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Publié le mardi 29 avril 2003

Mardi 29 avril 2003

LIBYE

Attentat de Lockerbie : Tripoli accepte sa responsabilité civile
LEMONDE.FR | 29.04.03 | 16h42
En échange, Tripoli demande la levée des sanctions imposées par l'ONU et les Etats-Unis, ainsi que son effacement de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme.

La Libye accepte de prendre sa responsabilité civile dans l'attentat de Lockerbie (1988), selon le ministre libyen des affaires étrangères, Abdel Rahmane Chalgham. "Mon pays a accepté de prendre sa responsabilité civile pour les actions de ses fonctionnaires dans l'affaire de Lockerbie, conformément au droit civil international et à l'accord survenu en mars à Londres entre les responsables libyens, américains et britanniques", a déclaré mardi 29 avril le ministre.

M. Chalgham a par ailleurs indiqué que le dédommagement des familles de victimes devait intervenir rapidement, affirmant que "des hommes d'affaires libyens et autres ont effectivement ouvert un fonds de dédommagement". "J'espère que les dédommagements seront payés le plus rapidement possible, peut-être au cours des semaines qui viennent", a-t-il ajouté, proposant que chaque famille de victime reçoive 10 millions de dollars.

Il a indiqué que ces dédommagements pourraient être effectués en trois étapes, à condition que les sanctions imposées à son pays par l'ONU soient levées immédiatement après le premier paiement de 4 millions de dollars pour chaque famille de victime, et que celles imposées par les Etats-Unis soient levées après le deuxième paiement, également fixé à 4 millions par victime. Après le troisième paiement, de 2 millions de dollars, Tripoli exigerait d'être effacée de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, selon la proposition détaillée par M. Chalgham.

LEVÉE DES SANCTIONS PAS IMMINENTE

Le 12 mars, des responsables américains avaient annoncé que la Libye avait accepté de prendre une part de responsabilité, même limitée, dans l'attentat de Lockerbie (pour lequel la justice écossaise a condamné un ancien agent secret libyen à la prison à vie), ce qu'elle avait jusque-là refusé, et de verser 2,7 milliards de dollars de dommages et intérêts aux familles des victimes, comme elle l'avait déjà proposé. "Les réunions politiques (entre Libyens, Américains et Britanniques) n'ont abordé que le principe de payer des dommages" aux familles des victimes, avait cependant déclaré l'ambassadeur de Libye à Londres, Mohammed Al-Zouay. Les responsables américains avaient en outre souligné que l'annonce d'un accord, qui permettrait de lever les sanctions des Etats-Unis et de l'ONU contre Tripoli, n'était pas imminente.

L'attentat perpétré le 21 décembre 1988 au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, avait fait 270 morts : les 259 personnes à bord de l'avion de la PanAm qui avait explosé, et 11 habitants du village.

Avec AFP


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 12:52:00
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Mardi 29 avril 2003

RUSSIE

La Russie selon Boris Berezovski
LE MONDE | 29.04.03 | 13h13

Londres de notre envoyé spécial

Exilé à Londres depuis octobre 2001, l'homme d'affaires Boris Berezovski part une nouvelle fois à l'assaut du Kremlin. L'ancienne figure emblématique de la "Famille", comme on appelait l'entourage du président Boris Eltsine, se trouve sous le coup d'une procédure d'extradition à la suite de son inculpation pour fraude en Russie. Il compte jouer un rôle décisif dans la constitution d'une opposition à Vladimir Poutine avant les élections législatives de décembre et la présidentielle de mars 2004.

Le 2 avril, vous êtes sorti du tribunal londonien examinant la demande d'extradition du parquet général russe avec un masque de Vladimir Poutine sur le visage. Pourquoi ?

Je suis le seul opposant à Poutine. Tous les autres ont peur. Poutine utilise toutes les méthodes, même illégales, pour me combattre. Il donne des ordres directs au parquet général pour ouvrir des enquêtes contre moi. Cette demande d'extradition s'appuie sur une enquête complètement inventée et sans perspective.

L'assassinat du député libéral Sergueï Iouchenkov, le 17 avril, a-t-il des causes financières ou politiques ?

A l'été 2001, Sergueï Iouchenkov et Vladimir Galavov m'ont rendu visite en France. Nous avons décidé de créer Russie libérale, un parti d'opposition. Aujourd'hui, je suis le seul des trois à être en vie. Les deux autres ont été assassinés par ceux qui ne veulent pas d'opposition. Je n'affirme pas que Poutine se trouve directement à l'origine de l'assassinat de Iouchenkov. Mais, derrière ces assassinats politiques en Russie, il y a le système qu'il a créé. Il porte une responsabilité morale.

On dit pourtant que vous étiez en conflit avec M. Iouchenkov ?

C'est des bêtises. Nous n'avons jamais eu de différend financier, mais idéologique. J'avais proposé une alliance avec les communistes et les patriotes, une idée que Iouchenkov n'a pas appréciée. Il y a eu une assemblée générale du parti qui a décidé de m'exclure, de façon d'ailleurs illégale. Finalement, nous avons réussi à dépasser nos différends. Les 4 et 5 avril, Iouchenkov est venu me voir à Londres. On s'est mis d'accord sur l'essentiel. On a prévu de conduire une action électorale intitulée "C'est mon candidat", entièrement financée par mes soins, soit 1 million de dollars à ce jour.

Quelle est la signification économique et politique de la fusion entre Ioukos et Sibneft ?

Economiquement, c'est un pas en avant important. Tous les participants sont gagnants. La première tentative d'alliance entre Ioukos et Sibneft a eu lieu en 1997-1998. Elle avait échoué parce que mes partenaires dans Sibneft, Abramovitch et Chvidler, avaient décidé, au dernier moment, de ne pas l'avaliser. Aujourd'hui, je ne perçois pas de toile de fond politique. Ce qui est sûr, c'est que le Kremlin voit cette fusion d'un bon œil. Sans son aval, un tel accord n'aurait jamais pu se faire.

Combien de parts détenez-vous dans Sibneft ?

Je peux vous dire que je détiens effectivement des parts, mais sans préciser combien. La raison est simple : le pouvoir essaie de détruire systématiquement tout mon business en Russie. Regardez ce qui est advenu des chaînes de télévision ORT et TV6. Depuis, je garde pour moi le détail de mes affaires en Russie.

Allez-vous vendre vos actions ?

Non. Pas pour l'instant. A ce jour, on ne m'a pas fait de proposition convenable.

Pouvez-vous nommer les autres actionnaires de Sibneft, mis à part Roman Abramovitch ?

Je ne les connais pas. Je n'ai jamais dirigé directement cette compagnie. Ce rôle revenait uniquement à Abramovitch. Je n'ai plus aucun rapport avec lui, je ne lui ai pas parlé depuis deux ans.

Pensez-vous que Mikhaïl Khodorkovski, le directeur général de IoukosSibneft, ambitionne d'entrer en politique ?

Mais il fait déjà de la politique ! Entrer en politique ne signifie pas forcément occuper un poste, mais avoir de l'influence.

Allez-vous soutenir financièrement le Parti communiste ?

Oui. Je soutiendrai tous ceux qui sont capables de constituer une opposition réelle au pouvoir. Ce n'est pas un parti très moderne, mais il dispose d'une influence incomparable. Mieux vaut une opposition communiste que pas d'opposition du tout. Il y avait plus de démocratie entre 1995 et 1998, lorsque les communistes étaient majoritaires à la Douma, qu'aujourd'hui.

Les communistes vont-ils accepter votre argent ?

Je n'ai jamais vu quelqu'un refuser mon argent. Pour l'instant, je ne le leur ai pas proposé, mais leurs demandes sont déjà arrivées.

La dernière campagne présidentielle avait été ouverte par les attentats de septembre 1999 et avait conduit à l'avènement imprévu de Vladimir Poutine. Peut-il y avoir un retournement politique comparable dans les prochains mois ?

Avant la présidentielle, il y a l'élection législative, la plus importante. Là se joue le sort de la présidentielle. Si le Kremlin perd la Douma, il perdra très vraisemblablement la présidentielle. Aujourd'hui, un nouveau retournement de situation est possible, je m'y emploie. Les législatives se joueront dans les régions. Les leaders régionaux n'osent pas s'exprimer contre le Kremlin, ce sont des trouillards. Pour que le Kremlin n'ait pas une nouvelle majorité à la Douma, il faut convaincre les gouverneurs que, si Poutine est réélu, ils vont tous se retrouver en taule. Il a un dossier sur chacun.

Imaginez-vous une alternative à Vladimir Poutine pour la prochaine élection présidentielle ?

Je la vois très clairement et je la dévoilerai à l'automne. Cette fois, il ne pourra s'agir d'un parfait inconnu. Il sera issu d'un groupe d'une trentaine d'hommes politiques.

Propos recueillis par Piotr Smolar

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 12:45:11
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Mardi 29 avril 2003

COREE
CORÉE DU NORD Les services spéciaux du régime ont enlevé plusieurs ressortissants japonais
Les familles de prisonniers coréens se confient à l'ONU


Genève : de notre correspondant Laurent Mossu
[28 avril 2003]

«Ma fille, Megumi, ne s'est jamais suicidée. Enlevée à l'âge de 13 ans, elle reste détenue en Corée du Nord depuis 1997, où, contrainte et forcée, elle enseigne le japonais.» Saki Yokota, sa mère, est venue déposer devant le groupe de travail des Nations unies sur les personnes disparues. Accompagnée des parents de sept autres ressortissants japonais enlevés par les services spéciaux de Corée du Nord, elle en appelle à la communauté internationale pour l'aider à obtenir leur libération. Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et les dirigeants du Comité international de la Croix-Rouge ont longuement entendu leurs témoignages poignants.

Les disparitions restées longtemps inexpliquées ont perdu une grande partie de leur mystère. Divers témoignages apportés par des agents nord-coréens ayant fait défection, des lettres accompagnées de quelques photos et, finalement, la reconnaissance d'une partie des faits par le président Kim Jong-il ont apporté quelque lumière. C'est lors du sommet du 17 septembre 2002, à Pyongyang, que le premier ministre, Junichiro Koizumi, a recueilli les aveux du dirigeant nord-coréen.

Le leader communiste a reconnu que son pays était à l'origine des enlèvements de treize ressortissants japonais, dont huit furent annoncés comme étant décédés. Pour le régime, il s'agissait de s'emparer de simples citoyens susceptibles d'éduquer et de former des espions nord-coréens aux us et coutumes du Japon. Les agents coréens pouvaient être envoyés dans l'empire nippon, se fondre dans sa population et agir sans risque majeur d'être démasqués.

Les démarches effectuées ensuite par Tokyo ont permis le retour au Japon de cinq personnes, dont les familles restent retenues à Pyongyang. Les autorités continuent en effet d'opposer une fin de non-recevoir aux demandes présentées en faveur de leur libération.

«Quant à nos frères, soeurs ou enfants supposées morts, ils restent prisonniers sans qu'il soit possible d'obtenir la moindre information à leur sujet», explique Shigeo Iizuka, un homme très digne, qui plaide d'une voix ferme et posée en faveur de sa soeur kidnappée en juin 1978. «Mère de deux enfants en bas âge, elle fut enlevée pour apprendre à une future terroriste la langue et les us et coutumes du Japon devant lui permettre de vivre parmi nous sans être repérée. Cette femme, Kim Hyong-hi, est effectivement venue dans notre pays. Elle s'est fait passer pour une Japonaise, et elle a déposé une bombe dans un avion de ligne avant de faire défection. C'est elle qui nous a appris où était ma soeur, annoncée comme morte.»

Souvent pathétiques, les récits des familles montrent l'impuissance des victimes et de leur gouvernement face au régime coréen. Kayoko Arimoto, une femme de plus de 70 ans, affiche son désespoir : «Nous voilà à la fin de notre vie, mon mari et moi, il nous reste bien peu de chance de revoir notre petite fille enlevée en août 1983. Elle étudiait en Angleterre, et fut interceptée par les services coréens alors qu'elle voyageait à travers l'Europe. Aujourd'hui, on nous affirme qu'elle est morte, mais aucune preuve véritable n'est donnée de son décès.»

Les documents transmis par la Corée du Nord pour attester de la mort des intéressés «ne sont que des faux fabriqués, contenant une multitude d'erreurs et de contradictions, comme sur les âges ou l'origine», raconte Fumiko Hirano, soeur d'une jeune femme enlevée en compagnie de son fiancé. L'agent coréen An Myon Jin, qui a trahi Pyongyang, a raconté avoir rencontré plus d'une fois le jeune homme devenu «enseignant» à l'université militaire et politique Kim Jong-il.

«Devant tant de mauvaise foi et de mensonges, nous avons décidé de venir à Genève devant les instances des droits de l'homme pour obtenir de l'aide», explique le frère de Megumi. «Le Haut Commissaire Sergio de Mello, qui a qualifié cette situation de «totalement incroyable», nous a promis son appui. Mais dans le même temps, il n'a pas caché la difficulté de traiter avec la Corée du Nord.»

Le centre des droits de l'homme a mis à l'étude la rédaction d'un document légal traitant précisément des disparitions forcées et involontaires. Son élaboration est en cours et devrait faire l'objet d'un traité contraignant susceptible d'être adopté dans les prochaines années. Une manière de souligner que la communauté internationale est à l'écoute et se préoccupe de ce genre de problèmes. Il est toutefois difficile d'envisager quelles mesures concrètes pourraient être prises au-delà d'une pression morale exercée à l'encontre de Pyongyang.

NUCLEAIRE

Washington prêt à discuter
avec Pyongyang

Les Etats-Unis étudient une proposition de la Corée du Nord qui abandonnerait son arsenal nucléaire contre des cadeaux économiques. La Chine dément.

 
Des soldats patrouillent à la frontière nord-coréenne (AP)
 
Les Etats-Unis étudient une proposition de la Corée du Nord qui la conduirait à abandonner le développement de son arsenal nucléaire en échange de cadeaux économiques substantiels de la part des Américains, a affirmé lundi le secrétaire d'Etat Colin Powell.
"La Corée du Nord a mis sur la table un plan qui réglerait le problème de leurs capacités nucléaires et de l'utilisation de leurs missiles. Mais ils attendent évidemment quelque chose de considérable en retour", a déclaré M. Powell.
La Corée du Nord a fait cette offre au cours de discussions avec des représentants américains la semaine dernière à Pékin. Un responsable américain a affirmé que la Corée avait pour la première fois reconnu au cours de cette rencontre qu'elle avait des armes nucléaires et qu'elle envisageait de les exporter ou même de les utiliser.

Démenti chinois

De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères, qui nie les affirmations des responsables américains, a affirmé mardi que la Corée du nord n'a jamais admis avoir l'arme atomique. "Pour autant que je sache, la Corée du Nord n'a jamais fait une telle déclaration", a dit Liu Jianchao, le porte-parole du ministère, au cours d'un point de presse régulier, interrogé sur la question de la reconnaissance par la Corée du Nord de son statut de puissance nucléaire.
Des médias sud-coréens ont par ailleurs rapporté que la Corée du Nord avait demandé un traité de non-agression aux Etats-Unis. Ces derniers ont écarté une telle solution, mais des responsables américains ont assuré qu'un texte écrit garantissant la sécurité du pays communiste était possible.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 12:35:46
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Mardi 29 avril 2003

ORANGE

Guerre du

Vietnam :

nouveau bilan

orange


Des chercheurs américains dressent un nouveau chiffre des dispersions de l'agent défoliant et du nombre de personnes touchées pendant la guerre.

Par Denis DELBECQ

mardi 29 avril 2003


 
 
 

Près de 3 000 des 20 000 villages vietnamiens auraient été aspergés, affectant entre 2 et 4 millions de personnes.
 

n travail de titan qui éclaire un peu mieux l'une des pratiques les plus controversées des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam. Cinq scientifiques américains ont publié (1) un nouveau bilan des dispersions de défoliants durant la guerre, dont le tristement célèbre agent orange, réputé pour sa teneur en dioxines. Les quantités de substances toxiques réellement dispersées sont deux à quatre fois supérieures à ce qui avait été admis jusqu'à présent. Pour la première fois, les chercheurs sont en mesure de dresser des cartes des zones concernées. De quoi évaluer le nombre de civils et de soldats américains touchés par ces cocktails de produits dont la toxicité est avérée.

C'est à la demande du ministère américain des Anciens Combattants que Jeanne Mager Stellman, du ministère de la Santé, et son équipe se sont penchés sur les données qui avaient documenté une étude conduite en 1974 par l'Académie américaine de médecine. Un fichier décrivant quelque 10 000 opérations de dispersion de produits au Vietnam, principalement à partir d'avions et d'hélicoptères.

Herbicides. En recoupant avec d'autres données extraites des archives de l'aviation américaine, les scientifiques ont découvert la réelle ampleur du défoliage. Et constaté que des quantités importantes d'herbicides, dispersés avant août 1965, n'avaient pas été prises en compte. «Près de 1 900 m3 d'agent violet ont été dispersés entre 1962 et 1965, écrivent les scientifiques. Ce qui est d'autant plus significatif que les herbicides fabriqués au début des années 60 contenait presque sûrement plus de TCDD (...) Une forme de dioxine particulièrement redoutée pour ses effets sur l'homme.

Finalement, le volume de désherbants lâchés au-dessus du Vietnam entre 1961 et 1971 dépasse les 60 000 m3. Les quantités de dioxines contenues dans ces produits seraient quatre fois plus élevées. Et, surtout, le rapport publié par Nature donne des emplacements précis des lieux de dispersion : près de 3 000 des 20 000 villages vietnamiens auraient été aspergés, affectant entre 2 et 4 millions de personnes.

Désastre sanitaire. D'autres cartes seront publiées ultérieurement, qui décriront l'ensemble des bases américaines qui ont également été contaminées à l'époque. Il reste désormais à lancer une étude épidémiologique en ciblant les populations et militaires les plus touchés pour évaluer le désastre sanitaire de cette guerre chimique.

(1) Nature du 17 avril 2003.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 12:26:03
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Mardi 29 avril 2003

LIBAN
Montée d'un chantage israélien contre le Liban

Beyrouth (Liban),

correspondance particulière.

Le journal libanais As-Safir a publié, le samedi 26 avril 2003, un article intitulé " Nous n'éliminons pas la possibilité d'une guerre préventive au Liban ", dans lequel Hilmî Moussa cite deux interviews faites avec deux généraux israéliens.

Dans la première de ces interviews, faite par Radio Israël, le commandant israélien des armées de terre, Yeftâh Ran Tal, appelle le gouvernement Sharon à saisir l'opportunité pour " éliminer le danger existant sur la frontière nord ". Il explique que l'élimination du danger irakien ouvre devant Israël " de nouvelles possibilités, surtout que la situation actuelle nous permet de prendre des risques ". Il a aussi expliqué que l'armée israélienne a commencé à tirer des leçons des opérations réussies de l'armée américaine en Irak.

L'article ajoute que le général Ben Genetz, commandant du front nord dans l'armée israélienne (c'est-à-dire le front avec le Liban), a été plus explicite à ce sujet dans la longue interview qu'il a accordée au journal Maariv, puisqu'il a parlé d'un changement de la situation dans la région, à la suite de la victoire américaine contre l'Irak et " le terrorisme international ".

Genetz a insisté sur le fait que " le Liban est le port essentiel par où débarquent les organisations terroristes ; aucun État dans le monde n'est pareil à ce pays. Comment cela se terminera-t-il ? Cela dépend d'eux, de la Syrie, de l'Iran et du Liban, ils peuvent choisir entre le bien et le mal ". Il ajoute, un peu plus loin : " Tout ce que les Américains ont utilisé dans leur guerre en Irak, nous le possédons... dans le sens militaire du terme. Nous avons la possibilité de faire ce que les Américains ont fait. Il est vrai que nous ne mésestimons pas les Syriens, mais nous savons qu'ils ne sont pas des idiots et qu'ils savent bien tirer les conséquences de ce qui s'est passé. "

Après avoir parlé " du droit " d'Israël dans les eaux du fleuve libanais Al-Wazzânî, le général israélien termine en disant qu'il s'attend à des changements stratégiques en Syrie, vu que ce pays " ne peut pas poursuivre sur la voie du terrorisme ; cependant, une escalade militaire est possible et je n'élimine aucune possibilité : nous sommes actuellement dans une période de méditation et je ne dirai rien de plus ", surtout que le 11 septembre a constitué le début de la troisième guerre mondiale et " cette guerre a créé les règles nouvelles qui seront mises à exécution en Syrie comme en Irak ; et ces règles ne pourraient être appliquées tant qu'il y a des organisations palestiniennes à Damas " !

D'un autre côté, le général Aharon Zaîvi, chef des renseignements israéliens, a considéré dans une interview accordée à la chaîne de télévision 10 que " le programme nucléaire iranien constitue le danger imminent contre l'existence de l'État d'Israël " ! Il a ajouté que les " pressions des pays arabes, et de l'Égypte en particulier, doivent se poursuivre sur la Syrie ".

Marie Nassif-Debs


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 12:19:28
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Mardi 29 avril 2003

INDE
NUCLEAIRE

Nouvel essai
de missile indien

New Delhi a annoncé avoir procédé à un nouveau test de son missile à capacité nucléaire Prithvi, d'une portée de 150km et destiné à l'armée de terre.

 
Un missile Prithvi (AP)
 
Le ministère de la Défense de l'Inde a annoncé mardi avoir procédé à un nouvel essai de missile à capacité nucléaire, d'une porté de 150 kilomètres de type Prithvi, à partir d'un site de l'Etat d'Orissa, dans l'est du pays.
L'Inde et le Pakistan, en conflit au sujet de la province mitoyenne du Cachemire, avaient tous le deux déjà procédé à un essai de missile à capacité nucléaire, le même jour, le 26 mars 2003.

Le Prithvi

Le missile indien Prithvi, mis au point par les scientifiques indiens, est régulièrement testé depuis février 1998. Il est doté d'un système de navigation et de guidage électronique. L'engin testé lundi est destiné à entrer en service dans l'armée de terre. L'essai a été qualifié de réussite par l'armée indienne. Les deux autres versions du Prithvi, celles respectivement destinées à la marine et à l'armée de l'air, ont une portée plus grande que celle réservée à l'armée de terre, à savoir 250 kilomètres.
De son côté, le Pakistan a testé cinq missiles sol-air et sol-sol en 2002, et pour l'instant un seul en 2003.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 10:39:26
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Mardi 29 avril 2003

ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Sommaire du point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay du 28 avril 2003:

1 - FRANCE/AUTRICHE
2 - FRANCE/RUSSIE
3 - PREMIERE CONFERENCE D'EXAMEN DE LA CONVENTION D'INTERDICTION DES ARMES
CHIMIQUES
4 - PARAGUAY/ELECTIONS
5 - FRANCE/ALGERIE
6 - COTE D'IVOIRE
7 - IRAK

=================================================

1 - FRANCE/AUTRICHE

''Mme Noëlle Lenoir, Ministre déléguée aux Affaires européennes, se rendra mardi
29 avril en Autriche.
Elle rencontrera M. Wolfgand Schussel, Chancelier fédéral des Affaires
étrangères, Mme Benita Ferrero-Waldner, Ministre des Affaires étrangères, M.
Andreas Kohl, Président du Parlement ainsi que les membres autrichiens de la
Convention européenne.
En fin d'après-midi, Mme Lenoir rencontrera le Professeur Krzysztof Michalski,
chargé par le Président de la Commission européenne M. Romano Prodi, d'une
réflexion sur les valeurs de l'Europe, et qui animera un débat avec plusieurs
représentants de la société civile.
Au cours de ces entretiens, Mme Lenoir abordera les différents sujets liés à
l'actualité européenne.''

2 - FRANCE/RUSSIE

''Ce 28 avril ont lieu à Saint-Petersbourg, les conseils scientifiques et
d'administration des collèges universitaires français de Moscou et de
Saint-Petersbourg.
Créés respectivement en 1991 et 1992 sous l'égide de M. Marek HALTER qui est le
président des deux institutions, les deux collèges relèvent du ministère des
Affaires étrangères (à l'exception de la filière de philosophie qui est financée
par l'UNESCO). Ils se fondent sur une convention passée entre l'Université
d'Etat Lomonossov à Moscou et l'Université d'Etat de Saint-Petesbourg pour la
partie russe et la Chancellerie des Universités de Paris pour la partie
française.
Les collèges, ouverts à des étudiants russes et ressortissants des pays de la
CEI, dispensent, sur deux années universitaires, une formation complémentaire en
sciences humaines et sociales (histoire, littérature, droit, sociologie et
philosophie) sanctionnée par un diplôme de fin de second cycle. Pour cette
formation, les étudiants ont le choix entre une filière francophone et une
filière russophone. Près de 1300 étudiants sont inscrits cette année dans les
deux collèges. Environ 60pour cent d'entre eux ont opté pour la filière
francophone qui a vu ses effectifs augmenter régulièrement depuis 4 ans (30 pour
cent en 98).
Les orientations des collèges sont déterminées par leurs conseils scientifiques
qui réunissent chaque année les représentants des universités françaises
concernées et ceux des deux universités russes. Ils revêtent une importance
particulière cette année en raison de la célébration du tricentenaire de la
ville de Saint-Petersbourg. En effet, outre les questions relatives à la gestion
et aux activités pédagogiques, la tenue des conseils scientifique et
d'administration permettra d'évoquer l'implication, à deux reprises, du Collège
universitaire français de Saint-Petersbourg dans les manifestations programmées
dans le cadre du tricentenaire de la cité fondée par Pierre le Grand.
En premier lieu, le Collège apportera sa contribution en organisant les 12, 13
et 14 mai prochains le colloque '' France-Russie : de Diderot à nos jours '' qui
sera ouvert par les ministres de l'éducation des deux pays. Plusieurs écrivains
français y participeront et Gérard Depardieu fera une lecture de textes. Dans un
deuxième temps, un Forum économique se tiendra les 24 et 25 septembre. De grands
économistes français interviendront au cours de cette manifestation qui sera
inaugurée par M. Francis Mer et les ministres russes de l'économie et du plan.
L'organisation de ces échanges et leur niveau témoignent de l'insertion
croissante des Collèges universitaires français de Moscou et Saint-Petersbourg
dans le paysage académique russe.''

3 - PREMIERE CONFERENCE D'EXAMEN DE LA CONVENTION D'INTERDICTION DES ARMES
CHIMIQUES

''La première Conférence d'examen de la Convention d'Interdiction des Armes
Chimiques (CIAC) se tiendra à La Haye, aux Pays Bas, du 28 avril au 9 mai 2003.
Dix ans après la conclusion de cette Convention, cette conférence constitue un
événement important pour la mise en oeuvre de cet instrument multilatéral unique
concernant l'élimination d'une catégorie entière d'armes de destruction massive.
Instrument de désarmement, la CIAC est aussi un instrument important de
non-prolifération.
De 1997 (année d'entrée en vigueur de la Convention) à 2003, le nombre
d'Etats-parties est passé de 65 à 151, faisant de l'Organisation d'Interdiction
des Armes Chimiques (OIAC) l'organisation de désarmement rattachée au système
des Nations unies la plus universelle qui soit.
L'objectif de la Conférence de La Haye est de dresser un bilan de la mise en
oeuvre de la Convention depuis son entrée en vigueur et de tracer quelques
perspectives pour l'avenir. Pour la France, plusieurs sujets devront être
abordés :
- universalité de la Convention
- mise en oeuvre de la Convention, notamment transposition dans les législations
nationales des dispositions de la Convention
- vérification des mesures de désarmement prévues dans la Convention
- bilan de la destruction des armes chimiques
- fonction de prévention pour ce qui concerne les activités industrielles liées
à des produits chimiques à double usage
- fonctionnement efficace de l'OIAC.
La France, qui n'a pas d'armes chimiques elle-même, mais qui accorde une grande
attention au désarmement chimique, et qui a accueilli à Paris, en 1989 et en
1993, deux conférences clés dans la mise en route de la Convention (Conférence
de relance en 1989 et Conférence de signature en 1993), sera représentée par le
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, M. Renaud Muselier.
La France forme le voeu que cette première conférence d'examen puisse se
conclure par l'adoption par consensus d'une Déclaration politique rappelant
l'attachement de la communauté internationale à cet instrument multilatéral de
désarmement.''

4 - PARAGUAY/ELECTIONS

''Des élections générales se sont tenues dimanche au Paraguay. Dans l'attente de
la proclamation des résultats officiels le 10 mai prochain, la France prend note
avec satisfaction du bon déroulement des opérations de vote qui se sont
effectuées sous le contrôle d'observateurs de l'OEA et ont permis au peuple
paraguayen d'exprimer démocratiquement ses choix.''

5 - FRANCE/ALGERIE

''La 22 ème session du Comité des projets franco-algérien se réunira à Paris,
les 29 et 30 avril prochains, et sera présidée, côté français, par Yves Saint
Geours, Directeur général adjoint de la Direction générale de la Coopération
Internationale et du Développement du Ministère des Affaires étrangères et, côté
algérien, par M Abdelaziz Benali-Cherif, Directeur de l'Europe Occidentale au
Ministère algérien des Affaires étrangères.
Cette réunion s'inscrit, cette année, dans la continuité de la visite d'Etat du
Président J. Chirac en Algérie en mars dernier, et permettra de concrétiser un
certain nombre de nouvelles orientations définies lors de ce voyage, telles que
la création d'un Haut Conseil universitaire et de recherche, la création d'une
Ecole Supérieure algérienne des affaires, ou encore la numérisation des archives
nationales d'Etat civil.''

6 - COTE D'IVOIRE

''La situation dans l'ouest demeure très préoccupante comme en témoignent la
pousuite des affrontements et des exactions.
Toutes les initiatives visant à contribuer au rétablissement de la confiance et
à l'arrêt des violences sont utiles, dès lors qu'elles s'inscrivent bien dans le
cadre de la résolution 1464 du Conseil de sécurité des Nations Unies.''

(Comment expliquez-vous le refus des Etats-Unis de cautionner le 23 avril
dernier un projet de résolution du Conseil de sécurité visant à envoyer 250
soldats en Côte d'Ivoire ?)
''Les discussions devant le Conseil de sécurité des Nations Unies se poursuivent
sur une mission des Nations Unies en République de Côte d'Ivoire et sur son
format.''

(Y a-t-il une opposition des Etats-Unis sur le principe ou sur le format d'une
telle mission ?)
''Les discussions se poursuivent. Je ne suis pas le porte-parole des autorités
des Etats-Unis.''

7 - IRAK

(Comment jugez-vous les récentes déclarations de Tony Blair en faveur d'un monde
unipolaire dominé par les Etats-Unis ? La France croit-elle toujours possible la
création d'un monde multipolaire ?)
''Sur ce point, je vous renvoie aux déclarations du Président de la République
et du Ministre, qui sont sans ambiguité.''

(Est-ce-que les allégations du journal anglais ''The Sunday Telegraph''
concernant des supposés liens secrets entre la France et l'Irak sont fondées, et
avez-vous une réaction aux accusations faites par ce journal qui dit s'appuyer
sur des documents irakiens ?)
''Je vous renvoie aux propos de Madame Alliot-Marie, ministre de la Défense, sur
ce sujet.''

(La France s'est-elle opposée à la tenue à Paris, en mars 2000, d'une réunion de
l'opposition irakienne ? Pourquoi ?)
''Pour autant que je m'en souvienne, cette réunion s'est effectivement tenue à
Paris. Il s'agissait d'une réunion privée.''

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Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 10:30:12
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INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON