(1) «Indiens d'Amérique : 35 ans de lutte pour la souveraineté», Michelle Vignes. Espace 14-16 Verneuil, 16, rue de Verneuil, Paris VIIe. Jusqu'au 17 mai.
a silhouette est immense. Large carrure, cheveux bruns nattés dans le dos, Dennis Banks, Indien Anishinabe, arrête les regards. Avec trois musiciens, il forme un petit cercle. Leur chant est puissant, lancinant, rythmé par le battement des tambours. Oubliée l'assemblée de Blancs qui les entoure dans cette galerie photo parisienne : leurs esprits voguent au-dessus des grandes plaines américaines. Bientôt résonne le chant de l'American Indian Movement (AIM), ce mouvement cofondé par Dennis Banks, qui, par ses actions spectaculaires, a réveillé la conscience indienne dans les années 70 aux Etats-Unis.
Le leader de l'AIM est à Paris par amitié pour la photographe qui a capté durant trente ans les grands moments du Red Power (1). Entre deux chants, il glisse un petit poème, écrit dans la nuit, pour dénoncer «l'éternelle réponse des gouvernements américains aux problèmes économiques du pays : la guerre».«Autrefois, ils voulaient l'or, maintenant c'est le pétrole», lance-t-il avec colère. A 66 ans, cet homme à l'allure de grand bison flegmatique reste un militant. Même s'il s'est recentré sur sa famille et sur la réserve anishinabe du Minnesota où il produit du riz sauvage et du sirop d'érable. Il ne s'attardera d'ailleurs pas à Paris car il ne veut pas rater la naissance, imminente, de sa petite-fille. Ce ne sera jamais que le 29e petit-enfant de ce père de vingt garçons et filles (il a aussi six arrière-petits-enfants). Cette nombreuse famille est-elle sa contribution personnelle à la renaissance de la population autochtone, après les décennies de déclin démographique ? L'idée le fait rire. Et, accessoirement, lui évite de s'appesantir sur le nombre de femmes de sa vie... «Je ne le planifie pas mais tout ce que je fais devient politique», reconnaît Dennis, dont le nom indien est Nowa Cumig, «celui qui est au centre».
C'est l'engagement politique qui l'arrache à l'alcool et à la délinquance en 1968. Il a 31 ans et admire la révolte des Black Panthers. Avec d'autres jeunes Indiens des villes, il fonde l'AIM à Minneapolis. Ils rêvent de sortir leur peuple de la prostration, de prouver au monde que loin de n'être plus que des ombres sur la terre, les Indiens sont vivants. Pour obtenir la restitution de leurs terres et la reconnaissance de leurs droits de chasse et de pêche, l'AIM opte pour des actions symboliques qui captivent l'attention du peuple américain. Comme l'occupation de Wounded Knee, ce hameau du Dakota-du-Sud où en 1890 le gouvernement américain mit fin à trois siècles de guerres indiennes par un terrible massacre. Près d'un siècle plus tard, de février à mai 1973, Dennis Banks, le stratège, d'autres leaders de l'AIM et 300 Sioux Oglalas tiennent tête à l'armée américaine et au FBI. Ils dénoncent le racisme et la corruption dont ils sont victimes. L'affrontement meurtrier, filmé par les télévisions, est une victoire morale : le pays découvre que les conditions de vie dans les réserves les apparentent au tiers-monde. Mais c'est un demi-échec politique : les promesses gouvernementales ne sont pas tenues. «Cette action était nécessaire. Nous nous sommes dressés contre le gouvernement. C'était une gloire magnifique de voir les enfants et les vieux combattre ensemble.» Dans la galerie de photos, il indique celle qui, à ses yeux, symbolise le mieux Wounded Knee : des chars de l'armée cernent le village où les Indiens sont retranchés. «Ils étaient prêts à nous écraser», se souvient-il.
Traqué par le FBI, Dennis fuit en Californie. Là, le gouverneur démocrate l'amnistie sous la pression des stars de Hollywood, Marlon Brando en tête. L'acteur lui prête un mobile home pour héberger sa famille. Etudiant puis enseignant à l'université indienne, Dennis s'initie à sa culture d'origine. Et, tandis que l'AIM continue la lutte auprès des Nations unies par des actions juridiques, il ajoute à l'arsenal militant... la course à pied. Manière d'honorer «le moyen indien traditionnel d'annoncer une nouvelle, qui consistait à courir d'un village à l'autre». En 1978, sous sa direction, des Indiens de toutes tribus, de toutes régions, traversent les Etats-Unis à pied pour dénoncer un projet de loi menaçant le statut des réserves. Depuis, Dennis n'a cessé de faire cavaler les militants dans le monde entier lors de «courses sacrées» mêlant Indiens et non-indiens pour porter des messages politiques ou écolos. En 1984, pour en finir avec l'exil, il se rend aux autorités du Dakota-du-Sud. Mais pose ses conditions au FBI. «Ils me recherchaient depuis onze ans, alors j'ai négocié !» Il obtient d'emporter en prison sa pipe sacrée et de construire dans le pénitencier une hutte de sudation, l'abri qui sert à la purification par la chaleur dans la culture indienne. «C'est un lieu de méditation, où on ne parle pas, une thérapie spirituelle», assure Dennis qui, aujourd'hui, se plie à ce rite trois fois par semaine. Libéré quinze mois plus tard, il s'investit dans la lutte contre l'alcool et la drogue, maux endémiques des réserves. Tout en s'enracinant dans les cérémonies rituelles jusqu'à devenir un porte-drapeau spirituel. «Son mode de vie est très intelligent, observe Sylvain Duez-Alessandrini, du Comité français de solidarité avec les Indiens. Un pied dans l'univers traditionnel, un autre dans la société moderne, et il sait comment survivre dans celle-ci.» Et même comment profiter des clichés blancs : son visage hiératique en fait un chef indien idéal à l'écran. Dennis a joué dans plusieurs films, dont le Dernier des Mohicans,«tous très mauvais, toujours des points de vue de Blancs sur les Peaux-Rouges. J'ai accepté pour l'argent : sur Coeur de Tonnerre, on me proposait 2 500 dollars pour une apparition !»
Contre les stéréotypes, Dennis Banks croit à l'éducation, aux «écoles de survie» créées dans les réserves par l'AIM. Elles associent à une formation classique une initiation aux religions et aux langues indiennes. «On m'a retiré de ma famille quand j'étais très jeune et on m'a envoyé dans un pensionnat militaire. C'était la politique du gouvernement dans les années 30, isoler les enfants au nom de l'assimilation. On nous interdisait de parler notre langue, d'entonner nos chants. J'ai dû parler anglais pendant des années dans un environnement entièrement américain. Ma langue était enfouie en moi. Il y a cinq ans, j'ai décidé de me réinstaller là où je suis né, à Leech Lake, et j'ai retrouvé l'essentiel de ma langue. Aujourd'hui, mon plus jeune fils, qui a 10 ans, apprend l'ojibway à l'école.»
De Paris, son père lui rapportera une petite tour Eiffel. Mais aussi un dessin crayonné pendant la balade en bateau-mouche. Il représente une petite guillotine, l'histoire des Français qui coupèrent la tête d'un roi a beaucoup fait rire l'Indien. photo LUdovic Carême
Commentaire écrit le samedi 5 février 2005 à 22:42:35 (lien) nicole mallet - costumejolianne.ca Je me demande ce que veut dire LEECH??
Moi je suis née a LEECH au Nouveau Brunswick Canada . Je suis une acadienne .
«C'est le signe que l'Etat, qui a longtemps cautionné le mythe de la démocratie raciale, reconnaît enfin l'existence d'une question noire et la dette raciale.» José Jorge de Carvalho, anthropologue
São Paulo de notre correspondante
u Brésil, il est de bon ton pour un Blanc d'invoquer une goutte de sang noir, comme l'ex-président Fernando Henrique Cardoso, qui jurait avoir «un pied dans la cuisine» pour dire qu'il descend à la fois du maître et de l'esclave. Dans un pays qui s'est longtemps targué d'être une «démocratie raciale», se prévalant en cela de son métissage, les premières mesures «compensatoires» en faveur des Afro-Brésiliens la plus grande population noire du monde après les Nigérians , victimes d'inégalités criantes, suscitent une polémique.
En cause, une loi récente imposant un quota de 40 % d'étudiants noirs et métis dans les universités publiques de Rio de Janeiro, l'Etat du Brésil qui compte le plus d'afrodescendentes après celui de Bahia. Garantie d'un enseignement de qualité, l'université publique reste le bastion des élites blanches, qui ont pu s'offrir l'école privée. Les Afro-Brésiliens en sont exclus à l'exception d'une minorité d'entre eux , parce que souvent réduits par la pauvreté à l'école publique, dont le niveau laisse à désirer.
Traitement préférentiel. En vertu de la loi entrée en vigueur il y a peu, les candidats noirs et métis au concours d'entrée des universités de Rio ont bénéficié d'un traitement préférentiel. Ils ont donc été reçus au détriment de Blancs éliminés malgré des notes supérieures aux leurs. Pour l'université de l'Etat de Rio de Janeiro, l'un des établissements concernés par la loi, «c'est la conséquence inévitable du système de quotas», le nombre de places étant largement inférieur à celui des postulants. Mais les candidats lésés ont porté plainte, au nom de «l'égalité d'accès à l'éducation», garantie par la Constitution. La Cour suprême a même été saisie et devra se prononcer sur la constitutionnalité de la loi.
«Les quotas menacent l'hégémonie des Blancs sur l'université, note le chercheur Jacques d'Adesky. D'où la levée de boucliers, qui a aussi des relents de racisme.» Pour ses détracteurs, tous Blancs, la «discrimination positive» «sape la méritocratie et incite à la haine raciale» dans un pays où les relations entre Blancs et non-Blancs sont relativement harmonieuses. Ils jugent aussi que l'intense métissage des Brésiliens rend impossible d'identifier les bénéficiaires des quotas. Car comment savoir qui est noir dans un pays où un Mulato (métis) clair peut passer pour un Blanc hâlé, et inversement ? Lors d'un débat électoral, en octobre, Luiz Inacio Lula da Silva, élu depuis président, avait défendu un «critère scientifique», s'attirant des critiques. «Il n'y a pas de critère objectif pour définir la race et la vérifier», ont rappelé les experts. On s'en tient donc à «l'autodéclaration» de la couleur, qui «incite à la fraude», selon les sceptiques. Des Blancs ont certes prétendu avoir «un pied dans la cuisine» pour entrer à l'Université avec des notes inférieures à la moyenne. Mais, selon les universités de Rio, ce sont des cas isolés.
La polémique promet de rebondir puisque le Congrès doit bientôt examiner un «statut de l'égalité raciale», fixant des quotas pour les Afro-Brésiliens à la télévision, dans la publicité et la fonction publique, où certains ministères les ont déjà introduits, il y a deux ans. Toutefois, ces mesures, prises dans la foulée de la conférence de Durban contre le racisme, en 2001, marquent un tournant dans un pays où la question raciale a longtemps été taboue. «C'est le signe que l'Etat, qui a largement cautionné le mythe de la démocratie raciale, note José Jorge de Carvalho, anthropologue, reconnaît enfin l'existence d'une question noire et la dette raciale.»
Inégalités. Après la fin de l'esclavage, que le Brésil fut l'un des derniers pays à abolir, en 1888, «les esclaves et leurs descendants ont été jetés à la rue, sans la moindre compensation, note d'Adesky. Bon nombre d'intellectuels le nient encore, mais les inégalités dont sont victimes les Afro-Brésiliens sont également le fait du racisme», et pas seulement de la pauvreté comme on le dit souvent.
De fait, ce n'est pas une coïncidence si la pauvreté est noire au Brésil. «Il y a une forte association entre couleur et conditions de vie», note le chercheur Carlos Hasenbalg. Noirs et Métis représentent 46 % des 175 millions de Brésiliens, mais 63 % des 53 millions de pauvres et 70 % des 22 millions d'indigents. Deux analphabètes sur trois sont noirs. Ils vivent et étudient moins longtemps que les Blancs. Et leurs chances de progresser dans l'échelle sociale sont de loin inférieures. Aujourd'hui encore, ils sont victimes de discrimination à l'embauche et restent relégués aux fonctions subalternes. Même à qualification égale, un Noir ne peut espérer le même poste qu'un Blanc. Une certaine classe moyenne de couleur a certes fait son apparition, et le futebol et la chanson ont leurs stars noires. Mais ce n'est qu'en 1995 que le Brésil a eu, pour la première fois, un ministre noir, le «roi» Pelé.
Conscience noire. Pourtant, il n'y a jamais eu au Brésil de ségrégation raciale institutionnalisée comme aux Etats-Unis. Ici, on parle d'un «racisme cordial», occulté par la chaleur des relations sociales. «Un racisme pervers et hypocrite», souligne Sueli Carneiro, de l'organisation noire Geledes. Toutefois, le mouvement noir reprend du poil de la bête et il est désormais bien mieux relayé qu'autrefois dans les institutions. Mais l'émergence d'une conscience noire souffre encore du poids du vieux mythe racial brésilien. «L'éloge du métissage, fondement de l'idéologie de la démocratie raciale, visait à nier l'existence de clivages raciaux et à empêcher l'éveil de la négritude, rappelle Carneiro. Il a également été mis au service d'un idéal de "blanchiment" qu'ont fini par intérioriser les Noirs. Comment s'étonner, dès lors, qu'ils cherchent à renier leur négritude ? Chacun sait ici que moins on est noir et plus on a de chances d'être accepté et de réussir.».
En 1938, l'Autriche comptait 200 000 juifs. En 1945, à peine 5 000 vivaient encore dans le pays. 65 000 avaient péri dans les camps de la mort, plus de 100 000 autres s'étaient exilés.
Vienne de notre correspondant
'Autriche peut-elle se permettre de laisser mourir sa communauté juive ? Telle est la question, en forme d'appel au secours, que vient de lancer Ariel Muzicant, président de l'Israelitische Kultusgemeinde (IKG), l'organe représentatif de la petite communauté des juifs autrichiens, qui ne compte aujourd'hui plus que 6 700 personnes. Responsable financièrement de plusieurs synagogues, de quatre écoles, d'un centre psychiatrique, d'une maison de retraite et de quelques cimetières à moitié à l'abandon, l'IKG se trouve au bord de la faillite. «Si, dans les semaines à venir, l'Etat ne fait pas un geste en notre faveur, nous entamerons, le 1er juillet, une procédure de dépôt de bilan», a averti son président. Dans le bras de fer qui l'oppose depuis des années au gouvernement, Ariel Muzicant a jeté sa dernière carte : soit Wolfgang Schüssel et ses alliés de l'extrême droite sauvent les juifs du gouffre, soit ils devront répondre devant l'Histoire de la disparition d'une communauté vieille de presque mille ans.
L'acte le plus ancien mentionnant la présence d'un juif à Vienne date de 1194. A la veille de l'annexion du pays au IIIe Reich, en mars 1938, le pays comptait 200 000 juifs, une cinquantaine de synagogues et plusieurs centaines d'associations. En 1945, à peine 5 000 juifs vivaient encore dans le pays. 65 000 avaient péri dans les camps de la mort nazis, plus de 100 000 autres s'étaient exilés. Plus aucune association n'existait et, parmi toutes les synagogues d'autrefois, une seule avait échappé à la fureur destructrice des jeunes SA autrichiens, lors du «pogrom de novembre», perpétré dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938.
Subvention. Certes, ces terrains sur lesquels ne restaient que des ruines ont été restitués à l'IKG à la fin de la guerre. Des terrains qui ne valaient plus rien et que l'IKG a été contraint, pour la plupart d'entre eux, de vendre afin de pouvoir lui-même se reconstituer. Car, du côté de l'Etat, la petite subvention accordée chaque année en guise de dédommagement actuellement 800 000 euros n'a jamais suffi. Accumulée au fil des ans, la dette qui accable aujourd'hui l'IKG s'élève à 45 millions d'euros environ.
Reconstruction. «La grande différence avec la RDA, souligne Michel Friedman, vice-président de la communauté juive d'Allemagne, venu à Vienne pour soutenir son collègue autrichien, c'est que les autorités allemandes se sont, tout de suite après la guerre, engagées dans la reconstruction des structures communautaires juives, des associations et des synagogues. La vie juive n'y était pas simplement tolérée, comme en Autriche, mais encouragée moralement et financièrement.»
Les revendications de l'IKG portent aujourd'hui sur deux points : celui du dédommagement des biens volés ou détruits sous le régime nazi s'appuyant sur le rapport publié en février par la Commission d'historiens chargée de dresser la liste de toutes les spoliations ainsi que sur des polices d'assurance des synagogues de Vienne retrouvées le mois dernier dans des archives israéliennes. Ariel Muzicant estime à «500 millions d'euros» la valeur actuelle que représenteraient ces biens. Il serait «prêt à prendre 10 % de cette somme comme base de discussion» avec le gouvernement. «Nous avons besoin d'au moins 2,7 millions d'euros supplémentaires par an (sur un budget total de 11,2 millions d'euros, ndlr), afin de couvrir notamment les énormes frais de surveillance policière de nos institutions.».
Depuis 1985, les pays européens célèbrent le 9 mai la "journée de l'Europe". Cette fête, partagée par tous les membres de l'UE, marque la volonté de promouvoir la paix, d'encourager la solidarité et la compréhension entre les peuples. Le 9 mai correspond au jour anniversaire de la déclaration de Robert Schuman en 1950, considérée comme l'acte fondateur de la Communauté européenne. Dans le contexte du programme d'élargissement, La "journée de l'Europe" revêt en 2003 une dimension particulière. De nombreuses manifestations sont prévues en France pour cette fête de l'Europe. [ lire l'article ]
Les principaux points de la résolution américano-britannique sur l'Irak
NATIONS UNIES (AP) - Voici les principaux points du projet de résolution sur l'Irak que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vont soumettre vendredi aux membres du Conseil de sécurité, et dont l'Associated Press a obtenu copie:
-Mettre fin au contrôle de l'ONU sur les revenus de l'industrie pétrolière. L'argent du pétrole ira à un "Fonds d'assistance irakien" contrôlé par les Etats-Unis et les Britanniques, pour aider à financer la reconstruction. Un corps international, auquel appartiendront le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, et des représentants du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, aura le pouvoir de contrôler le Fonds.
-Autoriser les Etats-Unis et les Britanniques à administrer l'Irak pour une période d'au moins 12 mois, automatiquement reconduite à moins d'une décision du Conseil de sécurité. Leur rôle serait de restaurer la sécurité et de favoriser la prospérité des Irakiens, pendant la mise en place d'une administration intérimaire sous l'égide des Irakiens, des deux pays et d'un coordinateur de l'ONU. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne assument leur autorité spécifique et leur responsabilité en tant que puissances occupantes.
-lever l'embargo économique imposé par le Conseil de sécurité après l'invasion du Koweït par l'Irak. L'embargo sur les armes est maintenu.
-faire disparaître progressivement en quatre mois le programme pétrole contre nourriture, mais permettre aux Nations unies de jouer un rôle vital sur le plan humanitaire et de la sécurité.
-demander à Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, de désigner un coordinateur spécial pour travailler avec les autorités britanniques et américaines, ainsi qu'avec les Irakiens pour restaurer la sécurité et établir un gouvernement permanent. Le coordinateur s'occupera de la fourniture d'aide humanitaire, du retour des réfugiés, de la reconstruction, des droits de l'homme, des réformes légales et judiciaires, de la reconstruction de la police irakienne.
-appeler à condamner le précédent régime irakien pour ses crimes et ses atrocités.
-appeler à poursuivre la suppression des armes de destruction massive et des missiles balistiques du pays. AP
PROCHE-ORIENT . Bush va proposer la création d'une zone de libre-échange au Proche-Orient
WASHINGTON (AP) - Le président américain George W. Bush va présenter vendredi un projet de création d'une zone de libre-échange au Proche-Orient d'ici une dizaine d'années, a affirmé un haut responsable de l'administration.
M. Bush va exposer son projet au cours d'un discours à l'université de Caroline du Sud, a déclaré ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
Les Etats-Unis ont déjà des accords de libre-échange avec Israël et la Jordanie, et sont en négociation avec le Maroc. L'objectif final de M. Bush serait de parvenir à faire tomber toutes les barrières douanières entre les Etats-Unis et les pays du Proche-Orient.
Les perspectives économiques et la paix au Proche-Orient seront les principaux sujets du discours du président.
M. Bush dira qu'il met de grands espoirs dans la visite du secrétaire d'Etat Colin Powell dans la région ce week-end et suggérera que le changement de régime en Irak devrait contribuer à des changements positifs concernant le conflit israélo-palestinien, a ajouté la même source.
Il dira que "la prospérité elle-même n'a pas atteint le Proche-Orient" mais qu'un commerce plus ouvert devrait le permettre.
M. Bush ne dira pas vendredi quels pays pourraient les premiers rejoindre cette zone de libre-échange, a ajouté le responsable.
Les négociations se feront pays par pays. Certaines conditions seront requises, comme d'avoir une économie de marché et de s'engager à combattre le terrorisme. "Cela prendra du temps. C'est pourquoi (le président) a avancé un horizon réaliste d'une décennie", a précisé le responsable.
Il a affirmé que l'administration espérait que le nouvel Etat palestinien et l'Irak feraient partie des pays pouvant appartenir à la zone de libre-échange.
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell doit se rendre en Israël vendredi soir pour rencontrer ce week-end le Premier ministre israélien Ariel Sharon à Jérusalem et M. Abbas en Cisjordanie, et les amener à ouvrir les négociations pour la mise en oeuvre de la "feuille de route" qui doit aboutir à la création d'un Etat palestinien en 2005. AP
IRAK L'armée américaine lance un ultimatum aux Moudjahidine du peuple en Irak
BAGDAD (AP) - L'armée américaine a lancé vendredi un ultimatum aux membres des Moudjahidine du peuple opérant en Irak, exigeant qu'ils déposent les armes sous peine d'essuyer une attaque.
Par ailleurs, des responsables du département américain du Trésor ont annoncé vendredi avoir localisé les principaux coffres de la Banque centrale irakienne à Bagdad, qui auraient semble-t-il échappé aux pillages.
Sous couvert de l'anonymat, des officiers du Ve corps de l'US Army à Bagdad ont révélé que des membres des Moudjahidine du Peuple, un groupe d'opposition iranien qui opérait depuis le territoire irakien avec la bénédiction de Saddam Hussein, avaient été encerclés par les forces arméricaines au nord-est de Bagdad.
Les Moudjahidine du peuple disposent de plusieurs camps près de Baqbah, à 70km de Bagdad. Les troupes américaines se préparaient à des opérations de combat à grande échelle, mais négociaient encore vendredi avec les membres du groupe, précisait-on de même source.
Les Etats-Unis ont signé le 15 avril un accord de cessez-le-feu avec le groupe, l'autorisant à conserver ses armes pour se défendre contre des attaques soutenues par l'Iran. A l'époque, le département d'Etat américain avait qualifié cet accord de "prélude à la reddition du groupe".
Mais ces derniers jours, des informations faisant état d'accrochages à des barrages routiers aux environs de Bagdad ont laissé supposer que le groupe joue toujours un rôle armé actif dans la région, que les Etats-Unis pourraient percevoir comme un défi à leur autorité en tant que puissance militaire occupante.
Dans le passé, les Etats-Unis ont décrit les Moudjahidine du peuple comme une organisation terroriste. Dans les années 70, une série d'attentats qui ont tué plusieurs personnels civils et militaires américain travaillant à des projets de défense en Iran lui ont été imputé, même si le groupe a démenti prendre pour cible des Américains. Il aurait soutenu la prise de l'ambassade américaine à Téhéran en 1979 avant de rompre avec le gouvernement iranien. Téhéran dénonce une politique américaine trop tolérante selon eux vis à vis des Moudjahidine du Peuple. AP
Sharon fait un geste vers la paix avec la Syrie Le Premier ministre israélien se dit prêt à reprendre les négociations de paix avec Damas sans poser de conditions a priori. "Nous apporterons nos demandes, ils apporteront leurs demandes, et nous discuterons des solutions".
Ariel Sharon (AP)
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a déclaré jeudi qu'il était prêt à reprendre les négociations de paix avec la Syrie sans poser de conditions a priori. "Nous apporterons nos demandes, ils apporteront leurs demandes, et nous discuterons des solutions", a-t-il déclaré à Israel TV.
Plateau du Golan
Les négociations de paix israélo-syriennes achoppent sur le problème du plateau du Golan, dont Israël s'est emparé en 1967. M. Sharon, interviewé dans sa ferme du sud d'Israël, n'a pas souhaité dire s'il était prêt ou non à rendre tout ou partie du plateau du Golan en échange de la paix. M. Sharon a par ailleurs salué le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, disant qu'il pouvait être un "partenaire" dans les négociations de paix. Israël demande l'arrêt des violences avant toute reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, mais M. Sharon a cependant annoncé qu'une rencontre avec son homologue palestinien allait être planifiée. (AP)
Lundi 12 mai 10h30 Rencontre avec le groupe d'analyse et de prospective sur l'Europe (groupe '' Moscovici '') 12h00 Entretien avec une délégation de ministres des Affaires étrangères des pays de la CEDEAO 15h00 Audience accordée par Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, émir de l'Etat du Qatar (Hôtel Bristol) 16h00 Entretien avec M. Jean Malaurie, président de l'Académie polaire
Mardi 13 mai 10h00 Entretien avec M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre de Thaïlande 13h00 Entretien suivi d'un déjeuner avec M. Jaap de Hoop Scheffer, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas à l'occasion de la réunion du Conseil de coopération franco-néerlandais 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale 18h15 Rencontre avec une délégation de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes
Jeudi 15 mai 10h00 Entretien avec M. Paddy Ashdown, Haut représentant de la communauté internationale et représentant spécial de l'Union européenne à Sarajevo 11h00 Entretien avec M. Souef El Amine, ministre des Affaires étrangères des Comores 16h00 Convention (Bruxelles)
Vendredi 16 mai 16h00 Forum Europe (Périgueux)
Noëlle Lenoir
Mardi 13 mai 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale Dîner du Comité des ministres du Conseil de l'Europe (Strasbourg)
Jeudi 15 mai Comité des ministres du Conseil de l'Europe (Strasbourg) 15h00 Questions d'actualité au Sénat 19h00 Entretien avec M. Rocco Buttiglione, ministre des politiques communautaires italien
Vendredi 16 mai Forum Europe (Périgueux)
Pierre-André Wiltzer
Lundi 12 mai 18h00 Réunion du groupe de contact Libéria-Fleuve Mano (Bruxelles)
Mardi 13 mai 12h00 Participation à l'entretien du Premier ministre avec M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre de Thaïlande 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 13h00 Participation au déjeuner offert en l'honneur de M. James Wolfensohn, Président de la Banque Mondiale, par M. Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture
Jeudi 15 mai 9h00 Ouverture de l'Annual Bank Conference on Development Economics (Bercy) Déplacement à Bruxelles
Vendredi 16 mai Conseil des ministres UE-ACP (Bruxelles) Déplacement à Cannes (promotion de la production africaine)
Samedi 17 mai 10h00 Inauguration du Pavillon '' Cinémas du Sud '' (Cannes)
Renaud Muselier
Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Jeudi 15 mai 15h00 Questions d'actualité au Sénat
Vendredi 16 mai 9h30 Participation à l'entretien du Président de la République avec M. Feacham, Président du Fonds mondial SIDA 14h00 Discours d'ouverture du colloque '' 10 ans d'humanitaire européen '' (Université Paris XII) Déplacement à Amsterdam (Colloque Santé).
2- FRANCE/QATAR
''L'Emir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, sera reçu par le Président de la République le lundi 12 mai à 19 heures. Il s'entretiendra avec le Ministre, le même jour, à 15 heures. Cheikh Hamad sera accompagné du ministre qatarien des Affaires étrangères, Cheikh Hamad Bin Jassem Bin Jabor Al-Thani. Ces entretiens s'inscrivent dans le cadre des relations privilégiées et du dialogue politique régulier que nous entretenons avec le Qatar. Ils seront l'occasion d'évoquer les dernières évolutions de la situation régionale ainsi que l'approfondissement de nos relations bilatérales, déjà très intenses, dans les domaines politique, économique, et de défense. L'Emir du Qatar est venu en France en visite de travail en juillet 2002. Le ministre des Affaires étrangères s'était entretenu avec son homologue qatarien en septembre 2002. La ministre de la défense s'était rendu à Doha en mars dernier. Pour sa part, le secrétaire d'état aux affaires étrangères s'est rendu au Qatar en décembre 2002 et en mars 2003. Le Qatar assure actuellement la présidence du Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe et de l'Organisation de la Conférence Islamique.''
3 - FRANCE/THAILANDE
''Le président de la République, M. Jacques Chirac s'entretiendra lundi 12 mai avec M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre du Royaume de Thaïlande, qui se rend à Paris en visite officielle les 12 et 13 mai. Le Premier ministre thaïlandais aura par la suite une réunion de travail, suivi d'un déjeuner, avec le Premier ministre, M. Jean Pierre Raffarin, le mardi 13 mai. M. Thaksin Shinawatra s'entretiendra également avec le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, et le ministre de l'Economie et des Finances M. Francis Mer. Au cours des entretiens, les principaux dossiers internationaux et régionaux, ainsi que l'ensemble de nos relations bilatérales, seront abordés. Une déclaration conjointe sera ainsi signée par les deux Premiers ministres à l'occasion de cette visite. M. Yves Guéna, Président du Conseil Constitutionnel, présidera en l'honneur de M. Thaksin Shinawatra et de son épouse un dîner au Quai d'Orsay. Enfin, ce dernier prononcera une allocution à l'invitation du MEDEF et aura divers entretiens avec des chefs d'entreprises français. Ces entretiens seront l'occasion de réaffirmer à un partenaire avec lequel nous entretenons des relations diplomatiques anciennes la disponibilité de la France à soutenir les projets de coopération décidés dans le cadre de la sous-région du Grand Mékong et notre attachement commun à l'intégration régionale dont la Thaïlande est un des principaux moteurs. La zone de libre échange de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (AFTA) contribuant efficacement à attirer les investisseurs français dans la région, nous soulignerons notre volonté commune de renforcer nos échanges économiques et commerciaux. Ainsi, à l'heure actuelle, la France est le deuxième investisseur européen du Royaume, avec plus de 1,1 milliards d'euros d'investissements directs, et une soixantaine de grands groupes français et plus de 300 petites et moyennes entreprises qui y développent leurs activités.''
4 - FRANCE/CEDEAO
''Le ministre recevra lundi la délégation ministérielle de la CEDEAO, conduite par le ministre des Affaires étrangères du Ghana, dont le pays assure la Présidence de l'organisation. La délégation qui achève une tournée auprès des principaux bailleurs de fonds en vue de recueillir des financements pour le fonctionnement de la force ouest africaine déployée en Côte d'Ivoire (MICECI), sera composée des ministres des Affaires étrangères de Côte d'Ivoire, de Guinée et du Nigeria, ainsi que du Secrétaire exécutif de la CEDEAO.Elle a déjà été reçue par le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie le 2 mai. A cette occasion, le ministre réitérera la volonté de la France de poursuivre son appui à la MICECI à hauteur de 3,5 millions d'euros.''
5 - FRANCE/PAYS-BAS
''M. Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères et M. Jaap de Hoop Scheffer, Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, inaugureront, le 13 mai prochain à Paris, le Conseil de coopération franco-néerlandais. L'installation du Conseil fait suite à une déclaration commune, le 4 février 2002, selon laquelle les deux pays avaient décidé d'intensifier leurs relations, déjà denses et variées, tant sur le plan politique que sur celui de la société civile. L'objectif de cette instance souple et fonctionnelle, dont les deux Ministres des Affaires étrangères sont les co-présidents, sera de travailler à l'intensification et la visibilité de nos relations bilatérales. Il proposera de nouvelles initiatives ou activités dans les domaines se rapportant à la société civile, en s'appuyant notamment sur les structures existantes, comme par exemple les Instituts français des Pays-Bas et néerlandais en France. S'agissant du volet société civile, le Conseil de coopération, qui se réunira pour la première fois - et sera appelé à se réunir une fois par an, alternativement en France et aux Pays-Bas - , comprend une trentaine de membres français et néerlandais particulièrement impliqués dans les relations entre les deux pays. Ces personnalités appartiennent au monde politique, économique, culturel et des médias. Concernant le volet politique, outre les collaborations réussies de ces derniers mois, comme la contribution commune franco-néerlandaise à la Convention sur le renforcement du rôle de la Commission, les ministres évoqueront, notamment au cours d'un entretien bilatéral, les projets de réflexion ou de coopération conjointes qui seront engagés ou poursuivis sur différents thèmes, tels que l'Afrique, la PESD et l'OSCE.''
6 - FRANCE/PROCHE-ORIENT
(A propos de la rencontre de M. de Villepin et de M. Chaath, comment ont-ils abordé la feuille de route? Est-ce que la France la trouve convenable comme elle est présentée? ) ''Le ministre vient de s'entretenir avec M. Nabil Chaath, ministre des Affaires étrangères au sein du nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne dirigé par Abou Mazen. Cette rencontre s'inscrit notamment dans la perspective du prochain déplacement du ministre en Israël et dans les Territoires palestiniens. L'entretien a essentiellement porté sur les importantes réformes politiques intervenues récemment dans les Territoires palestiniens et sur la perspective très attendue de la mise en œuvre de la feuille de route du Quartet. Les ministres ont fait également le point de notre coopération bilatérale.''
7 - FRANCE/RCA
''Le ministre des Affaires étrangères s'est entretenu aujourd'hui avec M. Abel Goumba, Premier ministre centrafricain. A cette occasion, ils ont évoqué la situation en République centrafricaine, les relations bilatérales et la situation régionale. Cet entretien a été l'occasion de rappeler à M. Goumba le souci de la communauté internationale de voir rapidement la RCA retourner à la légalité. Il a été également confirmé à M. Goumba que la France était soucieuse, comme ses partenaires européens, de conforter le processus de sortie de crise.''
8 - FRANCE/ROYAUME-UNI
'' Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux affaires européennes, s'est rendue à Londres jeudi 8 mai pour des entretiens bilatéraux concernant notamment les travaux de la Convention. La réunion de travail organisée le 8 mai avec M. Denis McShane, Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, visait à préparer la fin des travaux de la Convention sur l'avenir de l'Europe, prévue pour juin 2003. Noëlle Lenoir et M. McShane ont ainsi abordé le rôle de la Commission dans l'Europe élargie et les mesures qui peuvent être prises pour doter cette institution des moyens de jouer tout son rôle au service de l'intérêt général européen. Noëlle Lenoir a ainsi présenté les propositions contenues dans la contribution franco-néerlandaise sur la méthode communautaire. Noëlle Lenoir et Denis McShane ont en outre constaté d'une grande convergence de vues sur la nécessité d'un renforcement du rôle du Président de la Commission et les modalités de ce renforcement. De nombreuses autres positions communes réunissent la France et le Royaume-Uni sur les questions institutionnelles, tout particulièrement s'agissant de la nécessité de réformer la présidence du Conseil européen pour atteindre davantage de stabilité. Ces questions institutionnelles ont également été discutées avec M. Charles Grant, directeur du Centre for European Reform, que Noëlle Lenoir a également rencontré lors de son déplacement à Londres. Noëlle Lenoir a exposé les raisons amenant la France à proposer, à la Convention sur l'avenir de l'Europe, de nombreuses avancées en matière de coopération judiciaire et policière. Elle a également abordé cette question avec Lord Irvine, le Lord Chancellor, et avec Lord Goldsmith, l'Attorney general. Enfin, Noëlle Lenoir a présenté les propositions de la France, de la Belgique, du Luxembourg et de l'Allemagne sur le développement de l'Europe de la défense, en soulignant la complémentarité entre ces propositions d'une part et les efforts franco-britanniques pour construire l'Europe de la défense (déclaration de Saint-Malo qui a lancé l'exercice en décembre 1998 ., déclaration du Touquet proposant plusieurs propositions communes en matière de défense à la Convention sur l'avenir de l'Europe.) ''
Outre la Convention, Noëlle Lenoir et Monsieur McShane ont enfin abordé l'objectif de faire de l'Union européenne l'économie la plus compétitive du monde. A cette fin, ils ont préparé ensemble les prochains Conseils des ministres '' compétitivité '', en particulier le Conseil du 19 mai prochain à Bruxelles, qui devrait débattre de la stratégie pour développer le marché intérieur européen pour les prochaines années. '' Les questions de compétitivité économiques sont des questions clés pour la France comme pour le Royaume-Uni. Encourager l'innovation et l'entreprenariat, tout en veillant à la cohésion sociale assurée notamment par des services publics de qualité, voilà les bases d'un modèle européen. C'est un domaine privilégié pour que la France et le Royaume-Uni œuvrent de concert '', a indiqué Noëlle Lenoir au cours de son entretien avec M. McShane. Cette réunion fait suite à plusieurs séances de travail depuis la nomination de Mme Lenoir l'été dernier et celle de M. McShane à l'automne. Ils s'étaient notamment rencontrés dans le cadre du sommet franco-britannique du Touquet le 4 février dernier et ont également effectué un déplacement en commun en Lettonie le 3 avril afin de témoigner de leur soutien partagé au processus d'élargissement.''
9 - FRANCE/EGYPTE/IRAN
''Le ministre délégué au Commerce extérieur, M. François LOOS, se rendra samedi 10 mai en Egypte puis du 10 au 13 en Iran. Il visitera l'Egypte à l'invitation de son homologue égyptien, M. Youssef BOUTROS-GHALI. Au cours de cette visite, M. Loos sera reçu par le Premier ministre, le Dr. Atef OBEID, et par son homologue pour un déjeuner de travail. Ces entretiens au Caire seront l'occasion d'un échange de vues approfondies sur nos relations économiques et commerciales, ainsi que sur notre coopération bilatérale. La République arabe d'Egypte est un partenaire économique majeur pour la France dans cette région avec lequel les relations commerciales se sont nettement intensifiées ces dernières années. La France est ainsi le 4ème fournisseur de l'Egypte et son 5ème investisseur étranger avec 120 entreprises françaises implantées dans ce pays. Cette visite sera l'occasion d'examiner les opportunités pour renforcer davantage les échanges entre les deux pays, dans le cadre d'une relation bilatérale excellente. La visite en Iran de M. Loos intervient peu après celle du Ministre à Téhéran (24 avril 2003) et témoigne de notre disponibilité pour développer nos relations avec l'Iran dans tous les domaines d'intérêt commun. Dans le but de renforcer la coopération économique entre nos deux pays, le ministre délégué signera un accord de protection et de promotion réciproques des investissements avec son homologue iranien et aura plusieurs entretiens ministériels. M. Loos sera en outre accompagné par une délégation parlementaire ainsi qu'un groupe important d'entreprises.''
10 - IRAK
(La France acceptera-t-elle la levée des sanctions économiques sur l'Irak avant de trouver les armes de destruction massive?) ''Le projet de résolution américain nous a été présenté hier par un responsable britannique qui a été reçu au Quai d'Orsay. Le ministre a eu hier des contacts téléphoniques au cours desquels il s'en est entretenu avec MM. Colin Powell, Joshka Fischer, Igor Ivanov et Kofi Annan. Ce projet va faire l'objet d'un début de consultations aujourd'hui à New York au Conseil de sécurité. Je n'ai pas d'autre commentaire à ce stade.''
(L'Agence France presse, reprise par les medias arabes, parlent aujourd'hui de l'exportation en Irak de sang contaminé dans les années 1980. Avez-vous connaissance de ces faits et quel est votre commentaire ?) ''Je n'ai pas de commentaire particulier sur ces informations de presse sur lesquelles je vais me renseigner.''
11 - TERRORISME
(Avez-vous confirmation de la mort de Ben Laden ?) ''Non.''
12 - ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE
(Pouvez-vous nous rendre compte des rencontres tripartites (France GB USA)à Paris au sujet des armes de destruction en Iran, Corée du Nord ,Irak et Proche-Orient ? Avez -vous la même analyse de la menace nucléaire iranienne?) ''Comme vous le savez, la question des armes de destruction massive est au centre de nos préoccupations. Dans ce cadre nous entretenons une concertation continue avec nos partenaires. S'agissant de l'Iran, le ministre a eu l'occasion de s'exprimer lors de son récent déplacement à Téhéran le 24 avril dernier. Je vous renvoie à ses déclarations.''
13 - FIPOL
(Souhaitez-vous une augmentation des fonds du FIPOL pour une meilleure indemnisation des victimes de la pollution pétrolière ?) ''Mme Bachelot s'est exprimée ce matin sur cette question. Je n'ai pas de commentaire supplémentaire à faire''.
___________________________________________
14 - Irak / Déclaration du ministre
La construction de la paix appelle la mobilisation de tous. Elle exige l'unité de la communauté internationale face à l'ampleur des menaces et aux risques de division.
Dans cet esprit, il s'agit aujourd'hui d'élaborer le cadre de l'après-guerre en Irak, à la fois pour répondre aux urgences – humanitaire et de sécurité – et pour assurer le succès de la transition politique. Un projet de résolution a été transmis hier dont l'examen est en cours.
Pour la France, il faut apporter en priorité des solutions aux questions auxquelles l'Irak est confronté aujourd'hui : le régime des sanctions, le désarmement, la gestion des ressources pétrolières ou encore la sortie du programme " pétrole contre nourriture ".
Fidèle à ses convictions, la France aborde cette négociation dans un esprit constructif, en concertation étroite avec tous ses partenaires. Son objectif est de définir des solutions conformes aux intérêts du peuple irakien et jouissant du plus large soutien possible de la communauté internationale.
Au-delà de la phase d'urgence, l'établissement d'un régime irakien stable, démocratique et reconnu au plan international est au cœur de nos priorités. Une forte implication de la communauté internationale, qui passe par un rôle central des Nations Unies, est indispensable pour assurer sa légitimité. La France est prête à se mobiliser avec tous ses partenaires pour agir en ce sens.
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères
Sommaire du point de presse du porte parole adjoint du Quai d'Orsay du 9 mai 2003
Lundi 12 mai 10h30 Rencontre avec le groupe d'analyse et de prospective sur l'Europe (groupe '' Moscovici '') 12h00 Entretien avec une délégation de ministres des Affaires étrangères des pays de la CEDEAO 15h00 Audience accordée par Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, émir de l'Etat du Qatar (Hôtel Bristol) 16h00 Entretien avec M. Jean Malaurie, président de l'Académie polaire
Mardi 13 mai 10h00 Entretien avec M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre de Thaïlande 13h00 Entretien suivi d'un déjeuner avec M. Jaap de Hoop Scheffer, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas à l'occasion de la réunion du Conseil de coopération franco-néerlandais 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale 18h15 Rencontre avec une délégation de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes
Jeudi 15 mai 10h00 Entretien avec M. Paddy Ashdown, Haut représentant de la communauté internationale et représentant spécial de l'Union européenne à Sarajevo 11h00 Entretien avec M. Souef El Amine, ministre des Affaires étrangères des Comores 16h00 Convention (Bruxelles)
Vendredi 16 mai 16h00 Forum Europe (Périgueux)
Noëlle Lenoir
Mardi 13 mai 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale Dîner du Comité des ministres du Conseil de l'Europe (Strasbourg)
Jeudi 15 mai Comité des ministres du Conseil de l'Europe (Strasbourg) 15h00 Questions d'actualité au Sénat 19h00 Entretien avec M. Rocco Buttiglione, ministre des politiques communautaires italien
Vendredi 16 mai Forum Europe (Périgueux)
Pierre-André Wiltzer
Lundi 12 mai 18h00 Réunion du groupe de contact Libéria-Fleuve Mano (Bruxelles)
Mardi 13 mai 12h00 Participation à l'entretien du Premier ministre avec M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre de Thaïlande 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 13h00 Participation au déjeuner offert en l'honneur de M. James Wolfensohn, Président de la Banque Mondiale, par M. Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture
Jeudi 15 mai 9h00 Ouverture de l'Annual Bank Conference on Development Economics (Bercy) Déplacement à Bruxelles
Vendredi 16 mai Conseil des ministres UE-ACP (Bruxelles) Déplacement à Cannes (promotion de la production africaine)
Samedi 17 mai 10h00 Inauguration du Pavillon '' Cinémas du Sud '' (Cannes)
Renaud Muselier
Mercredi 14 mai 10h00 Conseil des ministres 15h00 Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
Jeudi 15 mai 15h00 Questions d'actualité au Sénat
Vendredi 16 mai 9h30 Participation à l'entretien du Président de la République avec M. Feacham, Président du Fonds mondial SIDA 14h00 Discours d'ouverture du colloque '' 10 ans d'humanitaire européen '' (Université Paris XII) Déplacement à Amsterdam (Colloque Santé).
2- FRANCE/QATAR
''L'Emir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, sera reçu par le Président de la République le lundi 12 mai à 19 heures. Il s'entretiendra avec le Ministre, le même jour, à 15 heures. Cheikh Hamad sera accompagné du ministre qatarien des Affaires étrangères, Cheikh Hamad Bin Jassem Bin Jabor Al-Thani. Ces entretiens s'inscrivent dans le cadre des relations privilégiées et du dialogue politique régulier que nous entretenons avec le Qatar. Ils seront l'occasion d'évoquer les dernières évolutions de la situation régionale ainsi que l'approfondissement de nos relations bilatérales, déjà très intenses, dans les domaines politique, économique, et de défense. L'Emir du Qatar est venu en France en visite de travail en juillet 2002. Le ministre des Affaires étrangères s'était entretenu avec son homologue qatarien en septembre 2002. La ministre de la défense s'était rendu à Doha en mars dernier. Pour sa part, le secrétaire d'état aux affaires étrangères s'est rendu au Qatar en décembre 2002 et en mars 2003. Le Qatar assure actuellement la présidence du Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe et de l'Organisation de la Conférence Islamique.''
3 - FRANCE/THAILANDE
''Le président de la République, M. Jacques Chirac s'entretiendra lundi 12 mai avec M. Thaksin Shinawatra, Premier ministre du Royaume de Thaïlande, qui se rend à Paris en visite officielle les 12 et 13 mai. Le Premier ministre thaïlandais aura par la suite une réunion de travail, suivi d'un déjeuner, avec le Premier ministre, M. Jean Pierre Raffarin, le mardi 13 mai. M. Thaksin Shinawatra s'entretiendra également avec le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, et le ministre de l'Economie et des Finances M. Francis Mer. Au cours des entretiens, les principaux dossiers internationaux et régionaux, ainsi que l'ensemble de nos relations bilatérales, seront abordés. Une déclaration conjointe sera ainsi signée par les deux Premiers ministres à l'occasion de cette visite. M. Yves Guéna, Président du Conseil Constitutionnel, présidera en l'honneur de M. Thaksin Shinawatra et de son épouse un dîner au Quai d'Orsay. Enfin, ce dernier prononcera une allocution à l'invitation du MEDEF et aura divers entretiens avec des chefs d'entreprises français. Ces entretiens seront l'occasion de réaffirmer à un partenaire avec lequel nous entretenons des relations diplomatiques anciennes la disponibilité de la France à soutenir les projets de coopération décidés dans le cadre de la sous-région du Grand Mékong et notre attachement commun à l'intégration régionale dont la Thaïlande est un des principaux moteurs. La zone de libre échange de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (AFTA) contribuant efficacement à attirer les investisseurs français dans la région, nous soulignerons notre volonté commune de renforcer nos échanges économiques et commerciaux. Ainsi, à l'heure actuelle, la France est le deuxième investisseur européen du Royaume, avec plus de 1,1 milliards d'euros d'investissements directs, et une soixantaine de grands groupes français et plus de 300 petites et moyennes entreprises qui y développent leurs activités.''
4 - FRANCE/CEDEAO
''Le ministre recevra lundi la délégation ministérielle de la CEDEAO, conduite par le ministre des Affaires étrangères du Ghana, dont le pays assure la Présidence de l'organisation. La délégation qui achève une tournée auprès des principaux bailleurs de fonds en vue de recueillir des financements pour le fonctionnement de la force ouest africaine déployée en Côte d'Ivoire (MICECI), sera composée des ministres des Affaires étrangères de Côte d'Ivoire, de Guinée et du Nigeria, ainsi que du Secrétaire exécutif de la CEDEAO.Elle a déjà été reçue par le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie le 2 mai. A cette occasion, le ministre réitérera la volonté de la France de poursuivre son appui à la MICECI à hauteur de 3,5 millions d'euros.''
5 - FRANCE/PAYS-BAS
''M. Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères et M. Jaap de Hoop Scheffer, Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, inaugureront, le 13 mai prochain à Paris, le Conseil de coopération franco-néerlandais. L'installation du Conseil fait suite à une déclaration commune, le 4 février 2002, selon laquelle les deux pays avaient décidé d'intensifier leurs relations, déjà denses et variées, tant sur le plan politique que sur celui de la société civile. L'objectif de cette instance souple et fonctionnelle, dont les deux Ministres des Affaires étrangères sont les co-présidents, sera de travailler à l'intensification et la visibilité de nos relations bilatérales. Il proposera de nouvelles initiatives ou activités dans les domaines se rapportant à la société civile, en s'appuyant notamment sur les structures existantes, comme par exemple les Instituts français des Pays-Bas et néerlandais en France. S'agissant du volet société civile, le Conseil de coopération, qui se réunira pour la première fois - et sera appelé à se réunir une fois par an, alternativement en France et aux Pays-Bas - , comprend une trentaine de membres français et néerlandais particulièrement impliqués dans les relations entre les deux pays. Ces personnalités appartiennent au monde politique, économique, culturel et des médias. Concernant le volet politique, outre les collaborations réussies de ces derniers mois, comme la contribution commune franco-néerlandaise à la Convention sur le renforcement du rôle de la Commission, les ministres évoqueront, notamment au cours d'un entretien bilatéral, les projets de réflexion ou de coopération conjointes qui seront engagés ou poursuivis sur différents thèmes, tels que l'Afrique, la PESD et l'OSCE.''
6 - FRANCE/PROCHE-ORIENT
(A propos de la rencontre de M. de Villepin et de M. Chaath, comment ont-ils abordé la feuille de route? Est-ce que la France la trouve convenable comme elle est présentée? ) ''Le ministre vient de s'entretenir avec M. Nabil Chaath, ministre des Affaires étrangères au sein du nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne dirigé par Abou Mazen. Cette rencontre s'inscrit notamment dans la perspective du prochain déplacement du ministre en Israël et dans les Territoires palestiniens. L'entretien a essentiellement porté sur les importantes réformes politiques intervenues récemment dans les Territoires palestiniens et sur la perspective très attendue de la mise en œuvre de la feuille de route du Quartet. Les ministres ont fait également le point de notre coopération bilatérale.''
7 - FRANCE/RCA
''Le ministre des Affaires étrangères s'est entretenu aujourd'hui avec M. Abel Goumba, Premier ministre centrafricain. A cette occasion, ils ont évoqué la situation en République centrafricaine, les relations bilatérales et la situation régionale. Cet entretien a été l'occasion de rappeler à M. Goumba le souci de la communauté internationale de voir rapidement la RCA retourner à la légalité. Il a été également confirmé à M. Goumba que la France était soucieuse, comme ses partenaires européens, de conforter le processus de sortie de crise.''
8 - FRANCE/ROYAUME-UNI
'' Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux affaires européennes, s'est rendue à Londres jeudi 8 mai pour des entretiens bilatéraux concernant notamment les travaux de la Convention. La réunion de travail organisée le 8 mai avec M. Denis McShane, Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, visait à préparer la fin des travaux de la Convention sur l'avenir de l'Europe, prévue pour juin 2003. Noëlle Lenoir et M. McShane ont ainsi abordé le rôle de la Commission dans l'Europe élargie et les mesures qui peuvent être prises pour doter cette institution des moyens de jouer tout son rôle au service de l'intérêt général européen. Noëlle Lenoir a ainsi présenté les propositions contenues dans la contribution franco-néerlandaise sur la méthode communautaire. Noëlle Lenoir et Denis McShane ont en outre constaté d'une grande convergence de vues sur la nécessité d'un renforcement du rôle du Président de la Commission et les modalités de ce renforcement. De nombreuses autres positions communes réunissent la France et le Royaume-Uni sur les questions institutionnelles, tout particulièrement s'agissant de la nécessité de réformer la présidence du Conseil européen pour atteindre davantage de stabilité. Ces questions institutionnelles ont également été discutées avec M. Charles Grant, directeur du Centre for European Reform, que Noëlle Lenoir a également rencontré lors de son déplacement à Londres. Noëlle Lenoir a exposé les raisons amenant la France à proposer, à la Convention sur l'avenir de l'Europe, de nombreuses avancées en matière de coopération judiciaire et policière. Elle a également abordé cette question avec Lord Irvine, le Lord Chancellor, et avec Lord Goldsmith, l'Attorney general. Enfin, Noëlle Lenoir a présenté les propositions de la France, de la Belgique, du Luxembourg et de l'Allemagne sur le développement de l'Europe de la défense, en soulignant la complémentarité entre ces propositions d'une part et les efforts franco-britanniques pour construire l'Europe de la défense (déclaration de Saint-Malo qui a lancé l'exercice en décembre 1998 ., déclaration du Touquet proposant plusieurs propositions communes en matière de défense à la Convention sur l'avenir de l'Europe.) ''
Outre la Convention, Noëlle Lenoir et Monsieur McShane ont enfin abordé l'objectif de faire de l'Union européenne l'économie la plus compétitive du monde. A cette fin, ils ont préparé ensemble les prochains Conseils des ministres '' compétitivité '', en particulier le Conseil du 19 mai prochain à Bruxelles, qui devrait débattre de la stratégie pour développer le marché intérieur européen pour les prochaines années. '' Les questions de compétitivité économiques sont des questions clés pour la France comme pour le Royaume-Uni. Encourager l'innovation et l'entreprenariat, tout en veillant à la cohésion sociale assurée notamment par des services publics de qualité, voilà les bases d'un modèle européen. C'est un domaine privilégié pour que la France et le Royaume-Uni œuvrent de concert '', a indiqué Noëlle Lenoir au cours de son entretien avec M. McShane. Cette réunion fait suite à plusieurs séances de travail depuis la nomination de Mme Lenoir l'été dernier et celle de M. McShane à l'automne. Ils s'étaient notamment rencontrés dans le cadre du sommet franco-britannique du Touquet le 4 février dernier et ont également effectué un déplacement en commun en Lettonie le 3 avril afin de témoigner de leur soutien partagé au processus d'élargissement.''
9 - FRANCE/EGYPTE/IRAN
''Le ministre délégué au Commerce extérieur, M. François LOOS, se rendra samedi 10 mai en Egypte puis du 10 au 13 en Iran. Il visitera l'Egypte à l'invitation de son homologue égyptien, M. Youssef BOUTROS-GHALI. Au cours de cette visite, M. Loos sera reçu par le Premier ministre, le Dr. Atef OBEID, et par son homologue pour un déjeuner de travail. Ces entretiens au Caire seront l'occasion d'un échange de vues approfondies sur nos relations économiques et commerciales, ainsi que sur notre coopération bilatérale. La République arabe d'Egypte est un partenaire économique majeur pour la France dans cette région avec lequel les relations commerciales se sont nettement intensifiées ces dernières années. La France est ainsi le 4ème fournisseur de l'Egypte et son 5ème investisseur étranger avec 120 entreprises françaises implantées dans ce pays. Cette visite sera l'occasion d'examiner les opportunités pour renforcer davantage les échanges entre les deux pays, dans le cadre d'une relation bilatérale excellente. La visite en Iran de M. Loos intervient peu après celle du Ministre à Téhéran (24 avril 2003) et témoigne de notre disponibilité pour développer nos relations avec l'Iran dans tous les domaines d'intérêt commun. Dans le but de renforcer la coopération économique entre nos deux pays, le ministre délégué signera un accord de protection et de promotion réciproques des investissements avec son homologue iranien et aura plusieurs entretiens ministériels. M. Loos sera en outre accompagné par une délégation parlementaire ainsi qu'un groupe important d'entreprises.''
10 - IRAK
(La France acceptera-t-elle la levée des sanctions économiques sur l'Irak avant de trouver les armes de destruction massive?) ''Le projet de résolution américain nous a été présenté hier par un responsable britannique qui a été reçu au Quai d'Orsay. Le ministre a eu hier des contacts téléphoniques au cours desquels il s'en est entretenu avec MM. Colin Powell, Joshka Fischer, Igor Ivanov et Kofi Annan. Ce projet va faire l'objet d'un début de consultations aujourd'hui à New York au Conseil de sécurité. Je n'ai pas d'autre commentaire à ce stade.''
(L'Agence France presse, reprise par les medias arabes, parlent aujourd'hui de l'exportation en Irak de sang contaminé dans les années 1980. Avez-vous connaissance de ces faits et quel est votre commentaire ?) ''Je n'ai pas de commentaire particulier sur ces informations de presse sur lesquelles je vais me renseigner.''
11 - TERRORISME
(Avez-vous confirmation de la mort de Ben Laden ?) ''Non.''
12 - ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE
(Pouvez-vous nous rendre compte des rencontres tripartites (France GB USA)à Paris au sujet des armes de destruction en Iran, Corée du Nord ,Irak et Proche-Orient ? Avez -vous la même analyse de la menace nucléaire iranienne?) ''Comme vous le savez, la question des armes de destruction massive est au centre de nos préoccupations. Dans ce cadre nous entretenons une concertation continue avec nos partenaires. S'agissant de l'Iran, le ministre a eu l'occasion de s'exprimer lors de son récent déplacement à Téhéran le 24 avril dernier. Je vous renvoie à ses déclarations.''
13 - FIPOL
(Souhaitez-vous une augmentation des fonds du FIPOL pour une meilleure indemnisation des victimes de la pollution pétrolière ?) ''Mme Bachelot s'est exprimée ce matin sur cette question. Je n'ai pas de commentaire supplémentaire à faire''.
___________________________________________
14 - Irak / Déclaration du ministre
La construction de la paix appelle la mobilisation de tous. Elle exige l'unité de la communauté internationale face à l'ampleur des menaces et aux risques de division.
Dans cet esprit, il s'agit aujourd'hui d'élaborer le cadre de l'après-guerre en Irak, à la fois pour répondre aux urgences – humanitaire et de sécurité – et pour assurer le succès de la transition politique. Un projet de résolution a été transmis hier dont l'examen est en cours.
Pour la France, il faut apporter en priorité des solutions aux questions auxquelles l'Irak est confronté aujourd'hui : le régime des sanctions, le désarmement, la gestion des ressources pétrolières ou encore la sortie du programme " pétrole contre nourriture ".
Fidèle à ses convictions, la France aborde cette négociation dans un esprit constructif, en concertation étroite avec tous ses partenaires. Son objectif est de définir des solutions conformes aux intérêts du peuple irakien et jouissant du plus large soutien possible de la communauté internationale.
Au-delà de la phase d'urgence, l'établissement d'un régime irakien stable, démocratique et reconnu au plan international est au cœur de nos priorités. Une forte implication de la communauté internationale, qui passe par un rôle central des Nations Unies, est indispensable pour assurer sa légitimité. La France est prête à se mobiliser avec tous ses partenaires pour agir en ce sens.