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Publié le mardi 20 mai 2003
Mardi 20 mai 2003
BELGIQUE

Flamands et Wallons
pour une fois d’accord
Socialistes, libéraux et extrême droite en hausse, écologistes en baisse : les résultats du suffrage de dimanche sont analysés par la presse belge.
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| Filip Dewinter, le leader du Vlaams Blok (AFP) |
«Les tendances des élections législatives du 18 mai sont largement identiques du côté francophone et du côté flamand», observe le quotidien flamand «De Standaard «: «La mise en place d’un gouvernement Verhofstadt II est presque une certitude. Une coalition arc-en-ciel où aura disparu le vert», ce qui donnerait une coalition violette mêlant le bleu libéral (flamand du VLD et francophone du MR) et le rouge socialiste (flamand de SP.A-Spirit et francophone du PS). «Cette formule simplifiée offre la chance de mener un travail efficace, sans spectacle, permettant de moderniser le pays et de bâtir le futur. C’est ce que l’électeur veut et a rendu possible. Il y a droit.» Le quotidien progressiste flamand «De Morgen» le prédit également : «Ce devrait être du gâteau de former le nouveau gouvernement fédéral. Une coalition violette était l’ambition depuis plusieurs semaines des dirigeants bleus et rouges. Seule subsistait la crainte, au demeurant infondée, de manquer de quelques sièges libéraux et socialistes en Flandre.»
Car, insiste «De Standaard», «l’électeur cet électeur flottant, indécis, confus a prononcé une sentence étonnamment claire. Depuis le 18 mai 2003, il ne reste plus, d’un paysage politique flamand éparpillé, que quatre partis importants. La défaite est retentissante pour les écologistes d’Agalev (qui disparaissent du Parlement fédéral), tandis que le renouvellement des chrétiens-démocrates (CD & V) est insuffisant pour s’opposer à la combinaison du VLD et du SP.A-Spirit. L’avancée du Vlaams Blok (extrême droite) ne ralentit guère, en revanche et ce constat jette une ombre sur tous les autres glissements d’un scrutin spectaculaire.»
Une claque pour les Verts
Avant l’ombre, il y a la lumière... jetée sur Steve Stevaert. Pour «De Morgen», «le président des socialistes flamands est sans conteste le grand gagnant de ces élections. L’avancée du SP.A est invraisemblable, au point de devenir le deuxième parti en dépassant les démocrates-chrétiens du CD & V. Le choix d’un socialisme sans raideur intellectuelle, le positionnement comme force populaire positive face au négativisme permanent du Blok, a clairement porté ses fruits. Les résultats indiquent que le parti démocrate-chrétien flamand est soumis à une usure sociologique et que la crise de la dioxine (à laquelle est attribuée une partie de son échec électoral en 1999) n’était en rien un accident de parcours. Ce parti qui jadis obtenait presque la majorité absolue n’est plus que le troisième parti en Flandre.»
Si les médias flamands titrent sur le triomphe des libéraux et des socialistes, les médias francophones mettent en exergue, pour leur part, l’effondrement des écologistes (qui passent de 11 à 4 sièges) ainsi que l’apparition, tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat, d’un élu du Front national. C’est le «Waterloo des Verts», estime «Le Soir «: «Les Verts sont morts de s’être montrés peu pragmatiques, morts de s’être montrés dogmatiques, morts de ne pas avoir compris les Belges qui tiennent certes aux valeurs de fond défendues par les écolos, mais pas au prix de leur mode de vie. La claque ramène sans doute ce parti à sa position normale, positive en fait lorsqu’on la compare aux scores flamands, français ou allemands. Et l’Histoire retiendra que c’est aux écolos que le duo gagnant d’aujourd’hui doit une grande partie de sa victoire.»
L’extrême droite banalisée
«Paradoxe apparent», observe «La Libre Belgique», ««les préoccupations environnementales et sociétales n’ont jamais autant imprégné l’action d’un gouvernement. Mais, clairement, les écologistes ont été incapables, pour des raisons différentes dans le nord et le sud du pays, de gérer le succès, inattendu dans son ampleur.» Pour «La Libre Belgique», «l’effondrement de la famille écologiste n’est pas qu’un avatar de la vie électorale et politique» : «On aurait tort de négliger dans l’analyse une tendance lourde de notre vie politique, en l’occurrence l’existence depuis des décennies d’un électorat qui voudra toujours exprimer par le vote (ou l’absence de vote) une inquiétude, une méfiance, voire carrément un rejet. On remarquera bien sûr l’inquiétant progression de l’extrême droite, et on observera aussi la proportion des votes blancs ou nuls, ainsi que le taux d’absentéisme qui avait déjà dépassé la barre des 10 % en 1999», alors qu’en Belgique, le vote est obligatoire.
En Flandre, rappelle «De Standaard», le Vlaams Blok est devenu un parti de droite banalisé. «Seuls les trois partis classiques le dépassent. Pour le moment. Et le terrain de jeu de ces trois partis démocratiques diminue encore. Le groupe d’électeurs qui ne se sentent pas représentés par ce système politique continue à croître. Et la réponse à ce sentiment d’exclusion et de malaise doit encore être trouvée.» Cyrus Pâques © Courrierinternational.com
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 11:20:11
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Mardi 20 mai 2003
ENVIRONNEMENT
Environnement
Visite de M. de Villepin à Stockholm pour la signature d'un ''programme multilatéral environnemental dans le domaine nucléaire en Fédération de Russie" Dernière mise à jour : 19/05/03
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Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 19 mai 2003)
A l'invitation du gouvernement suédois, M. Dominique de Villepin se rendra à Stockholm, le 21 mai prochain, pour participer à la cérémonie de signature de l'Accord-cadre pour un ' programme multilatéral environnemental dans le domaine nucléaire en Fédération de Russie ' et de son Protocole concernant les actions en justice, les procédures judiciaires et l'indemnisation.
Ces textes, dont la négociation a demandé près de cinq ans, visent à faciliter la conclusion de projets de coopération en matière de dépollution nucléaire en Russie. Ils définissent le régime juridique permettant la mise en oeuvre de cette coopération. La conclusion de cet accord permettra de débloquer la réalisation d'un certain nombre de projets bilatéraux ou multilatéraux dans les domaines de la sûreté des combustibles nucléaires usés, de la gestion des déchets radioactifs ou des sources radioactives et du démantèlement des sous-marins et brise-glaces nucléaires.
L'Accord MNEPR constitue une première traduction concrète des lignes directrices définies dans le cadre du Partenariat global pour la non prolifération et la destruction des armes de destruction massive lancé à Kananaskis, lors du dernier Sommet du G8.
A quelques semaines du Sommet du G8 d'Evian, il s'agit d'un événement significatif pour la mise en oeuvre du Partenariat global et, plus généralement pour les progrès de la coopération avec la Russie dans le domaine nucléaire dans une perspective d'amélioration de la sécurité et de protection de la santé et de l'environnement. |
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 10:40:01
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Mardi 20 mai 2003
INDONESIE
LA PHOTO D'ACTUALITÉ
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Des étudiantes au milieu des ruines d'une classe de la ville d'Atjeh Besar, brûlées dans la nuit. L'armée indonésienne accuse les séparatistes d'avoir incendié une vingtaine d'écoles. Au deuxième jour de l'offensive, le chef de l'armée, le général Endriartono Sutarto, a ordonné à ses troupes d'"'exterminer les rebelles qui refuseraient de se rendre". Tarmizy Harva/Reuters |
Dix mille réfugiés fuient le Liberia
pour la Côte d'Ivoire,
selon le HCR
ABIDJAN, Côte d'Ivoire (AP) - Des réfugiés affluaient lundi en Côte d'Ivoire dans un exode massif qui a vu 10.000 personnes fuir le Liberia en 48 heures, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
L'exode a commencé ce week-end lorsque la ville de Harper, sur la côte libérienne, est tombée aux mains des rebelles.
"Nous ne savons pas si c'est une panique de quelques jours ou si ça va durer et augmenter. Mais pour l'instant, c'est le chaos, pour sûr", a déclaré Astrid van Genderen Stort, porte-parole du HCR, à Abidjan, la capitale commerciale de la Côte d'Ivoire.
Les combats entre l'armée libérienne et les rebelles qui veulent renverser le président Charles Taylor ont déjà fait un million de personnes déplacées à l'intérieur du Liberia et 300.000 réfugiés dans les pays voisins. AP
cb/v582
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 10:21:34
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Mardi 20 mai 2003
IRAK
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 10:19:19
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IRAK
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Mardi 20 mai 2003
ESTONIE
Les enfants comblés du miracle estonien
LE MONDE | 20.05.03 | 13h03
Siim a 22 ans, parle cinq langues, anime un groupe de rap. Il aime son pays et ne veut pas vivre ailleurs. L'Europe ? Oui, sous bénéfice d'inventaire.
Blouson Adidas bleu roi, jeans et baskets, Siim Roomussaar, 22 ans, étudiant et leader du groupe de rap, Betoon King, est conscient de la chance d'avoir eu 10 ans lors de l'indépendance de l'Estonie, en 1991. "Quand je pense qu'à 20 ans j'ai eu ma première voiture, alors que mes parents avaient dû attendre quarante ans pour en avoir une !" Parlant couramment l'estonien, le russe, l'anglais, le finnois et le français, il dit n'avoir "aucun stress" quant à son avenir. "Je fais des études pour être professeur, mais j'espère bien pouvoir me servir de mes langues pour trouver un autre travail."
A 15 ans, Siim avait déjà gagné "pas mal d'argent" en interprétant de petits rôles pour la télévision. Normal pour ce fils d'acteur (son père) et de professeur (sa mère). Il a des souvenirs précis de la période soviétique. En vrac : les heures d'attente pour acheter du pain, LE disque de Freddy Mercury, interdit, que l'on se repassait en cachette, l'uniforme à l'école et le surveillant mesurant la longueur de ses cheveux avec une règle en bois et lui ordonnant d'aller immédiatement chez le coiffeur. "Quand je vois aujourd'hui les jeunes de 17 ans avec des piercings !"
Siim laisse pourtant percer une légère pointe de regret : "Notre génération, nous sommes venus un peu trop tard. Ceux qui ont eu 20 ans lors de l'indépendance ont eu encore plus de chance : ils ont pu prendre toutes les meilleures places." Tiina Vãljaste, 32 ans, superbe directrice de la rédaction d'un magazine féminin, admet faire partie de cette "generation of winners, young, fresh, strong and educated" (cette génération des gagnants, jeunes, frais, forts et instruits). "C'est vrai, nous avons pris toutes les places. Ici, c'est le paradis des jeunes."
Les responsables du service de sécurité du Conseil de l'Europe en savent quelque chose. En 1993, voyant arriver la délégation estonienne, ils refusèrent dans un premier temps l'entrée à cette bande de gamins, conduite par le premier ministre de l'époque, Mart Laar, âgé de 32 ans.
"La grande différence entre l'Estonie et une grande partie des autres pays communistes, c'est qu'ici ils se sont débarrassés sans vergogne de tous les caciques de l'ancien régime", explique, non sans une certaine admiration, un diplomate européen en poste à Tallinn. Une "épuration" qui a permis les choix drastiques des premières années.
Tout juste portée sur les fonts baptismaux, l'Estonie décide ainsi d'ouvrir totalement son marché aux produits étrangers. Résultat : le PNB baisse de 10 %, voire de 20 %, l'inflation approche les 1 000 %, des pans entiers des monstres industriels de l'époque soviétique s'écroulent. Dix ans après, le remède de cheval a réussi mieux que toute prévision. L'Estonie n'est-elle pas qualifiée de "dragon" par certains commentateurs.
"On a l'impression que le pays a brûlé l'étape de la révolution industrielle pour passer tout de suite au stade informatique", constate un homme d'affaires néerlandais. Un signe : la moitié des téléphones mobiles Nokia sont fabriqués à Tallinn et deux Estoniens sur trois possèdent un portable. Mieux : comme la plupart de ses amis, Siim se sert de son téléphone pour payer directement tant ses achats dans les magasins que ses places de parking.
Ce choix aura une autre conséquence : couper les liens économiques avec Moscou. Si, en 1991, l'Estonie réalisait 90 % de son commerce avec la Russie, ce pourcentage est descendu aujourd'hui à moins de 20 %, l'essentiel des échanges étant réalisé avec l'Union européenne. Les dirigeants russes ne sont pas étrangers à ce retournement de situation. Pour "punir" l'Estonie, accusée de mal traiter les russophones y habitant, ils décidèrent, en 1997, d'instaurer un cordon sanitaire entre les deux pays. Une aubaine, en fait, pour les Estoniens et une tragique erreur pour la Russie "qui s'est ainsi privée du gâteau", comme le dit perfidement un homme politique de Tallinn.
Même s'ils ne sont pas d'accord sur la force et la rapidité de la méthode employée, l'immense majorité des Estoniens estiment qu'elle était la seule possible. Avec une antienne : "Il fallait rompre le plus brutalement possible avec le passé. C'était une question de survie." Survie : le mot revient dans toutes les conversations. Ici, ce n'est pas un vain mot. Combien de fois fut-il près d'être rayé de la carte, ce pays de 1,3 million d'habitants, qui, en fait, n'a été indépendant que de 1918 à 1940.
La liste des occupants est longue : les chevaliers teutoniques, les Danois, les barons baltes de la Ligue hanséatique, les Suédois, les Russes, puis les nazis et, enfin, la longue nuit soviétique qui saigne le pays. Il est encore rare de rencontrer une famille estonienne qui ne compte pas un de ses membres envoyés en déportation par Staline et ses successeurs. Les Estoniens s'arc-boutent. Avec un courage et une obstination qui forcent l'admiration. La surprise vient en 1988. Ce sont les pays baltes, et non les républiques musulmanes, qui donnent les premiers véritables signes de craquement de l'URSS.
Siim n'a pas de fausse pudeur pour expliquer l'amour qu'il porte à son pays. "L'an dernier, j'ai passé plusieurs mois en France, à Montpellier, j'ai beaucoup apprécié la vie chez vous, j'y étais très heureux. Et pourtant, j'ai compris là-bas combien j'étais estonien et que je voulais vivre chez moi, que je n'émigrerais pas." Et de conclure, en souriant : "Ici, c'est ma maison !" "Ils sont tous comme cela, ils l'aiment, leur pays. Ils parlent de lui comme d'un jardin. Rien à voir avec le nationalisme impérial et outrancier de certains de leurs voisins", ajoute Marie, une Française qui a épousé un Estonien. Elle se moque de l'amour immodéré des Estoniens pour la solitude "Un Estonien heureux, c'est un Estonien qui est séparé de son plus proche voisin par une grande forêt."
Que pense Siim de l'entrée de son pays dans l'Union européenne ? On s'attend à une réponse à l'emporte-pièce, un enthousiasme. Après tout, il n'a que 22 ans. On a une appréciation de notaire. "Ce n'est pas simple. Je ne veux pas répéter ce que nous ont raconté les médias. C'est difficile pour moi de me faire un jugement. Pour le moment, je suis plutôt contre, disons à 60/40. Mais je peux changer d'avis." Le négatif ? "La fédération des peuples unis et tout le tralala, on a déjà donné ! Et puis nous ne voulons pas, en tant que petit pays, être noyés dans un ensemble trop contraignant qui nous ferait perdre notre indépendance." Là encore, les Estoniens semblent unanimes. Il ne faut plus leur parler, comme l'a fait la propagande soviétique pendant des dizaines d'années, d'"amitié entre les peuples". "C'est comme d'entendre : "Les troupes amies arrivent", cela nous rappelle de trop mauvais souvenirs" dit Tiia, une infirmière de 45 ans.
"Le positif dans l'Europe, ajoute Siim, c'est peut-être une certaine sécurité politique, notamment par rapport à la Russie. C'est aussi l'ouverture commerciale. Quant à la liberté du marché du travail, c'est à double tranchant." Le jeune étudiant est en revanche catégorique : "L'Europe, c'est aussi la bureaucratie et cela je ne le supporte pas. Combien de temps en France vous devez attendre pour avoir le moindre papier !" Siim sait qu'il a encore quatre mois pour se décider : le référendum sur l'entrée dans l'Union européenne aura lieu le 14 septembre. Pour le moment, les sondages donnent 58 % de votes favorables. A quoi tiennent les choses : la victoire d'un groupe estonien au concours Eurovision de la chanson, en juin 2002, a fait grimper comme jamais le score des proeuropéens.
En revanche, la rencontre entre Jacques Chirac, Vladimir Poutine et Gerhard Schröder, le 10 avril à Saint-Pétersbourg, a provoqué un réel malaise à Tallinn. "Russes et Allemands ensemble, cela n'est jamais très bon pour nous. Et que vont faire les Français dans cette association ?", a-t-on souvent entendu. Et c'est peu de dire que la déclaration de Jacques Chirac, intimant l'ordre de se taire aux pays signataires de la déclaration de Vilnius, favorable aux Américains, n'a pas plu.
Les Estoniens semblent aussi partagés quant aux avantages économiques que leur pays pourrait retirer de l'entrée dans l'Union européenne. Pourtant, comme pour tous les petits pays, c'est une manne fournie qui va tomber sur l'Estonie. Ainsi le quart des aides directes pour l'agriculture équivaut au budget tout entier de ce secteur.
Paradoxe : ce sont les adversaires de l'ultra-libéralisme qui sont les plus favorables à cette entrée, espérant que les politiques sociales, régionales, agricoles, européennes viendront au secours des oubliés de la croissance. Et ceux-ci sont nombreux. Vieilles personnes, malades, agriculteurs, ouvriers des anciens complexes industriels : la vie est dure pour les exclus du miracle. "Ma sœur est malade, heureusement que je gagne bien ma vie et que je peux l'aider, sinon comment ferait-elle pour vivre ?", se demande Tiina Vãljaste.
En grande partie, ce sont les russophones qui souffrent le plus de cette situation. Ils sont environ 400 000, soit le tiers de la population totale du pays, et leur présence constitue incontestablement le problème de l'Estonie. Difficile de faire cohabiter cette population, venue avec le colonisateur, dont l'immense majorité ne parlait pas un mot d'estonien, avec des autochtones qui à l'indépendance se seraient bien passés de ces concitoyens obligés.
Dans ce domaine aussi, les responsables estoniens n'y allèrent pas par quatre chemins, cherchant à encourager le plus grand nombre de russophones à rentrer dans leur "mère patrie". Une centaine de mille tentèrent le voyage de retour. Avec une immense déception : ils ne s'y sentaient plus chez eux et une partie d'entre eux revinrent dans leur pays d'adoption. Soutenus par Moscou, les russophones d'Estonie, se sentant discriminés, firent appel aux organisations internationales. En 1993, l'OSCE ouvrit ainsi un bureau en Estonie. Fin décembre 2001, l'organisation européenne décida de ne pas prolonger le mandat de ses observateurs, considérant que l'Estonie avait pris toutes les dispositions nécessaires pour protéger ses minorités.
La situation semble, en effet, beaucoup moins tendue. Certes, les plus âgés des Estoniens et des russophones cohabitent au mieux avec une indifférence polie. "Sur le plan des émotions, les Estoniens sont relativement tolérants vis-à-vis des Russes mais ils demeurent prudemment sceptiques, du genre "va savoir de quoi ils sont capables". Les Estoniens tentent de vivre comme si les Russes n'existaient pas", écrit Marc Nutt, un député estonien.
Les plus jeunes commencent pourtant à jeter des ponts entre les deux communautés. "Bien sûr que j'ai des amis russophones, explique Siim, mais je dois reconnaître que, dans l'ensemble, ce n'est pas facile. Peut-être faudrait-il faire du russe la seconde langue nationale. Moi, j'ai appris le russe mais la réciproque serait sympa ! Dans l'ensemble, dans la vie de tous les jours, il n'y a pas de problème", ajoute le jeune homme.
Pavel Ivanov, 34 ans, de père russophone et de mère estonienne, fait lui aussi partie de cette génération des winners de l'indépendance. Responsable des programmes en russe de la télévision publique, il ne prend pas de détour : "Pour être franc, je dois dire qu'il n'y a pas de discrimination officielle dans ce pays, mais une attitude notamment dans l'administration qui à terme peut devenir illégale. Quant à mon travail, je n'ai jamais été censuré et je dois avant tout me plaindre des pressions de certains politiciens russophones."
"Nous sommes estoniens mais nous parlons russe", disent les jeunes élèves du collège de Narva. A 120 km de Tallinn, c'est un autre monde. Peuplée à 98 % de russophones, la ville suinte la désespérance d'une Russie située à quelques centaines de mètres. Et pourtant tous les habitants vous le diront : "Même si, ici, la vie est très difficile pour nous, nous sommes bien mieux que de l'autre côté de la frontière."
Alors, les adolescents du collège savent qu'ils sont condamnés à vivre leur grand écart. Entre leur culture russe, que pour rien au monde ils ne jetteraient aux oubliettes, et leur nationalité estonienne. Eux qui n'ont pas connu la période précédente parlent "de cinquante années de violence soviétique" et estiment que les russophones "doivent sortir de leur ghetto". Ils ont appris l'estonien et regrettent les petites tracasseries administratives. "Même si nous parlons bien la langue, pour un travail, on nous préférera souvent un Estonien de souche", regrettent-ils.
Certains de leurs amis ont ainsi préféré "estoniser" leur nom pour éviter ce genre de discrimination. Une chose semble certaine : le 14 septembre, l'immense majorité des russophones d'Estonie diront "oui" à l'Europe.
José Alain Fralon
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.05.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 10:18:24
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Mardi 20 mai 2003
République dominicaine
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 Le Monde International, lundi 19 mai 2003, p. 4
La République dominicaine est secouée par un énorme scandale bancaire La faillite frauduleuse de Baninter, qui laisse un « trou » de plus de 2 milliards d'euros, se double d'une bataille politique
Jean-Michel Caroit
SAINT-DOMINGUE de notre correspondant - A tout juste un an de l'élection présidentielle, le gouvernement dominicain vient de prendre le contrôle du principal groupe de presse à la faveur de la faillite frauduleuse et retentissante de Baninter, la deuxième banque commerciale du pays. Listin Diario, vénérable institution de la presse dominicaine, ainsi que trois autres quotidiens, quatre chaînes de télévision et soixante-seize stations de radio ont été placés « sous contrôle administratif ». Tous ces médias appartiennent à Baninter et à son actionnaire principal, Ramon Baez Figueroa, arrêté avec deux vice-présidents de la banque sous les accusations de blanchiment d'argent, d'escroquerie, d'abus de biens sociaux et d'émissions de chèques sans provisions.
Ramon Baez Figueroa est l'un des hommes les plus riches et les plus influents de République dominicaine. Ne cessant d'étendre son empire médiatique, il était l'ami de tous les présidents, passés, présent et à venir. Il leur prêtait ses avions et ses hélicoptères, leur offrait les véhicules les plus luxueux ou leur versait des pensions. Il « arrosait » généreusement les principaux partis politiques, l'Eglise catholique, les artistes et les journalistes en vue. Son sourire satisfait et ses conseils de « bonne gouvernance » s'étalaient à la une du Listin Diario, le quotidien le plus respecté de Saint-Domingue jusqu'à ce que l'ancien président Leonel Fernandez lui permette d'en prendre le contrôle en 2000.
Le magnat est sous les verrous depuis le mercredi 14 mai, accusé par le gouverneur de la banque centrale d'avoir orchestré « une fraude sans précédent, exécutée par une association de malfaiteurs ». Selon un rapport de la banque centrale établi à la suite d'une enquête d'experts internationaux, la faillite de Baninter se solde par un trou d'au moins 55 milliards de pesos (2,145 milliards d'euros). Une somme considérable, équivalant à 80 % du budget de l'Etat dominicain. Le gouvernement a promis que tous les engagements de Baninter seraient respectés et qu'aucun épargnant ne serait lésé.
« Entité clandestine »
Depuis 1989, Baninter recouvrait en fait deux banques : l'une, officielle, soumise à la supervision des autorités monétaires, et « l'autre, clandestine, dont les comptes et les transactions n'étaient connus que de quelques cadres dirigeants très proches du principal actionnaire », a expliqué le gouverneur de la banque centrale, José Lois Malkum. Grâce à cette « entité clandestine qui utilisait une plate-forme technologique conçue en République dominicaine », Baninter a pu tromper les banques étrangères et les organismes financiers multilatéraux.
Entre janvier et mars 2003, quelque 17 milliards de pesos (663 millions d'euros) se sont volatilisés lorsque les dirigeants de Baninter ont ordonné « d'effacer pratiquement toutes les facilités de crédits et les prêts confidentiels qui avaient été accordés au principal actionnaire et à ses proches ».
Parmi les principaux bénéficiaires de la fraude, M. Malkum a cité Luis Alvarez Renta, nommé ambassadeur de République dominicaine à Paris en mars 2003. Il a été révoqué, mercredi, par décret présidentiel. Intrigué par la fortune considérable de cet ambassadeur qui se déplace à bord de son jet privé et entretient de fructueuses relations d'affaires avec le président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, le Quai d'Orsay avait tardé à lui accorder son accréditation. Peu avant son arrestation, Ramon Baez Figueroa a accusé le gouvernement d'attenter à la liberté de la presse en s'emparant de ses médias pour les mettre au service de la campagne en faveur de la réélection du président Mejia. Principal concurrent d'Hipolito Mejia et grand bénéficiaire des faveurs de Baninter, l'ex-président Leonel Fernandez a dénoncé « une opération politique précipitée ».
Social-démocrate atypique, Hipolito Mejia, qui a aussi profité des largesses de Ramon Baez Figueroa, a récemment annoncé qu'il briguerait un nouveau mandat, malgré une forte opposition au sein de son parti. Appartenant à l'Internationale socialiste, le Parti révolutionnaire dominicain (PRD) s'est historiquement opposé à toute réélection présidentielle, associée, à Saint-Domingue, à la tradition autoritaire.
Titre complémentaire : scandale de la banque Baninter accusée de blanchiment d'argent
Catégorie : Politique nationale et internationale Sujet(s) uniforme(s) : Corruption et abus de confiance; Fraudes et crimes économiques Taille : Moyen, 484 mots
© 2003 SA Le Monde. Tous droits réservés.
Doc. : 20030519LM0Q1805_621597
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 09:32:11
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Mardi 20 mai 2003
COMMUNAUTE JUIVE
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 Le Monde International, lundi 19 mai 2003, p. 2
Terrorisme Plusieurs attentats font au moins 24 morts à Casablanca Une communauté juive en voie d'extinction
Deux des cibles des attentats visaient, semble-t-il, des lieux fréquentés par la communauté juive marocaine. Cette dernière est pourtant très faible aujourd'hui, y compris à Casablanca. Forte de 3 000 à 5 000 personnes pour l'ensemble du royaume, dont une majorité de personnes âgées, la communauté juive n'est plus que l'ombre d'elle-même. Vers le milieu du XXe siècle, le Maroc comptait 300 000 juifs. Ils étaient encore 150 000 au lendemain de l'indépendance. A Casablanca, où résident aujourd'hui les trois quarts de la communauté, ils disposent d'une trentaine de synagogues, de trois écoles, d'un centre de soins gratuits (dont dépend un quart de la communauté), d'une chambre rabbinique au tribunal et de quelques cercles.
Depuis plusieurs années, nombre de juifs séfarades originaires du Maroc mais installés en Israël avaient pris l'habitude de retourner dans leur pays de naissance pour des vacances.
Titre complémentaire : vendredi 16 mai 2003 : cinq attentats-suicides simultanés à Casablanca, au Maroc, dont un contre le centre culturel juif - dans une page
Catégorie : Politique nationale et internationale Taille : Court, 136 mots
© 2003 SA Le Monde. Tous droits réservés.
Doc. : 20030519LM0Q1805_621776
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 09:30:00
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Mardi 20 mai 2003
SUISSE
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Suisse:
«nucléaire, oui
merci»
Rejet, par référendum, de
l'arrêt des centrales et
d'un nouveau moratoire.
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Par Pierre HAZAN
lundi 19 mai 2003

 «Le peuple suisse a dit non au sous-dévelop-pement durable.» Le porte-parole du patronat |
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Genève de notre correspondant
'est un coup dur pour les Verts, la gauche et les 37 associations écologistes qui espéraient qu'une majorité de Suisses allaient se prononcer ce week-end pour la mise hors service progressive d'ici à 2014 des cinq centrales nucléaires du pays, ou du moins reconduire le moratoire sur le nucléaire adopté en 1990. Mais la Suisse ne rejoindra pas l'Allemagne et la Belgique, deux pays qui ont déjà décidé (mais pas par référendum) de sortir du nucléaire. Avec une participation de 50%, les Suisses ont rejeté par référendum ces deux initiatives (67,4% contre l'arrêt du nucléaire d'ici à 2014 et 60,3% contre un nouveau moratoire).
«Gifle». Déçu, le président des Verts suisses, Patrice Mugny, met le doigt sur «l'incohérence» de ses compatriotes: «Si, demain, on proposait aux Suisses de construire une nouvelle centrale nucléaire ou de mettre des déchets nucléaires près de chez eux, ils refuseraient à une écrasante majorité. Mais, aujourd'hui, c'est la peur de manquer d'énergie et de voir une hausse des coûts se répercuter sur leur porte-monnaie qui a prévalu.» De fait, à la mémoire de l'accident de Tchernobyl en 1986 et des peurs qu'il avait suscitées, s'est substituée la crainte agitée par la droite de devoir «passer à la caisse» si ces initiatives étaient acceptées.
Le résultat de ce week-end est au contraire une divine surprise pour le gouvernement, les partis de droite et les milieux économiques. «C'est une énorme gifle pour la gauche», s'est félicité Ueli Maurer, président du parti de droite populiste l'Union démocratique du centre. Triomphant, le porte-parole du patronat, Patrick Eperon, a ajouté que «le peuple suisse a dit non au sous-développement durable». Beaucoup d'analystes et de politiciens imaginaient que les Suisses reconduiraient pour dix ans encore le moratoire adopté en 1990 sur le nucléaire. Mais, visiblement, l'épouvantail agité par le gouvernement, le patronat et la droite a fonctionné.
Leurs principaux arguments? Un arrêt du nucléaire «mettrait gravement en péril l'approvisionnement du pays en électricité, compromettrait notre compétitivité et toucherait financièrement la population». A l'heure actuelle, les cinq centrales nucléaires du pays produisent 37% de l'électricité consommée en Suisse, contre 58% pour l'énergie hydraulique.
Révélations. Ce résultat décevant pour les Verts et la gauche a-t-il été influencé par les révélations il y a quelques jours de Chaïm Nissim, un ex-député Vert genevois ? Probable. A la surprise et au grand dam de ses collègues du Parti vert et de la gauche en général, celui-ci vient d'avouer qu'avec du matériel prêté par un groupe lié au terroriste Carlos, il avait tiré en 1982 au lance-roquettes sur la centrale nucléaire française de Creys-Malville, espérant à l'époque empêcher, sinon retarder durablement, la construction de Superphénix. Ces aveux tardifs valent à Chaïm Nissim d'être désormais poursuivi devant le tribunal de Grenoble pour «tentative d'homicide involontaire, attentat par explosif» et aussi «apologie de crime» par le Conseil mondial des travailleurs du nucléaire (Wonuc, une ONG reconnue par les Nations unies, revendiquant 1,5 million de salariés de l'industrie nucléaire). De telles révélations ont évidemment fait le miel des partis de droite et du patronat helvétique, qui ont pris un malin plaisir à mettre en doute le credo pacifiste des écologistes, entachant ainsi leur crédibilité.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 08:13:52
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Mardi 20 mai 2003
IRAK
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Irak: les ex-
baassistes
écartés de la
fonction
publique
Le décret de la coalition
pourrait toucher 30 000
personnes.
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lundi 19 mai 2003

 «Les Américains travaillent dur mais ils sont lents. (...) Ils nous aident mais nous devons attendre et voir.» Le maire de Mossoul |
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a coalition américano-britannique a décidé d'offrir une récompense à quiconque fournira des informations permettant l'arrestation d'anciens responsables du parti Baas en Irak. Citant hier un décret publié par les forces de la coalition, la radio précise que «la population aura la possibilité de toucher des récompenses financières en contrepartie d'informations permettant l'arrestation de hauts membres du parti Baas ou des complices dans des crimes perpétrés par l'ancien régime». La radio, qui n'a pas précisé le montant de ces récompenses, rappelle par ailleurs qu'«il est interdit d'exposer dans les bâtiments gouvernementaux ou les places publiques des photos ou des statues de Saddam Hussein ou d'autres membres connus de l'ancien régime».
Baassistes écartés. Le nouvel administrateur américain pour l'Irak, Paul Bremer, a déjà publié vendredi un décret interdisant à tous les hauts responsables du parti Baas de travailler dans la fonction publique, une mesure susceptible de frapper de 15 000 à 30 000 membres de ce parti. Ce décret prévoit aussi que les baassistes suspectés d'actes criminels seront interrogés et, le cas échéant, emprisonnés ou placés en résidence surveillée. Au pouvoir à Bagdad depuis 1968, le Baas contrôlait tout l'Irak par le biais de ses cellules disséminées dans le pays, à l'exception des provinces kurdes du Nord, qui se sont soustraites à l'autorité du régime en 1991. Par ailleurs, Paul Bremer a déclaré hier que Washington n'envisageait pas de retarder la mise en place d'une autorité irakienne de transition, prévue pour les semaines à venir, comme l'avait annoncé le New York Times vendredi.
A Mossoul, l'un des principaux lieux d'extraction pétrolière dans le nord de l'Irak, où il s'est rendu hier pour sa première tournée en province, Paul Bremer a notamment rencontré le nouveau maire, Ghanim al-Basso, à la tête d'une ville pluriethnique et multiconfessionnelle. Le maire s'est déclaré favorable à la politique de Bremer consistant à écarter tous les anciens membres du parti Baas au pouvoir sous l'ancien régime de Saddam Hussein. Mais il a également répercuté les doléances des habitants, inquiets des lenteurs dans la restauration de la loi et de l'ordre : «Les Américains travaillent dur, mais ils sont lents. [...] Ils nous aident mais nous devons attendre et voir.» Mossoul avait été le théâtre d'un des incidents les plus meurtriers de l'après-guerre entre manifestants et forces américaines, qui s'était soldé par la mort de vingt Irakiens.
Retour à l'école. A Bagdad, Carol Bellamy, patronne de l'Unicef, a plaidé hier pour une rapide réouverture des établissements scolaires dans le pays, élément de stabilité chez l'enfant : «La situation dans les écoles est mauvaise, mais, avec un peu d'aide, les élèves pourront revenir, et j'espère qu'autant d'enfants que possible passeront les examens de fin d'année.» Elle a aussi annoncé que son organisation allait lancer une campagne pour fournir du matériel éducatif et des stages de formation aux enseignants, et aider à la remise en état des écoles pour les six prochains mois. L'Irak, qui compte 8 000 établissements scolaires, en «aurait besoin de 5 000 de plus», a-t-elle dit.
(D'après AFP)
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 08:09:25
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IRAK
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Mardi 20 mai 2003
IRAN
Appel de personnalités pour des réformes Dans une lettre publiée dans la presse, cent personnalités réformatrices dénoncent "l'instrumentalisation de principes sacrés pour conserver le pouvoir" et demandent de profonds changements.
Plus de cent personnalités réformatrices et d'opposition iraniennes ont publié mardi une lettre ouverte qui dénonce "l'instrumentalisation de principes sacrés pour conserver le pouvoir". Elles réclament de profonds changements, sous peine que le régime ne connaissent le même sort que celui de Saddam Hussein et des talibans. "Nous voulons un Iran libre et indépendant, autant nous craignons le retour de la domination étrangère ou une attaque étrangère, autant nous détestons la dictature religieuse et la suppression des libertés du peuple", dit cette lettre publiée mardi dans la presse et signée par 116 députés ou religieux réformateurs, membres de l'opposition libérale, intellectuels, journalistes, responsables étudiants...
Convocations illégales
Les signataires réclament la possibilité de recourir à un référendum comme "la solution ultime à de nombreux problèmes nationaux". "Les arrestations et les convocations illégales devant le juge doivent cesser", écrivent-ils, ainsi que "les pressions politiques et sociales croissantes". Ils réclament en outre la libération des militants et des journalistes emprisonnés ainsi que la reparution des dizaines de journaux interdits. Ils demandent l'indépendance de la justice, la suppression de la torture, la présence de jury dans les tribunaux, une réforme du droit de la presse.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 07:37:59
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Mardi 20 mai 2003
ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères
Sommaire du point de presse du porte parole du Quai d'Orsay du 19 mai 2003
1 - FRANCE/SUEDE 2 - UNION EUROPEENNE 3 - FRANCE/KIRGHIZISTAN 4 - CINEMA/AFRIQUE 5 - INDONESIE 6 - EUROPE/ENVIRONNEMENT 7 - RDC 8 - G8 9 - PROCHE-ORIENT 10 - FRANCE/MAROC/ATTENTATS
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1 - FRANCE/SUEDE
''A l'invitation du gouvernement suédois, M. Dominique de Villepin se rendra à Stockholm, le 21 mai prochain, pour participer à la cérémonie de signature de l'Accord-cadre pour un '' programme multilatéral environnemental dans le domaine nucléaire en Fédération de Russie '' et de son Protocole concernant les actions en justice, les procédures judiciaires et l'indemnisation. Ces textes, dont la négociation a demandé près de cinq ans, visent à faciliter la conclusion de projets de coopération en matière de dépollution nucléaire en Russie. Ils définissent le régime juridique permettant la mise en oeuvre de cette coopération. La conclusion de cet accord permettra de débloquer la réalisation d'un certain nombre de projets bilatéraux ou multilatéraux dans les domaines de la sûreté des combustibles nucléaires usés, de la gestion des déchets radioactifs ou des sources radioactives et du démantèlement des sous-marins et brise-glaces nucléaires. L'Accord MNEPR constitue une première traduction concrète des lignes directrices définies dans le cadre du Partenariat global pour la non prolifération et la destruction des armes de destruction massive lancé à Kananaskis, lors du dernier Sommet du G8. A quelques semaines du Sommet du G8 d'Evian, il s'agit d'un événement significatif pour la mise en oeuvre du Partenariat global et, plus généralement pour les progrès de la coopération avec la Russie dans le domaine nucléaire dans une perspective d'amélioration de la sécurité et de protection de la santé et de l'environnement.''
2 - UNION EUROPEENNE
''Noëlle Lenoir, Ministre déléguée aux Affaires européennes, a conduit la délégation française à la réunion informelle des ministres européens en charge des politiques régionales qui s'est tenue à Chalkidiki (Grèce), le 16 mai 2003. La réunion, consacrée à l'avenir des fonds structurels à l'heure de l'élargissement, a permis de marquer le soutien de la France à une politique dont le succès est dû à sa force d'entraînement et à sa fonction de rattrapage des régions en retard de développement ou en reconversion. Noëlle Lenoir a rappelé les positions françaises résultant des orientations définies par le Premier ministre lors du CIADT (Comité interministériel d'aménagement du Territoire) de décembre 2001. Noëlle Lenoir a indiqué qu'elle gardait le souci de la maîtrise budgétaire de la politique régionale, tout en soulignant que cette politique aurait '' un rôle majeur pour favoriser l'adhésion des citoyens à l'Europe concrète, l'Europe qui pense à eux et répond à leurs problèmes ''. Noëlle Lenoir entend faire de la négociation qui s'engage sur l'avenir des fonds structurels une des priorités de son action, en parfaite liaison avec Jean-Paul Delevoye, Ministre de l'Aménagement du territoire.''
3 - FRANCE/KIRGHIZISTAN
''M.Aitmatov, ministre des Affaires étrangères du Kirghizistan, dirigera la délégation kirghize à la conférence sur les routes de la drogue, qui se tiendra les 21 et 22 mai à Paris. A cette occasion, il effectue une visite en France du 19 au 24 mai 2003. Il s'agit de la première visite en France d'un membre du gouvernement kirghize depuis la venue du Président Akaev en 1998. Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, M. Renaud Muselier, s'était rendu au Kirghizistan le 5 novembre 2002. M. Aitmatov aura des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, M. Renaud Muselier, ainsi qu'avec le ministre délégué au Commerce extérieur, M. François Loos. Il sera également reçu par le vice-président du Sénat, M. Serge Vinçon. La venue de M. Aitmatov permettra d'évoquer les relations bilatérales, la situation régionale en Asie centrale, ainsi que les grandes questions de l'actualité internationale. Elle permettra de confirmer l'impulsion que la France a souhaité donner à ses relations avec le Kirghizistan, qui a accueilli sur son sol de mars à octobre 2002, dans les meilleures conditions, un important dispositif aérien français, déployé dans le cadre de l'opération ''Liberté immuable''.''
4 - CINEMA/AFRIQUE
''A l'occasion de l'inauguration du pavillon ''Cinémas du Sud'' à Cannes le 17 mai, M. Pierre-André WILTZER, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, a annoncé le lancement du Plan Images Afrique qui a pour objet d'appuyer en Afrique subsaharienne la production et la diffusion d'images africaines. Par cette initiative, le ministère des Affaires étrangères manifeste du manière visible et concrète le souci de la France d'agir partout en faveur de la diversité culturelle. Ce plan se décline en trois volets distincts : - le Fonds Images Afrique, d'un montant total de 6 millions d'euros sur 3 ans, qui vise à accroître et à diversifier la production d'images africaines ., - le Fonds d'aide à la distribution Africa Cinémas, d'un montant de 1,5 million d'euros par an, auquel contribuent également l'Agence internationale de la Francophonie et la Commission européenne, qui vise à accroître la place des films africains en Afrique ., - le Plan de soutien aux télévisions africaines, d'un montant de 3 millions d'euros sur trois ans, qui vise à renforcer la présence des images africaines dans les grilles des programmes.''
5 - INDONESIE
''La France suit avec attention les développements de la situation à Aceh, province au Nord de l'île de Sumatra en Indonésie. La France appelle les autorités indonésiennes à reprendre le chemin du dialogue politique et les parties en présence à s'efforcer d'aboutir à une solution pacifique et négociée. Elle regrette que les négociations qui se sont déroulées ce dimanche à Tokyo n'aient pas abouti. La France se montre particulièrement préoccupée par l'instauration de la loi martiale pour six mois à Aceh. La France réaffirme son soutien au maintien de l'intégrité territoriale de l'Indonésie et exprime son souci que l'accord de cessation des hostilités conclu le 9 décembre 2002 sous l'égide du centre Henri Dunant soit pleinement respecté par les autorités indonésiennes comme par les représentants du GAM (''Gerakan Aceh Merdeka'', Mouvement pour Aceh libre) comme le cadre approprié pour garantir la paix aux habitants d'Aceh. La France encourage les représentants du centre Henri Dunant à poursuivre leur médiation et soutient le travail de la Commission de sécurité conjointe.''
6 - EUROPE/ENVIRONNEMENT
''La conférence ministérielle de Kiev (21 - 23 mai 2003) sera la cinquième conférence ministérielle du processus '' un environnement pour l'Europe ''. Lancé en 1991 à Dobris (ex RFY) ce processus qui regroupe l'ensemble des pays de la zone de la CEE/NU (y compris le Canada et les Etats-Unis) vise à développer la coopération dans le domaine de l'environnement pour permettre aux pays en transition d'atteindre un degré de protection environnementale équivalent aux pays développés de la zone paneuropéenne. La délégation française sera conduite par M. Denis GAUER, ambassadeur délégué à l'environnement. Deux éléments de contexte importants donneront à cette conférence un relief particulier: l'élargissement de l'UE et le suivi du Sommet mondial sur le Développement durable. Outre l'adoption d' une déclaration ministérielle, cette Conférence sera également l'occasion pour notre pays de signer deux protocoles négociés dans le cadre de la CEE/ NU relatifs d'une part à l'évaluation stratégique environnementale et d'autre part aux registres sur les rejets et transferts de polluants. Ce dernier protocole est rattaché à la Convention d'Aarhus sur l'information et la participation du public à la prise de décision et l'accès à la justice dans le domaine de l'environnement, Convention ratifiée par la France en 2002.''
7 - RDC
''La France condamne avec la plus grande fermeté les exactions commises par les milices armées en Ituri, et en particulier l'assassinat de deux observateurs de la MONUC. La France rend hommage à la MONUC, et notamment au bataillon uruguayen présent en Ituri, qui, dans des conditions difficiles, contribue à la nécessaire stablisation de la situation sur place.''
8 - G8
(Pouvez-vous nous présenter le G8 - ministres des Affaires Etrangères ?) ''Les ministres des Affaires étrangères du G8 se réuniront à Paris jeudi 22 et vendredi 23 mai 2003. La rencontre débutera jeudi 22 au soir, au quai d'Orsay, et se poursuivra vendredi 23, à l'Hôtel Intercontinental. Cette réunion précède traditionnellement le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G8, qui se tiendra, cette année, les 2 et 3 juin à Evian. Elle permet aux ministres de débattre des principales questions internationales et de traiter les questions de politique étrangère avant le Sommet. Cette année, les questions de sécurité internationale seront l'axe central. Elles seront abordées à la fois sous un angle thématique, lutte contre le terrorisme, menace posée par la prolifération des armes de destruction massive, mais aussi géographique, à travers un certain nombre de situations, par exemple l'Irak, le Proche-Orient, l'Afghanistan, l'Iran, la Corée du Nord, etc. La rencontre se tiendra immédiatement après la conférence organisée à Paris sur les routes de l! a drogue, à laquelle les ministres du G8 sont associés. La réunion sera suivie d'une conférence de presse qui se tiendra vendredi 23 à l'Hôtel Intercontinental, à 14h45.''
(Pourquoi n'y a-t-il pas de participation américaine à la conférence sur la drogue ? Doit on y voir l'expression de rétorsions américaines ?) ''Mais il y en a une à ma connaissance, et donc je comprends mal la question.''
9 - PROCHE-ORIENT
(Avez-vous une réaction à la déclaration faite par Israël concernant son intention d'interdire tout diplomate étranger qui déclare vouloir rencontrer Yasser Arafat, et ceci à la veille de la visite de M.de Villepin dans la région ?) ''Non, la préparation du voyage de Dominique de Villepin dans la région se poursuit normalement. Je vous renvoie vers les autorités israéliennes sur ce point.''
10 - FRANCE/MAROC/ATTENTATS
(Pourriez-vous nous donner quelques précisions sur l'aide judiciaire et policière apportée par la France au Maroc, relative aux attentats de Casablanca ?) ''Comme vous le savez, une équipe de police technique et scientifique est présente sur place. Pour plus de détails, je dois vous renvoyer vers le Ministère de l'Intérieur.''
- - - - - - - - - - - - Pour consulter les points de presse précédents : http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 07:26:48
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