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Publié le samedi 24 mai 2003
Samedi 24 mai 2003
ISRAEL
ISRAËL
 Une réponse positive du gouvernement hébreu à la feuille de route serait un succès diplomatique pour la Maison-Blanche. (Photo AFP) |
Bush offre des assurances à Sharon
 Washington : de notre correspondant Jean-Jacques Mevel [24 mai 2003]
 George W. Bush est soucieux de faciliter la tâche d'Ariel Sharon. La Maison-Blanche a donné vendredi l'assurance qu'elle «répondra complètement et sérieusement» aux craintes que manifeste Israël vis-à-vis de la «feuille de route», le plan de paix qui prévoit la création d'un Etat palestinien en 2005. La formule américaine est délibérément floue. Washington promet d'écouter les doléances de Jérusalem, sans garantir si et quand elle lui donnera raison. Cette ambiguïté vise à en couvrir une autre: le «oui» circonstancié que le président américain attend impatiemment du chef du Likoud pour sortir le plan de paix d'impasse. «Nous espérons la réponse d'Israël dans un avenir très proche», insistait hier Colin Powell, chef de la diplomatie américaine de passage à Paris. Ce pourrait être fait dès demain, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet Sharon, laisse entendre Jérusalem.
L'application de la «feuille de route» – et les pressions américaines qu'elle suppose sur Israël – est la dette postirakienne que le chef de la Maison-Blanche a promis d'acquitter aux Arabes, aux Européens et à son allié britannique Tony Blair. Les Palestiniens et leur nouveau premier ministre, Abou Mazen, ont accepté le plan mis au point avec l'Union européenne, la Russie et l'ONU. Mais les Israéliens, de nouveau sur les nerfs après une série d'attentats meurtriers, refusent de l'approuver dans son intégralité.
La panne, trois semaines après la publication de la «feuille de route», est un test pour la détermination d'Ariel Sharon et surtout celle de George W. Bush. Le premier ministre israélien a été tenté de jouer l'immobilisme, avec la complicité objective d'extrémistes palestiniens qui prospèrent dans la violence. Le président américain, lui, est partagé entre son «engagement personnel» pour un Etat palestinien et un bras de fer avec Israël qui pourrait lui coûter électoralement en 2004. Les derniers jours le montrent attaché à sa promesse, quitte à semer le doute sur le contenu d'un plan de paix dont les Etats-Unis n'assurent pas seuls la paternité.
Un «oui» du gouvernement israélien, fût-il du bout des lèvres, serait un succès de plus pour la diplomatie américaine. Avec les assurances fournies hier, il confirmerait que les Etats-Unis sont les maîtres du jeu au Proche-Orient, les signataires européens de la «feuille de route» se trouvant relégués au rang de témoins, sans droit de regard. George W. Bush pourrait alors s'investir directement, ce qu'il a refusé de faire jusqu'ici. Depuis Quarante-huit heures, Washington bruisse d'un possible rendez-vous à trois: George W. Bush, Ariel Sharon et Abou Mazen. Si les conditions sont réunies, il aurait lieu début juin, après le sommet du G 7 à Evian. Genève et la station égyptienne de Charm el-Cheikh sont sur les rangs pour l'accueillir.
Signe que le dossier avance, c'est la Maison-Blanche – davantage que Colin Powell – qui tisse désormais les fils d'un compromis israélo-palestinien. Deux dirigeants du Conseil national de sécurité, Elliott Abrams et Steve Hadley, ont eu, avec Ariel Sharon, des discussions semble-t-il plus fructueuses que le secrétaire d'État lors de sa dernière tournée dans la région. Dov Weiglass, chef de cabinet du premier ministre israélien, a discuté, cette semaine à Washington, des assurances attendues de la présidence américaine. Le New York Times révèle aussi que George W. Bush a reçu secrètement Salam Fayyad, l'un des ténors du nouveau gouvernement palestinien.
Pour finir, Condoleezza Rice, conseiller du président, a personnellement signé les assurances écrites fournies à Jérusalem: «Les Etats-Unis partagent le point de vue d'Israël sur la réalité de (ses) inquiétudes, précise le texte diffusé hier. Ils y répondront complètement et sérieusement dans l'application de la feuille de route.» Le sens du verbe «répondre» (address en anglais) promet un beau duel d'interprétation entre Israéliens et Palestiniens. Washington espère visiblement repousser ce débat à plus tard, c'est-à-dire une fois la négociation engagée, comme l'indique la suite de la formulation.
