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Publié le mercredi 14 mai 2003

Mercredi 14 mai 2003

CANADA

La Commission ouvre la voie à un renforcement

des relations entre l'UE et le Canada

DN: IP/03/674     Date: 13/05/2003

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IP/03/674

Bruxelles, le 13 mai 2003

La Commission ouvre la voie à un renforcement des relations entre l'UE et le Canada

La Commission européenne a adopté aujourd'hui une communication en vue de consolider les liens qui l'unissent au Canada. Cette Communication, qui est adressée et au Conseil des Ministres et au Parlement, sera présentée au Premier ministre canadien, Jean Chrétien, par le Président Romano Prodi à l'occasion du Sommet UE-Canada qui se tiendra à Athènes le 28 mai prochain. Les thèmes principaux de la communication sont le renforcement de la coopération UE-Canada dans les affaires internationales, notamment dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE (PESC) et les premières réflexions de la Commission sur le contenu et le champ d'application possibles d'un accord bilatéral en matière de commerce et d'investissement. La communication aborde d'autres questions, telles que la collaboration en matière de justice et affaires intérieures, d'environnement et de renforcement des liens dans le domaine de l'éducation et de la culture entre Européens et Canadiens.

Évoquant les perspectives des relations UE-Canada, le commissaire chargé des relations extérieures, Chris Patten, a déclaré : "La coordination de nos actions, sur le plan tant intérieur qu'international, peut être une source de valeur ajoutée à la fois pour l'Union européenne et pour le Canada, mais aussi pour la communauté internationale au sens large. Aucun domaine ne l'illustre mieux que celui des relations internationales, dans lequel le Canada et l'UE s'investissent avec sérieux dans leur rôle de défenseurs du système multilatéral et du respect de l'État de droit à l'échelle mondiale."

Selon le commissaire chargé du commerce, Pascal Lamy, "le moment est venu de franchir une étape dans la longue et fructueuse relation en matière de commerce et d'investissement entre l'UE et le Canada et de préparer un nouveau type d'accord bilatéral dans ces domaines, qui devrait être la réponse aux nouveaux défis du XXIe siècle en matière de commerce et d'investissement entre deux économies ouvertes et développées, et être le reflet d'un engagement sincère à promouvoir nos valeurs communes".

À l'occasion de leur Sommet qui s'est tenu à Ottawa en décembre dernier, les dirigeants de l'UE et du Canada ont convenu de revoir leur relation bilatérale en 2003 en vue de renforcer les liens entre les deux parties en tenant compte des nombreux changements intervenus depuis le dernier réexamen en 1996. La communication adoptée aujourd'hui constitue la première contribution de la Commission européenne à ce réexamen. Les récents événements qui se sont produits sur la scène internationale ont porté l'attention sur la nécessité pour l'UE et le Canada de renforcer leur coopération dans les affaires internationales. L'UE comme le Canada soutiennent des institutions multilatérales fortes et le respect de l'État de droit à l'échelle internationale.

La communication de la Commission étudie comment l'UE et le Canada peuvent développer une collaboration opérationnelle, au jour le jour, dans les enceintes internationales afin d'obtenir des résultats concrets et de consolider la position des institutions multilatérales en des temps particulièrement difficiles.

En ce qui concerne les questions économiques et liées au commerce, l'UE et le Canada sont résolus à consolider encore les liens économiques qui existent entre eux, et à développer les courants bilatéraux d'échanges et d'investissement. Lors du Sommet UE-Canada qui s'est tenu à Ottawa en décembre 2002, les dirigeants ont convenu d'engager la préparation d'un nouveau type d'accord, à la fois prospectif et de vaste portée, concernant le commerce et l'investissement. Il s'agirait là du premier accord de ce type négocié par l'UE avec un pays développé non européen, qui porterait sur des questions autres que l'accès traditionnel au marché. La communication de la Commission expose des premières pistes de réflexion à cet égard. Le Canada et l'UE ont en outre décidé d'intensifier le dialogue sur la réglementation et de s'attacher à lui donner un nouveau cadre. Le nouvel accord en matière de commerce et d'investissement s'inspirerait des résultats de cette coopération intensifiée.

Dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, Européens et Canadiens sont animés par des préoccupations et des priorités similaires, dans la lutte en cours contre le terrorisme comme pour la sauvegarde des libertés civiles. La communication propose que la Commission européenne explore les voies d'un dialogue CE-Canada plus approfondi sur les migrations et le droit d'asile, contribue à la conclusion des négociations pour un accord de coopération Europol-Canada le plus rapidement possible et évalue quelles sont les possibilités de conclure des accords UE-Canada concernant l'extradition et l'entraide judiciaire.

Les menaces qui pèsent sur l'environnement, au niveau local et mondial, constituent un défi pour la communauté internationale. L'UE et le Canada sont des partenaires tout désignés pour défendre la cause environnementale sur la scène mondiale. Trois domaines de coopération plus approfondie ont été identifiés : collaborer pour maintenir le problème du changement climatique parmi les premiers points de l'ordre du jour au niveau international, coopérer à la mise en œuvre des engagements pris lors du Sommet de Johannesburg et collaborer pour intégrer les considérations environnementales dans les conclusions des négociations commerciales de Doha. L'UE et le Canada doivent encore s'attacher à garantir l'exploitation, la gestion et la conservation durables des pêcheries de la planète.

Les liens entre Européens et Canadiens dans les domaines de l'éducation et de la culture sont un gage de solidité du partenariat UE-Canada pour l'avenir, en agissant de la base au sommet. La Commission entend explorer les moyens de multiplier les échanges de jeunes entre l'Europe et le Canada, tout en poursuivant sa collaboration avec ce pays sur la scène internationale pour veiller à la reconnaissance et à la protection de la diversité culturelle.

Pour plus d'informations :

http://europa.eu.int/comm/external_relations/canada/intro/index.htm


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:46:31
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Mercredi 14 mai 2003

EUROPE


Le Figaro, n° 18277
Mercredi 14 mai 2003, p. 6

INTERNATIONAL; EUROPE

UNION EUROPÉENNE Dominique de Villepin soutient la candidature de son homologue allemand
Fischer veut diriger la diplomatie de l'Europe

Jean-Paul PICAPER

Paris est favorable à la candidature du ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, pour diriger la diplomatie de l'Union européenne, une fois que le poste de ministre proposé par la Convention sur la réforme des institutions aura été créé. « Il fera un formidable ministre des Affaires étrangères pour l'Europe », a déclaré le chef de la diplomatie, Dominique de Villepin. Plusieurs autres capitales européennes, dont Varsovie, Rome et Stockholm, estiment que le ministre allemand, membre du parti écologiste les Verts, serait un bon candidat.

« Joschka superstar »... Plus que jamais, le ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier d'Allemagne, Joschka Fischer, caracole dans son pays en tête des sondages, comme si l'anémie galopante dont souffre le gouvernement Schröder ne le concernait pas. L'Allemagne lui semble visiblement trop petite pour épanouir ses talents. Aussi Josef Martin Fischer (Joschka est un prénom d'emprunt) a-t-il été adoubé par Gerhard Schröder candidat de l'Allemagne au futur poste de ministre européen des Affaires étrangères. Le chancelier a dit dans une interview dominicale que Fischer « occuperait brillamment ce poste ». Une intervention conforme au voeu de Paris, qui veut confier ce poste à un Allemand.

On spécule déjà chez les Verts sur la succession à la tête de la diplomatie allemande. Jürgen Trittin, Renate Künast, Kerstin Müller se découvrent des compétences. « Mais peut-être vise-t-il l'Europe parce qu'il n'y aura plus de poste pour lui bientôt à Berlin », écrit la Berliner Zeitung, quotidien proche du gouvernement. Des observateurs voient dans sa possible « fuite à Bruxelles » un symptôme de la mauvaise santé du gouvernement de Berlin. Un autre signe est l'appel à la démission de Hans Eichel, le ministre des Finances, qui vient d'admettre l'échec de son plan de redressement budgétaire.

Mais Fischer est surtout un Européen convaincu. Il avait arraché à Schröder, après les dernières législatives, des compétences européennes pour son ministère, ainsi qu'une partie de l'Office fédéral de presse. N'avait-il pas exposé de son propre chef au printemps 1999 un projet institutionnel complet d'Europe intégrée ? Ne proposait-il pas, deux mois après, de créer une présidence européenne ? Fischer veut que son futur ministère européen soit « indépendant ».

Il a fait part à Valéry Giscard d'Estaing de son désir de créer un service diplomatique européen et d'adjoindre à son futur ministère des compétences militaires. Représenter l'Europe dans le monde serait une extraordinaire consécration pour un ancien militant gauchiste qui vivait d'expédients quand il ne bataillait pas avec la police dans les rues à Francfort, pour un expert des relations internationales qui n'est même pas titulaire du baccalauréat, pour un ancien pacifiste qui a imposé à ses amis Verts diverses interventions armées de la Bundeswehr, bref pour une personnalité chatoyante.

Ses collaborateurs au ministère ne l'appellent plus que « GdV », abréviation de « Gott der Vater » (Dieu le père). Il plane tellement au-dessus des petitesses politiciennes que Josef Joffe, le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Die Zeit favorable au gouvernement Schröder, déclarait hier qu'il « a la consistance d'un nuage, lui qui avait autrefois tellement de tempérament ». Tantôt en Israël pour rassembler Juifs et Palestiniens ou comme hier en Algérie pour sauver les 32 touristes enlevés dans le Sahara, vendredi prochain avec Colin Powell pour réconcilier Schröder et Bush, il est partout, sauf en Allemagne. Le quotidien de gauche Tageszeitung le soupçonne même de vouloir rebaptiser l'ONU : « JUN », c'est-à-dire « Joschka's United Nations ».

Encadré(s) :

L'UMP en phase avec la CDU

La réparation des dommages infligés aux relations internationales par la guerre en Irak ne s'arrête pas aux gouvernements. Côté français, souligne le député UMP Pierre Lequiller, elle inclut « des contacts de l'UMP avec les partis frères du PPE européen afin de réfléchir ensemble à une défense commune et aux futures institutions européennes ». En charge de l'Europe à l'Assemblée nationale et dans son parti, Lequiller s'est déjà rendu à Madrid, au Portugal, en République tchèque. Il a parlé aussi aux Italiens, Danois, Belges et autres.

Pour se concilier Angela Merkel, présidente de la CDU chrétienne-démocrate allemande, qui ne cache pas ses divergences sur l'Irak et l'Otan avec Schröder mais aussi avec le gouvernement français, Philippe Douste-Blazy, secrétaire général de l'UMP, les sénateurs Xavier de Villepin, Robert del Picchia, le député Yves Bur et Pascal Drouhaud, directeur des relations internationales à l'UMP, sont venus ici en renfort.

Le maire de Toulouse était bien placé pour expliquer aux Allemands que la France se met à leur diapason en décentralisant, en promouvant la société civile et en rapprochant les élus européens français de leurs électeurs. « Nous constatons qu'après la division de l'Europe sur l'Irak, il y a consensus pour considérer que d'un mal il faut tirer un bien et que l'Europe doit se rassembler », conclut Lequiller. Douste-Blazy a exprimé le désir de Paris d'élargir le « groupe des quatre » en matière de Défense. « Le pilier franco-allemand s'est révélé efficace chaque fois que l'Europe était en crise, mais il ne vise ni l'hégémonie ni l'exclusive », a-t-il ajouté.

Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Chefs d'États et de gouvernements; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - Le Figaro : POLITIQUE; RELATIONS EXTERIEURES; DIPLOMATIE; JOSCHKA FISCHER; PARTI; UMP; CDU
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : UNION EUROPEENNE; ALLEMAGNE; FRANCE
Type(s) d'article : ARTICLE
Taille : Moyen, 629 mots

© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LF18277608


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:21:20
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Mercredi 14 mai 2003

IRAN


Le Figaro, n° 18277
Mercredi 14 mai 2003, p. 3

INTERNATIONAL

LIBAN En visite à Beyrouth, alors que Washington demande le désarmement du Hezbollah soutenu par Téhéran
Le président iranien choisit la modération avec les États-Unis

Sibylle RIZK

Sur la route de l'aéroport, des calicots célèbrent le « front de résistance syro-libano-iranien ». Les menaces américaines contre le Hezbollah, figure emblématique de cette « résistance », qualifiée de « terroriste » par Washington, n'ont pas altéré la propagande bien huilée du parti de Dieu qui a décidé de montrer sa capacité de mobilisation à l'occasion de la première visite d'un président iranien à Beyrouth depuis la révolution islamique de 1979.

Des milliers de Libanais ont accueilli lundi Mohammad Khatami en agitant les étendards jaune et vert du Hezbollah et du mouvement Amal, l'autre parti représentatif de la communauté chiite du Liban. Les deux formations rivales ont organisé hier soir un gigantesque rassemblement populaire à la Cité sportive de Beyrouth en hommage au président iranien qui a, par contraste, adopté un ton plutôt modéré envers Washington. « Nous ne voulons pas participer à une escalade dans la région », a-t-il dit, se proposant même de collaborer à la création d'une démocratie en Irak.

L'atmosphère festive et le visage serein de Khatami, toujours souriant, cachent une certaine inquiétude de Téhéran, obligée de revoir sa stratégie régionale depuis que les États-Unis ont décidé de « remodeler » le Moyen-Orient. L'Iran et la Syrie, voisines de l'Irak, doivent désormais compter avec une présence militaire américaine massive à leurs frontières. Parmi les exigences américaines, figure principalement le démantèlement du Hezbollah libanais, financé et armé par l'Iran, et allié de la Syrie.

Le parti de Dieu est né des mouvements radicaux islamistes qui ont émergé au Liban après l'invasion israélienne de 1982. Des centaines de gardiens de la Révolution iranienne se sont alors installés dans la vallée de la Békaa pour entraîner et former les membres du Hezbollah qui prenait ses instructions directement à Téhéran. Depuis la fin de la guerre du Liban, le parti chiite s'est davantage intégré à la société libanaise et s'est rapproché de la Syrie, pour des raisons de stratégie régionale. Avec la fin de l'occupation israélienne, en mai 2000, il a toutefois perdu sa légitimité de résistant, ce qui rend les exigences américaines difficiles à contrarier.

La nouvelle donne régionale et le ton conciliant du président iranien signifient-ils que Téhéran a accepté de sacrifier le Hezbollah sur l'autel du rapprochement avec Washington ? Rien ne permet pour l'instant de l'affirmer comme le font certains commentateurs libanais. D'autant que Mohammad Khatami n'est pas entièrement maître de la décision, le dossier du Hezbollah étant plutôt entre les mains des conservateurs du régime iranien et notamment du guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei.

Peu a filtré des discussions entre le président Khatami et son homologue libanais, Émile Lahoud, si ce n'est le traditionnel discours officiel sur la « coopération et la coordination » entre le Liban et l'Iran. En tout état de cause, c'est à Damas, où il se rend aujourd'hui, que le président iranien abordera la question du Hezbollah avec son homologue syrien, Bachar el-Assad, qu'il rencontre pour la deuxième fois en deux mois.

Dans un communiqué de la présidence libanaise, Mohammed Khatami rejette « les menaces américaines nulles et non avenues, réitérant son appui à la résistance légitime de tous les peuples ». Ces menaces, qui « visent aussi l'Iran », ont pour objectif « de servir les intérêts de l'entité sioniste (Israël) au détriment d'autres peuples de la région », a de son côté déclaré le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, après avoir rencontré le président iranien à son hôtel. A l'issue d'entretiens avec Mohammad Khatami, le premier ministre Rafic Hariri a cependant assuré que « ni l'Iran, ni la Syrie, ni le Liban ne cherchent la confrontation » avec les États-Unis.

Entre la défense de ses intérêts et la nécessité d'éviter d'attirer les foudres américaines, la marge de manoeuvre de l'Iran est étroite. Fidèle à son image d'homme d'ouverture, Mohammad Khatami a soigneusement évité toute attaque frontale de Washington, pour qui l'Iran appartient à « l'axe du Mal », choisissant plutôt de prôner le dialogue des cultures et des civilisations dont il a posé le Liban en modèle. Le président iranien a ainsi rencontré le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et appelé à l'établissement d'un ordre mondial régi par « l'éthique et le savoir » pour mettre fin « au monde des ténèbres ».

Encadré(s) :

Khamenei refuse une normalisation avec Washington

Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a rejeté toute reprise des relations avec les Etats-Unis, en affirmant que cela reviendrait à « se rendre à l'ennemi ». « Ces derniers jours, certains parlent de la nécessité de ne pas laisser passer l'opportunité » de renouer le dialogue ; « est-ce que se rendre à l'ennemi, c'est ne pas laisser passer l'opportunité ? », a demandé l'ayatollah Khamenei dans un discours, lundi soir. Le Guide répondait à une lettre de 153 députés réformateurs prônant une normalisation des relations avec le reste de la communauté internationale pour que leur pays ne subisse pas le même sort que l'Irak. Ils appelaient à transformer en « opportunité » les « menaces » pesant sur l'Iran. « Se rendre à l'ennemi n'est pas la solution, cela ne ferait que renforcer son moral, ses exigences et son aventurisme », a tranché Ali Khamenei. Les députés réformateurs se sont inquiétés d'une situation « critique », invoquant l'action conjuguée de « la menace (américaine) arrivée jusqu'à nos frontières » et de la coupure entre la population et le pouvoir. Le Guide leur a signifié qu'ils faisaient le jeu des Américains et servaient des projets militaires qu'il prête au « Grand Satan » : « Certains éléments, consciemment ou inconsciemment, aident l'ennemi et créent les conditions matérielles d'une action militaire ou semi-militaire » des Américains.

Illustration(s) :

Des milliers de Libanais ont accueilli lundi dans une ambiance festive le président iranien, Mohammad Khatami, qui affichait un visage serein malgré les incertitudes créées par la présence américaine en Irak.

(Photo Dalati Nohra/AP.)

Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - Le Figaro : POLITIQUE; RELATIONS EXTERIEURES; DIPLOMATIE; TERRORISME; RELIGION; INTEGRISME; ISLAM; HEZBOLLAH; MOHAMMAD KHATAMI; ALI KHAMENEI
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : ETATS-UNIS; IRAN; LIBAN; SYRIE
Type(s) d'article : ARTICLE; PHOTO
Taille : Moyen, 688 mots

© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LF18277301


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:19:30
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Mercredi 14 mai 2003

PAKISTAN
DIPLOMATIE

L'Inde nomme un ambassadeur
au Pakistan

Dans le cadre d'un processus de normalisation par étape, New Dehli a annoncé la nomination d'un ambassadeur pakistanais, Shiv Shankar Menon.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères à New Delhi indique que "Shiv Shankar Menon, actuellement ambassadeur en Chine, a été nommé Haut commissaire (ambassadeur) d'Inde au Pakistan".
Shiv Shankar Menon, diplomate de carrière qui, avant la Chine, a notamment été en poste au Sri Lanka et en Israël, prendra ses fonctions à Islamabad "rapidement".
Cette annonce intervient quelques jours après la visite dans la région du secrétaire d'Etat adjoint américain Richard Armitage qui a loué le nouveau processus de détente initié par le Premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee, et auquel le Pakistan a répondu positivement.

Réchauffement des relations

On assiste depuis trois semaines à un réchauffement des relations entre l'Inde et le Pakistan qui ont annoncé une série de mesures de confiance après 18 mois de crise.
Ces mesures portent sur le rétablissement complet des relations diplomatiques et la reprise des liaisons aériennes, ferroviaires et terrestres.
L'Inde refuse cependant de reprendre le dialogue bilatéral avec le Pakistan tant que le "terrorisme transfrontalier" se poursuivra au Cachemire.
Le gouvernement de New Delhi semble toutefois accepter une "feuille de route" discutée avec les Etats-Unis et qui prévoit un processus par étape susceptible à terme d'aboutir à un sommet des dirigeants indien et pakistanais.
L'Inde avait rappelé son ambassadeur au Pakistan peu après l'attaque de décembre 2001 contre son parlement, mise par New Delhi au compte de rebelles islamistes basés au Pakistan.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:36:22
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Mercredi 14 mai 2003

RYAD
ARABIE SAOUDITE

Attentats à Riyad :
34 morts

On compte sept Américains parmi les 34 victimes des attentats perpétrés par neuf kamikazes lundi soir. Washington rappelle la majorité de ses diplomates en Arabie. Un agent d'Al-Qaïda aurait lancé un avertissement dimanche.

 
Colin Powell sur les lieux d'un des attentats mardi à Riyad (AP)
 
La vague d'attentats qui a frappé Riyad lundi soir et mardi matin a causé la mort d'au moins 34 personnes dont sept américains et un Britannique selon un nouveau bilan officiel du ministère saoudien de l'Intérieur. Le dernier bilan officiel faisait état de 29 tués, dont 7 Américains et neuf kamikazes. "Le nombre des tués à ce jour s'élève à 34, soit cinq victimes de plus", a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur, cité par l'agence officielle Spa. Quatre des nouveaux tués dénombrés sont un Britannique, une Irlandaise, un Australien d'origine libanaise et un Philippin. Le cinquième corps n'a pas été identifié, selon le porte-parole. Ce triple attentats a fait également 194 blessés.
Parmi les victimes figurent neuf employés de l'entreprise Vinnell, filiale du groupe de défense américain Northrop Grumman.

Rappel

Les Etats-Unis ont ordonné mardi le départ d'Arabie Saoudite de la majeure partie de leur personnel diplomatique. Les diplomates non-essentiels et les familles des personnels ont reçu l'ordre de quitter le pays alors qu'une équipe du FBI va être dépêchée sur place pour collaborer à l'enquête sur ces attaques.
Qualifiant ces attaques d»'actes méprisables», le président américain George W. Bush a assuré mardi que «les Etats-Unis vont trouver les meurtriers et il apprendront ce que veut dire la justice américaine».
Pour le secrétaire d'État Colin Powell, il ne fait aucun doute qu'elles portent «l'empreinte d'Al-Qaïda».

Menace

Un agent d'Al-Qaïda avait averti dimanche dans un courrier électronique que le mouvement terroriste s'apprêtait à commettre des attentats de grande ampleur en Arabie saoudite, a rapporté mardi le magazine arabe Al Majallah.
L'homme qui s'est identifié sous le nom d'Abou Mohammed al-Ablaj affirmait dans ce courriel adressé dimanche au magazine que le mouvement terroriste avait mis sur pied en Arabie saoudite des commandos «martyrs», prêts à la «guérilla» contre les dirigeants saoudiens et les Etats-Unis.
A Washington, un responsable de la lutte anti-terroriste a jugé crédible ce courrier électronique. «Al Majallah» a de son côté déclaré ne pas pouvoir confirmer l'identité et les affirmations de Mohammed al-Ablaj, qui a contacté pour la première fois le magazine par e-mail, il y a trois mois.

Quatre attentats

Cette vague d'attentats simultanés dans trois complexes résidentiels -Al-Hamra, Al-Jadawel et Vinnell- qui s'est produite lundi soir a été suivie mardi matin par une attaque du siège d'une société de maintenance américano-saoudienne, qui n'a fait aucune victime. Au moins 194 personnes ont été blessées, selon l'agence de presse saoudienne. Trois Français ont par ailleurs été légèrement touchés à Al-Hamra, selon l'ambassade de France à Riyad.
«L'explosion a été très forte, j'ai cru que la porte allait sortir de ses gonds», a raconté à l'Associated Press Patrick Amour, un cadre français de l'entreprise Schneider vivant dans un complexe résidentiel situé à environ 600m de celui d'Al-Hamra, le plus touché par les déflagrations. «Les trois bombes ont explosé à moins de trois secondes d'intervalle, comme s'il y avait eu un écho». M. Amour est le représentant de l'Union des Français de l'étranger (UFE) à Riyad.
Ces complexes résidentiels abritent derrière de hauts murs des habitations allant d'appartements à de grandes villas, où les Occidentaux échappent aux contraintes saoudiennes, les femmes pouvant sortir sans voile, aller à la piscine ou faire du sport. Ces résidences sont gardées 24 heures sur 24.
Colin Powell a visité mardi le complexe où les sept Américains ont été tués. Soixante-dix Américains employés par Vinnell, une société de Virginie engagée dans l'entraînement des militaires et responsables civils saoudiens, vivaient dans l'immeuble de quatre étages devant lequel le chef de la diplomatie s'est arrêté une dizaine de minutes avant de reprendre l'avion pour Moscou. Par chance, 50 de ces Américains étaient absents du bâtiment pour un exercice d'entraînement.

Précédent

C'est la seconde fois en huit ans que les activités de Vinnell sont visées par des actes terroristes à Riyad: un attentat à la voiture piégée avait détruit en 1995 un bâtiment utilisé dans la capitale saoudienne comme quartier général du programme d'entraînement de l'armée américaine, dans lequel Vinnell était directement impliquée.
«C'était un attentat terroriste très bien préparé», a estimé Colin Powell. «Il porte indubitablement toutes les empreintes d'une opération d'Al-Qaïda».
Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie américaine avait estimé que le réseau d'Oussama ben Laden «est affaibli mais il n'est pas détruit». «Cela montre qu'il peut encore frapper (...) et que nous devons redoubler d'efforts pour traquer les terroristes», avait-il dit à Amman, avant de partir pour le royaume wahhabite. «Le terrorisme frappe partout et tout le monde. C'est une menace pour le monde civilisé», avait-il ajouté.

Terre sainte musulmane

Le président français Jacques Chirac a fait part de son «indignation», et a téléphoné dans l'après-midi au prince héritier Abdallah d'Arabie saoudite pour lui faire part de la «solidarité» de la France. Il a condamné «sans appel» dans un communiqué les «actes de barbarie aveugle» commis à Riyad. Il a également assuré M. Bush de sa «totale solidarité» et de toute sa «sympathie» après les attentats.
Ces derniers n'ont pas été revendiqués, mais le ministre saoudien de l'Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel-Aziz al-Saoud, a estimé dans un journal local qu'il s'agissait d"'attentats-suicide" probablement liés à la découverte d'une importante cache d'armes le 6 mai dernier. Dix-neuf suspects sont activement recherchés dans cette affaire, dont 17 Saoudiens, un Yéménite et un Irakien.
Un responsable américain du renseignement à Washington a affirmé de son côté que des informations recueillies ces deux dernières semaines suggéraient qu'Al-Qaïda se préparait à frapper en Arabie saoudite. La présence de soldats américains en terre sainte musulmane est l'un des motifs de la colère de Ben Laden, d'origine saoudienne. Les 5.000 soldats stationnées dans le royaume depuis la guerre du Golfe de 1990 devraient avoir quasiment tous quitté le pays avant la fin de l'année. (avec AP)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:33:01
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Mercredi 14 mai 2003

CANADA
mardi 13 mai 2003, 21h03
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Le Canada envisage de se ranger sous le bouclier antimissile américain

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MONTREAL (AFP) - Le Canada, initialement hostile au projet américain de bouclier antimissile, envisage maintenant d'y participer, de crainte qu'un refus de sa part ne marginalise son rôle dans la défense aérospatiale du continent nord-américain.

Dès son annonce officielle en décembre 2002 par le président George W. Bush, le Canada avait soulevé des doutes sur la faisabilité du projet, craignant qu'il ne mène à une "militarisation de l'espace", d'autant plus inquiétante que rien ne garantit à terme que les Etats-Unis conserveront leur supériorité technologique.

Le Canada soulignait aussi que les Etats-Unis ne lui avaient pas officiellement demandé de participer à ce bouclier destiné à protéger l'Amérique du Nord contre une attaque de missile balistique, et qu'il attendrait donc avant de prendre une décision.

Soumis à des pressions intenses de l'ambassadeur américain au Canada, Paul Cellucci, mais aussi de l'industrie canadienne de l'armemement et de ses propres militaires, Ottawa envoie depuis une dizaine de jours de multiples signes d'un revirement.

Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, a donné le ton début mai: "Les Américains ont décidé de le faire. Ils vont le faire, avec ou sans nous. Alors, qu'est-ce que cela change pour nous? Nous devons le savoir. Et nous ne le saurons que si nous parlons avec eux".

La semaine dernière, à la Chambre des Communes, le Premier ministre Jean Chrétien a fait valoir que le projet américain actuel n'est plus "la guerre des étoiles d'autrefois", à tel point que Moscou et Pékin ont assoupli leur opposition.

Entamé la semaine dernière au conseil des ministres, le débat s'est poursuivi mardi, mais ce n'est pas avant deux semaines au moins qu'Ottawa décidera s'il demande ou non l'ouverture de pourparlers avec les Etats-Unis en vue de sa participation éventuelle au projet, a affirmé M. Chrétien.

Plusieurs députés libéraux demeurent fermement opposés au bouclier et s'étonnent de l'empressement soudain de leur gouvernement à vouloir arrêter une décision.

"La chute de Bagdad venait à peine d'avoir lieu que nous parlions déjà du système de défense antimissile. Pourquoi?" demandait le député libéral John Harvard. "Est-ce un prix de consolation pour les Américains? Devons-nous expier nos pêchés pour ne pas être allés en Irak?"

En fait, le temps presse pour Ottawa, puisque Washington est déjà à l'étape de la planification en vue du déploiement, à partir de l'automne 2004, de premières fusées d'interception en Alaska, ainsi que d'équipements de détection au sol, en mer et dans les airs. Des alliés, comme la Grande-Bretagne et le Danemark, ont été sollicités par les Etats-Unis pour la modernisation de radars sur leur territoire.

Selon le quotidien québécois Le Devoir, "la décision du Canada déterminera si le bouclier (...) peut être sous la supervision du NORAD (Accord sur la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord), qui est doté d'un commandement canado-américain, ou s'il doit être sous le contrôle exclusif des Etats-Unis".

Discuter avec les Etats-Unis n'empêchera pas Ottawa de réaffirmer "son opposition à la militarisation de l'espace", soulignait aussi un éditorial du quotidien La Presse.

"Au pire, le Canada se sera assuré ainsi de préserver son rôle dans la défense du continent. Au mieux, le projet du bouclier sera rapidement abandonné, parce qu'il aura été jugé trop coûteux, inutile ou irréalisable. Ou encore parce que George W. Bush ne sera plus président", concluait le journal.

Rubrique : Monde
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Dossier : Bouclier antimissiles américain
Dossier : Canada et Québec

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:10:20
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Mercredi 14 mai 2003

ETATS-UNIS
Les Etats-Unis restent en tête du classement de la compétitivité

BERNE (AP) - Les Etats-Unis restent en tête du classement des pays les plus compétitifs, selon le Rapport mondial sur la compétitivité 2003 établi par l'International Institute for Management Development (IMD) à Lausanne.

Pour la première fois cette année, l'IMD distingue deux groupes de pays et de régions, en dessus et au-dessous de 20 millions d'habitants. Le classement de l'an passé a d'ailleurs été revu en fonction de ce nouveau critère.

S'agissant des pays de plus de 20 millions d'habitants, les Etats-Unis occupent donc la première place, devant l'Australie, le Canada, la Malaisie et l'Allemagne. Pour sa part, la France gagne une place et se classe 8e, alors que l'Italie a encore perdu trois rangs et se retrouve 17e.

Dans la catégorie des pays plus petits, la Finlande est en tête alors que les Pays-Bas, qui occupaient le premier rang l'an passé, rétrogradent à la 8e place. Singapour est au deuxième rang, devant le Danemark, Hong Kong et la Suisse qui perd deux rangs par rapport au classement 2002.

Toutefois, ces résultats ne tiennent pas compte de l'impact de l'épidémie de pneumonie atypique qui pourra avoir de graves conséquences sur la compétitivité de toutes les économies asiatiques, observe Stéphane Garelli, directeur du rapport IMD et professeur à l'Université de Lausanne. AP

mw/S

Rubrique : Monde
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Dossier : États-Unis

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:09:34
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Mercredi 14 mai 2003

IRAN

Le président iranien exhorte

les Etats-Unis à se retirer

rapidement de l'Irak et affirme

son soutien au Hezbollah

BEYROUTH (AP) - En visite au Liban, le président iranien Mohammed Khatami a exhorté mardi les Etats-Unis à se retirer rapidement de l'Irak et a avertit des conséquences d'un gouvernement imposé à la population irakienne.

""Nous espérons que l'administration américaine quittera dès que possible l'Irak blessé pour lui permettre d'être dirigé par les Irakiens", a déclaré Mohammed Khatami devant plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées dans un stade de Beyrouth.

Il a également assuré le soutien de son pays au Hezbollah, un mouvement figurant sur la liste des organisations terroristes du Département d'Etat américain.

"La survie et l'unité de ce pays sont symbolisées par cette résistance (celle du Hezbollah, ndlr). Tout le Liban s'est opposé aux méthodes agressives d'Israël. La résistance légitime menée par tous les groupes (libanais, ndlr) a fait de cette victoire une victoire pour toute la population", a affirmé le président iranien lors d'un rassemblement organisé par le Hezbollah et le Mouvement Amal, un groupe chiite libanais.

"Le monde a salué cette résistance héroïque (celle du Hezbollah, ndlr). Nous la saluons toujours. Notre soutien est un soutien au Liban tout entier", a-t-il ajouté.

Mohammed Khatami est au Liban depuis lundi et doit se rendre en Syrie mercredi. Il s'agit de la première visite d'un président iranien au Liban depuis la révolution islamique iranienne de 1979.

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a récemment exhorté la Syrie et le Liban à contrôler les mouvements activistes, tels que le Hezbollah. AP

jp/dn6773

Rubrique : Monde
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Dossier : Dossier Irak
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Dossier : Dossier Proche-Orient
Dossier : Iran
Dossier : Liban

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:08:55
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Mercredi 14 mai 2003

EXPULSIONS DE CUBAINS
Washington expulse 14 diplomates cubains

WASHINGTON (AP) - Les Etats-Unis ont ordonné l'expulsion de 14 diplomates cubains -sept travaillant à la mission des Nations unies à New York et sept à Washington- en raison d'"activités inappropriées et inacceptables".

Cet avis d'expulsion, annoncé mardi, est de loin le plus important des six ordres ayant visé des diplomates cubains depuis plusieurs années.

Selon un haut responsable de l'administration américaine, les Cubains expulsés de Washington se sont notamment livrés à des activités de surveillance. Ils sont également accusés d'association avec des criminels reconnus et de tentative de recrutement d'espions pour le compte de leur pays.

Selon le porte-parole du Département américain Philip Reeker, les sept cubains de la mission des Etats-Unis à New York ont reçu un avis d'expulsion en raison d'"activités jugées nuisibles aux Etats-Unis au-delà de leurs prérogatives officielles".

Les 14 Cubains ont dix jours pour quitter les Etats-Unis, selon Philip Reeker.

Les relations américano-cubaines se sont dégradées récemment, entre le gouvernement Bush et le régime castriste, rappelant l'époque sombre de la Guerre froide.

Le mois dernier, les Etats-Unis ont quitté une réunion de l'ONU pour protester contre la réélection de Cuba à la Commission des droits de l'Homme basée à Genève. Cette élection survenait quelques semaines après la condamnation de 75 journalistes cubains indépendants et opposants ainsi que l'exécution de trois preneurs d'otages qui avaient tenté de gagner les Etats-Unis.

Deux mois auparavant, Cuba avait décrété que les diplomates américains désirant se rendre hors d'une zone déterminée autour de La Havane devaient obtenir une autorisation, au lieu de devoir simplement en informer les autorités. Les Affaires étrangères avaient répliqué en imposant les mêmes restrictions aux diplomates cubains à Washington. AP

st/v/jp/v

Rubrique : Monde
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Dossier : ONU
Dossier : États-Unis

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:08:01
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Mercredi 14 mai 2003

IRAK
mercredi 14 mai 2003, 13h32
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Découverte en Irak d'un charnier de plus de 3.000 corps

HILLAH, Irak (AP) - Quelque 3.000 corps ont été découverts dans un charnier dans un village du centre de l'Irak, qui daterait de la répression de la révolte des chiites en 1991 contre Saddam Hussein, ont annoncé des responsables mercredi.

Des centaines de personnes venant des villages voisins observaient les excavations à Hillah derrière une barrière de barbelé alors que des restes étaient retirés du champ puis enveloppés dans des sacs de plastique, des draps ou des couvertures. Certains des crânes avaient encore des cheveux et selon les responsables des fouilles, ils appartiennent probablement à des femmes.

Au cours des neuf derniers jours, les équipes qui se relaient ont retiré plus de 1.500 restes non identifiés, a dit Amir Choumri, un représentant du gouverneur de Hillah, à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, en charge de l'opération.

Par ailleurs, 719 corps ont été identifiés principalement grâce aux documents découverts sur eux. "Quelque 20% d'entre eux ont été enterrés vivants, parce qu'ils n'avaient pas de blessures par balles, mais leurs mains étaient attachées et ils portaient un bandeau sur les yeux", a dit Choumri.

Rafed Husseini, un médecin dirigeant une équipe locale d'hommes chargés de creuser, a déclaré que plus de 3.000 cadavres avaient été repérés ou extraits.

Tout suggère que cette fosse commune est la plus grande découverte en Irak depuis le renversement du régime le mois dernier par les forces américaines. Deux jours plus tôt, un charnier avait été repéré près de Bassorah (sud), la deuxième ville du pays. Il contiendrait jusqu'à 150 corps de chiites tués après une rébellion en 1999.

Les organisations humanitaires estiment que de nombreuses fosses communes parsèment le territoire. Peter Bouckaert, chercheur pour Human Rights Watch, basée à Londres, évalue à au moins 200.000 le nombre de personnes disparues en Irak ces dix dernières années. Et de critiquer Washington, qui n'a pas envoyé d'experts légistes à Hillah, laissant les villageois se débrouiller et effacer de nombreuses preuves pouvant servir à de futurs procès.

"Ils veulent creuser eux-mêmes", affirme le capitaine David Romley des Marines, arrivé mercredi pour protéger le site dont son unité n'aurait entendu parler que deux jours plus tôt. Les Marines devraient aussi apporter de l'eau et des vêtements de camouflage pour protéger les villageois des brûlures du soleil.

A Londres, Entifadh Qanbar, porte-parole du Congrès national irakien (CNI), proche des Américains, a déclaré que quatre charniers étaient explorés près de Hillah et qu'ils pourraient contenir environ 15.000 corps -chiffre plus élevé que celui avancé par les organisations humanitaires. AP

st/v299

Rubrique : Monde
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Dossier : Dossier Irak
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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:06:39
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Mercredi 14 mai 2003

TOURISTES DISPARUS
Des touristes européens disparus au Sahara retrouvés

Photo
VIENNE (AFP) - Des touristes européens disparus dans le Sahara algérien, certains depuis le 19 février, ont été retrouvés sains et saufs, ont annoncé mercredi des responsables autrichien et allemand.

Neuf des ravisseurs des 31 touristes portés disparus ont été abattus par l'armée algérienne lors de l'opération menée mardi à l'aube près de Tamanrasset (1.900 km au sud d'Alger) qui a conduit à la libération d'entre eux, indique pour sa part mercredi le quotidien El Watan.

Le ministère autrichien des Affaires étrangères a annoncé que les dix touristes autrichiens disparus avaient été retrouvés sains et saufs. "Ils ont été retrouvés sains et saufs", a déclaré un porte-parole en indiquant que le ministère allait publier sous peu un communiqué. La trentaine de touristes --15 ou 16 Allemands, 10 Autrichiens, 4 Suisses, un Néerlandais et un Suédois-- avaient disparu entre la mi-février et la mi-mars dans le Sahara, une région couvrant plus de 2 millions de km2 en Algérie.

A Berlin le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé mercredi que six des Allemands avaient été retrouvés et se trouvent sains et saufs à l'ambassade d'Allemagne à Alger. "Ils se portent bien", a déclaré un porte-parole du ministère. Les autres touristes allemands disparus - sur un total d'au moins 15 et peut-être 16, la disparition d'un Allemand n'ayant pas été confirmée - n'ont pas encore été retrouvés, a-t-il ajouté.

Le ministère suisse des Affaires étrangères, interrogé par téléphone, n'a pas pu donner de précision sur le sort des quatre touristes suisses. A Alger le quotidien Liberté paru mercredi écrit que dix-sept des touristes avaient été libérés mardi à 150 km au nord d'llizi (1.500 km au sud-est d'Alger), citant des "sources bien informées".

Ces touristes auraient été libérés dans la région de Tamerlick, un secteur où avait été signalé le passage de certains des six groupes de touristes disparus entre la mi-février et la mi-mars, selon ce journal. Une confusion a touché le nombre de touristes qui étaient 32 au départ, puis 31, avant de revenir à 32, avec la probable disparition supplémentaire d'un touriste allemand révélée lundi par la délégation accompagnant le ministre allemand des Affaires étrangères à Alger, Joschka Fischer.

Plus de 7.000 personnes, dont 5.000 soldats, participaient aux recherches pour retrouver ces touristes portés disparus dans le triangle Ouargla-Djanet-Tamanrasset (800 km au sud d'Alger, 1.700 km au sud-est et 1.900 km au sud).

Rubrique : Monde
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Dossier : Autriche
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Dossier : Algérie

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:06:07
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Mercredi 14 mai 2003

ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Sommaire du point de presse du porte parole du Quai d'Orsay du 13 mai 2003


1 - LITUANIE/FRANCE
2 - FRANCE/CANADA
3 - COMORES
4 - GRANDE-BRETAGNE/FRANCE
5 - CONSEIL DE L'EUROPE
6 - ARABIE SAOUDITE/ATTENTATS
7 - IRAQ
8 - COTE D'IVOIRE
9 - FRANCE/RDC


______________________________________


1 - LITUANIE/FRANCE

''Le Président de la République, M. Jacques Chirac recevra le Président
lituanien, M. Rolandas PAKSAS, le 14 mai 2003 à 12h00, à l'occasion de la visite
en France de celui-ci. Cette première rencontre entre les deux présidents depuis
la prise de fonction de M. Paksas, le 26 février dernier sera l'occasion pour le
Président de la République de saluer de nouveau le résultat du référendum
d'adhésion de la Lituanie à l'Union européenne. Cette décision historique qui
renforce la famille européenne permettra à la France et à la Lituanie, amis et
partenaires européens, de poursuivre et d'approfondir leur dialogue pour
construire une Europe efficace, solidaire et démocratique.
Cet entretien sera principalement consacré aux questions européennes au
lendemain du soutien massif apporté par les électeurs lituaniens à l'adhésion de
leur pays à l'Union européenne lors du référendum des 10 et 11 mai. Les
questions internationales, notamment l'Irak, le Proche-Orient et l'élargissement
de l'OTAN seront également abordées. Cette rencontre permettra enfin de passer
en revue l'ensemble de nos relations bilatérales, dont la qualité mérite d'être
relevée, et qui a été de nouveau illustrée par la récente visite en France le 29
avril dernier de M. Antanas VALIONIS, ministre des Affaires étrangères
lituanien.''

2 - FRANCE/CANADA

''Le Premier ministre, M. Jean- Pierre Raffarin, se rendra en visite officielle
au Canada avec étapes à Ottawa, Québec et Montréal du 21 au 24 mai. Il sera
accompagné de Mme Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie, M.
Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, M.
François Loos, ministre délégué au Commerce extérieur, ainsi que d'une
délégation parlementaire. M. Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'Education
nationale et de la Recherche, rejoindra la délégation à Québec pour la signature
d'un protocole relatif à l'Office franco-québécois pour la Jeunesse.
La visite du Premier ministre à Ottawa se situe dans le contexte des relations
d'amitié et de partenariat qui unissent la France et le Canada. La dernière
visite en France du Premier ministre, M. Jean Chrétien, remonte à juin 2002. M.
Raffarin aura des entretiens de travail avec son homologue canadien, qui
permettront d'évoquer la coopération étroite entre les deux pays tant sur le
plan bilatéral que multilatéral. Les grands dossiers internationaux, sur
lesquels, d'une manière générale, la France et le Canada ont de grandes
convergences de vues, seront abordés. Les commémorations, à partir de 2004, du
400ème anniversaire du premier établissement français en Amérique du Nord
figurent également à l'ordre du jour de ces entretiens. Un dîner sera offert par
le Chef du gouvernement canadien. Le Premier ministre déposera une gerbe sur la
tombe du soldat inconnu.
Dans le cadre des visites alternées de Premiers ministres français et québécois,
M. Raffarin se rendra au Québec et s'entretiendra avec le nouveau Premier
ministre, M. Jean Charest, qui, en sa qualité de chef de l'opposition
officielle, avait été reçu par le Premier ministre à Paris en février dernier.
Ils évoqueront les liens de coopération qui contribuent à la relation directe et
privilégiée entre la France et le Québec, en particulier la francophonie et la
coopération décentralisée. Au cours de cette visite, placée sous le signe de
l'accompagnement des entreprises, M. Raffarin assistera à la 8ème édition de
Futurallia '' Carrefour mondial des PME'', importante manifestation de maillage
des entreprises, qui se tient cette année à Québec.
A Montréal, le Premier ministre aura un entretien avec le Maire et rencontrera
notamment la communauté française à l'occasion d'une réception.''

3 - COMORES

''Le Ministre s'entretiendra le 15 mai avec son homologue comorien, M. Souef El
Amine.
Cet échange s'inscrit dans le cadre des relations étroites entre la France et
les Comores, fondées sur une histoire commune, la proximité de Mayotte, la
présence d'une forte communauté comorienne en France et le souhait partagé de
renforcer la coopération dans l'Océan indien.
Cet entretien permettra de poursuivre le dialogue engagé pour assurer la
réussite du processus de Fomboni qui doit aboutir à la tenue des élections
législatives.
La relance de la Commission de l'Océan indien et la participation des sportifs
mahorais aux prochains Jeux des Iles devraient également être abordés.''

4 - GRANDE-BRETAGNE/FRANCE

''Le Ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, recevra demain
mercredi 14 mai une délégation de la Commission des Affaires étrangères de la
Chambre des Communes à 18h15 au Quai d'Orsay.
Cette rencontre sera l'occasion pour le Ministre de faire le point sur les
principaux dossiers internationaux, notamment l'Irak et le Proche-Orient, ainsi
que sur les dossiers européens, en particulier dans la perspective de la
prochaine session plénière de la Convention qui se tiendra les 15 et 16 mai
prochains.''

5 - CONSEIL DE L'EUROPE

''Noëlle Lenoir, Ministre déléguée aux affaires européennes, assistera les 14 et
15 mai 2003 à la 112ème session du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe.
Le Conseil de l'Europe, la plus ancienne organisation politique du continent,
est aujourd'hui fort de 45 membres après avoir accueilli la Serbie et Montenegro
le 3 avril dernier. Il devrait, après son premier sommet à Vienne en 1993 et son
second à Strasbourg en 1997, tenir un troisième sommet entre la fin 2004 et
2005, dont le principe a été arrêté lors de leur dernière session, et qui se
situera dans le cadre de la profonde mutation dont l'architecture européenne
fait actuellement l'objet, après l'élargissement de l'Union européenne de 15 à
25 Etats membres et alors que les réformes institutionnelles sur la future
constitution de l'Europe sont en cours.
Elle participera le 14 mai au dîner du Conseil des Ministres consacré à la
situation internationale, en présence de Madame Louise Fréchette,
Vice-Secrétaire Générale des Nations Unies.
Mercredi 15 mai, la Ministre participera à l'important débat du Comité des
Ministres sur le thème : '' le rôle futur du Conseil de l'Europe dans la
construction d'une Europe sans clivages ''. Les ministres débattront notamment
des modalités (date, lieu et contenu) du troisième sommet des chefs d'Etats et
de gouvernement du Conseil de l'Europe.
En marge de la session, la Ministre déléguée aux affaires européenne rencontrera
également le Ministre des affaires étrangères croate, Monsieur Tonino PICULA.''





6 - ARABIE SAOUDITE/ATTENTATS

(Avez-vous une réaction à l'attentat en Arabie Saoudite et est-ce qu'il y avait
des Français parmi les victimes ?)
''La France condamne avec la plus grande fermeté la série d'attentats perpétrée
dans la soirée du 12 mai à l'est de Riyad, qui a fait de nombreuses victimes.
Nous n'avons pour l'instant aucun élément d'information concernant la présence
de ressortissants français parmi les victimes. Notre ambassade est mobilisée.
En ces douloureuses circonstances, nous exprimons notre sympathie aux autorités
saoudiennes et nous présentons nos sincères condoléances aux familles des
victimes.''

(Avez-vous eu un ou des contacts avec les autorités saoudiennes à la suite de la
série d'attentats ? Si oui, avec qui ? Si non, comptez-vous le faire ?)
''M. de Villepin a cherché à joindre ce matin son homologue saoudien et compte
lui parler très rapidement.''

7 - IRAQ

(Où en sont les discussions sur la résolution américaine au Conseil de Sécurité
?)
''Les discussions se poursuivent et nous les abordons dans l'esprit rappelé hier
encore par le Ministre dans son interview au Monde.''

(Concernant la résolution américaine, sous quelle forme la France compte-t-elle
présenter ses propositions (dont a parlé M. de Villepin au Monde),
réfléchit-elle à un texte commun avec Moscou ou Berlin par exemple ?)
''Nous faisons et ferons valoir nos idées sous la forme appropriée, comme il est
d'usage dans les discussions au Conseil de sécurité.
Le Ministre l'a dit hier, le texte déposé sur la table du Conseil constitue une
base de départ pour les discussions. Comme vous le savez, la France, l'Allemagne
et la Russie se consultent étroitement à ce sujet.''

8 - COTE D'IVOIRE

(L'effectif de la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) vous
paraît-il suffisant pour contribuer pleinement au retour de la paix civile ?)
''Le Conseil de sécurité devrait se prononcer cette après-midi, nous vous en
rendrons compte alors.''

9 - FRANCE/RDC

(Confirmez-vous les informations selon lesquelles la France enverrait des
soldats dans l'Ituri (RDCongo), après un changement par le Conseil de sécurité
du mandat de la MONUC -imposition de la paix ?)
''L'aggravation de la situation sécuritaire dans l'Ituri a amené le secrétaire
général des Nations Unies à solliciter l'envoi d'un bataillon français dans
cette région.
La France est disposée à apporter sa contribution à la stabilisation de l'Ituri,
et nous sommes actuellement en train d'étudier les modalités pratiques d'une
participation à une force internationale,ad hoc et temporaire, qui viendrait en
appui de la MONUC.
Cette initiative s'inscrit dans le processus de paix en cours en RDC. Outre la
constitution rapide, que nous appelons de nos voeux, du gouvernement de
transition, la RDC doit pleinement recouvrer son unité et sa souveraineté sur
l'ensemble de son territoire.''

- - - - - - - - - - - -
Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 07:52:24
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INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON