INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
ericjeanloicbreton


+ lectures

Sommaire
ANCIENS ARTICLES



+ catégories

ADMINISTRATION INTERIMAIRE EN IRAK
AFRIQUE
ALLEMAGNE
AMERIQUE LATINE
ANGLETERRE
ARABES
ARABIE-SAOUDITE
CHINE
CHIRAC, L\'IRAK ET LE PAPE...
COBAYE OU VICTIME DE GUERRE ? CA RESTE AVOIR...
COLUMBIA
COREE DU NORD
COTE D\'IVOIRE
DROITS DE L\'HOMME
ETATS-UNIS
EUROPE
EUROPE
FRANCE(international)
INDE
IRAK
IRAK PAR ERIC JL BRETON
IRAN
IRLANDE
ISRAEL
LE GENERAL PERDU DU RAIS
L\'IRA-K
MESSAGE A AMNESTY
PROCHE-ORIENT
SHARON
TCHETCHENIE
TO BE OR NOT TO BE ?




Un blogue Divers par Mon Blogue.com


Publié le vendredi 2 mai 2003

Vendredi 2 mai 2003

CHYPRE
En l'espace de neuf jours, 130 000 personnes ont franchi de part et d'autre la "ligne verte" supervisée par une force des Nations unies |
Des policiers chypriotes turcs contrôlent des Chypriotes grecs, le 2 mai, à Nicosie |

LIRE EGALEMENT

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 13:27:09
Permalien


Vendredi 2 mai 2003

INDE ET PAKISTAN
International

Inde et Pakistan vont rétablir
des relations diplomatiques complètes

Les deux pays vont rétablir les relations diplomatiques et aériennes, rompues l'an dernier alors que la guerre menaçait. Powell "très satisfait".

 
Le Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee (AP)
 
L'Inde a annoncé vendredi le rétablissement des relations diplomatiques et aériennes avec le Pakistan qui avaient été rompues l'an dernier alors que la guerre menaçait entre les deux pays. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, en voyage en Albanie, affirme que cette annonce est "très, très prometteuse".
New Delhi va en effet nommer un nouveau représentant à Islamabad, a annoncé le premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee devant le Parlement. «Il a été décidé de nommer un haut commissaire au Pakistan et de rétablir les liens de l'aviation civile», a déclaré M. Vajpayee devant les députés.
Cette décision a été annoncée quatre jours après un coup de fil du premier ministre pakistanais, Safarullah Khan Jamali, à son homologue indien qui a marqué le premier contact à ce niveau entre les deux pays depuis deux ans. M. Vajpayee a indiqué que les discussions allaient se poursuivre avec le voisin pakistanais.

Réactions pakistanaise et américaine

Pour sa part, le ministère pakistanais des affaires étrangères s'est félicité de la décision indienne, la qualifiant de «pas dans la bonne direction». Le Pakistan devrait annoncer des décisions similaires dans la journée, indiquait-on à Islamabad.
En voyage en Albanie, Colin Powell n'a pas tardé vendredi à réagir à l'annonce indienne. "Je suis très satisfait des développements sur le sous-continent (indien) ces dernières semaines", a déclaré M. Powell lors d'une conférence de presse à Tirana. "Tout ceci est très, très prometteur alors que certains commençaient à se demander si l'on ne retournait pas vers la possibilité d'un conflit", a poursuivi le secrétaire d'Etat. "Je félicite les leaders des deux parties pour ces premiers pas, qui sont précisément cela, des premiers pas sur le chemin vers des progrès", a-t-il dit.(avec AP)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 12:43:19
Permalien INDE


Vendredi 2 mai 2003

IRAK

Bush, la victoire et la guerre


George Bush pendant son discours (AP)



Le président américain George W. Bush est arrivé en avion sur l'USS Abraham Lincoln pour anoncer avoir remporté une victoire mais pas encore la guerre contre le terrorisme. S'il estime que "la libération de l'Irak est une avancée cruciale dans la campagne contre le terrorisme", il précise qu'il reste beaucoup à faire.
 Heure par heure
 Bush : Une victoire, mais pas encore la guerre  Des trésors archéologiques irakiens saisis par les douaniers jordaniens  L'UE débat de l'Irak, le Proche-Orient et la défense européenne  Pour mieux comprendre les événements  La guerre en photos  Débat L'Irak  Les commentaires des journalistes de l'Obs