Le premier rendez-vous fixé sous le regard de George W. Bush resterait à doser ce qui fait régulièrement capoter les tentatives de conciliation israélo-palestinienne: les préliminaires. Abou Mazen sait déjà qu'il devra en passer par ce que Yasser Arafat a toujours refusé, la mise au pas du Hamas et des autres groupes extrémistes. Ariel Sharon, lui, espère peut-être que les «assurances» américaines finiront par alléger son fardeau: le démantèlement de colonies juives dans les territoires occupés.
Israéliens et Palestiniens ne veulent pas avoir l'air de torpiller la démarche de paix Les petits pas de Sharon et Abbas
 Jérusalem : Marc Henry [24 mai 2003]
 Ariel Sharon et Mahmoud Abbas veulent donner des gages de bonne volonté à George W. Bush. Tous deux souhaitent apparaître comme celui qui aura fait le maximum pour sauver la «feuille de route». A la demande pressante des Américains, le chef du gouvernement israélien devrait donner son «oui de principe». Le premier ministre palestinien, de son côté, négocie pied à pied avec les islamistes du Hamas un arrêt des attentats suicides en Israël. Chacun donne le sentiment de vouloir se présenter avec quelque chose dans la poche au cas où George W. Bush se déciderait à s'impliquer personnellement en organisant au début juin un sommet tripartite sans doute en Egypte.
Dès demain, Ariel Sharon s'apprête ainsi à faire adopter en théorie la «feuille de route» par son gouvernement lors d'un vote. Mais il refuse de se retrouver lié par un calendrier d'application trop strict. «Nous ne voulons pas faire un marché de dupes dans lequel les Palestiniens n'engageraient pas la guerre contre les organisations terroristes, alors que nous serions obligés de respecter nos engagements en gelant la colonisation, ou en procédant à un retrait de nos troupes en Cisjordanie sans avoir rien obtenu en échange», explique un proche du premier ministre.
Ariel Sharon souhaite aussi que seuls les Américains, et non pas les Européens accusés de sympathies «pro-arabes», supervisent les questions de sécurité en déterminant si les Palestiniens engagent vraiment une répression contre les groupes armés islamistes notamment. Ariel Sharon continue en effet à estimer que c'est aux Palestiniens de passer le test de crédibilité avant qu'Israël ne fasse des «concessions douloureuses».
Pour Mahmoud Abbas, en revanche, c'est à Ariel Sharon de faire le premier pas. Lors de la rencontre samedi dernier à Jérusalem, le premier ministre palestinien a ainsi refusé l'offre d'Ariel Sharon de prendre le contrôle de la bande de Gaza et des centres des villes de Cisjordanie réoccupés par l'armée israélienne depuis un an et d'y maintenir l'ordre. Mahmoud Abbas a exigé au préalable l'adoption par le gouvernement israélien de la «feuille de route» afin de justifier auprès de son opinion publique, une politique d'apaisement visant à «démilitariser» l'intifada. Cette demande a été reprise par les Etats-Unis.
Sur le front intérieur, Mahmoud Abbas s'est entretenu jeudi soir, pour la première fois depuis sa nomination, avec une importante délégation du Hamas à Gaza. Son but: parvenir à une trêve des violences pour lui permettre d'entamer des négociations. Fins tacticiens, les islamistes semblent vouloir éviter d'entrée de jeu une épreuve de force. Ils ont évoqué une possible suspension des attentats en territoire israélien si l'armée israélienne cesse ses «opérations de liquidations ciblées» visant des responsables de la branche armée de l'organisation, un engagement qu'Ariel Sharon s'est refusé à prendre. Tant du côté israélien que Palestinien chacun avance très prudemment ses pions pour ne pas se découvrir de façon prématurée. Toute la question est de savoir si George W. Bush peut se contenter d'aller à ce rythme.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 13:15:42
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Samedi 24 mai 2003
UE
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 Libération MONDE, samedi 24 mai 2003, p. 10
Elargissement: Berlusconi retoqué
La Commission européenne s'est montrée défavorable, vendredi, à l'idée avancée par le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, d'élargir l'Union européenne à la Russie et Israël. Un porte-parole de la Commission a rappelé que l'UE comptait déjà «toute une série de pays candidats» ou «d'autres pays qui peuvent espérer» une adhésion à terme.
Catégorie : Politique nationale et internationale Taille : Court, 42 mots
© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.
Doc. : 20030524LI0LI20030524107
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:53:43
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Samedi 24 mai 2003
IRAK
Raffarin : "La France n'a rien à se faire pardonner"
QUEBEC, 24 mai - 00h10 (AFP) - Le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a déclaré vendredi que la France n'avait "rien à se faire pardonner" ou "à raccommoder" pour sa position dans la crise irakienne.
"Nous n'avons pas ni à nous faire pardonner ni à chercher à raccommoder quelque relation que ce soit", a-t-il dit au troisième jour de son voyage officiel au Canada lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre du Québec, Jean Charest.
"Nous avons agi avec conviction dans la tradition de nos valeurs. Nous n'en avons pas aujourd'hui de regrets", a-t-il poursuivi.
Malgré l'opposition sur la guerre en Irak, les Américains restent des "amis", a-t-il ajouté. En adoptant jeudi la résolution américaine levant les sanctions contre l'Irak, la France a montré qu'elle agissait de "manière constructive". "En partenaire loyal, en ami fidèle, nous parlons", a-t-il dit.
La France est aussi tournée "vers l'avenir" et souhaite "le construire autour des valeurs du développement", a ajouté M. Raffarin en soulignant que les Etats-Unis auraient leur rôle à y jouer.
"Ceci se fera avec l'appui des Américains", a-t-il dit. "Notre ambition est l'humanisation de la mondialisation. Ceci ne paraît pas contraire aux convictions de nos amis américains", a-t-il ajouté en évoquant les objectifs du sommet du G8 d'Evian (1-3 juin).
Jean Charest a estimé pour sa part "tout à fait normal" que le Canada - qui s'est opposé comme la France à la guerre en Irak - et les Etats-Unis ne soient pas toujours du même avis.
"Au-delà, il y a des liens tissés très serrés entre nous, comme c'est le cas avec la France. Avec un peu de recul, les gens reconnaissent que les choses vont reprendre leur cours normal", a-t-il estimé.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:48:48
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IRAK
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Samedi 24 mai 2003
IRAK
L'armée irakienne dissoute, Vieira de Mello nommé représentant de l'Onu
BAGDAD (AFP) - L'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a annoncé la dissolution des forces armées irakiennes et la réorganisation de plusieurs ministères tandis que Sergio Vieira de Mello a été nommé représentant spécial de l'Onu en Irak. Brésilien et actuel haut commissaire de l'Onu pour les droits de l'Homme, Sergio Vieira de Mello, 55 ans, a été choisi vendredi par le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan, selon un diplomate. Il est nommé pour une période initiale de quatre mois et gardera ses fonctions de haut commissaire aux droits de l'Homme.
Sa nomination est intervenue dans le cadre de la résolution 1483 votée jeudi par le Conseil de sécurité pour lever immédiatement l'embargo, à l'exception de celui sur les armes, imposé à l'Irak depuis 13 ans et donner aux forces d'occupation américaines et britanniques la tutelle économique et politique du pays. En Irak, l'un des adjoints de Paul Bremer a estimé que la dissolution de l'ancienne armée irakienne (360.000 hommes) était "un premier pas vers la création d'une force nationale de défense pour l'Irak libre".
La coalition américano-britannique a aussi décidé d'interdire la possession d'armes lourdes et automatiques en Irak, et exigera des permis pour les armes légères dans un délai de 30 jours. Elle a lancé un nouvel appel à la population irakienne pour obtenir des informations sur les armes de destruction massive, selon un communiqué en arabe lu à la radio. L'une des principales justifications de la guerre était la possession présumée d'armes prohibées par Saddam Hussein. Aucune trace de ces armes n'a été trouvée dans le pays depuis la chute du régime, le 9 avril.
Les Etats-Unis et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont en train de régler les derniers détails pour qu'une mission de l'Agence puisse se rendre la semaine prochaine en Irak. Pour Washington, cette mission se fera conformément aux tâches de l'AIEA en vertu du traité de non-prolifération nucléaire et non au titre du désarmement irakien.
L'agence américaine USAID, qui coordonne l'aide à la reconstruction, a annoncé que le port de la ville d'Oum Qasr (sud) était passé sous administration civile. Le port, la principale entrée pour les navires cargo y compris d'aide humanitaire, est "maintenant officiellement placé sous l'administration de la société Stevedoring Services of America (SSA), conformément à un contrat octroyé par l'USAID".
Dans la capitale américaine, la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a demandé à la centrale de renseignement américaine (CIA) de "réévaluer" la qualité du renseignement américain concernant les armes de destruction massive en Irak et ses liens avec le réseau terroriste Al-Qaïda.
"La levée des sanctions imposées à l'Irak est un pas décisif pour aider le peuple irakien à retrouver une vie normale", a affirmé M. Bremer dans un communiqué diffusé par l'Office de reconstruction et d'aide humanitaire (ORHA).
Bien que la résolution 1483 comporte des "points positifs", elle reste "insuffisante", a estimé le ministre égyptien de l'Information, Safouat al-Chérif, cité par l'agence officielle égyptienne Mena. Selon lui, la résolution ne va pas remédier au "chaos et à la destruction" entraînés par "l'occupation de l'Irak".
Pour l'envoyé spécial britannique en Irak, John Sawers, Bagdad est "loin derrière le reste du pays" concernant le rétablissement de l'eau et de l'électricité qui est plus lent que dans les autres villes irakiennes.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:34:51
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IRAK
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Samedi 24 mai 2003
ALGERIE
La colère gronde en Algérie après le terrible séisme On comptait samedi 1.875 morts et 8.081 blessés en Algérie après le séisme de mercredi soir. Le président Boutéflika sous les huées à Boudermès.
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 Une victime pleure dans la région de Boudermès (AP) | Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été hué samedi par des centaines de personnes aux cris de "pouvoir assassin" et visé par des jets de pierres lors d'une visite à Boumerdès (50 km est d'Alger) pour constater les dégâts du séisme de mercredi soir. Protégé par un impressionnant dispositif de plusieurs dizaines de policiers en civil, le président a dû écourter sa visite autour des immeubles affaissés alors que des centaines de personnes, tenues à distance par des militaires, criaient "pouvoir assassin!". "On manque de tout, on n'a rien, pas de tentes, pas d'aide", lançaient les manifestants. Le président a dû remonter précipitamment dans sa voiture après une visite de moins de cinq minutes et son cortège est parti sous une pluie de pierres. Dans le même temps, un nouveau bilan provisoire du ministère de l'Intérieur arrêté samedi faisait état de 1.875 personnes tuées et 8.081 blessées. Un précédent bilan, arrêté à 11H00 (10H00 GMT) faisait état de 1.759 morts et 7.658 blessés. Au moins 1.136 morts et 2.661 blessés ont été enregistrés dans le département de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), le plus touché par le séisme, alors que le bilan n'a pas changé dans celui d'Alger: 638 morts et 4.523 blessés. Dans les autres départements, notamment en Kabylie (est d'Alger), le bilan est toujours de 11 morts et 707 blessés.
Risques d'épidémie
La radio d'Etat a tiré la sonnette d'alarme en estimant samedi matin qu'avec le début des grandes chaleurs enregistrées actuellement sur le nord du pays, les risques d'épidémie étaient importants. Des centaines de cadavres gisent encore sous les décombres de centaines d'immeubles et de villas dont les dalles se sont empilées les unes sur les autres comme de vieux cartons, après l'effondrement des piliers de soutènement. La fragilité apparente des constructions, censées répondre aux normes anti-sismiques obligatoires depuis le tremblement de terre de Chlef (200 km à l'ouest d'Alger) qui avait fait 3.000 morts en 1980, a suscité la colère des sinistrés, accusant ouvertement de concussion les autorités et les promoteurs immobiliers. "Ils (les promoteurs) ont lésiné sur la qualité du rond à béton, diminué les dosages ciment-gravier, pour gagner plus d'argent, ce que avons payé de nos vies", a affirmé un rescapé de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), criant sa colère. Boumerdès-ville a été particulièrement touchée, avec des dizaines d'immeubles réduits à l'état de millefeuilles.
Trafic dans la construction
Le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, n'a pas exclu vendredi, lors d'une conférence de presse, l'existence de "trafic" dans le secteur de la construction, affirmant que des expertises allaient être réalisées et que la justice allait être être saisie des cas litigieux. Il a indiqué qu'un programme spécial de reconstruction allait être lancé avec un possible durcissement des normes anti-sismiques, actuellement en vigueur en Algérie, mais manifestement pas appliquées. L'aide internationale, arrivée massivement depuis jeudi, commence à porter ses fruits. Au moins une dizaine de personnes ont été sauvées par les secouristes étrangers, déjà au nombre de 300. Mais les sinistrés réclament des tentes, des logements, encore en nombre insuffisant ainsi que des moyens lourds de levage pour soulever les énormes dalles de béton, recouvrant des dizaines, voire des centaines de corps, dont certains pourraient encore être en vie.
Mobilisation
Passé le choc du séisme, les Algériens se sont spontanément mobilisés, comme ils l'avaient fait à Bab El-Oued, un quartier populaire d'Alger, ravagé par des inondations en novembre 2001, qui avaient fait près de 800 morts. Des centaines de volontaires, venus de toutes les régions du pays, aident les secouristes fouillant les décombres parfois à main nue, déplorant le manque de matériel, alors que l'armée et des particuliers ont déplacé des engins lourds sur les lieux du sinistre. Des collectes, notamment d'eau et de nourriture, se sont organisées à Alger et dans de nombreuses villes du pays. Des familles entières se sont déplacées d'Alger, de Blida (50 km au sud d'Alger) et même de Médéa (80 km au sud) ont installé dans les zones du sinistre des cuisines de fortune pour préparer du café et des repas aux sinistrés et aux sauveteurs.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:31:46
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Samedi 24 mai 2003
SHARON
Ariel Sharon refuse de rencontrer Villepin Le Premier ministre israélien proteste ainsi contre la décision du ministre français des Affaires étrangères de s'entretenir avec Yasser Arafat.
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 Ariel Sharon drapeau (AP) | Le Premier ministre israélien Ariel Sharon ne rencontrera pas le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin, qui doit effectuer dimanche et lundi une visite en Israël et dans les territoires palestiniens, a indiqué samedi un haut responsable israélien. "L'emploi du temps du Premier ministre, qui détermine seul qui il veut rencontrer, ne permet pas d'organiser un tel entretien avec le ministre français des Affaires étrangères", a affirmé ce responsable qui a requis l'anonymat. Il a laissé entendre que le refus de M. Sharon était lié à la décision de M. de Villepin de rencontrer le président de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie, malgré les pressions israéliennes et américaines. M. de Villepin s'entretiendra dimanche à Jérusalem avec son homologue israélien Silvan Shalom, a ajouté le responsable. Vendredi, M. de Villepin a affirmé qu'il souhaitait rencontrer M. Sharon et qu'il s'entretiendrait avec Yasser Arafat, accusé par Israël d'encourager le terrorisme.
Feuille de route
Vendredi, Ariel Sharon a décidé de soumettre la "feuille de route" à l'approbation de son gouvernement à la suite de la déclaration publiée un peu plus tôt par la Maison Blanche. Le gouvernement israélien discutera du plan de paix dimanche ou lundi, a fait savoir un conseiller de M. Sharon, Raanan Gissin. Dans un communiqué, Ariel Sharon ajoute qu'il a informé le président américain George W. Bush de sa décision. Selon le communiqué américain, les Etats-Unis comprennent les préoccupations d'Israël sur la "feuille de route" et en "tiendront pleinement compte dans la mise en oeuvre" de ce plan de paix, selon un communiqué de la Maison Blanche publié vendredi à Crawford (Texas,sud). Les Etats-Unis partagent le point de vue d'Israël qu'il s'agit là de préoccupations réelles, et en tiendront pleinement et sérieusement compte, dans la mise en oeuvre de la feuille de route", affirme ce communiqué signé par le secrétaire d'Etat Colin Powell et la conseillère pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, Condoleezza Rice.
Rencontre Bush, Sharon, Abbas
Selon des responsables israéliens cités par le quotidien Yédiot Aharonot, "la déclaration américaine est conforme aux accords auxquels sont parvenus les deux pays et ouvre la voie à la présentation de ce plan de paix devant le gouvernement israélien, où il devrait recevoir l'aval d'une majorité". Le Washington Post affirme de son côté vendredi que la Maison Blanche a abandonné son exigence d'une acceptation sans aucune modification de la feuille de route par Israël, qui refuse notamment toute idée d'un droit au retour des réfugiés palestiniens et souhaite remettre la question du démantèlement des colonies juives. Le président américain George W. Bush envisage de rencontrer conjointement Ariel Sharon et son homologue palestinien Mahmoud Abbas pour faire avancer l'application de la "feuille de route", selon des responsables américains. Bien que le projet de cette réunion à Charm el-Cheikh (au bord de la Mer Rouge) soit à l'étude, il est toutefois possible qu'il ne se concrétise pas, selon un haut responsable de l'administration américaine. Cela dépendra des efforts pour la paix consentis par les dirigeants israélien et palestinien dans les prochains jours, précise ce responsable ayant requis l'anonymat.
Après le G 8 d'Evian
La réunion à trois pourrait se tenir après la visite de George W. Bush au sommet du G8 à Evian, du 1er au 3 juin. Le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer a refusé de dire quelle serait la destination du président américain après sa visite en France. Il a simplement affirmé que le chef de la Maison Blanche continuerait "à faire avancer le processus, en essayant de rapprocher les peuples". Ari Fleischer a par ailleurs révélé que George W. Bush avait organisé mercredi une réunion non-annoncée à la Maison Blanche avec le ministre palestinien des Finances, Salam Fayad. Selon le porte-parole de la Maison Blanche, le président américain souhaite qu'Ariel Sharon accepte la "feuille de route" préparée par les Etats-Unis, les Nations unies, l'Union européenne et la Russie. "La feuille de route est la manière dont les Etats-Unis veulent procéder. Elle parle d'elle-même", a-t-il déclaré.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:30:00
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SHARON
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Samedi 24 mai 2003
ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères
Sommaire du point de presse d'une porte-parole adjointe du Quai d'Orsay du 23 mai 2003:
1 - PROGRAMMES 2 - FRANCE/ISRAEL/TERRITOIRES PALESTINIENS 3 - CONFERENCE EURO-MEDITERRANEENNE DE CRETE 4 - FRANCE/PAYS-BAS 5 - FRANCE/POLOGNE 6 - IRAK 7 - ETATS-UNIS/FRANCE
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1 - PROGRAMMES
Dominique de Villepin
Dimanche 25 mai Déplacement en Israël
Lundi 26 mai Déplacement dans les territoires palestiniens Réunion euro-méditerranéenne préparatoire du Processus de Barcelone (Crète)
Mardi 27 mai 12h00 Rencontre avec les associations intéressées par le projet de loi sur l'asile
Mercredi 28 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale 16h15 Audition devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale
Vendredi 30 mai 10h00 Entretien avec le Grand rabbin Sirat Convention (Bruxelles)
Noëlle Lenoir
Dimanche 25 mai Colloque franco-néerlandais sur le modèle social européen (Amsterdam)
Lundi 26 mai Réunion du triangle de Weimar à Varsovie au niveau des ministres en charge des Affaires européennes Déplacement en Allemagne
Mardi 27 mai Déplacement en Irlande
Mercredi 28 mai 8h30 Petit déjeuner avec M. Pedro Solbes, Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Pierre-André Wiltzer
Mardi 27 mai 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale 17h00 Audition du groupe d'études '' Population et Développement '' (Assemblée nationale)
Mercredi 28 mai 10h00 Conseil des ministres 11h45 Conférence de presse '' Sida-Entreprises '' (Centre de Conférences internationales) 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Renaud Muselier
Dimanche 25 au mercredi 28 mai Accompagne Madame Jacques Chirac en Afghanistan
Samedi 31 mai au dimanche 1er juin Déplacement à New York (vote électronique des Français de l'étranger)
2 - FRANCE/ISRAEL/TERRITOIRES PALESTINIENS (Pouvez-vous nous présenter la visite de M. de Villepin en Israël ? Et Est-ce qu'il est prévu une rencontre avec M. Arafat ?) '' Le ministre se rendra en Israël et dans les Territoires palestiniens le 25 et 26 mai. Cette visite fait suite aux deux tournées effectuées par le ministre dans la région au cours des dernières semaines. Le 25 mai en Israël, le ministre rencontrera son homologue, M. Silvan Shalom. Le reste du programme est en cours de finalisation. Il ouvrira avec son homologue les travaux du Groupe de haut niveau franco-israélien sur la relance des relations bilatérales entre la France et Israël. Le ministre introduira la conférence de M. Jacques Derrida sur le poète Paul Celan à l'Université hébraïque de Jérusalem et prononcera le soir à l'Hôtel King David un discours sur la relation franco-israélienne et la situation régionale. L'étape palestinienne se déroulera le 26 mai. A Jérusalem, le ministre rencontrera plusieurs personnalités palestiniennes de la ville. A Ramallah, il sera reçu par le président Arafat et par le Premier ministre, M. Mahmoud Abbas et s'entretiendra avec son homologue palestinien, M. Nabil Chaath. Enfin, le ministre se rendra, en compagnie de M. Peter Hansen, Commissaire général de l'OSTNU (UNRWA), dans le camp de réfugiés de l'UNRWA d'Al Amari. S'agissant des objectifs de cette visite, je vous renvoie aux déclarations que le ministre a faites récemment, à diverses reprises, sur la nécessité de la relance du processus de paix dans le contexte de la publication et de la mise en oeuvre de la feuille de route. Il s'agit aussi pour le ministre d'approfondir les relations bilatérales : avec les Israéliens, à travers le Groupe de Haut niveau ., avec les Palestiniens à travers notre coopération afin d'appuyer la mise en place du nouveau gouvernement palestinien. ''
(Il ne rencontre pas M. Sharon ?) '' Le programme est en cours de finalisation. ''
(Il ne rencontre pas M. Arafat ?) '' Oui, je l'ai dit. Il sera reçu par le président Arafat à Ramallah. ''
(Le ministre sera-t-il accompagné ?) '' Il partira avec une délégation de fonctionnaires, comme d'habitude. ''
(M. de Villepin va rencontrer des personnalités palestiniennes, à Jérusalem est ou Ouest ? Parce qu'à l'époque il y avait une initiative française pour ne pas aller en Israël sans visiter la Maison d'Orient. C'était une décision européenne ?) ''Il sera reçu par M. Arafat et M. Mahmoud Abbas à Ramallah. A Jérusalem, ce seront plusieurs personnalités palestiniennes de la ville qu'il rencontrera mais je n'en ai pas le détail. ''
3 - CONFERENCE EURO-MEDITERRANEENNE DE CRETE
'' Le ministre participera, le 26 mai, à la Conférence euro-méditerranéenne de Crète. Le partenariat euro-méditerranéen est le seul cadre institutionnel où régulièrement, les 27 partenaires de l'Union européenne et de la rive sud de la Méditerranée discutent de l'ensemble des grandes questions qui se posent à la région. Cette conférence à mi-parcours, qui prépare les travaux de la VIème Conférence euro-méditerranéenne (Naples, 2-3 décembre 2003), réunira les deux rives de la Méditerranée pour la première fois depuis le conflit irakien d'une part, depuis l'élargissement de l'Union européenne à dix Etats d'autre part. Il s'agira pour l'Union européenne de réaffirmer son engagement auprès de ses partenaires méditerranéens. En ce qui concerne le volet politique du processus, les ministres mettront en place une Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, instance consultative qui réunira, du côté de l'Union, des Parlementaires nationaux et européens. Sur le plan économique, les ministres examineront le bilan de l'action pour la Méditerranée de la Banque européenne d'investissement. Celle-ci a sensiblement augmenté ses moyens pour favoriser l'investissement privé dans la région. Les ministres discuteront également de l'initiative récemment lancée par la Commission européenne sur l'Europe élargie et ses nouveaux voisins, qui inclut la Méditerranée. Il s'agit de renforcer le partenariat en offrant aux pays méditerranéens la perspective à terme d'une participation au marché intérieur et les '' quatre libertés '' (libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux). Par ailleurs, les partenaires examineront un rapport d'étape sur la création en cours d'une Fondation culturelle euro-méditerranéenne, qui constituera un moyen privilégié d'améliorer la connaissance et la compréhension mutuelle entre les peuples des deux rives de la Méditerranée. Enfin, la France fera des propositions pour relancer le processus de Barcelone. Elle proposera notamment un partenariat renforcé avec le Maghreb, avec pour objectif de généraliser ensuite cette approche avec l'ensemble de nos partenaires du sud. ''
(Quels sont les pays ?) '' Ce sont tous les pays de l'Union européenne et les 12 pays méditerranéens habituels.''
(Après la composition du gouvernement palestinien, est-ce que le ministre des Affaires étrangères palestinien sera-t-il en Crète ?) ''Ce n'est pas à moi de répondre à cette question, mais à ma connaissance, il y est invité. ''
(En tant que membre ordinaire ou observateur ou autre ? Ou vient-il en tant que membre à part entière ?) '' Comme d'habitude, comme pour les réunions précédentes. ''
(Pour la fondation culturelle euro-méditerranéenne, est-ce que l'on peut attendre à renforcer l'Institut du Monde Arabe qui aura lieu à Paris ?) '' C'est complètement différent. C'est un projet qui avait été lancé lors de la Conférence de Valence. Cela n'a rien à voir. ''
4 - FRANCE/PAYS-BAS
'' Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, se rendra à Amsterdam le dimanche 25 mai pour participer au premier colloque Erasme-Descartes. Cette manifestation est organisée dans le cadre du Conseil de coopération franco-néerlandais dont la première réunion s'est tenue sous la présidence de M. Dominique de Villepin et de son homologue néerlandais Jaap de Hoop Scheffer le 13 mai dernier à Paris. Mme Lenoir et son homologue Atzo Nicolai inaugureront le colloque dont le thème est ''L'Etat et la demande sociale''. Ils tiendront ensuite une réunion de travail consacrée aux travaux de la Convention. Dans son intervention, Mme Lenoir évoquera l'implication de la France dans la stratégie de Lisbonne visant à augmenter la compétitivité de l'économie européenne, ainsi que les propositions françaises sur la promotion du modèle social européen et en faveur d'une contribution dynamique des services publics à la cohésion et à la compétitivité européennes. ''
5 - FRANCE/POLOGNE
'' Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes avec son collègue M. Hans Martin Bury, ministre d'Etat allemand aux Affaires européennes, à Varsovie, pour participer lundi prochain, le 26 mai, à la première rencontre des ministres délégués aux Affaires européennes des pays du Triangle de Weimar, l'Allemagne, la Pologne et la France. Mme Lenoir et M. Bury auront à cette occasion un entretien avec le président de la République polonaise, M. Kwasniewski, et prendront part avec leur homologue polonaise, Mme Huebner, à un débat sur le thème ''élargissement et futur de l'Union européenne''. Cette rencontre prend place trois semaines après le Sommet du Triangle de Weimar, tenu le 9 mai à Wroclaw. Cette visite permettra de poursuivre une concertation renforcée notamment sur les travaux de la Convention sur l'avenir de l'Union et sur les autres thèmes de l'actualité européenne et également d'examiner des projets concrets de coopération trilatérale. A deux semaines du référendum d'adhésion de la Pologne à l'Union européenne, la rencontre sera l'occasion de réaffirmer le soutien appuyé de l'Allemagne et de la France à l'entrée de la Pologne dans la famille européenne. ''
(Comment sont les relations entre la France et la Pologne actuellement ?) ''Les relations sont bonnes, normales. Je n'ai pas davantage à les qualifier. ''
(Concernant le comportement des Polonais au moment de la crise irakienne ? Ce sera discuté ou cela a été discuté ?) '' Le Sommet du Triangle de Weimar avait eu lieu il y a trois semaines. Le président de la république a eu l'occasion de s'exprimer. Vous trouverez la conférence de presse dans notre bulletin d'informations. ''
6 - IRAK
(Avez-vous une réaction sur la décision américaine de dissoudre les institutions irakiennes comme l'armée, le ministère de l'Information, le ministère de la Défense, la garde républicaine spéciale, ce qui prive environ 400.000 fonctionnaires de leur travail ?) ''Je n'ai pas de commentaire à faire. ''
7 - ETATS-UNIS/FRANCE
(Avez-vous un commentaire sur l'entretien de M. Powell et M. de Villepin ce matin ?) '' M. de Villepin a eu un entretien avec M. Colin Powell ce matin, en tête à tête. Cela a été franc et amical. ''
(Rien de plus ? Combien de temps a duré l'entretien ?) ''Il a duré quarante cinq minutes. '' - - - - - - - - - - - - Pour consulter les points de presse précédents : http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:25:52
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