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Publié le jeudi 29 mai 2003

Jeudi 29 mai 2003

EUROPE
Les appels se multiplient pour sauver la Convention sur l'avenir de l'Europe LE MONDE | 29.05.03 | 13h09 Le président Giscard d'Estaing devait adresser, jeudi 29 mai, un message solennel aux dirigeants politiques et les exhorter à soutenir une réforme des institutions aujourd'hui bloquée. Bruxelles de notre bureau européen La Convention sur l'avenir de l'Europe présidée par Valéry Giscard d'Estaing a trois semaines pour donner à l'Europe une Constitution... et tout Bruxelles est pris d'un sentiment de panique : les avancées sur le fond sont faibles, la réforme des institutions est bloquée. Si la Convention n'est pas capable de présenter un texte unique et audacieux au Conseil européen de Salonique, les 20 et 21 juin, l'Europe aura démontré qu'elle est incapable de se réformer et qu'elle pourrait se déliter avec l'élargissement. Mercredi 28 mai, à Athènes, le président de la Commission, Romano Prodi, s'en est violemment pris au projet de M. Giscard d'Estaing et de son présidium. "Malgré la quantité de travail qui y a été consacrée, le document que nous avons devant nous manque de vision et d'ambition", a déclaré le président. "Je veux tirer la sonnette d'alarme à l'intention des membres de la Convention. Nous ne pouvons pas devenir des victimes ou des otages d'un texte qui ne réussit pas à proposer des solutions, qui menace de paralyser l'Europe", a-t-il dit, accusant le texte du présidium de "ne pas résoudre les problèmes créés par -le traité de- Nice". Cette dernière accusation de M. Prodi, qui voue une haine tenace à M. Giscard d'Estaing depuis que celui-ci a torpillé, à la fin 2002, son projet de Constitution baptisé "Pénélope", semble en partie fausse. M. Giscard d'Estaing est le seul à avoir osé proposer de revoir l'équilibre des pouvoirs en Europe, qui avait été décidé en 2000 à Nice, et une réforme en profondeur de la Commission. Le président de la Convention, qui s'est appuyé sur les capitales pendant ses travaux, est bloqué par ses alliés d'hier. Le gouvernement britannique a empêché les avancées sur le fond en obtenant le maintien de l'unanimité - synonyme de paralysie - en matière de fiscalité, clé de l'Europe sociale. De même, les décisions dans le domaine de la politique étrangère seront aussi prises à l'unanimité, ce qui limitera la marge de manœuvre du futur ministre des affaires étrangères de l'Union que doit créer la Convention. Le gouvernement espagnol, lui, bloque la réforme des institutions : il refuse de rouvrir le traité de Nice qui avait défini un rapport de forces favorable à Madrid au Conseil des ministres. M. Giscard d'Estaing devait donc lancer, jeudi 29 mai, un avertissement aux dirigeants européens depuis Aix-la-Chapelle, où lui était remis le prix Charlemagne d'"Européen de l'année". Pour réussir, devait-il expliquer, la Convention a besoin "d'un engagement fort des responsables politiques européens en faveur du progrès de l'Union. La Convention européenne, et l'opinion publique, ont besoin de cet engagement. Ce sont ces dirigeants de l'Europe qui porteront son destin commun. Nous avons besoin d'entendre leur message". Et d'accuser, en paraphrasant John F. Kennedy : "Nous entendons trop souvent exprimer ce que les Etats-membres cherchent à obtenir de l'Europe et pas assez ce que les Etats-membres sont prêts à apporter à l'union de l'Europe". A la Convention, qui doit se réunir en assemblée plénière vendredi 30 et samedi 31, les positions sont crispées. Le Parlement européen, largement ignoré, est furieux, même s'il devrait voir ses pouvoirs considérablement renforcés. "Il n'y a pas de garantie que la Convention accepte le projet de Constitution du présidium", a prévenu le député libéral britannique Andrew Duff, très fédéraliste. Quant aux "petits pays", peu favorables à une avancée de l'intégration européenne, ils s'opposent aux propositions de M. Giscard d'Estaing parce qu'il veut revenir sur le principe d'un commissaire par pays et faire élire un président du Conseil européen qui serait trop favorable, selon eux, aux pays les plus peuplés. Pour débloquer le dossier, M. Giscard d'Estaing et son vice-président, Jean-Luc Dehaene, vont rencontrer séparément les représentants des gouvernements, des Parlements nationaux et du Parlement européen. Mais, estime un diplomate du Benelux, "je vois difficilement émerger un consensus à la Convention. Elle a besoin d'un stimulus externe". C'est pourquoi les Belges, les plus enclins à un projet fédéral, cherchent depuis des semaines une solution. Le premier ministre, Guy Verhofstadt, a proposé une initiative des six pays fondateurs et la présentation d'une proposition de compromis élaborée à partir des idées franco-allemandes et de celles du Benelux. Les conseillers des six dirigeants doivent se revoir à Bruxelles, lundi 2 juin. L'idée est d'adopter une attitude commune pour débloquer la Convention, mais sans donner l'impression d'arriver avec une solution toute faite. "Les "Beneluxiens" sont sans doute les seuls à pouvoir jouer les intermédiaires entre les petits pays conservateurs et le présidium de la Convention", analyse un diplomate d'un "grand pays", qui estime que la France et l'Allemagne doivent, eux, s'attaquer aux réticences britanniques et au blocage espagnol. L'accord doit intervenir avant le débat institutionnel des 5 et 6 juin, sinon il sera trop tard. A Aix-la-Chapelle, M. Giscard d'Estaing devait prendre des accents tragiques à l'heure où la rédaction de la Constitution est plus que nécessaire. "Malheur à l'Europe si elle reste divisée ! Malheur pour sa croissance, pour l'épanouissement de sa culture, pour l'élan de sa science et de sa technologie, malheur pour son image et son influence dans le monde !", devait-il lancer. Arnaud Leparmentier • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.05.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:31:36
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Jeudi 29 mai 2003

CONFLITS
George Bush s'implique davantage dans le conflit israélo-palestinien LE MONDE | 28.05.03 | 13h07 • MIS A JOUR LE 28.05.03 | 18h05 Deux rencontres sont prévues au Proche-Orient après le G8. Washington de notre correspondant Le voyage que George Bush va faire, à partir du 30 mai, en Pologne, puis en Russie et en France, pour le sommet du G8, sera le cinquième qu'il fera en Europe, mais il se prolongera par sa première visite au Proche-Orient. Le président américain George W. Bush participera à deux sommets au Proche-Orient la semaine prochaine, l'un avec des dirigeants arabes en Egypte, l'autre en Jordanie avec le roi jordanien et, si possible, avec les premiers ministres israélien et palestinien, a annoncé mercredi la Maison Blanche. "Le président se rendra à Charm-el-Cheikh en Egypte pour des rencontres avec des dirigeants arabes le 3 juin. Il se rendra ensuite en Jordanie le 4 juin pour une rencontre avec le roi Abdallah de Jordanie et pour des rencontres, si les conditions le permettent, avec les premiers ministres israélien et palestinien Ariel Sharon et (Mahmoud) Abbas", a déclaré le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Scott McClellan. Il est resté vague sur ces conditions. "Nous voulons être sûrs que l'environnement sera favorable à des conversations productives et à des progrès", a-t-il dit. "Nous nous attendons pour le moment à ce que le sommet ait lieu", a-t-il toutefois affirmé. "Le sommet aura lieu avec le premier ministre Sharon et le premier ministre Abbas", a souligné Scott McClellan mercredi, écartant toute possible participation de M. Arafat. Pour un président qui, dans les premiers mois de son mandat, regardait à distance le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens, le changement est spectaculaire. A quoi tient-il ? "Nous sommes arrivés à un moment qui peut être très prometteur", a dit Ari Fleischer, porte-parole de M. Bush. Il en est ainsi, a-t-il expliqué, "parce que les Palestiniens ont un nouveau dirigeant, résolu à faire des réformes", et parce que M. Sharon "a accepté la "feuille de route" et une solution consistant en deux Etats". En quoi la démarche de M. Bush diffère-t-elle, maintenant, de celle de son prédécesseur, Bill Clinton, auquel il avait reproché d'avoir engagé son crédit et celui des Etats-Unis, il y a trois ans, dans la recherche d'un règlement de paix ? "La plus grande différence est que Yasser Arafat n'est pas partie aux discussions en cours, a affirmé M. Fleischer. C'est Yasser Arafat qui a fait le plus -en 2000-pour détruire la perspective d'un accord, lequel était tout près d'être atteint." Toujours est-il que des discussions entre M. Sharon et M. Abbas doivent avoir lieu jeudi 29 mai. Ce sera la deuxième rencontre entre les deux hommes, et la première depuis l'acceptation circonstanciée par le gou- vernement israélien de la "feuille de route". A l'évidence, M. Bush entend imposer cette rencontre bilatérale avant un sommet éventuel, sous sa présidence, dans une semaine. Le pilotage de cette nouvelle tentative de solution pacifique par M. Bush est flagrant à travers le rôle joué par Condoleezza Rice et par ses collaborateurs au Conseil national de sécurité. Son numéro deux, Stephen Hadley, et le responsable du Proche-Orient, Elliott Abrams, sont à la manœuvre. Ils avaient précédé, en Israël, le secrétaire d'Etat, Colin Powell, qui se préparait à occuper le devant de la scène et qui est réduit, pour le moment, à un rôle quasi muet. En faisant en sorte d'avoir pour interlocuteur, non pas M. Powell, mais M. Bush, M. Sharon a obtenu que la mise en œuvre de la "feuille de route" soit reconnue, d'emblée, comme un enjeu de politique intérieure américaine. Le porte-parole de la Maison Blanche a indiqué la prudence et les limites de l'engagement de M. Bush en déclarant que ce dernier "veut vraiment explorer si, cette fois, la paix peut être établie". Le président, a dit encore M. Fleischer, "est déterminé à regarder si c'est le bon moment pour obtenir des deux parties qu'elles aillent de l'avant". Au début de son mandat, M. Bush estimait que les Etats-Unis ne pouvaient imposer la paix, aujourd'hui il agit comme si elle était possible. Patrick Jarreau -------------------------------------------------------------------------------- Rencontre Abbas-Sharon Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a annoncé mercredi qu'il rencontrerait jeudi son homologue israélien Ariel Sharon, alors que la Maison Blanche confirmait la participation du président Bush à deux sommets dans la région, les 3 et 4 juin. A Ramallah, où il a rencontré la ministre des affaires étrangères espagnole, Ana Palacio, M. Abbas a indiqué qu'il rencontrerait jeudi M. Sharon "pour discuter de l'application de la feuille de route". Cette rencontre aura lieu "jeudi après-midi à Jérusalem", a précisé à l'AFP le ministre palestinien de l'information, Nabil Amr. Côté israélien, cette rencontre n'avait toujours pas été confirmée mercredi en fin d'après-midi. -------------------------------------------------------------------------------- Territoires "occupés" ou "disputés" Ariel Sharon a tenté, mardi 27 mai, de revenir sur les propos tenus la veille devant les députés du Likoud au cours desquels il avait utilisé pour la première fois le terme d'"occupation" à propos de la présence israélienne dans les territoires palestiniens. M. Sharon a rappelé que la position officielle israélienne est de parler de territoires "disputés" et non "occupés". D'autre part, dans son premier entretien accordé à un journal israélien, Haaretz, depuis son accession au poste de premier ministre, Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen) a déclaré, mardi 27 mai, que les Etats-Unis lui avaient assuré ne pas tenir compte des réserves israéliennes à la "feuille de route". Il a également précisé : "Il m'est difficile d'expliquer à mes compatriotes que nous avons un nouveau gouvernement, que nous menons des négociations avec les Israéliens et que, dans le même temps, notre président-Yasser Arafat- est isolé dans la Mouqata'a", à Ramallah. - (Corresp.) • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.05.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:28:57
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Jeudi 29 mai 2003

IRAK
L'hostilité des Irakiens face aux «occupants» ne cesse de croître : «C'est le chaos, les Américains doivent partir» Par Marc SEMO jeudi 29 mai 2003 imprimer l'article envoyer l'article articles les plus envoyés «Ils ne respectent rien. Ils entrent dans les maisons et il y a même eu des hommes fouillés par des soldates.» Un ingénieur de Fallouja Fallouja envoyé spécial eules quelques tâches noirâtres restent sur le sable au bord de la route, non loin d'un talus couvert de hautes herbes où s'étaient dissimulés les assaillants. L'armée américaine a rapidement enlevé la carcasse calcinée du blindé de transport de troupe, touché mardi vers 2 heures du matin par un tir de lance-roquettes, ainsi que les débris de l'hélicoptère qui s'est écrasé, apparemment par accident, en emportant les corps des deux GI tués et des neufs autres blessés. Les habitants de Fallouja, grosse cité sunnite de 300 000 habitants, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, n'en continuent pas moins de venir voir le théâtre de «l'exploit» de ceux que, presque tous ici, saluent comme des «moudjahidin». «Je ne les connais pas mais je serai honoré d'être l'un d'entre eux et je suis sûr que ces attaques continueront», affirme Ahmed Athir, un jeune fidèle venu d'une mosquée toute proche. «Ils sont la fierté de la ville et de tout l'Irak», renchérit un commerçant qui a arrêté sa voiture pour prendre une photo. Nouvel attentat. Dans le souk, comme au pied des immeubles cossus du centre-ville, les mêmes mots reviennent : «Les Américains avaient promis d'apporter la liberté et le bien-être. C'est le chaos et ils doivent partir.» Seul le maire, Taha al-Alwani, nommé par les chefs de tribus et les leaders religieux locaux, condamne «ce nouvel attentat, peut-être commis par des gens qui ont tout à perdre de la disparition du régime de Saddam Hussein et qui cherchent à créer l'instabilité». Le bâtiment de la municipalité, gardé jour et nuit par trois blindés américains, évoque un camp retranché. Abcès de fixation. Fière de ses 85 mosquées, cette ville dont sont originaires 32 hauts cadres du Baas et nombre de sicaires des anciens services de sécurité, reste hostile aux Américains. Des affrontements, qui firent 17 morts il y a un mois dans la population peu après le déploiement américain, les nombreux incidents qui ont suivi, ont fait de Fallouja un abcès de fixation. Mais dans toute cette région, peuplée de tribus bédouines sunnites choyées par l'ancien régime, la haine «de l'occupant» est en train d'exploser. Le QG américain pour le secteur, installé dans un ancien palais de Saddam à Ramadi, est presque quotidiennement la cible de tirs. Hier, dans la petite ville de Hit, à une centaine de kilomètres plus à l'ouest, des heurts avec des soldats américains qui effectuaient des perquisitions auraient fait, selon la télévision Al Jezira, au moins quatre morts. En périphérie de Fallouja, comme le long de la route menant à Ramadi, s'alignent des centaines de clinquantes villas neuves avec colonnades et portiques néomauresques qui témoignent des largesses accordées par le raïs. Et tout le monde, au travers des réseaux de la tribu, profitait d'une manière ou d'une autre de cette proximité d'avec l'ancien pouvoir. Cas particulier, cette zone, comme Takrit et Mossoul, autres fiefs des proches de Saddam, n'en représente pas moins le contre-exemple de ce que devrait être l'administration américaine provisoire de l'Irak. «Tout va mal depuis le début et c'est de pire en pire», reconnaît un officier américain de la base avancée, installée à une dizaine de kilomètres de Fallouja dans un ancien aéroport militaire. «Ici, ce sont des gens très spéciaux», précise un sergent de la 82e division aéroportée qui fut la première à entrer dans la ville. Le 28 avril, jour anniversaire de Saddam, des centaines d'habitants de Fallouja manifestaient devant l'école où était installé son détachement pour exiger l'évacuation des lieux. «On voulait que les enfants puissent reprendre les cours», assure un témoin. Des coups de feuÊsont partis de la foule. Les GI ont riposté, faisant une demi-douzaine de morts. «Des baassistes infiltrés avaient cherché la provocation», explique un fonctionnaire municipal. La nuit suivante, l'école était attaquée à la grenade. Les tirs américains faisaient de nouveaux morts. Hostilité. «La tension depuis n'a pas cessé. Les Américains, pour la faire retomber, auraient dû rapidement rétablir les services de base et l'électricité, mais ils ont d'abord privilégié leur propre sécurité», souligne, amer, le premier citoyen de Fallouja. Jeudi dernier, un blindé était attaqué au lance-roquettes près de la mairie, faisant deux blessés. Les soldats ont tiré, criblant de balles un pick-up «suspect» et tuant deux jeunes, dont l'un devait se marier le lendemain. Le dispositif américain a, depuis, été allégé afin de calmer les esprits mais sans grand succès. Après chaque incident, perquisitions et arrestations alimentent un peu plus l'hostilité de la population. «Ils ne respectent rien. Ils entrent dans les maisons et il y a même eu des hommes fouillés par des soldates», s'indigne un ingénieur. Depuis une semaine, un vieux bédouin attend devant la mairie. Son fils a été arrêté par les Américains : «Je ne sais pas où il est et je ne sais pas ce qu'on lui reproche.».

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:10:53
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Jeudi 29 mai 2003

AFRIQUE
Un plan "Marshall" pour l'Afrique Bob Gelforf, ex-star du rock, est de retour avec un plan de sauvetage financier pour l’Afrique dans ses bagages. Le prochain sommet du G8 à Evian pourrait être une plate-forme de lancement pour ce projet. Mis en ligne le 28 mai 2003 Beaucoup de musiciens expriment des opinions en faveur de l’aide aux pays du tiers-monde. Pour la plupart, faute de volonté ou de moyens, ces idées humanistes demeurent au stade du concept. Lorsqu’il s’agit de Bob Geldof, l’affaire prend plus de sens, et de poids auprès des décideurs, politiques, et économiques. Cette ex-star du rock qui a à son actif des dizaines de concerts géants en faveur de causes difficiles, revient sur la scène médiatique avec en tête, "une espèce de plan Marshall" pour l’Afrique en tête. Le musicien a émis ce vœu de sauvetage financier du continent africain lors d'un déplacement en Ethiopie. Selon l'artiste, qui avait déjà organisé le fameux concert "Live Aid 85" pour lever plus de 150 millions de dollars pour la lutte contre la famine dans ce même pays, il faudrait aujourd'hui prélever "0,16% de nos PIB (Produit intérieur brut), pour démarrer son plan. " Responsabilité et transparence " La visite de Bob Geldof au centre de conférences de la Commission économique des Nations unies en Afrique (CEA) d'Addis Abeba, est notamment destinée à attirer l'attention du monde sur la crise humanitaire qui menace de nouveau quelque 14 millions d'Ethiopiens, et autant de personnes en Afrique australe selon le Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF). Outre les discussions "post-Irak", les dirigeants des huit pays les plus industrialisés, le "G8" qui doit se réunir à Paris le 1er juin, devraient également considérer sérieusement les problèmes du sida, de la dette et du commerce avec l'Afrique a ajouté l'ancien chanteur. En revanche, les gouvernements africains doivent promouvoir "la responsabilité et la transparence", a-t-il insisté. Chirac veut relancer la coopération " Nord-Sud " à Evian Le président Jacques Chirac compte profiter du sommet du G8 d'Evian pour relancer la coopération transatlantique et nord-sud mise à mal par le conflit irakien, une occasion de rebondir pour l'ancien chef du "camp de la paix" marginalisé depuis la guerre en Irak. Mais la tâche s'annonce difficile tant les Etats-Unis paraissent s'éloigner du multilatéralisme prôné par le président français qui va retrouver le devant de la scène internationale en accueillant dans la station thermale d'Evian, sur les bords du lac Léman, les dirigeants des plus grands pays du monde industrialisé, mais aussi émergents. Si le G8 devrait refaire facilement son unité sur les questions de sécurité - lutte contre le terrorisme et contre la prolifération d'armes de destruction massive -, Jacques Chirac devra certainement revoir à la baisse ses ambitions en faveur du développement et de l'Afrique.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:04:00
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