INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
ericjeanloicbreton


+ lectures

Sommaire
ANCIENS ARTICLES



+ catégories

ADMINISTRATION INTERIMAIRE EN IRAK
AFRIQUE
ALLEMAGNE
AMERIQUE LATINE
ANGLETERRE
ARABES
ARABIE-SAOUDITE
CHINE
CHIRAC, L\'IRAK ET LE PAPE...
COBAYE OU VICTIME DE GUERRE ? CA RESTE AVOIR...
COLUMBIA
COREE DU NORD
COTE D\'IVOIRE
DROITS DE L\'HOMME
ETATS-UNIS
EUROPE
EUROPE
FRANCE(international)
INDE
IRAK
IRAK PAR ERIC JL BRETON
IRAN
IRLANDE
ISRAEL
LE GENERAL PERDU DU RAIS
L\'IRA-K
MESSAGE A AMNESTY
PROCHE-ORIENT
SHARON
TCHETCHENIE
TO BE OR NOT TO BE ?




Un blogue Divers par Mon Blogue.com


Publié le lundi 12 mai 2003

Lundi 12 mai 2003

ACTUALITES DIPLOMATIQUES
diplomatie-actualites] Point de presse du porte-parole adjoint du Quai d'Orsay du 12 mai 2003 Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères Sommaire du point de presse du porte-parole adjoint du Quai d'Orsay du 12 mai 2003: 1 - PROGRAMME 2 - LITUANIE/UE 3 - FRANCE/LIBERIA 4 - COTE-DIVOIRE 5 - RDC 6 - AFRIQUE/COOPERATION 7 - FRANCE/CANADA 8 - TOGO 9 - SOMMET DU G8 10 - PROCHE-ORIENT 11 - ARGENTINE/AIDE 12 - FRANCE/CEDEAO ======================================================= 1 - PROGRAMME ''M. Dominique de Villepin sera aujourd'hui à 19h 05, l'invité de Marie CHRISTIN à l'émission ''Le débat du jour'' sur RTL.'' 2 - LITUANIE/UE ''Au lendemain du référendum d'adhésion de la Lituanie à l'Union européenne, M Dominique de Villepin a adressé un message de félicitations à son homologue lituanien, M. Antanas VALIONIS dans les termes suivants : ''La population lituanienne vient d'exprimer son soutien à une Europe enfin réunifiée, à laquelle nous sommes attachés. Je tiens à saluer ce résultat auquel vous avez personnellement oeuvré avec fermeté et constance, comme j'ai pu le constater lors de nos derniers entretiens. Cette décision historique renforce la famille européenne. En tant qu'amis et partenaires européens, la France et la Lituanie doivent aujourd'hui poursuivre et approfondir leur dialogue pour construire une Europe efficace, solidaire et démocratique. Je me réjouis d'y œuvrer avec vous.'' Pour sa part, Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, a publié un communiqué dont le texte figure dans le bulletin d'actualités de ce jour''. 3 - FRANCE/LIBERIA ''Monsieur Pierre-André WILTZER, Ministre délégué à la coopération et à la francophonie représente le Gouvernement français à la 3eme réunion du groupe de contact sur le Liberia lundi 12 mai à Bruxelles. Placé sous la co-présidence de MM. Hans DAHLGREN (représentant spécial de l'Union européenne) et AKUFO-ADDO (Ministre ghanéen des Affaires étrangères), le groupe de contact est composé de représentants des gouvernements du Nigeria, du Maroc, des Etats-Unis, de la France et du Royaume Uni, ainsi que des Nations Unies, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la CEDEAO. Après plusieurs réunions des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Fleuve Mano (Guinée, Sierra Leone, Liberia), les efforts de médiation entrepris par le Maroc ont conduit à la tenue à Rabat, les 27 et 28 février 2002, d'une rencontre au niveau des chefs d'Etat. Le Secrétariat général des Nations Unies a mis en place le 17 septembre 2002 un Groupe de contact pour le Liberia et la région du Fleuve Mano, qui a pour principal objet d'appuyer le processus de Rabat et de contribuer au retour de la paix au Liberia. Il s'est réuni à Dakar le 19 décembre, puis à New-York le 28 février 2003.'' 4 - COTE-DIVOIRE ''Nous relevons avec satisfaction des signes encourageants de nature à consolider le processus de réconciliation en Côte d'Ivoire. La visite en Côte d'Ivoire d'une délégation Burkinabe conduite par le ministre des Affaires du Burkina-Faso, l'annonce de la levée du couvre-feu en vigueur depuis le 19 septembre 2002, ainsi que l'essai technique de la ligne de chemin de fer Abidjan / Ouagadougou jusqu'à Bouaké vont en effet dans ce sens.'' 5 - RDC ''La France condamne les massacres perpétrés ces derniers jours en Ituri contre les populations civiles et les attaques contre les installations des Nations unies. Ces actions sont en contradiction totale avec les progrès du processus de paix en cours en RDC, notamment les efforts qui visent à constituer le gouvernement et à lancer effectivement la période de transition. La France appelle instamment toutes les parties en présence à cesser le feu et à arrêter immédiatement tous les actes de violence, afin de revenir à une logique de paix, et, à cette fin, à continuer le travail entrepris dans le cadre de la commission de pacification de l'Ituri. La France demande aux pays de la région, notamment ceux qui sont voisins de l'Ituri, de faire preuve de retenue, et de s'abstenir de toute action qui pourrait compromettre le retour à la paix et à la souveraineté de la RDC.'' 6 - AFRIQUE/COOPERATION ''Le ministère des Affaires étrangères organise à Paris, ce lundi 12 mai, une table ronde des bailleurs de fonds du groupe des Ecoles des ingénieurs de l'équipement rural et des Ecoles des techniciens supérieurs de l'hydraulique et de l'équipement rural (EIER-ETSHER), cogéré par 14 Etats africains et dont le siège se trouve à Ouagadougou (Burkina Faso). Ces écoles constituent un centre interafricain de compétences dans les domaines de la gestion des ressources en eau, de l'équipement rural et urbain et de l'environnement. La France, le Danemark, la Suisse, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l'Union économique et monétaire de l'Ouest africain (UEMOA) contribuent financièrement au fonctionnement des écoles. La présence à cette réunion de M. Abdoulaye ABOUBAKARY, secrétaire d'Etat à l'Agriculture du Cameroun, président du conseil des ministres de l'EIER-ETSHER, ainsi que celle de M. Augustin NIANGO, directeur de l'enseignement supérieur auprès de la Commission de l'UEMOA, viennent souligner l'importance des discussions qui seront menées.'' 7 - FRANCE/CANADA ''Le 12 mai 2003, le ministère des Affaires étrangères accueillera le 3ème comité exécutif du Fonds France-Canada pour la Recherche chargé de sélectionner les meilleurs projets scientifiques éligibles à ce Fonds. Le Fonds France-Canada pour la Recherche a été créé en 2000 de manière conjointe entre la France et 16 universités canadiennes de renom, réparties dans toutes les provinces. Doté d'un capital constitué pour moitié par le ministère des Affaires étrangères, (soit près de 760 000 euros), le Fonds France-Canada pour la Recherche a pour vocation de financer des projets scientifiques de haut niveau menés par des équipes franco-canadiennes sous la responsabilité de deux chefs de projet (un dans chaque pays). Sa gestion a été confiée à l'Université d'Ottawa et, depuis son lancement, il a permis de financer au total 33 projets relevant de disciplines scientifiques les plus diverses. Cette année, sur les 87 projets déposés dans le cadre de l'appel d'offres, le comité aura à examiner 45 dossiers déjà présélectionnés. Le nombre et la qualité des projets présentés témoignent de l'importance de la coopération scientifique entre la France et le Canada.'' 8 - TOGO (Que pensez-vous de l'interpellation dimanche au Togo de Jean-Pierre Fabre, numéro 2 du parti de Gilchrits Olympio?) ''Je n'ai pas de précisions sur cette interpellation. Je m'informe. Vous connaissez la position de la France sur les élections présidentielles au Togo que nous avons exprimée à plusieurs reprises au cours des derniers jours.'' 9 - SOMMET DU G8 ''Le ministère des Affaires étrangères attire votre attention sur la parution de son magazine d'information ''Label France'', qui consacre un dossier spécial au sommet du G8 et aux enjeux de cette importante rencontre internationale. Ce numéro, préfacé par le président de la République, Monsieur Jacques Chirac, propose également une tribune du ministre des Affaires étrangères, Monsieur Dominique de Villepin. Des articles consacrés au nouveau partenariat avec l'Afrique, au développement durable, à la lutte contre le sida, à la croissance économique ou à la lutte contre le terrorisme figurent au sommaire de ce numéro de ''Label France'', qui sera disponible sur le site internet du ministère dans les prochains jours.'' 10 - PROCHE-ORIENT (Dominique de Villepin rencontrera-t-il Yasser Arafat lors de sa prochaine visite en Israël et dans les Territoires palestiniens ?) ''Le ministre a répondu lui-même à cette question dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien ''Le Monde'' qui paraît aujourd'hui. Nous vous présenterons ce déplacement de M. de Villepin dans les jours prochains.'' (Quelle est, pour la France, le thème central de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 les 2 et 23 mai à Paris ? Le problème lié à l'application de la Feuille de route du Quartet au Proche-Orient sera-t-il abordé ?) ''La réunion des ministres des affaires étrangères du G8 abordera de nombreux thèmes d'actualité internationale parmi lesquels le processus de paix au Proche-orient.'' 11 - ARGENTINE/AIDE ''Je vous rappelle notre déclaration du 9 mai: ''Afin de répondre à la situation créée par les inondations catastrophiques qui, depuis plus d'une semaine, dévastent la province de Santa-Fé, en Argentine, le ministère des Affaires étrangères a délégué le 7 mai à notre ambassade à Buenos Aires un crédit de 100 000euros. Cette somme sera utilisée pour apporter aux populations sinistrées, en liaison avec les autorités locales, une aide d'urgence qui comprendra l'envoi de vêtements d'hiver, de produits anti-parasitaires, de produits d'hygiène corporelle, de l'eau minérale, de couvertures et de matelas.'' 12 - FRANCE/CEDEAO (Peux-on connaître la teneur des entretiens entre M. de Villepin et les ministres de la CEDEAO qu'il recevait ce lundi?) ''Le Ministre a reçu une délégation de la CEDEAO composée des ministres des Affaires étrangères du Ghana, de la Guinée, de la Côte d'Ivoire, du Ministre d'Etat des Affaires étrangères du Nigeria ainsi que du secrétaire exécutif de la CEDEAO, à la fin d'une tournée qui les a menés à Washington, à New York, Londres, Berlin, Bruxelles et la Haye. Ils se sont félicités des évolutions positives en République de Côte d'Ivoire. Ils ont marqué leur préoccupation devant l'instabilité de la situation au Libéria qui pèse sur l'ensemble de la sous-région. Dominique de Villepin et les ministres ont souligné l'importance et la nécessité d'une approche régionale des crises en Afrique de l'Ouest. Au delà de la poursuite du soutien français à la MICECI, le Ministre a marqué le souhait de mobiliser, avec la CEDEAO, la communauté internationale de façon accrue.''

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 11:48:12
Permalien


Lundi 12 mai 2003

IRAN
Discussions secrètes américano-iraniennes LE CAIRE (AP) - Les Etats-Unis et l'Iran ont organisé plusieurs rencontres secrètes à Genève pour tenter de résoudre les tensions entre les deux pays, a révélé lundi un haut responsable américain qui a requis l'anonymat, confirmant des informations de presse. Selon lui, ces réunions sous l'égide des Nations unies portaient sur de nombreuses questions et notamment l'après-guerre en Irak, Washington souhaitant notamment empêcher l'Iran d'essayer d'influer sur la composition du futur gouvernement de Bagdad. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a déclaré à l'issue d'un déplacement au Caire que la Maison Blanche s'opposait à l'instauration d'un régime fondamentaliste chiite, dont elle estime qu'il ne serait pas dans l'intérêt du peuple irakien. Le ministre de la Défense Donald Rumsfeld avait dit la même chose quelques semaines plus tôt. Selon le quotidien "USA Today" paru lundi, Téhéran réfléchirait à la possibilité de rétablir des relations diplomatiques avec Washington pour la première fois depuis 1979. Le son de cloche est un peu différent en Iran où l'agence IRNA cite un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Asefi, selon qui ces discussions n'ont porté que sur l'Afghanistan et se sont déroulées à l'ambassade de Suisse à Téhéran et pas à Genève. AP

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 10:29:27
Permalien IRAN


Lundi 12 mai 2003

LITUANIE
Oui" massif des Lituaniens à l'adhésion à l'UE Dépêche reçue le 12/05/2003 à 8:54 Les électeurs lituaniens se sont exprimés à plus de 90% pour l'adhésion à l'Union européenne au référendum du week-end organisé dans cet Etat balte 13 ans après avoir repris leur indépendance de l'URSS. D'après les résultats de 97,35% des bureaux de votes, 90,97% d'électeurs ont dit "oui" à l'adhésion contre 9,03% qui ont voté "non". "Salut, Européens!", a déclaré le président lituanien Rolandas Paksas en sortant de son bureau après l'annonce des résultats confirmant le "oui" massif de ses compatriotes. "Je veux vous remercier d'avoir réussi cet examen de maturité", a-t-il dit. "La Lituanie entame maintenant une nouvelle étape de son histoire dans la famille européenne", a ajouté le président, entré en fonction à la fin février. Rolandas Paksas le 5 mars Une heure avant la fermeture des bureaux à 22H00 locales (19H00 GMT), M. Paksas avait déjà levé, devant une centaine de personnalités réunies à la Seimas (chambre basse), une coupe de champagne "à la nation lituanienne, une nation de citoyens"."Je suis très fier que les Lituaniens aient compris l'enjeu du référendum et franchi ce pas historique", a de son côté déclaré le Premier ministre Algirdas Brazauskas. Cette joie fait suite à de lourds moments d'incertitude au premier jour de ce scrutin, marqué par une forte abstention: à peine 23% des 2,6 millions de votants. Après des appels pressants de la classe politique et de l'Eglise, les électeurs ont fini par sortir de leur léthargie. Dans ce pays de 3,5 millions d'habitants, la seule vraie question était de savoir si assez d'électeurs - plus de 50% - se déplaceraient pour que le scrutin soit validé. La Commission électorale a annoncé la participation d'un total de 55,92% d'électeurs à 21H00 locales (18H00 GMT). S'y ajoutent 7,6% de votes par correspondance. La participation a été "excellente", s'est félicité Pat Cox, le président du parlement européen, lors d'un appel téléphonique à son homologue lituanien Arturas Paulauskas, peu avant minuit. Ce référendum est "encourageant" et servira "d'exemple pour les autres pays candidats à l'UE", a-t-il dit, cité par l'agence balte BNS. La prochaine consultation de ce type parmi les dix pays candidats censés adhérer au 1er mai 2004 à l'UE se tiendra le week-end prochain en Slovaquie. Dans les zones rurales, les autorités ont mis à leur disposition des bus pour les emmener voter. Certains maires soit allés jusqu'à promettre de nouveaux ordinateurs aux communes qui auront le plus fort taux de participation. L'invitation au vote a été vigoureusement menée dans les églises et notamment à Vilnius dans la chapelle miraculeuse d'Ausros Vartai qui abrite une madone censée guider depuis des siècles les fidèles dans leurs choix. Une habitante reçoit un bon d'achat après sa participtaion au référendum Les électeurs ont également été séduits par la plus grande chaîne lituanienne de supermarchés, qui a promis boisson, paquet de lessive ou chocolat pour un centas (centime) à toute personne présentant l'autocollant qui devait lui être remis après son passage dans l'isoloir. Une aubaine vite récupérée par les électeurs, alors que les dirigeants découpaient à la Seimas un gigantesque gâteau décoré des drapeaux lituanien - aux couleurs jaune, vert et rouge - et européen. "Nous avons dû forcer la Lituanie pour qu'elle regagne (en Europe) une place qui lui est due", a déclaré Raimundas Lopata, politologue à l'Université de Vilnius. M. Brazauskas a souhaité à la Pologne, la Lettonie et l'Estonie un aussi "bon résultat" à leur référendum. "Je suis content", a déclaré le Premier ministre polonais Leszek Miller. "C'est un bel encouragement pour les Polonais à suivre l'exemple de leurs voisins", a-t-il ajouté, en pleine campagne référendaire dans le nord de son pays pour le scrutin prévu les 7 et 8 juin. Suivra ensuite la République tchèque, les 13 et 14 juin. L'Estonie tiendra sa consultation le 14 septembre et la Lettonie, dernière sur la liste des Dix, six jours plus tard. Malte, la Slovénie et la Hongrie ont déjà obtenu le "oui" de leurs citoyens à l'UE élargie à 25 pays dès le 1er mai 2004.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 10:11:20
Permalien


Lundi 12 mai 2003

PROCHE-ORIENT
Proche-Orient Powell veut faire plier Sharon Jérusalem DE NOTRE CORRESPONDANTE COLIN POWELL voulait des résultats concrets le plus vite possible : il semble les avoir obtenus. De source israélienne, les Premiers ministres israélien et palestinien devraient se rencontrer à la fin de la semaine, avant la visite d'Ariel Sharon, aux Etats-Unis, le 20 mai. Abou Mazen aurait donné son accord, après avoir rencontré hier le secrétaire d'Etat américain. A la demande du Premier ministre palestinien, les deux hommes se sont vus à Jéricho et non à Ramallah. Un moyen de ménager Yasser Arafat - le président de l'Autorité palestinienne, installé à Ramallah, n'étant pas convié - et d'éviter les manifestations qui s'y déroulaient contre l'éviction du leader historique. Plusieurs officiels palestiniens se disent pourtant déçus par l'intervention de Powell qui, d'après eux, demande toujours davantage aux Palestiniens sans exiger qu'Israël applique la « feuille de route », devant aboutir à la création d'un Etat palestinien en 2005. « Un pays minuscule » Si Powell a souvent fait référence à cette « feuille de route », Sharon ne l'a pas évoqué lors de leur conférence de presse conjointe. Le gouvernement israélien n'a toujours pas voté ce document qui stipule le « droit au retour » des réfugiés palestiniens. Un point catégoriquement rejeté par les Israéliens. L'intégration de quatre millions de réfugiés arabes en Israël - un pays qui compte six millions d'habitants, dont 1,2 million d'Arabes musulmans - mettrait, en effet, en péril l'existence de l'Etat juif, alors même qu'un Etat palestinien serait créé. C'est ce que Sharon a évoqué en rappelant que « les Juifs ont seulement un pays minuscule ». Cependant, Powell a obtenu quelques premières mesures permettant « d'améliorer la vie quotidienne des Palestiniens en respectant leur dignité ». Les Israéliens ont allégé la fermeture des Territoires et annoncé la libération imminente de quelques centaines de prisonniers, (il y en aurait 8 000 sous les barreaux). L'octroi de 25 000 permis de travail en Israël est aussi envisagé, ainsi que le retrait des forces militaires de Gaza, à condition que les Palestiniens y prennent le relais. Une question qui divise les Palestiniens. Le responsable de la sécurité dans la zone a déjà indiqué qu'il n'avait pas l'intention de désarmer les Palestiniens engagés dans la lutte contre l'occupant. Des propos tenus au moment même où Powell demandait à Mazen, de mener une « action rapide et décisive pour démanteler l'infrastructure terroriste » faute de quoi « tous nos efforts échoueront ». Catherine Dupeyron Le Parisien , lundi 12 mai 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:53:54
Permalien ETATS-UNIS, SHARON, PROCHE-ORIENT


Lundi 12 mai 2003

INFRACTIONS
Procédure d'infraction engagée par la Commission contre l'Italie pour traitement discriminatoire à l'égard des lecteurs de langue étrangère dans certaines universités italiennes DN: IP/03/656 Date: 08/05/2003 TXT: FR EN DE IT EL PDF: FR EN DE IT EL DOC: FR EN DE IT EL IP/03/656 Bruxelles, 8 mai 2003 Procédure d'infraction engagée par la Commission contre l'Italie pour traitement discriminatoire à l'égard des lecteurs de langue étrangère dans certaines universités italiennes La Commission a émis un avis motivé au titre de l'article 228 du traité CE pour non-respect par l'Italie de l'arrêt de la Cour de justice européenne du 26 juin 2001 dans l'affaire C-212/99 concernant le traitement prétendument discriminatoire relatif à la reconnaissance des droits acquis par les collaborateurs linguistiques (anciens lecteurs de langue étrangère, appelés "Lettori") dans plusieurs universités italiennes(1). Dans cet arrêt, la Cour a déclaré qu'en ne garantissant pas la reconnaissance des droits acquis par les anciens lecteurs de langue étrangère devenus collaborateurs linguistiques, alors que cette reconnaissance est garantie à l'ensemble des travailleurs nationaux, l'Italie a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des dispositions du traité relatives à la libre circulation des travailleurs (ex-article 48 du traité CE, devenu, après modification, article 39 CE). Dans son arrêt, la Cour de justice européenne a considéré, entre autres, que les universités, en n'assurant pas aux anciens lecteurs de langue étrangère, devenus collaborateurs linguistiques, des augmentations de salaire, une ancienneté ainsi que le versement, par l'employeur, des cotisations de sécurité sociale dès la date de leur premier engagement, alors qu'un tel traitement est reconnu et garanti à l'ensemble des travailleurs nationaux en vertu de la législation italienne, ont traité différemment les non-nationaux, d'une manière qui équivaut à une discrimination fondée sur la nationalité. Il ressort clairement des informations transmises par les autorités italiennes concernant les mesures adoptées pour se conformer à l'arrêt de la Cour de justice européenne que, sans préjudice d'un projet d'accord relatif à la convention collective nationale de travail du personnel universitaire, toutes les décisions sauf une ont été prises unilatéralement par les organes de direction des universités concernées. En outre, les augmentations de salaire accordées aux collaborateurs linguistiques prennent effet à des dates différentes, et tant le nombre que les valeurs des "fourchettes d'ancienneté" appliquées varient entre les universités. De plus, les informations fournies ne montrent pas ou n'identifient pas la catégorie de travailleurs nationaux effectuant des tâches comparables ou similaires à celles des anciens lecteurs de langue étrangère dans les universités, qui a été prise comme paramètre de référence pour calculer les conditions applicables aux 'Lettori'. Les données manquent également en ce qui concerne leurs droits en matière de sécurité sociale. En l'absence d'informations sur l'équivalence et la comparabilité du traitement accordé aux Lettori avec les montants versés à la catégorie nationale de travailleurs de référence, la Commission considère que l'Italie n'a toujours pas pris toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre correctement et complètement l'arrêt susmentionné de la Cour. La Commission a donc décidé d'émettre un avis motivé sur la base de l'article 228 du traité CE. Le gouvernement italien est invité à prendre les mesures nécessaires pour se conformer à l'avis motivé dans un délai de deux mois à compter de sa réception, en adoptant les dispositions nécessaires pour mettre en œuvre correctement et complètement l'arrêt de la Cour. Si le gouvernement italien ne prend pas les mesures nécessaires dans le délai fixé, la Commission peut porter une nouvelle fois l'affaire devant la Cour de justice, elle doit alors préciser le montant de la somme forfaitaire ou de l'astreinte qu'elle estime que la Cour devrait imposer dans ces circonstances. (1) Universités de La Basilicate, de Milan, de Palerme, de Pise, de 'La Sapienza' à Rome et Institut universitaire oriental de Naples.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:31:52
Permalien


Lundi 12 mai 2003

INTERVIEW DE DE VILLEPIN
"Il faut une administration irakienne légitimée par l'ONU" LE MONDE | 12.05.03 | 13h33 Le projet de résolution soumis aux Nations unies par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Espagne, pour l'administration de l'Irak dans les mois suivant le renversement de Saddam Hussein, est une "base de départ" qu'il faut améliorer, juge le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin. Dans un entretien accordé au Monde, le ministre pose trois principes sur lesquels doit porter la discussion : que le Conseil de sécurité "accompagne" la mise en place d'une autorité de la coalition des forces d'occupation "sans abdiquer de ses propres responsabilités"; que soit respecté le droit international dans l'immunité accordée aux forces occupantes et dans la gestion des ressources pétrolières ; la mise au point d'un calendrier "rigoureux et raisonnable" pour la transition politique. Cet entretien a été relu et amendé par le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin. La France, dans l'affaire irakienne, a défendu des principes - respect du droit, de l'ONU etc. - mais la guerre a eu lieu, et les Nations unies paraissent devoir jouer un rôle marginal dans la paix... Quelles leçons en tirer ? Nous l'avons dit depuis le début : une grande puissance peut gagner seule la guerre, mais construire la paix suppose la mobilisation de tous. Il faut prendre la mesure des défis auxquels nous sommes confrontés et qui ne sauraient se limiter à la crise irakienne. Le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, les crises régionales. C'est pour cela que, face à de telles urgences, nous avons voulu épuiser toutes les possibilités d'une solution pacifique à la crise irakienne. Dans la durée, ce n'est qu'en s'appuyant sur des principes, fondés sur la responsabilité et la volonté collectives, que nous pouvons espérer bâtir un ordre international stable et juste. Depuis la fin des blocs, le rôle de l'ONU est plus que jamais irremplaçable. Certains pensent que l'Amérique, compte tenu de sa puissance, est capable d'agir plus efficacement qu'une communauté internationale jugée indécise voire impuissante. Notre conviction, c'est que les Nations unies incarnent une conscience universelle au-dessus des Etats. Entre l'impuissance et l'action unilatérale et préventive, il y a le chemin de la responsabilité collective et de la difficile construction d'une démocratie mondiale. Ce qui nous ramène à l'après-guerre en Irak, tel qu'on le conçoit à Washington... On voit bien que s'expriment aujourd'hui deux sentiments opposés : l'espoir que fait naître la chute du régime de Saddam Hussein mais aussi la grande inquiétude qui résulte comme toujours de la guerre, de son cortège de souffrances, de drames et d'injustices. Il y a bien eu trois visions de la guerre : celle des Américains, centrée sur leur engagement militaire ; celle des Européens et enfin, celle du monde arabo-musulman où la violence des images a alimenté les frustrations. N'en sous-estimons pas l'impact : la guerre et la paix se construisent d'abord dans les esprits et dans les cœurs. Ne négligeons pas le cheminement souterrain des consciences : on ne bâtira pas le nouvel ordre mondial sans y associer les peuples. L'effort de construction de la paix doit aujourd'hui nous rassembler tous : une ère nouvelle est en train de s'ouvrir, notamment depuis le 11 septembre, qui appelle à une vigilance partagée. Le projet de résolution américano-hispano-britannique sur l'Irak est-il une bonne base pour construire la paix ? Ce texte constitue une base de départ. A partir de là, il faut se donner toutes les chances de réussir en Irak, pour rétablir la sécurité et assurer la reconstruction politique et économique. Il reste encore beaucoup de chemin à faire. Les forces anglo-américaines revendiquent le statut de forces d'occupation. Ce statut, prévu par les conventions de La Haye et de Genève, confère des droits et des devoirs : les forces concernées doivent faire fonctionner le pays occupé sans en remettre en cause l'ordre juridique interne. Dans le cas présent, elles sollicitent ce statut tout en souhaitant, compte tenu de l'ampleur de la tâche, obtenir un mandat international avec des pouvoirs exceptionnels. Face à cette demande, il convient de faire preuve de disponibilité et de volonté : le Conseil de sécurité doit accompagner l'action de la coalition sans pour autant abdiquer ses propres responsabilités. Il doit pour cela s'appuyer sur des principes. Le premier, c'est celui de l'information et de la transparence : des rapports réguliers pourraient être transmis au Conseil de sécurité, tous les trois mois par exemple, afin de mieux connaître et apprécier la situation sur le terrain. Ne conviendrait-il pas, par ailleurs, de créer une commission chargée de faire la lumière sur le pillage du musée de Bagdad ? Autrement dit, il faut que le chef de l'Autorité d'occupation, en l'espèce l'Américain Paul Bremer, ait régulièrement à rendre compte à l'ONU ? Oui, en effet. Mais, dès lors que le projet envisage de nommer sur place un représentant de l'ONU, il faut s'entendre sur sa mission et son rôle exact. Le projet actuel nous semble à la fois trop imprécis et trop timide sur ce point. Le deuxième principe, c'est la soumission aux règles de droit. Au-delà de l'immunité générale accordée aux forces de la coalition, il y a dans le projet actuel l'idée de faire échapper l'autorité d'occupation à toute responsabilité juridique liée à l'exploitation pétrolière. Ceci pourrait poser problème et justifie un examen attentif. Troisième principe enfin : ce dispositif doit s'inscrire dans un calendrier rigoureux, raisonnable, avec une possibilité de prolongation soumise à un vote du Conseil de sécurité. Ce dernier ne peut pas se déposséder de ses responsabilités ni de ses prérogatives. Une formule de reconduction automatique, comme prévue au bout d'un an dans le projet, n'est sans doute pas la plus adaptée. Ces trois principes forment le cadre de la discussion à venir ? Ces principes doivent s'appliquer dans tous les domaines. Ainsi, les sanctions ne se justifient plus au lendemain de la guerre. Nous avons donc proposé de les suspendre. Pour les lever définitivement, comme le suggère le projet, il faut prendre en compte les conditions posées dans les résolutions antérieures des Nations unies. Cela suppose une sortie progressive du dispositif "Pétrole contre nourriture" et la conclusion des opérations de contrôle du désarmement ; sur ce point il faudra une certification internationale au terme d'une coopération à préciser entre les inspecteurs et les forces sur le terrain. Deuxième champ prioritaire ? C'est la définition rigoureuse des conditions d'exploitation des ressources pétrolières. Dans un pays qui a les deuxièmes réserves mondiales de pétrole, on ne peut laisser place aux suspicions. Il faut des règles précises acceptées par tous, un mécanisme transparent qui permette de s'assurer que le peuple irakien ne sera pas dépossédé de ses richesses. Les Américains ont fait un pas en ce sens. Il faut donc établir des règles de répartition des recettes pétrolières et veiller à ce que la gestion soit placée sous un contrôle international incontesté. Reste la question la plus importante, celle du processus politique. Il faut mettre en place une administration irakienne légitime, même si elle est, dans un premier temps, provisoire. Or, qui peut conférer la légitimité internationale sinon les Nations unies ? Les principes et les conditions politiques doivent être clairement fixés par le projet de résolution pour que le processus soit irréprochable. Il faut un calendrier précis, de la transparence et aucun arbitraire dans le choix des hommes. Au terme d'une phase initiale de sécurisation, les Nations unies devront progressivement assumer la responsabilité de la transition politique sous l'égide du représentant du secrétaire général, comme ce fut le cas en Afghanistan, au Kosovo ou encore en Bosnie. Les chances d'un vote positif ? Nous avons engagé une concertation avec tous nos partenaires, américains et européens bien sûr mais aussi russes, chinois et tous les membres du Conseil de sécurité. Il y a une préoccupation commune, une conscience des difficultés, des points sur lesquels nous devrons essayer de progresser et d'avancer. Nous abordons cette étape dans un esprit ouvert et constructif. Nous ferons des propositions susceptibles de nous permettre d'aboutir rapidement. Votre sentiment n'est pas que les Américains abordent cette conversation dans l'esprit du "à prendre ou à laisser"? Chacun est bien conscient de l'importance des enjeux et de ses responsabilités. Il s'agit de construire la paix et c'est l'intérêt de tous, à commencer par ceux qui sont engagés sur le terrain, de tracer une perspective bénéficiant d'un large soutien international y compris dans la région. A travers l'Irak, ce qui est en cause c'est le mode de gestion des crises par la communauté internationale. Nous pensons que nous sommes plus forts dès lors que nous nous situons dans le respect des principes, des règles et que nous agissons avec une volonté commune. De même, nous pensons qu'un monde multipolaire fondé sur la coopération et non sur la rivalité est mieux à même, qu'un monde unipolaire, de mobiliser l'ensemble des énergies et des capacités de chacun. Vous parliez d'une volonté commune. Vous la voyez également du côté américain pour le Proche-Orient ? Nous nous réjouissons des récentes initiatives américaines pour relancer le processus de paix au Proche-Orient. Nous avons aujourd'hui une chance à saisir, avec le nouveau premier ministre palestinien et la publication de la Feuille de route. Pour avancer au Moyen-Orient il faut se mobiliser dans l'ensemble de la région. Cela implique que chacun fasse sa part du chemin : du côté israélien, en renonçant à sa politique de colonisation, en se retirant progressivement des zones autonomes et en permettant la reprise d'une vie normale dans les territoires ; du côté palestinien, en refusant la violence et en poursuivant sur la voie des réformes. Dès lors que la Feuille de route a été adoptée et publiée, il faut s'en tenir au calendrier. L'Europe et les Etats-Unis comme les autres membres du Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie, Nations unies), ont une responsabilité particulière pour encourager le processus et en assurer le suivi. Et n'oublions pas que la paix doit être globale. Dans cette perspective, il faut traiter les volets syriens et libanais en adoptant une feuille de route spécifique. Je me réjouis du voyage que fait Colin Powell dans cette région. Je m'y suis moi-même rendu à deux reprises et retournerai avant la fin du mois en Israël et dans les territoires. Nous devons sortir du cycle de violence et d'incompréhension, faire taire la querelle des préalables... Vous pensez à Yasser Arafat, que les Israéliens veulent mettre hors jeu ? Quand vous irez voir les Palestiniens, verrez-vous tout le monde ? Absolument. Il ne s'agit pas de la personnalité de tel ou tel. L'heure est à l'unité. Ne divisons pas les Palestiniens. Il y a un premier ministre, nous nous en réjouissons. Il y a aussi un président élu. Nous n'avons pas de raison de couper les contacts, compte tenu de ce que représente Yasser Arafat aujourd'hui pour le peuple palestinien. Mais au-delà de la dynamique politique, ne négligeons pas la dimension économique. Le président Bush, dans son récent discours, a proposé une initiative commerciale avec les pays de la région. C'est exactement le sens de l'action menée par les Européens depuis près de dix ans, puisque nous avons mis en place en 1995 un partenariat ambitieux entre l'Union européenne et les douze pays de la Méditerranée fondé notamment sur un effort financier considérable (13 milliards d'euros pour 2000-2006) et sur la perspective d'une zone de libre-échange pour 2010. Mobilisons nous pour le développement économique de la région, quand on voit que les investissements n'y représentent que 0,5 % du total des flux mondiaux. Vous dites que ce n'est dans l'intérêt de personne d'essayer de régler les comptes sur l'Irak. Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, lui, dit que la France devra payer pour s'être opposée aux Etats-Unis... On a beaucoup sollicité les propos de Colin Powell, qui est un homme de dialogue et de convictions avec lequel je suis en contact permanent. Je vois bien les polémiques que certains voudraient voir s'engager. Tout ceci me paraît sans fondement. Refusons le double piège de la francophobie et de l'anti-américanisme. J'ai été, pour ma part, souvent sollicité sur les liens que l'administration et certaines entreprises américaines auraient pu avoir dans le passé avec le régime de Saddam Hussein y compris pour le soutien au programme d'armes de destruction massive. Je n'ai jamais accepté de rentrer dans ces polémiques. On ne peut pas se laisser gouverner par des humeurs et encore moins par des rumeurs. Dans ce contexte, quelle importance accordez-vous à la relation franco-américaine ? Il y a des liens très profonds entre la France et les Etats-Unis. Je n'oublie pas que le bureau sur lequel je travaille est celui de Vergennes -ministre des affaires étrangères de Louis XVI- qui a signé l'envoi des troupes françaises pour soutenir l'indépendance américaine. Personne n'oublie l'engagement américain lors des deux guerres mondiales. Aujourd'hui, nous devons bâtir un vrai partenariat autour des deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique et l'Europe, fondé sur la responsabilité, le respect et l'égalité. Les Etats-Unis ont intérêt à une Europe forte. On l'a vu avec la mise en place de l'euro, qui a profité aussi à l'économie américaine. Nous sommes convaincus que c'est le cas aussi en matière de défense. Cela implique que l'Europe prenne toute sa part dans cet effort. C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre l'initiative prise par les quatre au sommet de Bruxelles -fin avril-. Le 11 septembre a créé aux Etats-Unis un traumatisme dont on ne soulignera jamais assez l'ampleur, et chez les peuples d'Europe, une vive solidarité. Si nous voulons progresser vers un monde plus stable et plus juste, il faut le faire ensemble. Il n'y a pas de sens à la rivalité. Le devoir des responsables, c'est de travailler à des solutions communes, de chercher des terrains d'entente pour construire et avancer. Propos recueillis par Francis Deron et Alain Frachon -------------------------------------------------------------------------------- Le projet de résolution américain Voici les principaux points du projet de résolution américain sur l'Irak proposé à l'ONU : Les forces occupantes et ceux qui travaillent avec elles sous un commandement unifié (l'Autorité) ont "une autorité, des responsabilités et des obligations spécifiques" en vertu du droit international. L'ONU "devrait jouer un rôle vital pour fournir une aide humanitaire, soutenir la reconstruction de l'Irak et aider à la formation d'une autorité intérimaire irakienne" que le peuple irakien, "avec l'aide de l'Autorité", devrait mettre sur pied jusqu'à ce qu'un gouvernement permanent soit établi. Toutes les sanctions commerciales et financières imposées à l'Irak depuis août 1990 sont immédiatement levées, à l'exception de l'embargo sur les armes. Un fonds d'aide à l'Irak est créé sous l'égide de la banque centrale irakienne. Un conseil international comprenant des représentants du secrétaire général de l'ONU, du FMI et de la Banque mondiale nommera des auditeurs indépendants. Les revenus de la vente du pétrole irakien seront déposés dans le fonds jusqu'à l'avènement d'un nouveau gouvernement irakien. Le Conseil de sécurité "soutient l'exercice des responsabilités (...) par l'Autorité pour une période initiale de douze mois (...) prolongée si nécessaire". - (AFP.) • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 13.05.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:16:15
Permalien


INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON