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ADMINISTRATION INTERIMAIRE EN IRAK AFRIQUE ALLEMAGNE AMERIQUE LATINE ANGLETERRE ARABES ARABIE-SAOUDITE CHINE CHIRAC, L\'IRAK ET LE PAPE... COBAYE OU VICTIME DE GUERRE ? CA RESTE AVOIR... COLUMBIA COREE DU NORD COTE D\'IVOIRE DROITS DE L\'HOMME ETATS-UNIS EUROPE EUROPE FRANCE(international) INDE IRAK IRAK PAR ERIC JL BRETON IRAN IRLANDE ISRAEL LE GENERAL PERDU DU RAIS L\'IRA-K MESSAGE A AMNESTY PROCHE-ORIENT SHARON TCHETCHENIE TO BE OR NOT TO BE ?
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Publié le vendredi 23 mai 2003
Vendredi 23 mai 2003
FRANCE-ETATS-UNIS
France - Etats-Unis : le début du dégel
 Colin Powell et Dominique de Villepin (AP)
Colin Powell a rencontré Dominique de Villepin, en marge d'une réunion des ministres du G8, qui doit préparer le sommet d'Evian.
l'article

Le Conseil de sécurité lève les sanctions contre l'Irak Le détail des sanctions levées par l'Onu Irak : plainte contre les Britanniques devant la CPI Revue de presse Commentaire "Les bouches s'ouvrent", par Jean-Marcel Bouguereau
La France s'inquiète du ressentiment américain
A dix jours du sommet des pays les plus industrialisés (G8) à Evian, les relations franco-américaines, mises à mal par le contentieux sur la guerre en Irak, s'améliorent, mais des tensions persistent. M. Chirac a téléphoné à M. Bush, jeudi, une conversation qualifiée de "productive" par la Maison Blanche. Colin Powell, le secrétaire d'Etat, qui était à Paris jeudi, a déclaré que la brouille franco-américaine sur l'Irak n'avait été "un moment agréable pour personne".
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 12:42:35
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FRANCE(international), ETATS-UNIS
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Vendredi 23 mai 2003
COTE D'IVOIRE
Le gouvernement ivoirien s'est réuni à Bouaké, le fief de l'insurrection
LE MONDE | 23.05.03 | 13h16
Le premier ministre, Seydou Diarra, a annoncé qu'une loi d'amnistie en faveur des rebelles serait présentée au Parlement.
Bouaké correspondance
Pour la première fois depuis l'entrée des rebelles au gouvernement d'union nationale, le 3 avril, un conseil des ministres s'est tenu, jeudi 22 mai, à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire et quartier général de l'insurrection. Des milliers de personnes se sont massées pour acclamer le premier ministre Seydou Diarra, venu avec 30 des 39 membres de son équipe pour cette réunion symbolique, signe fort de normalisation, même si le président Laurent Gbagbo n'a pas fait le voyage. Les Bouakéens en ont profité pour réclamer que l'année scolaire dans les territoires qui sont depuis septembre sous contrôle rebelle ne soit pas invalidée.
De son côté, M. Diarra a saisi l'occasion pour annoncer aux "guerriers" du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) qu'une loi d'amnistie doit être présentée au Parlement dans les dix jours. "L'avant-projet est prêt, je dois en discuter, vendredi, avec le ministre de la justice. Le processus est bien enclenché", a-t-il déclaré.
Autre signe fort, la reprise du trafic ferroviaire entre les zones loyalistes et les zones rebelles. Un premier train d'exploration a fait le voyage sans encombre, la semaine dernière, constatant seulement la nécessité de désherber les 1 150 kilomètres de la voie qui relie Abidjan à Ouagadougou. Cet axe économique est essentiel pour les industriels ivoiriens, comme pour les pays enclavés tels que le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dont Abidjan est traditionnellement le principal débouché maritime.
Mais ce "train de l'espoir" a suscité la colère des "jeunes patriotes" proches du président Gbagbo qui, jeudi, ont détruit 5 mètres de rails à Abidjan, justement le jour où le gouvernement se rendait à Bouaké.
Les mêmes jeunes "patriotes" ont cependant renoncé à leur intention de manifester, ce samedi, notamment aux abords de la base militaire française d'Abidjan, contre les accords de paix de Marcoussis, dont l'application complète achoppe encore sur la nomination des ministres de la défense et de la sécurité. Ces portefeuilles sont pour le moment occupés par des ministres intérimaires, faute d'un consensus sur leurs titulaires définitifs.
SÉCURISATION DE L'OUEST
Autre souci, majeur, pour la Côte d'Ivoire : la situation dans l'ouest du pays, où les populations subissent depuis sept mois les exactions des hommes en armes de tout bord, dont des combattants libériens. Les rebelles ont lancé, à la fin avril, une vaste opération de "nettoyage" de la zone qu'ils contrôlent autour de Man et Danané, repoussant leurs encombrants alliés à la frontière avec le Liberia voisin.
Toutefois, dans le Sud-Ouest, où les forces loyalistes se sont également assuré l'appui de mercenaires libériens et de miliciens Guéré et Krou, les atrocités se poursuivent et provoquent d'importants mouvements de populations, celles-ci étant prises en étau entre les combats en Côte d'Ivoire et au Liberia. Mardi, le président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), le chef de l'Etat ghanéen John Kufuor, a donné son accord à la participation des soldats ouest-africains à une opération quadripartite de sécurisation de l'Ouest.
C'est le feu vert qui manquait pour que les militaires français de l'opération "Licorne", des soldats ivoiriens des forces armées nationales de Côte d'Ivoire et des "Forces nouvelles", la nouvelle appellation des rebelles, s'engagent avec eux dans une délicate opération de rétablissement de la paix dans l'Ouest.
Rebelles et loyalistes sécuriseront chacun la zone qu'ils contrôlent de part et d'autre d'une ligne de cessez-le-feu, en recevant le soutien des soldats de la Cedeao et des militaires français.
"Notre travail consiste à rapprocher toutes les parties. Nous ne voulons pas qu'un camp ou un autre se sente lésé, nous avançons pas à pas, mais nous avançons", a expliqué un conseiller de M. Diarra, soulignant que "le rétablissement de la confiance est le seul moyen de réconcilier les Ivoiriens et de reconstruire la Côte d'Ivoire". Ultime signe d'apaisement en date : les Nations unies ont décidé, jeudi, de repasser de la phase 4 à la phase 3 du niveau d'alerte en Côte d'Ivoire.
Alexandre Jacquens
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 12:30:18
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Vendredi 23 mai 2003
POLOGNE
La Pologne a invité quinze pays à Varsovie pour constituer sa force de stabilisation en Irak
LE MONDE | 23.05.03 | 13h16
Pour administrer la zone qui va de Bagdad à Bassora, les Polonais ont besoin de 5 000 hommes. L'Ukraine pourrait fournir 2 000 soldats, et la Bulgarie 600.
Varsovie de notre envoyé spécial
Rien ne filtre de la citadelle de Varsovie où sont réunies, jeudi 22 et vendredi 23 mai, les délégations d'une quinzaine de pays, venues s'entendre sur la composition de la force internationale sous commandement polonais, qui doit sécuriser une des trois zones irakiennes. Les hauts murs de cette forteresse construite par les Russes au XIXe siècle ont défendu le huis-clos total de cette Force Generation Conference - de la même façon que la coalition en guerre contre l'Irak avait jeté les bases de la future Force de stabilisation, au début du mois de mai à Londres.
A Varsovie jeudi, le secret a enveloppé jusqu'à la nationalité des délégués. On peut parier sans trop de risques sur la présence de représentants américains et britanniques qui commanderont chacun une zone en Irak. Pour le reste, les noms les plus couramment avancés sont ceux des trois pays Baltes, l'Ukraine, la Bulgarie, la Roumanie, l'Espagne et l'Italie. Ainsi que le Danemark et la République tchèque qui ont choisi de se placer sous commandement britannique. Le colonel Zdzislaw Gnatowski, porte-parole de l'état-major polonais, a justifié cette confidentialité par le fait que "ces pays doivent informer d'abord leur propre opinion publique" des décisions prises pendant la conférence.
PARTENAIRES POTENTIELS
Les Polonais sont peut-être échaudés par les dérapages de communication. Début mai, les Allemands avaient en effet sèchement refusé la proposition du ministre polonais de la défense, Jerzy Szmajdzinski, de se joindre à eux en Irak. Selon Varsovie, cette offre publique formulée avant toute concertation aurait pu apaiser les tensions existant alors entre Washington et Berlin. Les Allemands, qui estiment sans doute ne pas avoir besoin de médiateur polonais pour leurs relations transatlantiques, avaient jugé l'initiative bien cavalière.
Un diplomate polonais souligne que "l'un des problèmes de -son- pays est d'établir la confiance avec ses partenaires potentiels, de les convaincre que nous pouvons assumer nos responsabilités". "Ils préfèrent se placer sous le commandement britannique ou américain", ajoute ce diplomate qui regrette d'être mis dans cette affaire à la remorque des militaires.
La Pologne doit prendre en charge la zone centre-sud de l'Irak allant de Bassora à Bagdad, peuplée majoritairement de chiites et comprenant notamment la ville sainte de Nadjaf et Kerbala. Une tâche ardue attend donc le général Andrzej Tyszkiewicz qui y dirigera une force internationale de quelque 7 000 hommes. La Pologne, dont 200 membres de ses forces d'élite GROM ont combattu en Irak, pourrait en fournir environ 2 000. La réunion de jeudi et vendredi doit boucher les trous.
"L'Ukraine pourrait donner son accord pour envoyer 2 000 hommes et la Bulgarie 600", s'attend Pawel Wronski, journaliste de défense au quotidien Gazeta Wiborcza.
L'armée polonaise, membre de l'OTAN depuis 1999, "peut mettre en avant son expérience acquise, ces dernières années, dans des opérations de maintien de la paix dans les Balkans (Bosnie, Kosovo, Macédoine) et en Afghanistan", explique le général (de réserve) Stanislaw Koziej. "Notre mission en Irak ne requiert pas d'équipement d'un haut niveau technologique", ajoute cet ancien directeur du département stratégie au ministère polonais de la défense, en poste jusqu'en janvier.
AIDE DE L'OTAN
Sur le plan logistique, les militaires polonais pourront d'ailleurs compter sur une aide de l'OTAN, qui en a accepté le principe mercredi. Les Etats-Unis ont également promis de fournir des véhicules tout-terrain, de payer pour l'hébergement et le transport des troupes, autant de moyens techniques et financiers qui manquent à l'armée polonaise, mais devraient lui être assurés. Pour Stanislaw Koziej, le souci principal est ailleurs : "Nous n'avons aucune expérience de commandement d'une force internationale." "Mais notre chance, ajoute-t-il, est qu'Américains et Britanniques n'ont pas intérêt à ce que la Force de stabilisation échoue."
Christophe Châtelot
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 12:28:19
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Vendredi 23 mai 2003
ARGENTINE
Semaine du jeudi 22 mai 2003 - n°2011 - Monde
60% des Argentins victimes de la pauvreté...
Le défi de Nestor Kirchner
Fort d’une réussite facile dans la province de Santa Cruz,dont il a été le gouverneur depuis 1991, le nouveau président argentin rêve de tirer son pays de la ruine
De notre envoyé spécial, Laurent Bijard
Vainqueur par abandon d’une élection à rebondissements, Nestor Kirchner, le nouveau président argentin, arrive au pouvoir dans un pays en ruines. Réputé homme de méthode, ce Patagon de 53 ans, à l’allure réfrigérante, issu d’un père helvète alémanique et d’une mère croate catholique, fervente pratiquante qui lui a appris à prier deux ou trois fois par jour, aura besoin de tous ses talents naturels et de beaucoup de chance pour réussir là où ses prédécesseurs ont sombré. Capable de pragmatisme – il a su s’accommoder des paillettes de celui qu’il tenait pour un dévoyé, Carlos Memem, avant de le contraindre à l’abandon à la veille du second tour de l’élection présidentielle – cet austère avocat d’affaires, «horlogerie suisse au service d’une ambition politique», est aujourd’hui l’ultime espoir d’une société malade. Qui est cet inconnu venu d’une lointaine province balayée par les vents et les pluies… Dès 1977, après ses études de droit à l’université de La Plata, le jeune «péroniste révolutionnaire» Nestor Kirchner avait préféré se retirer sur ses terres natales de la province de Santa Cruz pour se faire oublier des militaires qui venaient de prendre le pouvoir. Installé à Rio Gallegos, une petite ville sans charme à 3 000 kilomètres au sud de Buenos Aires, il monte avec sa femme Cristina – une brune pétulante connue sur les bancs de la faculté de droit – un prospère cabinet d’avocat d’affaires. Me Kirchner a oublié les slogans subversifs qu’il écrivait sur les murs de l’université. Il fait désormais partie de cette classe moyenne qui profite de l’ordre établi par les putschistes pour s’enrichir. A la tête d’une petite fortune – plus de 2 millions de dollars –, Kirchner décide de se lancer en politique. Après l’écroulement du régime militaire, en 1983, il est élu maire de Rio Gallegos, puis, en 1991, gouverneur de la province de Santa Cruz. Il sera réélu à deux reprises à ce poste avant de se présenter à l’élection présidentielle. Outre ses bonnes relations avec l’un des patrons du Parti péroniste, l’ancien président de la République Eduardo Duhalde, chef de la puissante fédération de Buenos Aires, son arme principale, dans ce combat est son bilan de gouverneur. Kirchner, c’est vrai, a sorti la province de Santa Cruz d’une situation calamiteuse, mais il a été aidé par deux facteurs non négligeables: Santa Cruz, aussi étendue que la moitié de la France, n’abrite que quelque 200 000 habitants, soit moins d’un habitant au kilomètre carré, et son sous-sol recèle de formidables richesses minérales, en particulier du pétrole. C’est grâce à ses revenus pétroliers que Kirchner peut se vanter d’avoir le plus faible taux de chômage du pays: 4% contre une moyenne nationale de 20%. Il oublie simplement de préciser que sa stratégie a surtout consisté à créer et à distribuer des emplois publics, dans le plus pur style clientéliste. Fier de laisser à son successeur une province qui n’a pas un peso de dette alors que l’Argentine est en quasi faillite, Kirchner, qui a muselé la presse locale, n’aime pas beaucoup que les journalistes de la capitale s’intéressent de trop près à sa gestion en lui demandant, par exemple, ce que sont devenus les 500 millions de dollars de fonds de la province, déposés sur son ordre dans des banques suisses et luxembourgeoises. Il répond aujourd’hui qu’il a «simplement» voulu mettre cet argent «qui appartient aux habitants» de la province «à l’abri de la dévaluation». Il aime encore moins qu’on s’intéresse à la privatisation par ses services de la plus grande mine de charbon d’Amérique latine. L’affaire a pourtant tourné au scandale financier et au fiasco. Reste que ces «affaires» ternissent l’image du chevalier blanc prêt à combattre la corruption, l’évasion fiscale et à en finir avec les pactes d’impunité entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire. A la recherche d’idées nouvelles et peut être aussi d’une image moins «provinciale», celui que ses amis présentent comme le «Roosevelt argentin» et qui n’avait fait jusque-là qu’un seul voyage hors de son pays (un séjour à New York) est allé au Brésil et au Chili pour rencontrer Lula et Ricardo Lagos. Muni de leurs conseils et fort d’une victoire électorale inattendue, Kirchner saura-t-il vaincre la pauvreté qui frappe 60% des Argentins, et sauver son pays de la ruine ?
Laurent Bijard
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 12:24:33
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Vendredi 23 mai 2003
SYRIE
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 La Croix MONDE, jeudi 22 mai 2003, p. 14
Dossier. Etats-Unis. La Syrie dans la ligne de mire américaine. Sur la sellette depuis les déclarations américaines de la mi-avril, la Syrie a choisi de faire profil bas lors de la visite de Colin Powell à Damas, il y a dix jours. Mais, vue de Washington, la liste des « sujets qui fâchent » demeure longue.
TONNELIER Audrey
Si, comme on a coutume de le dire, le Proche-Orient est une poudrière, alors la mèche passe certainement par la Syrie. De retour de Damas le 4 mai, le secrétaire d'État américain Colin Powell indiquait avoir demandé aux responsables syriens de « comprendre la nouvelle donne » dans la région. Et pour Washington, six semaines après la chute du régime irakien, cette « nouvelle donne » passe indubitablement par un changement d'attitude de la Syrie, vers laquelle semble converger l'ensemble des dossiers qui cristallisent l'attention - et les tensions - internationale(s) de ces derniers mois.
Dernière « bravade » en date pour Washington : l'attitude syrienne avant, pendant et après l'intervention américano-britannique en Irak. · la faveur de sa présence temporaire (deux ans) au Conseil de sécurité de l'ONU, et en accord avec la majorité de la population, Damas a affiché dès le début de la crise une opposition déterminée à la guerre. La normalisation progressive de ses relations avec Bagdad, sur le plan économique notamment, après plus de vingt années de tensions politiques, explique en partie les réticences de la Syrie à voir son voisin tomber sous la coupe réglée des États-Unis. Pour un régime autoritaire, qui n'a rien à envier à la dictature irakienne (en 1982, Hafez El Assad, père de l'actuel président, avait réprimé une insurrection des Frères musulmans dans la ville sunnite de Hama, faisant selon les estimations au moins 15 000 morts), c'était aussi l'occasion rêvée d'apparaître, à peu de frais, « du côté de la légitimité internationale ».
Pour les Américains, une trop longue série de provocations
· Washington d'ailleurs, même si on reconnaît la réalité de la coopération syrienne depuis les attentats du 11 septembre en matière de renseignements, on n'oublie pas de faire figurer le pays, pour la huitième année consécutive, sur la liste noire des États soutenant le terrorisme. Dans ces conditions, l'élan de solidarité observé en faveur du « peuple frère d'Irak », et le rôle plus que trouble de la Syrie sur un certain nombre de points (envoi de « volontaires » islamistes et d'armes en Irak, accueil de dirigeants irakiens en fuite, dont des scientifiques et des proches de Saddam Hussein), sont apparus à Washington comme une provocation de trop.
C'est qu'aux yeux des Américains, il en existe plusieurs autres. Selon la Maison-Blanche, la Syrie, faute de moyens suffisants pour s'assurer la défense traditionnelle que lui permettait l'appui soviétique du temps de la guerre froide, développerait un programme d'armement non conventionnel, les désormais célèbres « armes de destruction massives ».
Autre point d'achoppement dans les relations américano-syriennes : la reprise du processus de paix au Proche-Orient. La « feuille de route », remise officiellement il y a quelques jours aux autorités israéliennes et palestiniennes, inclut clairement la normalisation des relations entre la Syrie et ses voisins. Or, depuis l'invasion par Israël, en 1967, du plateau du Golan, réclamé par Damas jusqu'à aujourd'hui, la Syrie est l'un des opposants les plus virulents à la reconnaissance de l'État hébreu. Damas est en outre accusé d'héberger plusieurs organisations terroristes, notamment les groupes palestiniens du Hamas (financé et armé via l'Iran voisin), et du Djihad islamique, mais aussi le Hezbollah libanais, organisation chiite qui maintient depuis mai 2000 une force de plusieurs milliers de combattants, équipés de roquettes pointées sur Israël dans le sud du Liban.
Le Liban est le dernier point controversé de la politique de Damas, et non des moindres. Officialisée avec l'aval de Washington depuis les accords de Taef, en 1989, la présence de l'armée syrienne au pays du Cèdre est désormais qualifiée d'« occupation » par les États-Unis, qui envisagent de remettre au goût du jour un projet de sanctions vis-à-vis de Damas. Si le président libanais Émile Lahoud vante la relation « fraternelle » entre les deux pays, nombre de Libanais, par-delà le discours officiel, demandent l'application de la résolution 520 du Conseil de sécurité de l'ONU, exigeant le « respect de l'indépendance politique » du pays. Elle date de. 1982.
Audrey TONNELIER
Catégorie : Politique nationale et internationale Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales Sujet(s) - La Croix : RELATIONS DIPLOMATIQUES; GUERRE; TERRORISME Lieu(x) géographique(s) - La Croix : IRAK; ETATS-UNIS; SYRIE; LIBAN Nom(s) propres(s) : POWELL Colin Type(s) d'article : DOSSIER Taille : Moyen, 494 mots
© 2003 la Croix. Tous droits réservés.
Doc. : 20030522LC0030522LC_inx067
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 12:00:42
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Vendredi 23 mai 2003
CONGO
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 Libération MONDE, vendredi 23 mai 2003, p. 9
RD-Congo: le chaos après les combats Malgré le cessez-le-feu, les rescapés de Bunia, en Ituri, vivent la peur au ventre.
MASCIARELLI Alexis
Les cadavres ont été ramassés mais la grande rue en terre qui traverse Bunia est toujours déserte. Les rideaux de fer sont tordus devant les magasins pillés. De rares piétons longent les murs criblés de balles. Depuis la signature, le 16 mai, d'un cessez-le-feu entre groupes armés, la ville est apaisée mais les deux semaines de combats entre milices tribales Lendu et Hema ont fait des ravages: au moins 310 morts, selon le dernier bilan fourni par l'ONU.En haut de la rue défoncée, plusieurs milliers de civils ont trouvé refuge autour du quartier général de la Monuc (Mission des Nations unies en République démocratique du Congo). Des fils barbelés ont été déroulés et des véhicules blindés gardent les deux entrées. Chaque soir, environ 3 000 personnes, réfugiées dans leur propre ville, dorment là, espérant bénéficier de la protection des Casques bleus. Des femmes préparent de la bouillie avec de la farine de manioc et font frire des oignons. La fumée d'huile de palme gratte la gorge. Le jour, il fait chaud sous les bâches en plastique. La nuit, les couvertures manquent. C'est l'attente.«Traumatisé à la maison». Corneille Amuri, 46 ans, est assis sur un tissu coloré, à même le sol, aux côtés de deux de ses amis. «Il fallait fuir les visites nocturnes dans les maisons, les pillages, les balles perdues, raconte-t-il. La vie est sauve seulement auprès de la Monuc.» Un timide garçon s'approche. «Je m'appelle Blaise, j'ai 13 ans, je veux parler.» Blaise parle très vite, puis s'interrompt longuement entre chacune de ses phrases. «Je suis réfugié parce que nous sommes traumatisés. C'est la première fois que j'ai vu quelqu'un se faire égorger devant moi. La nuit, je rêve du sang d'autres personnes.»A Bunia, toute la population est traumatisée. Aucune ethnie n'a échappé à la violence. Des dizaines de milliers d'habitants ont fui, cherchant un refuge incertain en brousse ou, plus au sud, dans la ville de Beni. Le 25 avril, dans cette même rue principale, le drapeau de la République démocratique du Congo avait été hissé. Des policiers étaient arrivés de la capitale Kinshasa. Des haut-parleurs déglingués jouaient des airs de musique congolaise, populaires à travers tout le continent africain. Des milliers d'habitants venaient saluer le départ des militaires de l'Ouganda voisin, après plus de quatre années de guerre et de pillages.Max, un jeune étudiant en droit, rencontré à l'époque et retrouvé par hasard cette semaine, s'est mis au service de la Monuc. Il porte des dossiers et des bouteilles d'eau. «Nous avons tous été dispersés. Je suis seulement resté avec mon petit frère. Tu te souviens quand on te disait que des massacres pouvaient avoir lieu dès le lendemain ?» Le vide du pouvoir provoqué par le départ des Ougandais, exigé par la communauté internationale, était craint et le chaos annoncé. Il n'a pas manqué d'arriver.Balles et machettes. Au centre de soins improvisé en face du camp de réfugiés, des croix rouges ont été peintes sur les murs de ce qui n'était qu'un bâtiment administratif un mois auparavant. Près d'une centaine de patients sont admis ici dans des conditions très rudimentaires. Essentiellement des blessés de guerre. Machettes et balles leur ont transpercé la peau. Beaucoup de femmes avec leurs enfants. Quelques hommes aussi. Difficile de dire si ce sont des civils ou des miliciens blessés. Rares sont les hommes en armes qui portent l'uniforme.Adossé au mur, Urumbi Pitua est couvert de bandages. «Des hommes de l'Union des patriotes congolais (l'UPC, la milice de l'ethnie Hema qui contrôle actuellement l'essentiel de Bunia, ndlr) sont entrés chez moi, raconte-t-il. Ils m'ont dit qu'ils cherchaient des combattants Lendu. J'ai répondu que je ne savais pas où ils étaient. Ils m'ont tout de suite tiré dessus. Dans la jambe, le bras, la main, la poitrine. J'ai reçu quinze balles.» Des impacts de balles tout autour du coeur. Une chance incroyable d'être toujours vivant. Le docteur Antoine Tambov Adula, qui dirige le centre, est débordé. «Nous manquons vraiment de médicaments. Nous allons certainement devoir affronter un grave problème de santé publique, surtout avec l'autre camp en dehors de la ville, où il y aurait 9 000 réfugiés. Les gens vivent comme des sardines. Cette promiscuité peut être à l'origine de nombreuses maladies.»Personnage de manga.
De l'autre côté des barbelés, à quelques mètres seulement des blindés de l'ONU, des jeunes de l'Union des patriotes congolais patrouillent. Ils sentent la bière et paraissent très agités. «Je peux avoir une cigarette ?», demande Eric, vêtu d'un jean et d'un T-shirt orné d'un personnage de manga japonais. Il exhibe ses cartouches et son fusil d'assaut en bandoulière. «Ça tue, les Blancs ont inventé ça pour tuer les ennemis.ÊIci, on a beaucoup d'ennemis qui nous compliquent la vie.» La ville leur appartient. Pour le moment.
Catégorie : Politique nationale et internationale Sujet(s) uniforme(s) : Conflits armés; Politique extérieure et relations internationales Taille : Moyen, 625 mots
© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.
Doc. : 20030523LI0LI20030523139
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 11:43:59
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Vendredi 23 mai 2003
ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères
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22.05.2003
Allocution du Président de la République, M. Jacques CHIRAC, lors de la cérémonie d''ouverture de la conférence sur les routes de la drogue (Hôtel Intercontinental)
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22.05.2003
Intervention de M. de Villepin lors de la Conférence ministérielle sur les routes de la drogue (Hôtel Intercontinental)
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21.05.2003
Conférence de presse conjointe de M. de Villepin avec M. Igor Ivanov et M. Joschka Fischer 21.05.2003 (Quai d''Orsay)
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21.05.2003
Entretien entre M. Muselier et M. Askar Aïtmatov, ministre des Affaires étrangères du Kirghizistan (Quai d'Orsay)
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20.05.2003
Entretien de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, avec M. Edward Nipake Natapeï, Premier ministre du Vanuatu (Matignon)
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20.05.2003
Entretien de Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, avec M. Mihai Tanasescu, ministre roumain des finances (Quai d''Orsay)
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19.05.2003
Accueil de M. Kjell Magne Bondevik, Premier ministre de Norvège, par M. Jacques Chirac, Président de la République (Elysée)
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19.05.2003
Entretien de M. Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, avec M. Edward Nipake Natapeï, Premier ministre du Vanuatu (Paris)
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16.05.2003
Rencontre entre M. de Villepin et son homologue suédoise, Mme Anna Lindh (Quai d''Orsay)
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15.05.2003
Entretien de M. de Villepin avec son homologue comorien, M. Souef El Amine (Quai d''Orsay)
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15.05.2003
Entretien entre M. de Villepin and M. Paddy Ashdown, Haut Représentant de la communauté internationale et Représentant spécial de l''UE en Bosnie-Herzégovine (Quai d'Orsay)
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14.05.2003
Rencontre entre le Président Chirac et son homologue lituanien, M. Rolandas Paksas (Elysée) |
Sommaire du point de presse du porte-parole adjoint du Quai d'Orsay du 22 mai 2003:
1 - FRANCE/ALGERIE 2 - FRANCE/UNION EUROPEENNE 3 - FRANCE/HONGRIE 4 - OFPRA 5 - IRAK/ONU
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1 - FRANCE/ALGERIE
''La France exprime toute sa solidarité et sa profonde sympathie aux autorités et au peuple algériens après la terrible catastrophe qui vient de frapper la région d'Alger. Elle présente toutes ses condoléances aux familles des victimes affectées par ce drame. Le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, a transmis un message à son homologue, M. Abdelaziz Belkhadem, dont vous voudrez bien trouver ci-après le texte. Début de citation : '' Je viens d'être informé de l'effroyable tremblement de terre qui s'est déroulé cette nuit à l'Est d'Alger et qui aurait coûté la vie à des centaines de personnes, en blessant des milliers d'autres. Je souhaite vous adresser toute ma sympathie et vous demande de présenter aux familles des victimes de ce séisme, en mon nom personnel, comme au nom du peuple français, toutes nos condoléances au lendemain de ce terrible drame pour votre pays. Dans ces circonstances tragiques, je vous exprime toute notre solidarité. La France est disposée à vous apporter toute l'aide dont vous pourriez avoir besoin dans le cadre des secours que vous avez organisés. En vous redisant notre disponibilité et notre solidarité dans cette épreuve, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, cher Abdelaziz, à l'expression de ma haute considération et de mes sentiments amicaux. '' Fin de citation. Comme l'a indiqué le Président de la République dans le message qu'il a adressé à son homologue M. Abdelaziz Bouteflika, les autorités françaises se tiennent à la disposition du gouvernement algérien pour apporter toute leur aide face à cette situation en fonction des besoins qui seront exprimés. Dans l'immédiat, deux détachements de la protection civile d'un total de 120 hommes vont rejoindre incessamment l'Algérie afin de contribuer aux secours et à la recherche des victimes. Une cellule d'information a été ouverte au ministère des Affaires étrangères pour répondre aux familles. Elle est joignable au numéro suivant : 01 45 50 34 60.''
2 - FRANCE/UNION EUROPEENNE
''Mme Noëlle LENOIR, Ministre déléguée aux Affaires européennes, se rendra Vendredi 23 Mai dans le Val d'Oise dans le cadre de sa campagne '' Rencontres pour l'Europe '' qui a débuté le 13 Février 2003. Ces Rencontres pour l'Europe s'inscrivent dans la campagne gouvernementale d'information souhaitée par le Premier Ministre qui a confié à Noëlle Lenoir la mission d'aller à la rencontre des Français pour expliquer les atouts de l'Europe élargie. Dans l'après-midi, Mme Lenoir animera une réunion de travail avec des élus locaux sur le thème des financements européens dans le cadre de la politique régionale.''
3 - FRANCE/HONGRIE
''M. Andras BARSONY, secrétaire d'Etat hongrois aux Affaires étrangères, s'est rendu à Paris les 21 et 22 mai 2003 pour participer à la conférence sur les routes de la drogue. A cette occasion, il s'est entretenu avec, M. Renaud MUSELIER, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Intervenant près d'un mois après le referendum sur l'adhésion de la Hongrie à l'Union européenne, qui a connu un large succès, et la signature du Traité d'adhésion à Athènes, cet entretien a permis aux deux Ministres d'aborder les principales questions d'actualité et notamment les questions européennes.''
4 - OFPRA
''M. Pierre Viaux, Directeur de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides, présentera le vendredi 23 mai à 17 heures au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE), le rapport d'activité de l'établissement aux représentants de la presse et des associations. Le rapport sera également disponible sur le site de l'OFPRA (http://www.ofpra.gouv.fr) dès vendredi soir. L'OFPRA, qui a pour rôle de reconnaître la qualité de réfugié et d'assurer la protection administrative et juridique des personnes ayant obtenu le statut de réfugié, est au coeur de la prochaine réforme de l'asile qui sera examinée par le Parlement durant le mois de juin.''
5 - IRAK/ONU
(Quel est le candidat de la France pour le poste du représentant spécial de l'ONU ?) ''La désignation d'un représentant spécial incombe au Secrétaire général des Nations unies.''
- - - - - - - - - - - - Pour consulter les points de presse précédents : http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 10:43:05
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