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 12:39:30
Permalien IRAK


Vendredi 2 mai 2003

COLIN POWELL
Semaine du jeudi 1 mai 2003 - n°2008 - Evenement

Le mensonge de Colin Powell


«L’usage de la force était justifié.» Voilà ce que vient d’écrire le secrétaire d’Etat américain Colin Powell. Il répondait à la requête du ministère espagnol des Affaires étrangères sur la mort de deux journalistes, un caméraman ukrainien, Taras Protsyuk, 35 ans, et un reporter espagnol, José Couso, 37 ans, tués le 8 avril par un obus de char Abrams tiré contre l’hôtel Palestine. Justifié? Les forces américaines «ont répondu à un tir ennemi qui semblait provenir d’un emplacement identifié plus tard comme l’hôtel Palestine», écrit Colin Powell. Cette thèse ne correspond hélas pas à la vérité des faits. Rappel: ce jour-là, les chars lourds américains qui s’avancent sur le pont Al-Joumhouriya sont pris sous le feu de RPG et de missiles anti-tanks venus de toute la rive opposée, sur un angle de 180°. Les Abrams et l’artillerie américaine vont tirer des centaines d’obus sur la rive opposée, pour détruire un à un les postes de tir. Le feu irakien vient d’abord d’un pont, à gauche. En face, des immeubles, bourrés de Feddayin de Saddam, dont chaque fenêtre est une meurtrière. A droite, à 400 mètres, au bord du Tigre, deux hôtels, le Sheraton et le Palestine, qui hébergent la presse internationale. Et, à droite encore, beaucoup plus loin, une zone sur la berge d’où les tirs sont particulièrement efficaces. J’ai rencontré, deux jours après, le capitaine Philip Wolford, acteur principal qui commandait sur le pont les Abrams et a ordonné le tir contre le Palestine. Que dit-il? «Voilà plusieurs heures que nous étions engagés au combat. Chacun de mes tanks a reçu au moins un impact. J’ai eu deux blessés. Le temps était brumeux. Nous cherchions à repérer un observateur d’artillerie ennemi qui dirigeait les tirs sur nous. J’ai reçu un appel radio disant qu’on avait repéré un homme avec des jumelles sur le toit d’un immeuble, dans la zone d’où provenaient des tirs.» Il ordonne le feu. «A ce moment-là, je n’avais aucune instruction sur l’existence d’un hôtel Palestine bourré de journalistes.» Washington, le Pentagone, l’état-major des forces de la coalition le savent, eux, puisque voilà quinze jours que les télévisions, radios, agences de presse américaines ou autres diffusent de cet hôtel, et que nous avons transmis à nos rédactions, au CICR et aux ambassades la position voire les coordonnées GPS du Palestine. L’information n’a donc pas été transmise à la Company A. Pourquoi? D’autre part, nous tous, journalistes présents dans cet hôtel, et particulièrement vigilants, n’avons remarqué aucun sniper, entendu aucun tir à partir de notre immeuble, ce que confirme une cassette vidéo enregistrée par FR3 sur un balcon du Palestine. Mieux: le capitaine Philip Wolford m’a affirmé qu’«un avion devait larguer une bombe guidée sur cet immeuble», information confirmée par Ulrich Tilgner, journaliste de ZDF, témoin des faits (dépêche AFP, Berlin, 22 avril). Le capitaine m’a précisé: «Le raid a été retardé de deux heures quand j’ai appris, par la radio, vingt minutes après, que nous avions tué deux journalistes dans cet hôtel.» Finalement, la bombe sera larguée sur un autre immeuble face au pont. Une première chose est claire: une fois connue et identifiée la présence de centaines de journalistes dans cet hôtel, le capitaine et ses supérieurs ont pris des précautions. Deuxième chose claire: on a voulu atteindre «un homme avec des jumelles» sur le Palestine, pas répliquer à un tir ennemi identifié à partir de l’hôtel. Et la troisième: le responsable de la mort de nos collègues n’est pas le capitaine Wolford, qui a ordonné le tir, mais celui ou ceux qui ne lui ont pas donné l’information. «I feel bad…(Je me sens mal)» après cette affaire, m’a d’ailleurs confié le capitaine ce jour-là. L’enquête reste donc à faire. Et ce n’est pas le Pentagone, à la fois juge et partie, qui est le mieux placé pour la mener. Jean-Paul Mari

Jean-Paul Mari

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:19:16
Permalien


Vendredi 2 mai 2003

PORTUGAL
Semaine du jeudi 1 mai 2003 - n°2008 - Evenement

Pourquoi nous avons soutenu Washington

Tant que l’Europe de la Défense restera, faute de crédits, un concept sans réalité, nous donnerons la priorité à l’Alliance atlantique, affirme le Premier ministre du Portugal l par José Manuel Durão Barroso


Cette guerre était-elle légale? Discussion sans fin. En droit, ce qui touche à l’ordre international est relatif. Le problème est politique et sur ce plan notre position, mal perçue en France, a été claire. Nous avons toujours demandé aux Américains – je l’ai fait avec le président Bush – de privilégier les solutions multi-latérales, onusiennes, excluant toute participation aux opérations sans mandat international. En même temps, nous leur avons assuré notre soutien sans faille dans le conflit contre un dictateur qui a pratiqué le génocide contre son propre peuple. C’est le sens de notre signature à la «Lettre des Huit», soutenant la ligne dure de Washington et de Londres.
L’Europe est notre espace naturel, mais tant que l’Europe de la Défense à laquelle je souscris restera, faute de crédits, un concept sans réalité, nous donnerons la priorité à l’Alliance atlantique. On ne transige pas avec les problèmes de Défense. Le contrat de sécurité que nous avons avec l’Amérique est plus important que les désaccords que nous pouvons avoir sur les buts de guerre.
L’archipel des Açores est à mi-chemin de l’Amérique et de l’Europe. Il faut renforcer ce lien atlantique qui est d’autant plus fort que notre pays est petit. Je respecte la position de la France qui correspond à sa sensibilité, et je suis un ami de Chirac que j’ai fait soutenir par notre communauté en France, à la présidentielle. Mais quand on voit la façon dont il a traité les nouveaux arrivants dans l’Union, on se dit que l’arrogance n’est pas exclusivité américaine. Je n’accepte pas qu’un directoire de deux ou trois pays s’arroge le privilège de dire ce qui est bon pour l’Europe.
L’antiaméricanisme est la maladie sénile des socialistes. Incapables, de l’extrême- gauche à la social-démocratie, de s’entendre, ils se réconcilient sur le dos de l’Amérique. L’Empire américain? Je respecte le principe d’égalité et je suis hostile à toute forme d’hégémonisme. Mais notre identité ne doit pas se construire contre les Etats-Unis, ni sur une fermeture qui nous divisera. Après tout la France, l’Espagne et le Portugal ont été jadis aussi des empires mondiaux où se pratiquaient la fertilisation croisée, le mélange des cultures. Et après sa victoire sur l’Allemagne et le Japon, l’Amérique a laissé à ces peuples un régime démocratique.
Propos recueillis par Jean-Gabriel Fredet


Jean-Gabriel Fredet

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:18:07
Permalien


Vendredi 2 mai 2003

KURDES
Semaine du jeudi 1 mai 2003 - n°2008 - Evenement

Les Kurdes ne veulent plus d’Arabes à Kirkouk

La vengeance des expulsés


Ils ont brandi leurs kalachnikov avec l’arrogance des vainqueurs. Puis ils ont tiré sur les toits de paille des maisons du village d’Al-Muntassar. Un dernier avertissement aux habitants sommés de faire leurs bagages. Lorsque les bergers arabes du village ont compris qu’ils ne pourraient plus tenir longtemps face aux peshmergas venus les expulser, certains ont choisi de mettre le feu à leur maison. Plutôt tout perdre que de voir les Kurdes s’installer dans leurs meubles. Mais Khamir Mohammed, un petit exploitant agricole, n’a pas pu se résoudre à ce geste désespéré: «C’est la maison de mon père. Celle où mes enfants sont nés. Ils n’ont qu’à venir me tuer ici. Je suis prêt.» Ce matin, les soldats kurdes ont défoncé sa porte et lui ont mis une kalachnikov sous la gorge, devant ses quatre enfants terrifiés. Ils ont brisé le miroir, seul ornement du salon propre et nu de la maisonnette. Accroupi sur le seuil, il montre les impacts de balles.
Le père de Khamir est arrivé au village en 1975. Un village de «colons» arabes sur une terre kurde. Pour lui, c’était la fin d’une longue errance. Le régime de Saddam avait déjà déplacé sa famille lors de la campagne d’arabisation des villages. «Lorsque nous sommes arrivés, il n’y avait pas de maisons. Nous savions que ces terres appartenaient à des Kurdes et que le gouvernement les avait confisquées pour nous. Mais que pouvions-nous faire? Dire non à Saddam, c’était dire oui à la mort…», explique Khamir en brandissant sa carte d’identité. Il veut qu’on sache qu’il est né en 1967 à Tuz, au Kurdistan. Il veut qu’on écrive son nom. Qu’on lui dise à quel bureau il doit s’adresser puisque Saddam est parti: «S’il vous plaît, je ne veux pas être libre. Je veux juste qu’on me rende ma terre.»
Des centaines de milliers d’Arabes sont dans la même situation. Car aujourd’hui, sur les routes récemment ouvertes, on ne cesse de croiser des fourgonnettes, chargées de télévisions ou de matelas, de vêtements et de sacs de farine provenant du programme pétrole contre nourriture, sur lesquelles s’entassent des familles entières. Les Kurdes et les Turkmènes retournent sur la terre dont Saddam les a chassés avec la détermination de persécutés qui tiennent enfin leur revanche. Depuis de longs mois déjà, ils scrutaient pleins d’espoir, derrière la ligne de front, leurs villages éradiqués par le régime baassiste. Aujourd’hui, c’est la ruée. Tout le Kurdistan déménage.
Ce matin, le futur propriétaire de la maison de Khamir est venu écrire son nom au feutre bleu sur le mur. Un patronyme qui claque comme une revanche: Barzan. Le nom de ces 8000 hommes et enfants appartenant à la tribu des Barzani qui ont été arrêtés un jour par l’armée irakienne et qu’on n’a plus jamais revus. Ceux dont Saddam évoqua un jour le sort à la télévision en déclarant qu’«ils se trouvaient sans doute déjà en enfer». Fawaz, 24ans, le frère de Khamir, a assisté à la visite de reconnaissance. Les Kurdes se sont disputés pour savoir qui aurait la plus belle maison, celle du cheikh du village. Puis ils ont fini par inscrire un numéro sur sa façade. «Ils vont la tirer au sort. Comme un vulgaire poulet», peste Khamir.
C’est Rambar Rashid, un jeune Kurde de 18ans du village voisin, cousin de Barzan, qui a indiqué aux peshmergas les maisons des «Arabes» lorsqu’ils sont venus pour «accélérer» les déménagements. Sur le moment, il n’a pas réalisé les conséquences de son geste. Aujourd’hui, il regrette d’avoir «donné» ses amis. Car Rambar et Fawaz se connaissent depuis qu’ils sont enfants. Lorsque les tranchées et les sacs de sable ne les séparent pas, ils jouent au foot ensemble. Et évoquent leurs projets d’avenir. «Fawaz, c’est mon frère, explique Rambar. Bien sûr, ici, c’est une terre kurde, mais Saddam les a obligés à quitter leur région pour s’installer ici. Les peshmergas ont battu son frère, ils lui ont volé sa voiture. Pourquoi doivent-ils subir tout cela?» Ce soir, pour échapper à la violence des peshmergas, Fawaz passera la nuit chez Rambar.
Pourtant, à un kilomètre de là, dans la famille du jeune Kurde, l’heure n’est pas à la compassion. L’oncle de Rambar, Ramadan Majid, riche fermier de 38ans, organise le futur partage des maisons des huit villages limitrophes habités par des Arabes. Au mur, on peut voir la photo de son grand-père qui, tous les jours, évoquait la terre de ses ancêtres, et dans un cadre doré, son titre de propriété. En 1973, les Arabes d’Al-Muntassar ont tué son cousin qui tentait de résister à son expropriation: «Comment pourrais-je avoir pitié d’eux? Pendant toutes ces années de souffrance, je n’ai pas eu le temps d’avoir pitié de moi-même…» Alors le jeune Kurde n’ose même plus dire devant ses parents que son ami arabe va lui manquer.
Rassemblés sous le figuier du patio à l’heure de la sieste, toute la maisonnée expose ses griefs et ses souffrances. Delmia, la grand-tante qui vient de rentrer de son exil à Erbil et dont le frère et le mari, d’anciens peshmergas, ont été pendus. «Pour moi, il est trop tard. Je ne peux plus me réjouir. Je ne sens qu’un grand vide. Pour eux, peut-être…», explique-t-elle en désignant les enfants qui jouent dans la cour. Kawa, qui a été réquisitionné quatre fois pour servir dans l’armée Al-Qods. Reçu par l’université de Mossoul pour suivre une formation d’ingénieur, il n’avait pu abandonner ses parents dans le besoin. Depuis quinze ans, il travaillait, la mort dans l’âme, chez les «Arabes». «Ils avaient pris notre terre et, en plus, ils nous la faisaient cultiver…»
Salah Ibrahim est l’un de ces paysans arabes qui faisaient travailler les Kurdes. Il n’est pas un déplacé: son grand-père est né dans ce village de Shahid Asib, du nom d’un soldat tombé dans la guerre contre l’Iran. Mais les peshmergas n’ont pas cherché à faire la différence entre les Arabes natifs de la région et ceux qui ont été transférés de force par le régime dans le cadre du programme d’arabisation. Pour eux, tous les Arabes doivent faire place nette. Alors Salah achève aujourd’hui de dévisser les dernières prises électriques de sa maison de 450mètres carrés. Du jour au lendemain, ses amis kurdes lui ont tourné le dos: «Lorsque je vais chercher de l’essence, ils me disent: "On n’en a pas pour toi. Retourne chez Saddam." Au moins, de son temps, on était tous unis. Maintenant, chacun brandit son drapeau. C’est l’anarchie.»
A quelques kilomètres, il nous conduit dans un camp de tentes et de caravanes, où sa famille, chassée par les Kurdes, a trouvé refuge. «Cela fait quatre mille ans que nous vivons dans cette région. Ils ne gagneront pas, assure-t-il, en montrant ses deux femmes et ses dix enfants entassés dans une roulotte exiguë. Les Kurdes nous traitent comme des Palestiniens? Nous nous ferons sauter comme eux pour récupérer nos droits et nos terres…» Un peu plus loin, des peshmergas observent le camp à la jumelle. Ils protègent des villageois kurdes qui viennent de s’installer dans un village voisin déserté par les Arabes. Les enfants kurdes, aussi, sont armés.
«Ils ne veulent pas de nous ici, pas même dans des roulottes, s’énerve Mubarak Awat, un des réfugiés du camp battu par les peshmergas qui lui reprochaient sa lenteur à déménager. Mon arrière-grand-père est né ici. Mais les Kurdes ne veulent plus d’Arabes à Kirkouk. Nous avons été pris entre Saddam et Bush. C’est nous qui allons payer pour leur guerre.» Dans la tente voisine, Saad Farhan, 26ans, est révolté. C’est la deuxième fois qu’il doit plier bagage à cause d’une guerre. En 1991, après l’invasion du Koweït par l’Irak et la guerre du Golfe, il a dû quitter le Koweït, où il vivait avec ses parents. Personne ne voulait plus d’eux. «Saddam m’a volé mon enfance, les Kurdes me gâchent ma vie d’adulte», dit-il. Comment Saad s’imagine-t-il dans dix ans? «S’ils ne nous laissent pas retourner dans nos maisons, je voudrais devenir le Ben Laden de l’Irak. Mes futurs émules sont ici, affirme-t-il en embrassant du regard les dizaines de jeunes gens qui campent dans les talus du camp. Nous n’avons rien contre les Américains. Mais ils doivent au plus vite empêcher les Kurdes de nous martyriser. Sinon le sang continuera de couler.
S.D.


Sara Daniel

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:17:15
Permalien


Vendredi 2 mai 2003

PRESSE
Semaine du jeudi 1 mai 2003 - n°2008 - Monde

PRESSE

Crimes contre la liberté


Après avoir scruté la planète pour son nouveau rapport sur la liberté de la presse, Reporters sans Frontières résume résolument l’évidence: les journalistes sont beaucoup plus souvent malmenés dans les pays pauvres du Sud que dans les pays riches du Nord. Quelques rayons d’espoir, toutefois: en Afrique, au milieu de régimes plus répressifs les uns que les autres, de bons élèves émergent: le Mali, la Namibie, le Sénégal, l’Afrique du Sud.
Rien de tel au Maghreb et au Moyen-Orient: l’an dernier, un document de l’ONU estimait que «les Etats arabes ont enregistré à la fin des années 1990 le niveau de liberté le plus bas du monde». En dépit d’une constitution démocratique, Israël est également épinglé: le rapport classe Ariel Sharon parmi les 42chefs d’Etat considérés comme «prédateurs de la liberté de la presse» en raison des exactions dont sont victimes les journalistes étrangers et surtout palestiniens dans les territoires occupés (3tués l’année dernière, 8blessés par balles, sans compter les tirs d’intimidation, la destruction de matériels, les arrestations et le harcèlement administratif permanent). Reporters sans Frontières soutient dans le monde entier les journalistes poursuivis ou emprisonnés dans le cadre de l’exercice de leur métier.F. S.




RSF demande «la libération immédiate et sans conditions» des 121 journalistes emprisonnés au 1er janvier 2003, notamment en Erythrée (18), Népal (18), Birmanie (16), Chine (12), Iran (10).
(Photo RSF)
 
Liberté de la presse : RSF dresse un bilan inquiétant


Avec AFP
[03 mai 2003]

La liberté de la presse n'est pas garantie dans plus de la moitié des pays, déplore Reporters sans frontières, dans son rapport annuel, selon lequel le nombre de journalistes interpellés en 2002 a augmenté de près de 40% et celui de journalistes agressés ou menacés de 100% par rapport à 2001.

Publié à l'occasion de la 13e Journée internationale de la liberté de la presse samedi, ce rapport 2003 constate certes que le nombre de journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions a baissé en 2002 à 25, contre 31 en 2001. Cependant, sur ces 25 journalistes, "une bonne moitié ont été assassinés soit par les hommes de main du pouvoir, soit par des bandes armées, des groupes mafieux ou des représentants d'intérêts privés qu'ils dérangeaient".

Le nombre des arrestations de journalistes a augmenté de 40% par rapport à l'année précédente. Sept cents professionnels des médias ont été privés de leur liberté pour des périodes plus ou moins longues.

RSF demande "la libération immédiate et sans conditions" des 121 journalistes emprisonnés au 1er janvier 2003, notamment en Erythrée (18), Népal (18), Birmanie (16), Chine (12), Iran (10).

Les agressions ou les menaces ont doublé d'une année sur l'autre. En 2002, au moins 1.420 reporters ont été ainsi frappés, menacés de mort, kidnappés, chargés par la police ou harcelés. Et près de 400 médias ont été censurés.

En Afrique, constate RSF, la situation de la liberté de la presse n'est pas uniforme. "Certains dirigeants africains éprouvent un véritable mépris envers les journalistes", tandis qu'"éparpillés dans le continent, quelques pays se montrent particulièrement respecteux de la liberté de la presse", ainsi en Afrique du Sud, au Bénin, Botswana, Cap-Vert, Mali ou Maurice.

L'Amérique reste une "terre de contrastes". Ainsi, "dans plusieurs Etats comme la Colombie ou le Vénézuela, la situation de la liberté de la presse s'est dégradée en 2002". A côté de pays respectueux de la liberté de la presse, comme les Etats d'Amérique du Nord, l'Equateur, la République dominicaine ou l'Uruguay, subsistent des Etats comme Cuba ou la Colombie, où celle-ci est niée par les autorités ou les groupes armés".

La zone Asie pacifique "cumule à elle seule le plus grand nombre de journalistes tués, agressés, menacés, arrêtés, emprisonnés et de médias censurés dans le monde". L'Asie est le plus dangereux des continents, avec 11 journalistes tués.

En 2002, déplore RSF, le fossé s'est "résolument creusé entre les pays européens et l'ex-URSS.

Enfin, "les atteintes aux droits de l'homme se sont multipliées" au Maghreb et au Moyen-orient, "où les autorités, sous prétexte de lutte anti-terroriste, ont accentué la répression".

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:16:41
Permalien


Vendredi 2 mai 2003

COTE D'IVOIRE
Semaine du jeudi 1 mai 2003 - n°2008 - Monde

Côte d’Ivoire

Ce danger qui vient de l’Ouest


La situation en Côte d’Ivoire est loin d’être revenue à la normale, sept mois après le début de l’insurrection qui a abouti de fait à une partition du pays. Ni guerre ni paix, dans l’ancienne vitrine de la France en Afrique de l’Ouest règne une atmosphère étrange qui voit en même temps des affrontements se poursuivre dans l’ouest du pays et les représentants du pouvoir présidentiel de Laurent Gbagbo s’asseoir aux côtés des leaders de la rébellion au sein du même gouvernement de réconciliation nationale. Une situation quasi schizophrénique qu’au ministère français des Affaires étrangères on résume ainsi: «Dans la foulée des accords signés à Marcoussis en janvier, la situation se normalise. Lentement au regard des normes occidentales, mais tout à fait normalement au regard des normes africaines.» Au Quai-d’Orsay, on compare la situation ivoirienne, sept mois après le début de la crise, avec celle qui prévaut dans le dialogue inter-congolais cinq ans après le début des affrontements armés en République démocratique du Congo. Une façon de remarquer que la médiation française dans la crise ivoirienne n’a pas si bien réussi. Pour le moment.
Aspect positif de cette situation contrastée: la mise en place du gouvernement de réconciliation décidée à Marcoussis est désormais effective. Jeudi dernier, à Abidjan, les ministres rebelles se sont assis aux côtés de Laurent Gbagbo pour le deuxième conseil des ministres tenu dans la capitale économique. Laurent Gbagbo a finalement accepté de transférer, comme les accords de Marcoussis le stipulaient, une partie significative de ses pouvoirs au Premier ministre, Seydou Diarra. Certes, il a émis une réserve en ne confiant ces pouvoirs que pour six mois, renouvelables, mais la France ne veut voir dans cette réserve qu’une façon de «sauver la face» devant ses supporters les plus acharnés, les «jeunes patriotes».
Il reste encore à désigner les ministres de la Défense et de l’Intérieur, postes que réclament les rebelles. Ce sera là certainement encore un point de friction que pourraient attiser les partisans de la solution militaire, dans les deux camps.
L’aspect inquiétant, c’est la rapide dégradation de la situation dans l’Ouest où les combattants libériens semblent avoir échappé au contrôle de ceux qui les avaient appelés à leurs côtés: les rebelles dans un premier temps, l’armée loyaliste de Gbagbo ensuite. Les populations civiles fuient, terrorisées, les villes de l’Ouest que se disputent les factions libériennes rivales ayant exporté en Côte d’Ivoire leurs massacres, vols et viols.
Une des premières tâches du gouvernement de réconciliation sera donc de ramener la paix dans cette région. Une opération qui pourrait être rapidement menée de façon conjointe entre armée loyaliste, rebelles, militaires français et soldats de la Miceci, la force d’interposition ouest-africaine. Mais il y a urgence: les jusqu’au-boutistes de tout bord pourraient profiter des désordres de l’Ouest pour embraser de nouveau tout le pays.
Robert Marmoz


Robert Marmoz

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:16:02
Permalien COTE D'IVOIRE


Vendredi 2 mai 2003

ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Sommaire du point de presse de ce jour :

1 - PROGRAMMES
2 - INSTITUT DIPLOMATIQUE
3 - FRANCE/NIGER
4 - FRANCE/UICN
5 - COTE D'IVOIRE
6 - PROCHE-ORIENT
7 - FRANCE/QATAR
8 - INDE/PAKISTAN
9 - CONFERENCE MINISTERIELLE SUR LES ROUTES DE LA DROGUE
_______________________________________________________

1 - PROGRAMMES

Dominique de Villepin


Lundi 5 mai

9h00    Ouverture de la session de l'Institut diplomatique
12h00   Entretien avec M. James WAPAKHABULO, ministre des Affaires étrangères
d'Ouganda
13h00   Déjeuner avec les auteurs de '' l'Histoire de la diplomatie française ''

Mardi 6 mai

15h45   Audition devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense
du Sénat
19h00   Rencontre avec l'association '' Citoyenneté et Démocratie ''

Mercredi 7 mai

10h00   Conseil des ministres
15h00   Questions d'actualité à l'Assemblée nationale


Jeudi 8 mai

58ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 à l'Arc de Triomphe





Noëlle Lenoir


Lundi 5 mai

15h15 Entretien avec M. Frederik BOLKESTEIN, Commissaire européen en charge du
marché intérieur

Mardi 6 mai

Rencontres pour l'Europe (Le Havre)

Mercredi 7 mai

10h00   Conseil des ministres
12h00   Déjeuner avec les membres du Groupement des industries français
aéronautiques et spatiales
15h00   Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
16h15   Audition devant les membres du groupe parlementaire de l'espace à
l'Assemblée nationale

Jeudi 8 mai

Déplacement en Grande-Bretagne

Vendredi 9 mai

Journée de l'Europe




Pierre-André Wiltzer


Lundi 5 mai

13h00   Déjeuner de travail avec Madame Aîchatou MINDAOUDOU, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération du Niger

Mardi 6 mai

12h30   Déjeuner de travail avec Madame Tokia SAIFI, Secrétaire d'Etat au
développement durable
et M. Achim STEINER, Directeur général de l'Union internationale pour la
conservation de la nature (UICN)

15h00   Questions d'actualité à l'Assemblée nationale

20h00   Dîner débat au Lycée hôtelier de Sucy-en-Brie, organisé par le
Sénateur-Maire, M. Jean-Pierre POIRIER, sur le thème de la coopération
décentralisée avec Madagascar

Mercredi 7 mai

10h00   Conseil des ministres
12h30 Déjeuner de travail avec M. Antonio Dos Santos, Secrétaire d'Etat aux
Affaires étrangères du Portugal
15h00   Questions d'actualité à l'Assemblée nationale
16h30   Entretien avec M. Pascal CLEMENT, Président de la commission des lois à
l'Assemblée nationale, accompagné de M. Michel VOISIN, député et de M. Michel
ROY, Directeur à l'Action Internationale au Secours Catholique





Jeudi 8 mai

58ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 à l'Arc de Triomphe



Renaud Muselier


Mardi 6 mai

10h00   Question orale à l'Assemblée nationale
15h00   Questions d'actualité à l'Assemblée nationale

Mercredi 7 mai

10h00   Conseil des ministres

(Je viens de voir le déplacement du ministre en Grande-Bretagne le 8 mai, c'est
à quelle occasion ? Etait-ce prévu ?)
''Il s'agit de Mme Lenoir, Ministre déléguée aux Affaires européennes. Nous vous
présenterons cette visite au début de la semaine prochaine.''


2 - INSTITUT DIPLOMATIQUE

''La troisième session de l'institut diplomatique sera ouverte par M. Dominique
de Villepin, Ministre des Affaires étrangères, le lundi 5 mai prochain.
Je vous rappelle que cet Institut, créé en 2001 et pérennisé par un arrêté
interministériel de janvier 2002, a permis au ministère des Affaires étrangères
de regrouper et de compléter son dispositif de formation continue dans le
domaine des relations internationales.
Cette troisième session accueillera, du 5 mai au 4 juillet 2003, une trentaine
d'agents du ministère des Affaires étrangères et des auditeurs externes
sélectionnés parmi les cadres d'autres ministères, les entreprises, l'université
ou les media. Cette ouverture souligne la vocation de l'Institut d'être un lieu
d'échanges et de rayonnement.
Au delà de l'acquisition de connaissances, le programme de formation s'efforce
de transmettre des expériences et des savoir faire, personnels et
professionnels. Il fait ainsi une large place aux exercices de simulation et
études de cas, aux témoignages des principaux acteurs des Affaires étrangères et
au recours à l'expérience des auditeurs eux-mêmes, qui sont mis, autant que
possible, en situation active.
L'Institut diplomatique constitue un outil privilégié de professionnalisation,
de renforcement des compétences, d'ouverture du ministère et de diffusion de la
culture diplomatique. C'est un instrument au service de la modernisation du
ministère des Affaires étrangères et de l'Etat.''

3 - FRANCE/NIGER

''M. Pierre-André WILTZER, Ministre délégué à la coopération et à la
francophonie, recevra lundi 5 mai, pour un déjeuner de travail, une délégation
du Niger conduite par Mme Aïchatou MINDAOUDOU, Ministre des Affaires étrangères
et de la coopération.
Cette rencontre constitue pour la délégation nigérienne la première étape d'une
tournée européenne, qui, après Paris, la conduira successivement à Copenhague et
à Bruxelles, avec pour objectif la préparation de la réunion des bailleurs de
fonds sur le thème de la Stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, fixée
les 6 et 7 juin prochains.''

4 - FRANCE/UICN

''M. Pierre-André WILTZER, Ministre délégué à la coopération et à la
francophonie, reçoit mardi 6 mai, avec Mme Tokia SAIFI, Secrétaire d'Etat au
développement durable, M. Achim STEINER, Directeur général de l'UICN (Union
internationale pour la conservation de la nature) pour un déjeuner de travail.
L'UICN, créée en 1948 à Fontainebleau, réunit 79 Etats, 112 agences
gouvernementales et plus de 900 associations et organisations. Elle associe dans
une même enceinte les représentants des gouvernements et ceux de la société
civile dans le cadre des discussions sur le développement durable et la
gouvernance mondiale de l'environnement.
Ce premier contact officiel en France de M. Steiner, récemment nommé à l'UICN,
sera l'occasion de renforcer le partenariat entre l'Union internationale pour la
conservation de la nature et le Ministère des Affaires étrangères ainsi que le
Secrétariat d'Etat au développement durable pour la mise en oeuvre concrète des
conventions environnementales.''

5 - COTE D'IVOIRE

''S'agissant de la situation dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, nous nous
félicitons que l'ensemble des parties concernées par la poursuite des combats
dans cette région aient affirmé hier leur volonté de mettre en oeuvre un
cessez-le-feu.
Il appartient aux autorités ivoiriennes de décider des mesures concrètes à
prendre pour assurer le retour de la paix et de la sécurité dans cette partie du
pays. Ces mesures doivent par ailleurs s'incrire dans le respect de la
résolution 1464.
Pour sa part, une délégation ministérielle de la CEDEAO, conduite par M. Addo
Dankwa AKUFO-ADDO, Ministre des Affaires étrangères du Ghana, pays qui assure la
présidence de la CEDEAO, est aujourd'hui à Paris pour examiner les principales
questions relatives à la force de la CEDEAO actuellement en place en Côte
d'Ivoire (ECOMICI).
A l'occasion de ce séjour à Paris, cette délégation sera reçue aujourd'hui à
déjeuner, au Quai d'Orsay, par le Ministre délégué à la Coopération et à la
Francophonie, M. Pierre-André Wiltzer.''

6 - PROCHE-ORIENT

''Je vous rappelle la déclaration que nous avons publiée le 30 avril dernier.
Début de citation :
''La France se réjouit de la remise, aujourd'hui, de la feuille de route du
Quartet aux dirigeants israéliens et palestiniens.
Elle appelle les deux parties à mettre en oeuvre intégralement et de bonne foi
les mesures prévues par ce document. A cette fin, il convient également que le
mécanisme destiné à en superviser l'application soit établi dans les meilleurs
délais.
La France, avec ses partenaires européens et les autres membres du Quartet,
soutiendra sans réserve le processus qui doit maintenant s'engager et mener
d'ici 2005 à la coexistence d'un Etat palestinien et d'un Etat d'Israël vivant
côte à côte dans la paix et la sécurité.
La France appelle les dirigeants et les peuples israéliens et palestiniens à
saisir cette chance en mettant tout en oeuvre pour le succès de la feuille de
route.'' Fin de citation.''

(Quelle est la réaction de la France à l'opération de l'armée israélienne hier à
Gaza au cours de laquelle un bébé a été tué ?)
''La France déplore vivement l'opération menée le 1er mai à Gaza par l'armée
israélienne. Elle exprime ses condoléances aux familles des civils tués lors de
cette opération.
Au lendemain de la remise de la feuille de route aux parties, qui trace une voie
exigeante vers la paix, il est plus que jamais nécessaire de faire converger
dans ce sens les efforts de tous.
Encore une fois, la France appelle Israéliens et Palestiniens à saisir cette
chance et à mettre en oeuvre de bonne foi la feuille de route.''

7 - FRANCE/QATAR

''M. Renaud Dutreuil, Secrétaire d'Etat au PME, au Commerce , à l'artisanat, aux
professions libérales et à la Consommation, se rendra au Qatar du 4 au 6 mai
prochains.
Cette visite ministérielle souligne la volonté de la France de renforcer le
développement des échanges franco-qatariens dans le secteur économique et
industriel qui offre d'importantes perspectives. A cette occasion, M. Dutreuil
s'entretiendra notamment avec le Premier ministre qatarien, avec le Ministre de
l'Economie et du Commerce, et avec le Ministre de l'Energie et de l'Industrie.
M. Dutreuil sera accompagné d'une quarantaine d'entreprises françaises membres
du Club d'affaires franco-qatarien qui organise sa réunion annuelle à Doha du 5
au 7 mai.''

8 - INDE/PAKISTAN

''Nous nous réjouissons de l'annonce par le Premier Ministre indien de la
décision de son gouvernement de rétablir les relations diplomatiques avec le
Pakistan au niveau des Hauts Commissaires ainsi que de reprendre les liaisons
aériennes civiles. Nous avons également pris note avec satisfaction de la
réaction positive des autorités
pakistanaises à cette initiative.
La France encourage la reprise du dialogue entre l'Inde et le Pakistan dans
l'esprit des accords de Shimla et voit dans ces développements récents une
évolution positive qu'il convient de soutenir.''


9 - CONFERENCE MINISTERIELLE SUR LES ROUTES DE LA DROGUE

''A l'initiative du Ministre des Affaires étrangères, la France accueillera les
21 et 22 mai prochains une conférence ministérielle sur les routes de la drogue
'' de l'Asie centrale à l'Europe ''. Elle couvrira essentiellement la question
des itinéraires de l'héroïne et de l'opium, dont la majeure partie est produite
en Afghanistan.
Cinquante cinq pays sont invités au niveau ministériel : les pays d'Asie
centrale et méridionale, du Caucase, des Balkans, pays membres de l'Union
européenne et pays candidats, ainsi que les partenaires du G8 et les
organisations internationales directement concernées (PNUCID/ODC, OMS, OMD,
INTERPOL, Commission européenne, etc.)
Cette manifestation se tiendra la veille de la réunion ministérielle du G8. Elle
constituera la plus importante réunion sur la drogue depuis la session
extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies de 1998.
Les conclusions de la présidence française seront portées à la connaissance de
l'ensemble des pays partenaires (dont ceux du G8 et de l'Union européenne) et
des organisations internationales pour dégager des pistes d'action sur la
question spécifique du trafic de drogue en provenance d'Afghanistan.
Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements sur le site :
http://www.diplomatie.fr/routesdeladrogue/

La procédure d'accréditation de la presse est ouverte à compter de ce jour. Elle
est commune à celle mise en place pour la réunion des Ministres des Affaires
étrangères du G8 qui se tiendra les 22 et 23 mai à Paris.
Vous trouverez toutes les indications utiles sur le site www.diplomatie.fr ou en
prenant contact avec la cellule accréditations de la direction de la
Communication et de l'Information (01 43 17 52 63 / 52 23 / 52 53).''



- - - - - - - - - - - -
Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:01:16
Permalien


INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON