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Publié le dimanche 11 mai 2003

Dimanche 11 mai 2003

IRAK
Irak
Le retour triomphal de l'ayatollah Hakim
  (AP/VAHID SALEMI.)

UN MOIS APRES LA CHUTE du régime de Saddam Hussein, l'ayatollah Mohammad Baqer Hakim (qui vivait depuis vingt-trois ans en exil en Iran) est rentré hier en Irak, où il a été accueilli par des dizaines de milliers de fidèles chiites à Bassora. « Le peuple irakien est capable de bâtir un nouvel Irak sans l'aide d'un autre pays, capable d'assurer la sécurité. Ils doivent laisser l'Irak aux Irakiens », a-t-il lancé, dès son retour, à l'adresse des Américains et des Britanniques, dont les forces assument désormais le rôle de « puissances occupantes » en Irak.
Une « république islamique » sur le modèle iranien « Oui, oui à l'islam », scandait d'ailleurs la foule de ses partisans, rassemblés dans le grand stade de Bassora, en ponctuant chaque phrase de son discours de nombreux « Allah Akbar » (Dieu est grand). Un retour triomphal qui n'est pas sans rappeler celui de l'ayatollah Khomeyni à Téhéran, en février 1979, après son exil en France, à Neauphle-le-Château. Leader de l'Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (Asrii), qu'il fonda en Iran dès 1982, l'ayatollah Hakim ne cache pas son ambition d'imposer, demain, un pouvoir musulman dans un pays où les chiites représentent plus de 60 % de la population. Le chef religieux, qui a prévu de se rendre dès ce dimanche dans sa ville natale de Nadjaf, puis dans les prochains jours à Karbala, l'autre ville sainte de l'islam, et enfin à Bagdad est en effet favorable à l'instauration en Irak d'une « république islamique » sur le modèle iranien. Et, pour atteindre son but, avec la secrète complicité de Téhéran, l'ayatollah se dit prêt à défier les Américains. D'ores et déjà, il a ouvertement laissé entendre qu'il ne participerait pas au « gouvernement intérimaire » que les Américains s'emploient à mettre sur pied à Bagdad, même si son propre frère, Abdel Aziz al-Hakim (rentré le 16 avril dernier en Irak) représente l'Asrii au « Conseil des cinq » (regroupant les principaux opposants à Saddam) considéré par les Etats-Unis comme le « noyau dur » de la future autorité intérimaire. Qualifiant le régime déchu de Saddam de « dictatorial » et de « raciste », l'ayatollah Hakim a publiquement reconnu hier que les Irakiens jouissaient désormais « d'une certaine liberté », avant d'ajouter aussitôt : « Mais celle-ci n'est pas complète parce qu'il y a des forces étrangères qui limitent notre action. » Les Américains auront d'ailleurs tout fait pour retarder le plus possible le retour de cet ayatollah encombrant qui, avant de quitter Téhéran, avait redit vendredi que « l'avenir de l'Irak appartient à l'islam ».

BASSORA (IRAK), HIER. L'ayatollah Mohammad Baqer Hakim (qui vivait depuis vingt-trois ans en exil en Iran) a été accueilli par des dizaines de milliers de fidèles chiites.

Bruno Fanucchi

Le Parisien , dimanche 11 mai 2003


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-11 11:38:44
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Dimanche 11 mai 2003

COTE D'IVOIRE

Couvre-feu levé en Côte d'Ivoire

 

 
 

ABIDJAN (AFP) - Le gouvernement ivoirien a levé samedi, par décret, le couvre-feu entré en vigueur en Côte d'Ivoire après l'insurrection du 19 septembre 2002, a annoncé la télévision d'Etat à Abidjan.

Ce couvre-feu s'appliquait de 00h00 à 06h00 (locale et GMT) sur l'ensemble du territoire depuis le 21 mars. Auparavant, à Abidjan et dans les zones sous contrôle gouvernemental, le couvre-feu s'appliquait de 22h00 à 06h00, à l'exception de certaines "zones de guerre", dans l'ouest du pays notamment, où il pouvait commencer dès 18h00 pour s'achever à 08h00, selon les cas.

Ce couvre-feu, qui avait pendant plusieurs semaines débuté à Abidjan dès 19h00, avait fortement perturbé la vie quotidienne et les activités économiques, notamment les transports publics et les activités du port d'Abidjan, un des plus importants d'Afrique de l'ouest.

Par ailleurs, un convoi ferroviaire, qui a quitté Abidjan samedi matin pour tester la ligne de chemin de fer reliant la Côte d'Ivoire au Burkina Faso, est arrivé à 18h40 (locale et GMT) à Bouaké, le quartier général de la rébellion, a constaté l'AFP. La ligne ferroviaire est interrompue depuis le début de la crise ivoirienne, le 19 septembre 2002.

Ce convoi technique, chargé de tester la voie ferrée sur la partie ivoirienne du trajet, est composé de trois locomotives desolidarisées, d'un plateau roulant où se tiennent des légionnaires français, et d'un wagon de marchandises où ont également pris place des soldats français et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO). Le train avait quitté la localité de Yapo, près d'Abidjan, à 09h30 samedi matin et le voyage s'est bien passé, selon certains des 52 passagers interrogés à leur arrivée à Bouaké où le train a été accueilli par une délégation rebelle.

Parmi les passagers, outre les techniciens de la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail) qui gère les 1.150 km de rails entre Abidjan et Ouagadougou, se trouvaient 15 soldats français de l'Opération Licorne, 11 de la force de paix de la CEDEAO, trois représentants des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI, loyaalistes) et trois représentants de la rébellion. Le train Abidjan-Ouagadougou, qui circulait quotidiennement avant la crise, représentait le principal débouché pour certains pays enclavés comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso, mais également le moyen de transport le moins coûteux pour les industriels ivoiriens exportant vers l'hinterland.

Rubrique : Monde
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Dossier : Côte d'Ivoire

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-11 11:28:18
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Dimanche 11 mai 2003

PAKISTAN
dimanche 11 mai 2003, 8h21
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Pakistan: démantèlement d'un réseau de trafic de passeports volés

PESHAWAR, Pakistan (AP) - Un réseau de trafic de passeports pakistanais volés et revendus, semble-t-il, à des membres d'al-Qaïda tentant de quitter le pays a été démantelé, ont annoncé dimanche les autorités d'Islamabad.

Plusieurs arrestations ont été effectuées samedi dans la ville de Peshawar située près de la frontière afghane, a indiqué Inamullah Khan Gandapur, directeur adjoint à l'Agence d'enquêtes fédérales chargée des questions d'immigration.

Les arrestations ont eu lieu dans un quartier riche de la ville. "Nous avions des informations selon lesquelles ces gens étaient impliqués dans la fourniture de passeports pakistanais à des gens soupçonnés d'appartenir à al-Qaïda", a ajouté ce responsable. La police a saisi une centaines de passeports vierges qui avaient été volés à une date non précisée dans un bureau administratif de la région.

Les autorités pensent que le réseau de revente des documents de voyage ne sont pas membres eux-mêmes de l'organisation d'Oussama ben Laden et qu'ils étaient essentiellement motivés par l'appât du gain.

De nombreux membres d'al-Qaïda ont trouvé refuge dans la région de Peshawar - la province de la Frontière du Nord-Ouest peuplés majoritairement de Pachtounes - dont certaines zones frontalières avec l'Afghanistan échappent au contrôle des autorités pakistanaises. AP

Bg/v0062

Rubrique : Monde
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Dossier : Pakistan

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-11 11:24:32
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Dimanche 11 mai 2003

MAROC

Driss Basri, ancien homme-lige de Hassan II, estime que la monarchie marocaine est "menacée"

Driss Basri - a man with blood on his hands.

RABAT (AP) - La monarchie marocaine est "menacée", estime Driss Basri, ancien ministre de l'Intérieur et homme-lige du défunt roi Hassan II, dans une contribution publiée ce week-end par l'hebdomadaire "Le Journal" (indépendant).

Secrétaire d'Etat et ministre de l'Intérieur de 1974 à 1999, Driss Basri avait été limogé de son poste en novembre 1999 par l'actuel souverain Mohammed VI, intronisé en juillet 1999. Après trois ans d'un relatif silence, c'est la première fois qu'il critique publiquement le début du règne réformateur du successeur de Hassan II.

"La monarchie est assurément menacée", estime l'ancien homme fort du régime de Hassan II en commentant l'action du gouvernement dirigé depuis octobre par le "technocrate" Driss Jettou.

"Les technocrates qui sont actuellement au gouvernement sont un danger car ils ne sont pas conscients que ce qu'ils font est un danger pour le trône", estime M. Basri en dénonçant "la rupture" avec l'oeuvre de Hassan II, "bâtisseur du Maroc moderne". "Nous avons dévié du cheminement de l'Etat de droit", déplore-t-il. "nous sommes aujourd'hui devant un Premier ministre sans parti".

Evoquant les dernières élections législatives de septembre 2002, dont "la transparence" avait été saluée par l'Occident, avant d'être mise en doute par plusieurs journaux marocains, dont "Le Journal", M. Basri estime dénonce "un retard de cinq jours" dans la publication des résultats. "Ces élections n'ont pas été bien menées. J'éprouve du dépit pour Sa Majesté Mohammed VI, que j'aime, pour ce qui lui est arrivé dans les premières élections de son règne".

Lui-même artisan de l'organisation d'une vingtaine de scrutins, l'ancien ministre revendique avoir falsifié quelques résultats: "J'accepte d'être accusé d'avoir arrangé quelques députations (...) C'est un détail insignifiant. Le plus important pour moi était la réussite du processus" électoral.

Assurant formuler ces virulentes critiques "par amour pour Mohammed VI", Driss Basri est régulièrement présenté par la presse marocaine comme préparant son retour politique.

L'ancien ministre, qui figure sur une liste de personnalités dont l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) réclame la comparution en justice pour les enlèvements et disparitions arbitraires qui ont marqué le règne autoritaire de Hassan II (1961-1999), "ne nie pas qu'il y ait eu des abus commis par des responsables étatiques".

Mais Driss Basri affirme "ne pas connaître" le commissariat de Derb Moulay Chérif, à Casablanca, où furent torturés des dizaines d'opposant politiques ("En tant que ministre de l'Intérieur, dois-je connaître tous les commissariats?"), n'avoir eu "nullement connaissance" de l'existence du bagne de Tazmamart, un véritable mouroir symbole des années de plomb du régime ("Cette affaire concernait les militaires"), pas plus qu'il n'a eu connaissance de "charniers", régulièrement évoqués par la presse indépendante marocaine. "Je ne connais que les tombes de ma famille", explique l'ancien ministre qui s'était lui-même qualifié, lors de son limogeage, comme "femme de ménage" de la monarchie alaouite. AP

nim/mw

Rubrique : Monde
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Dossier : Maroc

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-11 11:22:03
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Dimanche 11 mai 2003

ISLANDE

Très mince victoire pour le Premier ministre islandais

 

REYKJAVIK, Islande (AP) - Les résultats définitifs des élections législatives en Islande ont donné dimanche une très courte majorité au Premier ministre David Oddsson, au pouvoir depuis 1991.

Sa formation, le Parti de l'Indépendance (SSF, conservateur), a remporté 22 des 63 sièges au Parlement (33,7% des votes), d'après les résultats présentés comme définitifs par la chaîne publique RUV. Son adversaire de gauche, l'Alliance sociale menée par Ingiborg Solrun Gisladottir, remporte 20 sièges avec 31% des suffrages.

M. Oddsson devrait certainement tenter de reconduire l'actuelle coalition gouvernementale avec le Parti du Progrès (FSF, centre), qui se voit crédité de 12 sièges (17,7% des voix). A moins que le FSF ne choisisse de nouer une alliance avec l'Alliance sociale, ouvrant une période d'alternance...

Halldor Asgrimsson, chef du FSF et ministre des Affaires étrangères, a reconnu que les faibles écarts constatés "rendront difficile la formation d'un gouvernement". Un cabinet qui se fera en tout cas sans Mme Gisladottir. Confiante dans la victoire de son parti à Reykjavik, elle s'était placée en 5e position sur la liste de l'Alliance. Mal lui en a pris: elle n'a pas été élue.

Par ailleurs, le scrutin a vu l'Alliance Gauche-Verts (VG) décrocher cinq sièges (8,8% des voix) et le Parti libéral (FF) quatre, doublant ainsi sa représentation à l'Althing, le plus vieux Parlement au monde. Il fut fondé en 930. AP

mw-sl/v0176

Rubrique : Monde
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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-11 11:17:55
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