16h40&lt;/SMALL&gt;)&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;IMG height=11 src=&quot;http://eur.i1.yimg.com/eur.yimg.com/i/de/icon/s/right.gif&quot; width=11&gt; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/phart/*http://fr.news.yahoo.com/030522/202/37q7x.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;Lire l'article associé&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;• Rubrique&amp;nbsp;: &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/180/&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;Photos&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;• Photos&amp;nbsp;: &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.news.yahoo.com/dossier/irak.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;Dossier Irak&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;• Photos&amp;nbsp;: &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/o/onu_ph.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;ONU&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
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&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;• Photos&amp;nbsp;: &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/ph/monde/index.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;International&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;FONT face=verdana,arial&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;• Photos&amp;nbsp;: &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://fr.rd.yahoo.com/news/rs/*http://fr.fc.yahoo.com/s/syrie_ph.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;Syrie&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt; &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/P&gt;&lt;A id=chaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030519.OBS1067.html&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;/A&gt;&lt;A id=grostitrearticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030519.OBS1067.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;Irak : Paris, Moscou et Berlin votent oui&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;A id=chaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030519.OBS1067.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt; &lt;BR&gt;La Russie, l'Allemagne et la France ont choisi de voter la résolution présentée ce jeudi par les Etats-Unis devant l'ONU. &quot;Le projet de résolution marque des progrès très sensibles et nous pensons qu'il y a là un bon compromis&quot;, explique Dominique de Villepin. &lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;A id=lienchaposarticle2 href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030519.OBS1067.html&quot;&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;IMG height=8 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechefondblanc.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;l'article&lt;BR&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;U&gt;&lt;IMG height=5 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/trans.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN id=lienarticlesgris&gt;&lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1220.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Heure par heure&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1247.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;Powell à Paris pour renouer les liens &lt;/A&gt;&lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030522.OBS1225.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Revue de presse&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20030319.OBS8326.html&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;La guerre et l'après-guerre en photos&lt;/A&gt; &lt;A id=lienarticlesgris target=_blank href=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/cgi/debats/aff_mess?id=200209140016&quot;&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://permanent.nouvelobs.com/icons_edition_2001/flechenoire.gif&quot; width=9 border=0&gt;&amp;nbsp;&lt;FONT color=#d61e0b&gt;Débat&lt;/FONT&gt; L'Irak&lt;/A&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;/U&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt; 
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					<item> 

						<title>CHYPRE</title> 

						<link>http://international3.monblogue.com/2003/05/22#16983</link> 

						<description> 
 Chypre: l'île déchirée L'Express du 22/05/2003 Après l'ouverture de la frontière Un toit pour deux familles de notre envoyée spéciale Nükte V. Ortaq Depuis l'ouverture de la frontière, de nombreux Chypriotes grecs reviennent voir leur maison en secteur turc. Récit d'une visite -- PUBLICITE -- Les «propriétaires grecs»! De Morfou à Famagouste, de Kyrinia à Nicosie, partout dans la partie turque de Chypre on ne parle que d'eux. Depuis l'ouverture, le 23 avril dernier, par les autorités du secteur turc, de la frontière entre les deux parties de l'île, fermée depuis vingt-neuf ans, plus de 250 000 Chypriotes grecs sont venus revoir leurs maisons, abandonnées le plus souvent dans l'urgence au cours de l'été 1974. «C'est d'abord Kostas, le fils cadet, qui est venu, raconte Hanife Hasguler, une Chypriote turque de 49 ans, qui habite à Famagouste dans la maison d'une famille grecque, les Nikolaisis. Il est arrivé dès le premier jour. Je ne l'attendais pas si tôt! Mais j'avais toujours pensé que les propriétaires reviendraient à un moment ou à un autre.» Soucieux de prouver qu'il s'agissait bien de la maison de son enfance, Kostas a tenu à leur montrer le slogan des nationalistes grecs - «Enôsis» - qu'il avait, à l'âge de 11 ans, gravé sur le mur en pierre. Les Hasguler avaient dissimulé l'inscription derrière un meuble, mais ils ne l'avaient pas effacée. «Je n'ai jamais pu oublier, pas même un seul jour, que cette maison restait la leur», dit Hanife. «Je pensais que mon père avait oublié le grec. Mais pas du tout. C'est revenu naturellement» Cette petite femme aux cheveux roux, mère de trois enfants et plusieurs fois grand-mère, s'est toujours sentie comme invitée dans cette maison qui lui a été attribuée par les autorités chypriotes turques en remplacement de la sienne, détruite pendant la guerre. Après la première visite, les «propriétaires grecs» sont revenus plusieurs fois, souvent accompagnés d'un gendre, ou de cousins. Ensemble, ils ont bu le café, partagé un repas. La propriétaire grecque a beaucoup pleuré en racontant comment ils avaient dû tout abandonner pour s'enfuir, au cours de cet été 1974. «J'étais très émue en l'écoutant, dit Hanife; les deux côtés ont terriblement souffert.» Sur le mur de son salon, une photo: celle de sa nièce, morte à 17 ans, pendant cette même année 1974, lors d'un bombardement grec. «Je ne leur ai pas parlé de cette photo», dit Hanife. Pour ne pas froisser ses hôtes. Les Nikolaisis ont constaté à leur retour les changements apportés à la maison par les Hasguler: une fenêtre en plus au rez-de-chaussée et surtout la construction d'un deuxième étage où habite Serap, la fille de Hanife, avec son mari, Ibrahim, et leurs deux enfants. A 63 ans, Hasan Hasguler travaille toujours comme ouvrier sur le port, mais il s'occupe aussi du troupeau de chèvres de la famille. «Nous voulons vivre ensemble» C'était la première fois, depuis vingt-neuf ans, qu'il reparlait grec. «Je pensais que mon père avait oublié le grec. Mais pas du tout. C'est revenu naturellement», dit Serap. Ahmet, 9 ans, l'aîné des fils de Serap, a appris ses premiers mots de grec avec ses récents visiteurs et les répète à tout bout de champ avec fierté. «Nous pensons tous que nous pouvons à nouveau vivre ensemble», assure la jeune femme avec l'accent chantant des Chypriotes. Hanife, elle, est plus circonspecte. Il lui semble plus sage de commencer par ouvrir les frontières et laisser les gens circuler librement. Sans forcer les choses. Elle a tenu à offrir à ses propriétaires du fromage helloumi (hellim, en turc), la spécialité de l'île, fabriqué avec le lait de ses chèvres. Et Serap leur a promis de leur rendre visite très prochainement, en secteur grec. Toutes les familles grecques n'ont pas eu la chance de pouvoir retrouver ainsi leur maison, le temps d'une visite, car certaines n'existent plus. Une petite croix en or bien apparente sur son tee-shirt, Aliki Spyridonos, 74 ans, est venue de Nicosie. Mais elle est déçue. A la place de sa petite maison et de son jardin d'arbres fruitiers s'élève un immeuble de trois étages à l'architecture banale. A défaut de locataires avec qui parler, elle engage la conversation avec les voisins et les gérants d'une boutique située au rez-de-chaussée de l'immeuble. Ses filles, Mary et Chrystalleni, qui l'accompagnent, évoquent avec nostalgie leurs jeux d'enfants dans cette rue. Elles se souviennent de Djemal et de Mustafa, les petits voisins avec lesquels elles parlaient en mêlant le grec et le turc. Mary a la larme à l'œil. «C'est dur de devoir