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Publié le dimanche 27 avril 2003

Dimanche 27 avril 2003

IRAK
Le chef de liaison
avec l'ONU capturé
Le chef de liaison avec les inspecteurs en désarmement de l'ONU est aux mains des Américains.
- Un journal basé à Oslo a publié des images de soldats américains poussant des prisonniers nus dans les rues de Bagdad. Amnesty International s'insurge.
- Un journal anglais accuse la France d'avoir informé le régime irakien des intentions de Washington avant la guerre.

 
Une des photographies publiées par le quotidien Dagbladet
 
Le général Hossan Mohammed Amin, chef de liaison avec les inspecteurs en désarmement des Nations unies en Irak, est aux mains des forces de la coalition, a annoncé dimanche le commandement central américain à Doha. Lire l'article

- Amnesty International condamne une "manière consternante de traiter les prisonniers" après la publication vendredi par un journal norvégien d'une photographie supposée montrer des soldats américains escortant trois Irakiens nus dans un parc de Bagdad. Lire l'article

- La France a régulièrement informé le régime irakien de Saddam Hussein de ses discussions avec les autorités américaines, accuse dimanche le Sunday Times. Lire l'article

- Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld est arrivé dimanche en fin d'après-midi au Qatar où il devait rencontrer des responsables du Centre de commandemant américain. Lire l'article

- Des inconnus ont tiré samedi matin dans un dépôt de munitions américain de la banlieue sud-ouest de Bagdad, provoquant une série de fortes explosions qui ont tué au moins six Irakiens. Lire l'article

- Les relations entre la France et les Etats-Unis ont été "endommagées" par les désaccords entre les deux pays sur la guerre en Irak mais "elle ne péricliteront pas", l'ONU et l'Otan non plus, a assuré le chef de la diplomatie américaine Colin Powell. Lire l'article

- Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, exclut tout gouvernement islamiste en Irak ainsi que toute tentative d'influence de la Syrie, ou d'autres pays de la région, sur l'avenir du pays. Lire l'article

- Au lendemain de l'arrestation du vice-Premier ministre Tarek Aziz, les Américains ont annoncé vendredi la capture d'un ancien dirigeant du renseignement irakien accusé de liens avec le réseau Al-Qaïda. Lire l'article

- Pour George W.Bush, Saddam Hussein serait mort lors d'un bombardement américain ou gravement blessé. Lire l'article

- Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté jeudi à l'unanimité une résolution prolongeant les arrangements provisoires permettant de faire fonctionner le programme "pétrole contre nourriture".Lire l'article

- Les Carnets de Bagdad, de Jean-Paul Mari. Lire l'article

- La guerre jour par jour depuis le 20 mars. Lire l'article

- Pour mieux comprendre les événements : une sélection d'articles et de sites, d'informations et de commentaires pour suivre la guerre autrement. Lire l'article

- Une sélection de dessins de presse. Lire l'article

- Pour lire les articles mis en ligne les jours précédents, cliquer dans le calendrier sur la date de votre choix. Consulter le calendrier


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-27 11:36:24
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Dimanche 27 avril 2003

BUSH

George Bush raconte sa guerre
 
LE MONDE | 26.04.03 | 13h03     MIS A JOUR LE 26.04.03 | 14h31
Le 24 avril, le président américain donne, à bord de l'avion Air Force One, une interview à la chaîne de télévision NBC. En voici les principaux extraits. Les questions sont du journaliste Tom Brokaw.

Monsieur le président, aucune décision n'est plus dure à prendre pour un président que d'engager son pays dans une guerre. parlons de cette première nuit où vous nous avez tous surpris en lançant la frappe préventive contre la résidence de saddam hussein.

Eh bien, ça a commencé dans la Situation Room. Il y avait Tommy Franks à l'écran avec un commandant - en Arabie saoudite et dans la ville de Koweït, je crois - et un commandant Centcom à Tampa Bay -Floride-, avec leurs homologues britanniques et australiens. Le conseil de sécurité nationale était réuni autour de la table. J'ai fait le tour des commandants en leur demandant à chacun : "Etes-vous satisfait de la stratégie ? avez-vous ce qu'il faut pour gagner la guerre ?" Ils ont tous répondu par l'affirmative.

J'ai alors donné des instructions au secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, pour que l'opération "Liberté pour l'Irak" commence au moment où Tommy Franks le déciderait. Vous comprenez, j'ai dit à Tommy que, pour le bien de la paix, de la sécurité et de la liberté du peuple irakien, il avait l'ordre de poursuivre. J'ai demandé la bénédiction de Dieu pour lui et ses troupes. Il a salué, je lui ai rendu son salut et j'ai quitté la pièce.

Ça a été un moment émouvant pour moi car j'avais décidé que, si c'était nécessaire, nous utiliserions les troupes pour nous débarrasser des armes de destruction massive afin de libérer le peuple irakien. Mais le véritable moment de la décision a été un moment difficile. Je suis sorti et j'ai marché dans le parc, pour prendre un peu l'air et me concentrer.

Je croyais en avoir à peu près terminé pour la journée quand, à 15 h 40, j'ai reçu un appel du secrétaire -à la défense- Rumsfeld. Il m'a dit : "Je voudrais changer les plans, j'ai besoin de votre autorisation pour changer les plans. Est-ce que je peux venir ?" Il n'a pas dit "les plans ont changé", mais je savais, d'après ce qu'il m'avait dit au téléphone, que cela signifiait que les plans devaient être modifiés. Et cela parce qu'ils pensaient que nous avions une chance d'atteindre Saddam Hussein.

J'ai donc réuni le conseil de sécurité nationale comprenant Colin Powell -secrétaire d'Etat-,Rumsfeld, Myers -le chef d'état-major interarmes-, Tenet de la CIA, Condi Rice -conseillère du président pour la sécurité nationale-, Andy Card -secrétaire général de la présidence- et quelques autres agents de la CIA - des types que je n'avais jamais vu entrer dans le bureau Ovale. La raison de leur présence était qu'un de leurs informateurs sur le terrain était convaincu que, non seulement Saddam Hussein serait dans le complexe, mais qu'Oudaï et Qousaï, ses deux fils, y seraient aussi. Et ils ont expliqué pourquoi c'était le cas. En fait, ils me demandaient l'autorisation de lancer une frappe aérienne.

J'ai d'abord hésité, pour être franc, parce que j'avais peur que les premières images venant d'Irak montrent un petit-fils de Saddam Hussein blessé... que ces premières images de l'attaque américaine soient celles de la mort de jeunes enfants.

C'est un moment intéressant car, à mesure que le temps passait durant cette journée, ou cette soirée, les informations devenaient de plus en plus abondantes. En d'autres termes, le type sur le terrain appelait le quartier général du Centcom pour donner encore plus d'informations et celui-ci appelait immédiatement la Maison Blanche. Par exemple, il avait découvert un bunker à 30 mètres de l'une des maisons - un bunker tellement bétonné qu'il y avait des chances pour qu'il abrite Saddam quand il viendrait, ainsi que ses gosses, ses garçons.

Plus les informations arrivaient, plus j'avais confiance dans l'idée qu'en fait Saddam serait là-bas. A 19 h 15 ce soir-là, j'ai donné l'ordre à Tommy de commencer par une attaque - ils avaient 30 missiles de croisière. A cause du bunker, ils ont dû changer le minutage de l'attaque pour que l'avion furtif arrive le premier, décharge son artillerie, suivi par les TLAM -les missiles Tomahawk- ou les missiles de croisière. Ce qui veut dire qu'ils ont dû reprogrammer tous ces missiles. Et ils n'avaient pas beaucoup de temps pour le faire parce que le temps de vol des missiles à partir de leurs sites de lancement était d'environ deux heures.

L'autre chose qui m'ennuyait au moment de prendre la décision, était que l'avion furtif serait sans escorte. Il n'y aurait pas de suppression des défenses aériennes ennemies avant son arrivée, afin de conserver l'élément de surprise. Ces quelques heures ont été dramatiques parce que nous avons vraiment changé le plan de bataille.

Avez-vous regardé à la télévision le largage des premières bombes ?

Oui, bien sûr, bien sûr. En fait, ils ont commencé les frappes et, peu après, je me suis adressé au pays - pendant qu'on me maquillait et que je parlais... enfin, que je réfléchissais aux paroles de mon intervention. Bien sûr. Il était environ 21 h 30, je m'en souviens, et j'ai parlé au pays vers 22 h 15 -mercredi 19 mars-. Mais ce qui était intéressant, Tom, et je ne crois pas que beaucoup de gens le sachent, c'est que la tactique retenue initialement était de déplacer de bonne heure des troupes d'agents spéciaux, à midi, ce jour-là. Nous aurions expliqué au pays que nous cherchions à créer les conditions du champ de bataille, pour que, au moment où nos troupes avanceraient de façon significative, elles trouvent les conditions du succès.

Vendredi midi, je devais parler au pays de la campagne aérienne et la campagne terrestre devait suivre peu après. Il se trouve qu'à cause du raid aérien, j'ai dû parler le soir même au pays. Puis Tommy a dit qu'il allait déplacer les troupes terrestres de bonne heure pour mettre les champs de pétrole à l'abri et entrer le plus vite possible en Irak - ce qui montre vraiment qu'il avait la compétence, l'autorité et la souplesse nécessaires pour transformer un plan de guerre afin de répondre aux besoins sur le terrain.

Cet informateur que nous avions sur le terrain, vous avez de nouveau eu de ses nouvelles, je suppose ?

Nous en avons eu. (...) Il avait l'impression que nous avions eu Saddam. (...) Et nous essayons de vérifier, naturellement. Avant qu'il y ait une déclaration, il faudra beaucoup de preuves.

Avez-vous vu cette fameuse vidéo de Saddam le lendemain, avec ses lunettes, lisant un bloc-notes ?

Oui. Cela m'a amusé (...). Ce qu'il disait était tout simplement incroyable. Mais vous savez, les gens se demandent si Saddam Hussein est mort ou non ; certains éléments disent, suggèrent qu'il pourrait l'être. Nous ne ferons pas de déclaration tant que nous ne serons pas plus certains. Mais la personne qui nous a aidés à diriger les attaques pense que Saddam a été grièvement blessé, au minimum.

Cette nuit-là ?

Cette nuit-là, oui. Et cela explique - encore une fois, il y aura beaucoup de spéculations avant que la vérité soit connue - mais cela explique pourquoi, par exemple, les barrages n'ont pas sauté et les champs de pétrole n'ont pas été détruits, bien que nous ayons découvert qu'ils étaient électrifiés pour sauter. (...)

Permettez-moi de vous interroger sur des questions politiques plus larges. Avant que nous entrions en guerre contre l'Irak, l'une des raisons par lesquelles vous justifiiez cette guerre était qu'il constituait une menace réelle pour les Etats-Unis. S'il ne pouvait pas défendre son propre pays - et nous n'avons pas encore réussi à trouver les armes de destruction massive qui n'ont même pas servi à la défense de l'Irak - n'était-ce pas exagéré ?

Non, pas du tout. En fait, je pense que le temps et les recherches démontreront plusieurs choses. Premièrement, qu'il avait réellement des rapports avec les terroristes. Et, deuxièmement, qu'il avait un programme d'armes de destruction massive - nous savons qu'il avait un programme d'armes de destruction massive. Nous savons maintenant qu'il ne les utilisera pas. Nous avons donc atteint un objectif qui est que Saddam Hussein ne nuira pas aux Etats-Unis, à nos amis ou à nos alliés par des armes de destruction massive.

Nous en apprenons davantage en interrogeant ou en discutant avec les scientifiques irakiens et le peuple à l'intérieur de la structure irakienne. Peut-être en a-t-il détruit certaines et dispersé d'autres. Nous savons aussi qu'il y a des centaines et des centaines de sites permettant de dissimuler des armes, ce qu'il a effectivement fait pendant dix ans - pendant plus de dix ans aux yeux des Nation unies. Et nous n'avons inspecté qu'environ 90 sites jusqu'ici.

Il y a des centaines de sites. Et donc, nous les trouverons. Mais cela va prendre du temps. La meilleure façon de les trouver est de continuer à réunir des informations auprès des hommes, auprès des Irakiens qui ont contribué à les cacher.

Nous en avons déjà parlé. Maintenant que la guerre en Irak est véritablement terminée, avez-vous réfléchi à une doctrine Bush, une sorte de cadre d'ensemble, quelque chose de global, pour traiter les armes de destruction massive et la nécessité, également, de frappes préventives contre les Etats voyous ?

Eh bien, la doctrine Bush est en fait définie par l'action, en opposition aux paroles. En même temps, je pense que si vous faites la synthèse de beaucoup de mes interventions, vous trouverez la doctrine Bush.

La manière dont je vois les occasions que présente l'Irak d'après Saddam sont les suivantes. Premièrement, nous allons pouvoir nous occuper plus efficacement des armes de destruction massive, faire comprendre que nous allons nous occuper des gens qui recèlent des armes de destruction massive. J'espère que l'essentiel pourra se faire diplomatiquement. Et vous nous verrez, vous me verrez, ainsi que les membres de mon administration, faire pression pour obtenir de nouveaux protocoles internationaux qui rendront les organisations internationales plus efficaces dans leur lutte pour arrêter la propagation d'armes de destruction massive.

Je pense aussi que la réforme au Proche-Orient, ainsi que la paix au Proche-Orient, est une initiative que nous continuerons. J'appuierai encore et encore, notamment en ce qui concerne le processus de paix au Proche-Orient. Je ferai tout mon possible pour parvenir à une solution avec deux Etats. Et nous avons une bonne occasion d'y parvenir.

D'autres aspects de la doctrine Bush, si vous voulez l'appeler ainsi, sont également importants. Premièrement, l'initiative contre le sida en Afrique est une initiative d'une importance incroyable. J'ai l'intention d'inviter l'Europe, notamment les pays européens les plus riches, à se joindre à nous pour fournir les médicaments et les stratégies nécessaires pour commencer à sauver des vies, davantage de vies sur le continent africain. Il existe beaucoup de domaines où nous pouvons travailler ensemble, à mon avis, pour surmonter les différends qui ont pu exister sur la politique en Irak. (...)

Une partie des frustrations existant au Proche-Orient - je le reconnais - est le fait qu'il n'y ait pas de mouvement pour la paix du côté des Palestiniens. Une partie de la frustration au Proche-Orient vient aussi du fait que certains gouvernements de la région ont besoin de promulguer des réformes. Les réformes et l'action pour la paix au Proche-Orient figureront parmi mes priorités.

Le processus de paix au Proche-Orient va-t-il s'accélérer considérablement maintenant qu'Arafat a accepté un premier ministre ? Et Arafat a-t-il été réellement écarté de la scène ?

Je pense qu'il va s'accélérer et, je l'espère, considérablement. Je ne sais pas exactement ce que cela signifie, mais il va certainement s'accélérer par rapport à là où nous en sommes aujourd'hui. Le choix d'Abou Mazen comme premier ministre est très positif, tout d'abord parce qu'Abou Mazen s'est déclaré publiquement opposé au terrorisme et utilisera le pouvoir qu'il aura entre les mains pour lutter contre les activités terroristes qui ont véritablement empêché la paix de progresser.

Le recevrez-vous à la Maison Blanche sans Arafat, par exemple ?

Je le ferai, un de ces jours, oui. (...)J'ai regardé l'histoire de M. Arafat. Maintenant, j'ai vu ce qu'il a fait au président Clinton. Il n'était pas nécessaire de dépenser de l'argent, à moins d'avoir un interlocuteur pouvant emmener le peuple palestinien vers la paix. Je crois qu'Abou Mazen est un homme qui se consacre à la paix et j'ai hâte de travailler avec lui sur la solution des deux Etats. A mon avis, la seule manière de parvenir à la paix, pour qu'Israël survive et pour l'espoir du peuple palestinien est l'existence de deux Etats vivant côte à côte en paix. J'ai conçu un plan pour y parvenir, un plan qui fait appel à des actions par les Israéliens, par les Palestiniens, ainsi que par les pays arabes qui entourent cette partie troublée du monde.

Permettez-moi de vous interroger sur la guerre et sur votre attitude à ce sujet. On sait que vous êtes un homme très croyant. Vous avez également des responsabilités politiques et de sécurité nationale. Y a-t-il eu un moment où il a été difficile de concilier ces deux rôles, vos responsabilités politiques et de sécurité nationale et vos propres obligations spirituelles ?

Ecoutez, tout moment où vous envisagez d'engager quelqu'un dans un combat est un moment chargé d'émotion. On ne peut pas être indifférent aux vies humaines impliquées dans la guerre. Je pense sincèrement que la décision que j'ai prise augmentera la sécurité en Amérique. J'ai eu l'impression que ne rien faire, ne rien entreprendre était beaucoup plus risqué que les dangers du combat, notamment quand j'ai su que notre plan visait à minimiser les vies - à minimiser les pertes en vies humaines - pas seulement les pertes de notre côté, mais aussi du côté des Irakiens innocents.

Je ne mêle pas Dieu à ma vie pour être un personnage politique. Je demande à Dieu force et conseil ; je demande à Dieu de m'aider à prendre la meilleure décision. La décision sur la guerre et la paix est une décision que j'ai prise en m'appuyant sur ce que je pensais être les meilleurs intérêts du peuple américain. J'ai pu prendre du recul par rapport à la religion parce que j'ai un travail à faire. Et, à genoux devant le Seigneur, je Lui ai demandé de m'aider à faire mon travail de la manière la plus avisée. (...)

Vous avez dit que vous vouliez libérer le peuple irakien pour qu'il puisse dire ce qu'il pense. Mais, dans ce pays, quand quelqu'un dit ce qu'il pense et qu'il est contre la guerre, il se fait prendre à partie par beaucoup de gens.

Oh, je ne crois pas.

Les Dixie Chicks -trio de chanteuses néocountry qui avaient exprimé leur "honte que Bush soit texan"-, par exemple. Les inviteriez-vous à la Maison Blanche ?

Je veux dire, les Dixie Chicks sont libres de dire ce qu'elles pensent. Elles peuvent dire ce qu'elles ont envie de dire. Simplement, elles ne doivent pas se sentir offensées parce que certains ne veulent pas acheter leurs disques quand elles disent ce qu'elles pensent. Vous savez, la liberté est à double sens. Je ne m'intéresse pas vraiment à ce qu'ont dit les Dixie Chicks. Je veux faire ce que je crois bon pour le peuple américain. Si quelques chanteurs ou quelques stars d'Hollywood ont envie de dire ce qu'ils pensent, tant mieux. C'est ce qui est bien en Amérique. Cela forme un contraste absolu avec l'Irak, au fait.

De quoi avez-vous parlé à la fin de cette première journée, vous et Laura ? A l'époque d'Oussama Ben Laden, elle vous donnait des conseils sur votre langage - (rires) - elle vous disait...

Ce n'était pas comme ça tous les jours. (Rires.)

Elle vous disait "Georgie, il ne faut pas dire "mort ou vif"".

Eh bien, elle me conseille sur de nombreux sujets. Elle a compris tout du long pourquoi je prenais ces décisions. Elle a compris la menace que représentait l'Irak. Elle a compris que l'Irak faisait partie de la guerre contre le terrorisme. Et elle est comme beaucoup de gens, elle avait peur de la guerre.

Votre père aussi, au fait.

J'en suis certain. Personne n'aime les guerres.

Votre père vous parle-t-il tous les jours ?

Non. Je discute avec lui de temps en temps, mais nous ne nous parlons pas tous les jours. (...) Je ne passe vraiment pas beaucoup de temps à parler politique avec lui. Il sait que je suis bien mieux informé qu'il ne peut l'être. (...) Notre relation et nos conversations sont plus de l'ordre de celles d'un fils et d'un père, un père montrant à son fils combien il l'aime. Et c'est important, même à 56 ans, c'est important. (...)

Et que dire du ministre irakien de l'information ? (Rires.)

C'est mon homme, il était fantastique. (Rires.)Quelqu'un nous a accusés de l'avoir engagé et de l'avoir mis à cette place. C'était un classique. (...)Il était fantastique. (Rires.) (...)Vous savez, beaucoup de ce que j'apprends c'est par des gens qui viennent m'en parler - avez-vous entendu ce qu'a dit Untel, ou avez-vous vu ça ? J'apprends donc beaucoup de choses de seconde main. Mais dans le cas de la statue (de Saddam Hussein déboulonnée) ou de Sahaf, si quelqu'un me dit "Il se prépare à parler", alors je sors de réunion et je cours le regarder à la télévision.

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-27 11:34:50
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Dimanche 27 avril 2003

IRAK

Washington s'inquiète de l'émergence d'un pouvoir islamique en Irak
LE MONDE | 26.04.03 | 13h25     MIS A JOUR LE 26.04.03 | 13h53
La journée du vendredi 25  avril a été l'occasion d'une nouvelle démonstration de forcedes autorités religieuses chiites, à Bagdad et dans le reste de l'Irak. Dans le grand faubourg chiite de la capitale irakienne, plus de cent mille personnes se sont rassemblées pour la prière. Dans la plupart des mosquées, le départ des troupes américaines a été demandé tandis que les imams revendiquaient l'exercice du pouvoir. Par la voix du secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, Washington a réagi en mettant en garde Téhéran et "ceux qui voudraient installer une nouvelle forme de dictature" en Irak. Par ailleurs, les Américains ont arrêté, vendredi, un ancien responsable des services secrets irakiens, Farouk Hijazi. Il est soupçonné d'avoir participé à la tentative d'assassinat, en 1993, de l'ex-président américain George Bush.

Bagdad de notre envoyé spécial

Turban blanc sur la tête, l'imam Mohammed Al-Fartoussi ne se déplace plus sans une petite escorte de fidèles armés de kalachnikov. Arrêté par les forces américaines, dimanche soir 20 avril, ce dignitaire a passé trente-six heures entre leurs mains. On le rencontre après la grande prière du vendredi dans l'immense quartier chiite de la ville, l'ex Saddam-City. "Je n'avais jamais pensé que les Américains pourraient s'en prendre aux cheikhs et aux imams, dit le dirigeant religieux. Ils ont osé attaquer le turban. Ce que j'ai vu du "Mal" américain est pire que ce j'avais connu lors de mes passages dans les prisons de Saddam Hussein.".

Malgré son jeune âge, 32 ans, Mohammed Al-Fartoussi est le responsable le plus en vue de sa communauté à Bagdad. Son autorité s'étend sur tous les secteurs situés sur la rive gauche du Tigre, là où vivent la plupart des deux millions de chiites de la capitale. Pourquoi a-t-il été ainsi arrêté et détenu ? Pour l'intimider ou afin de tester les réactions de la hiérarchie religieuse ? "Je ne sais pas. Plusieurs Américains m'ont longuement interrogé. Ils ne m'ont posé que des questions d'ordre général." A-t-il été menacé ? "Le peuple est plus fort que les Américains. On a vu comment les Irakiens ont chassé les occupants -britanniques- du pays dans les années 1920", répond, d'une voix posée, ce religieux qui a toujours vécu en Irak.

MASSE HUMAINE

Devant la foule rassemblée pour la grande prière organisée, vendredi, dans l'ancienne "Saddam City" - rebaptisée "Al-Sadr-City", du nom d'un ayatollah assassiné en 1999 par les hommes du régime déchu -, l'imam Al-Fartoussi fait montre de la même autorité tranquille. Aux abords de la mosquée Al-Mouhssin, les fidèles affluent par groupes compacts, en camion, à pied ou en voiture. Les croyants s'assoient en silence sur les avenues qui jouxtent la mosquée, pour participer à cette prière collective naguère interdite par le régime de Saddam Hussein. Leur nombre est difficile à préciser, mais ils sont sans doute plus de 100 000 hommes rassemblés pour l'occasion ; aucune musulmane, même voilée comme la plupart des femmes croisées dans "Al-Sadr-City", n'est visible.

Cette masse humaine est canalisée par quelques centaines de jeunes "volontaires" religieux habillés en civil, pistolets-mitrailleurs en main ou armes de poing glissées sous la ceinture. Certains d'entre eux ont épinglé un badge signalant leur appartenance au "bureau de police d'Al-Sadr". Une dizaine de "vrais" policiers, en uniforme mais non armés, leur laissent le champ libre. Au micro de la mosquée, un imam annonce que ces fonctionnaires (restés en poste après le départ de Saddam Hussein) ont reçu l'adoubement des autorités religieuses. Sagement, plusieurs policiers se placent au milieu des croyants pour prier.

L'intervention tant attendue de l'imam Al-Fartoussi est alors des plus brèves. "Je remercie ceux qui ont manifesté pendant deux jours devant l'hôtel Palestine pour obtenir ma libération." Un simple préambule aux longs "prêches" d'un autre dignitaire, l'imam Jaber Al-Kafafi. Mais ce passage de micro ne doit pas rassurer les censeurs américains : le second imam est placé sous l'autorité du premier, au sein du "Comité Al-Sadr" mis en place par les dignitaires religieux, à Bagdad, avec l'aval de l'institut Al-Hawza (l'assemblée des oulémas chiites d'Irak, dont le siège est à Nadjaf). Et son discours indique clairement que les autorités chiites revendiquent des visées sur l'exercice du pouvoir temporel.

"CONTRE LES TYRANS"

Aux habitants d'"Al-Sadr-City", le prêcheur indique leurs ambitions. Il commence par souligner que l'institut Al-Hawza ordonne de "fermer les magasins de disques de danse et les boutiques vendant de l'alcool", nombreux dans les quartiers chiites de Bagdad. Il ordonne aussi aux pillards de "rendre les véhicules de la municipalité, dont les camions à ordures" afin de nettoyer les rues jonchées de détritus. Dans ce qui pourrait préfigurer un programme de gestion municipale, le responsable religieux proclame aussi "l'interdiction de l'appropriation des biens, des terrains et des maisons" pratiquée ces dernières semaines à vaste échelle dans Bagdad. Evoquant la mort de chiites assassinés par le régime de l'ancien dictateur, l'imam lance ensuite un anathème "contre les tyrans", un slogan que la foule scande aussitôt à sa demande.

L'anathème suivant, également repris par les croyants, vise "les ennemis et les oppresseurs des imams", sans préciser si l'imam Al-Fartoussi, présent au côté du prêcheur, fait partie des oppressés.

Puis le discours du religieux prend un tour plus ouvertement politique. Il s'en prend aux partis qui essaient d'"installer le pouvoir laïque" en Irak, alors que "le pouvoir laïque vise toujours à combattre les hommes de religion et la religion elle-même". L'imam invite même les fidèles à se méfier "des partis prétendant œuvrer au nom de l'islam mais n'ayant rien de commun avec lui". Dans sa conclusion, le prêcheur abat ses cartes : "Nous déclarons notre volonté de trouver un pouvoir islamique choisi par ce peuple qui a souffert pendant tant d'années d'un pouvoir tyrannique." La foule, calmement, quitte le lieu de sa prière hebdomadaire, toujours encadrée par les "volontaires" en armes.

Erich Inciyan


Prêches contre les "occupants" dans les mosquées

Dans la plupart des mosquées de Bagdad, la prière du vendredi a été l'occasion d'exprimer un même rejet de "l'occupation américaine". Dans la mosquée inachevée Ar-Rahmane, au centre de la capitale irakienne, plusieurs milliers de fidèles ont crié "Oui, oui à l'islam ! Non, non à l'occupation !". "Ni sunnites, ni chiites, oui à l'unité islamique !", a clamé la foule avant le prêche de cheikh Abdel Hadi Mahmadaoui, représentant du clergé chiite de Nadjaf, qui a appelé à ne pas"laisser -les Américains- piller la richesse de l'Irak".

Abdel Aziz Hakim, numéro 2 du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), principal groupe de l'ex-opposition chiite, est arrivé, vendredi, à Bagdad, où il a rejeté tout gouvernement imposé aux Irakiens. "Non, non à l'Amérique ! Non, non à Saddam !", a scandé la foule qui l'attendait. "Toute solution imposée à l'Irak conduirait à l'instabilité du pays", a averti Abdel Aziz Hakim.


Donald Rumsfeld avertit l'Iran

Les Etats-Unis ont averti, vendredi 25 avril, qu'ils n'autoriseraient pas, en Irak, l'instauration d'un Etat islamique calqué sur le modèle iranien. "Nous ne permettrons pas à la minorité qui se fait entendre en ce moment de transformer l'Irak à l'image de l'Iran", a déclaré le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, en ajoutant : "Nous n'autoriserons pas que la transition démocratique vécue par le peuple irakien soit détournée par ceux qui voudraient installer une nouvelle forme de dictature." Il s'agit du plus ferme avertissement adressé par Washington à Téhéran, soupçonné de se servir de la communauté chiite, majoritaire en Irak, pour tenter d'instaurer une république islamique. Mercredi 23 avril, le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, avait déjà prévenu l'Iran que les Etats-Unis n'accepteraient "aucune interférence extérieure" dans l'établissement du futur gouvernement. Selon le New York Times du 26 avril, dix premiers exilés irakiens aux Etats-Unis seraient en route pour Bagdad où ils commenceront à travailler pour les futurs ministères.

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-27 11:33:35
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Dimanche 27 avril 2003

IRAK

Tous "libérés", chiites et sunnites affichent leur volonté de coexistence pacifique
LE MONDE | 26.04.03 | 13h26

Bagdad de notre envoyé spécial

A l'entrée de Saddam-City, l'immense quartier chiite de Bagdad, une fresque à la gloire de Saddam Hussein a été recouverte de graffitis proclamant : "Chiites, sunnites, Kurdes, nous ne sommes qu'un seul Irak libre !"Après la prière du vendredi, bien plus spectaculaire du côté chiite, les fidèles des deux doctrines sont symboliquement allés à la rencontre les uns des autres sur le pont Al-Adamh, comme si nul contentieux n'opposait ici les deux courants de l'islam alors que, depuis l'Empire ottoman, les sunnites, minoritaires, exercent le pouvoir sur la majorité chiite qui représente 60 % de la population.

L'entente cordiale affichée trouve un début d'explication dans le fait que l'immense majorité des Bagdadis se disent aujourd'hui "libérés" – sans que l'on puisse mesurer le degré d'ancienneté et de sincérité de leur rejet du régime baasiste. Pour autant, on cherchera en vain un musulman souhaitant une installation prolongée des "envahisseurs" et "infidèles" américains. Alors que les sunnites font preuve d'une grande discrétion, les chiites occupent le terrain, comme l'a illustré le pèlerinage de Kerbala, avec ses foules impressionnantes.

"En divisant pour régner, les rois et les présidents de ce pays, jusqu'à Saddam Hussein, ont toujours essayé d'opposer les deux communautés, affirme Moustapha Selim Fadul, un sunnite de 30 ans, fonctionnaire au ministère des finances. Mais, en réalité, les désaccords entre nos deux courants sont marginaux. Les chiites s'imposent des règles plus sévères parce qu'ils considèrent que la souffrance augmente la grâce. Cela dit, nous pouvons aller prier dans les mêmes mosquées."

Les mariages entre sunnites et chiites n'en restent pas moins rarissimes et particulièrement mal vus par ces derniers. Dans les ministères, comme dans les universités, les chiites étaient sous-représentés sous Saddam Hussein. Pour faire partie de la garde spéciale du président, ou des services de renseignement, il fallait être sunnite.

Le sunnite Moustapha Selim Fadul reconnaît avoir adhéré au parti Baas parce que c'était le seul moyen de pouvoir entreprendre des études supérieures. Considérant que la prise éclair de Bagdad "ne signifie pas que les Irakiens sont des lâches, mais qu'ils ne voulaient pas mourir pour un tyran", M. Fadul est plutôt optimiste pour l'avenir. "Je ne crois pas qu'il y ait de désir de revanche de la part des chiites. S'il y a des élections libres, comme je l'espère, ils obtiendront une représentation correspondant à leur poids, sans pour autant chercher à imposer une république islamique." Les Iraniens ne seraient d'ailleurs pas favorables, selon lui, à l'instauration d'une telle république qui risquerait de déplacer le centre de gravité du chiisme vers l'Irak, son berceau au temps de l'ancienne Mésopotamie.

Mazun, 37 ans, mécanicien, également sunnite, pense, lui, que "l'avenir ne sera pas rose parce que les Américains ne tiendront pas leurs promesses de repartir au bout de quelques mois". Il admet que le rétablissement de la sécurité et l'organisation d'élections pourraient prendre "un peu de temps", mais il fixe des limites. "Nous allons écouter nos imams et nous armer de patience mais, si la passation de pouvoir n'intervient pas rapidement, nous chasserons les Américains, sunnites et chiites réunis."

Mohammed Al-Hamud, un instituteur chiite de 48 ans dont l'école restera fermée jusqu'à la rentrée, partage ce point de vue... avec, cependant, une nuance de taille : "Nous ne voulons pas de la démocratie, qui n'est pas bonne car elle amènerait les valeurs de l'Occident, mais d'un dictateur juste qui respecte toutes les religions." Parce qu'il ne pardonne pas aux Américains d'avoir "écrasé des innocents sous leurs bombes puis d'avoir tiré sur des voitures civiles", on sent bien que sa patience sera de courte durée.

Loin de faire preuve d'animosité à l'encontre de leurs "frères" sunnites, beaucoup de chiites imputent les injustices dont ils ont été victimes aux seuls dirigeants de l'ancien régime. "Alors que les sunnites et les chiites n'ont jamais voulu vivre dans des quartiers ou des régions séparés, Saddam Hussein s'est efforcé de les y contraindre, souligne ainsi Youssef Al-Rachid, 28 ans, étudiant en lettres et chiite très pratiquant. Ainsi, au début des années 1990, les activistes baasistes ont eu recours à tous les moyens de coercition pour expulser vers le sud les chiites qui résidaient à Bagdad et n'y avaient pas été enregistrés lors du recensement de... 1957."

Rien d'étonnant à ce que les dirigeants religieux chiites exercent aujourd'hui plus radicalement leur droit à la parole. Les Américains sont désormais la cible. Les "occupants"gardent sans doute en mémoire le fait qu'en 1914 les Alliés – d'abord accueillis comme de possibles libérateurs des Turcs – avaient dû rapidement faire face à un terrible "retournement" des populations musulmanes répondant à l'appel au djihad (guerre sainte) lancé depuis Constantinople. Quant aux chiites qui, lors de la guerre contre l'Iran, avaient obéi à un réflexe nationaliste pour combattre au côté des sunnites, ils ne peuvent oublier que, lorsque leur soulèvement a été impitoyablement réprimé par la Garde républicaine de Saddam Hussein, en 1991, après l'expulsion de l'armée irakienne du Koweït, ils ont été lâchés par les Américains.

Robert Belleret

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-27 11:31:28
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Dimanche 27 avril 2003

CHINE
La France manifeste son soutien à la Chine
Dernière mise à jour : 25-04-2003 | 18:30

Jean-Pierre Raffarin en Chine. Photos AFP.


Le Premier ministre a manifesté le soutien de la France à la Chine en s'y rendant comme prévu malgré l'épidémie de pneumopathie atypique. "Dans la situation difficile que connaît aujourd'hui la Chine face à cette épidémie, nous pensons que nous sommes tous concernés et que nous devons tous faire un effort", a-t-il déclaré à son homologue Wen Jiabao. Celui-ci a exprimé sa reconnaissance : "Votre visite témoigne de l'amitié du peuple français à l'égard du peuple chinois". 

Jean-Pierre Raffarin a appelé à refuser la psychose. "La psychose n'est pas une méthode de Gouvernement!", a-t-il souligné à cet égard. Ajoutant le geste à la parole, le Premier ministre n'a pas porté de masque. 

Il est accompagné par François Loos, ministre délégué au Commerce Extérieur, auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports et à la Mer, auprès du ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer et Renaud Muselier, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.

Poursuivre le partenariat global

 A l'occasion de ce voyage, le Premier ministre a participé à des entretiens qui s'inscrivent dans le partenariat global existant depuis 1997. Lors de ses prochains entretiens, il  examinera avec ses interlocuteurs les principaux dossiers internationaux.

Cette visite a contribué à renforcer les relations diplomatiques et les liens d'affaires entre la France et la Chine. Elle a, en effet, abouti à la signature de plusieurs contrats d'affaires :

  Vente de 30 Airbus A320 et A330 à cinq compagnies chinoises. Le montant est estimé à 1,7 milliards d'euros, dont 700 millions pour la part française ;
  Alstom a signé un contrat d'environ 65 millions d'euros pour la construction d'une centrale thermiques dans la province du Sichuan (sud-ouest) ;
  Le Crédit Lyonnais a signé un accord de joint-venture pour la création d'une maison de courtage.

La France a parallèlement transmis une liste d'une quinzaine de dissidents dont elle souhaite la libération.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-27 10:56:05
Permalien FRANCE(international), CHINE


INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON