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Publié le jeudi 24 avril 2003
Jeudi 24 avril 2003
NIGERIA
Le président nigérian Obasanjo réélu sur fond de fraude électorale
LEMONDE.FR | 22.04.03 | 17h59 • MIS A JOUR LE 22.04.03 | 18h08
Le président nigérian sortant, Olusegun Obasanjo, a été réélu mardi haut la main, sur fond de tensions et de fraude, les observateurs ayant dénoncé de "sérieuses irrégularités" et plusieurs partisans de l'opposition ayant été tués ce week-end.
Le président nigérian sortant, Olusegun Obasanjo, a été réélu dès le premier tour de la présidentielle du samedi 19 avril, selon les derniers résultats, pas encore définitifs, publiés mardi par la Commission nationale électorale indépendante (INEC), à Abuja.
Le président Obasanjo a obtenu une majorité des suffrages exprimés sur l'ensemble du territoire et au moins 25 % des voix dans les deux tiers des Etats de la fédération nigériane (36, plus la capitale, Abuja), selon l'INEC qui a publié les résultats dans 764 des 774 municipalités. Les deux conditions requises par la Constitution nigériane pour être élu dès le premier tour sont donc remplies.
Sur 41 331 691 bulletins dépouillés, M. Obasanjo en obtient 24 109 157, soit 61,8 % des suffrages exprimés. Il devance largement son principal rival, Muhammadu Buhari, qui arrive en deuxième position avec 32 % des suffrages exprimés (12 495 326 voix).
Des observateurs internationaux et l'opposition ont dénoncé d'importantes irrégularités lors de ces élections qui, selon l'Union européenne, "sapent l'intégrité du processus électoral" dans certaines régions. "Dans un certain nombre d'Etats, les standards minimaux pour des élections démocratiques n'ont pas été remplis", estime l'UE dans un communiqué publié à Abuja. "Les élections présidentielle et des gouverneurs de samedi ont été entachées de fraude et de sérieuses irrégularités" dans au moins 11 des 36 Etats de la fédération nigériane, ajoute le texte. "Au moins 25 % des observateurs de l'Union européenne ont observé directement un ou plusieurs cas de fraude (...), ce qui est exceptionnellement élevé", précise le communiqué.
L'Union européenne cite notamment de nombreux cas de bourrage d'urnes, de "changement de résultats", des "taux de participation improbables" flirtant avec les 100 %, et des enfants autorisés à voter dans de "nombreux endroits". L'UE cite le cas de l'Etat de Nassarawa, où des bureaux de vote ont fermé plus tôt que prévu et où un seul parti l'a emporté avec une majorité écrasante.
BOURRAGE DES URNES
Dans certaines régions, des membres des partis politiques ont "activement participé au bourrage des urnes et à la falsification des résultats", selon l'UE. "Les partis politiques ont aussi contribué dans certaines régions à créer une atmosphère d'intimidation et ont interféré dans le processus électoral", a ajouté l'UE, qui estime en outre que les médias d'Etat avaient "fait preuve de parti pris en faveur des formations politiques au pouvoir".
Lundi, Muhammadu Buhari avait prévenu qu'il rejetterait "certainement" les résultats de l'élection, à cause d'une "fraude à grande échelle". La semaine précédente, il avait aussi brandi la menace d'une "action populaire" en cas de bourrage des urnes à la présidentielle. Mardi en milieu d'après-midi, il n'avait pas encore réagi. L'ex-général Buhari avait renversé fin 1983 le président civil, Shehu Shagari, prétextant des fraudes lors de l'élection présidentielle d'août 1983 qui avait vu la réélection de M. Shagari.
M. Obasanjo va disposer d'une confortable majorité au Parlement, sa formation, le Parti démocratique populaire (PDP), ayant obtenu plus de la moitié des sièges dans les deux chambres lors des élections parlementaires du 12 avril. L'ancien général Obasanjo avait déjà dirigé le pays à la tête d'une junte militaire de 1976 à 1979 et s'était illustré en remettant le pouvoir à un président civil élu (Shehu Shagari). Il avait ensuite été élu chef de l'Etat en 1999, mettant fin à plus de quinze ans de régime militaire.
Mardi, le président a quitté sa ferme d'Otta, dans le sud-ouest du pays, et devait s'exprimer dans la soirée à Abuja, une fois sa réélection officiellement annoncée, selon son cabinet.
Ces élections sont les premières organisées par un régime civil depuis vingt ans au Nigeria. A l'occasion de ce scrutin, le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique et puissance pétrolière, tente de réussir une première dans son histoire : la transition pacifique d'un régime civil à un autre.
Les élections ont été entachées par des violences : au moins 17 militants politiques ont été tués samedi, dont huit par des militaires, selon un décompte de l'AFP réalisé mardi à partir de rapports de police et d'observateurs. Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées dimanche dans le Sud-Ouest lors d'une attaque menée contre un convoi de voitures dans lequel se trouvait une fille du président Obasanjo, qui n'a pas été blessée, selon le porte-parole du chef de l'Etat. La campagne électorale avait été marquée par plusieurs assassinats et plus de 10 000 personnes ont été tuées depuis 1999 au Nigeria dans des violences ethniques, économiques et religieuses.
Avec Reuters et AFP
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-24 13:07:25
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Jeudi 24 avril 2003
IRAK
Le député travailliste George Galloway est accusé d'avoir été payé par le régime de Saddam Hussein
LE MONDE | 23.04.03 | 13h02
D'après le "Daily Telegraph", le parlementaire écossais bénéficiait de plus de 500 000 euros par an. Celui-ci dénonce "une campagne de calomnies". Il s'était opposé à la "guerre illégale".
Londres de notre correspondant
Les vieilles connivences irakiennes du député travailliste écossais George Galloway lui valent depuis longtemps l'aimable sobriquet d'"honorable élu de Bagdad Centre". Mais, cette fois, le ton n'est plus à la plaisanterie. Car les soupçons qui pèsent sur le sulfureux parlementaire sont parmi les plus graves qu'on puisse imaginer : il se serait fait très grassement payer par le régime de Saddam Hussein, ce que l'intéressé nie vigoureusement.
L'affaire a été dévoilée, mardi 22 avril, par le journal conservateur The Daily Telegraph, qui lui consacre toute sa "une" et quatre autres pleines pages. Elle trouve son origine dans la découverte d'un envoyé spécial du quotidien à Bagdad, David Blair, alors qu'il fouillait minutieusement les décombres du ministère des affaires étrangères. Parmi les documents qu'il épluche, le reporter, aidé de son interprète, tombe sur un mémorandum confidentiel adressé le 3 janvier 2000 à Saddam Hussein par le chef des services de renseignement irakiens.
Dans cette lettre, reproduite par le Telegraph, le chef espion informe le président que George Galloway a demandé, le 26 décembre 1999, à un agent secret irakien "une augmentation de sa part"dans les sommes recueillies par Bagdad dans le cadre du programme "Pétrole contre nourriture". "Galloway, rappelle l'auteur de la lettre, a obtenu par l'entremise de Tarek Aziz (le vice-premier ministre irakien) 3 millions de barils de pétrole tous les six mois. Sa part oscille entre 10 et 15 cents par baril." Ce qui, selon le Telegraph, représente une somme avoisinant 539 000 euros par an."Il a aussi obtenu un nombre limité de contrats alimentaires avec le ministère du commerce" sur lesquels il touche 1 %.
DOCUMENTS "FABRIQUÉS"
George Galloway, ajoute le document, suggère qu'"on lui accorde des facilités commerciales contractuelles exceptionnelles". Le chef des renseignements irakiens recommande qu'on fasse droit aux demandes du député, "qui a besoin d'un soutien financier constant de l'Irak". Le journaliste du Telegraph a trouvé, dans un autre dossier, une lettre de recommandation du député de Glasgow attestant qu'un homme d'affaires jordanien lié au parti Baas, Fawaz Zureikat, est son unique représentant à Bagdad.
Interrogé par le Telegraph avant la publication de son scoop, George Galloway l'a démenti et a annoncé qu'il allait porter plainte contre le journal. "Je n'ai jamais sollicité ni reçu d'argent de l'Irak. Je n'ai jamais vu, ni possédé, ni acheté, ni vendu un baril de pétrole. Je n'ai, à ma connaissance, jamais rencontré un agent secret irakien." Ces documents, ajoute le député, "ont été soit trafiqués, soit fabriqués de toutes pièces" pour le discréditer. Ils font partie d'"une campagne de calomnies" contre ceux qui se sont opposés "à la guerre illégale et sanglante en Irak". Il reconnaît seulement avoir écrit la lettre de recommandation.
Le découvreur des documents, soutenu par son journal, est convaincu de leur authenticité : "Il faudrait énormément d'imagination pour croire que quelqu'un aurait pu prendre la peine de falsifier ces documents en langue arabe, de les glisser dans un dossier parmi d'autres, à l'évidence authentiques, et de les cacher dans une pièce sombre dans l'idée qu'un journaliste britannique, passant par là, pourrait tomber sur eux et s'ennuierait à les traduire."
George Galloway, 48 ans, n'en est pas à son premier coup d'éclat. Celui que la presse tabloïd qualifie de "traître" et de "menteur congénital" semble adorer la controverse. C'est aussi, de l'avis général, l'un des meilleurs orateurs du Parlement. Né dans un quartier irlandais de Dundee, militant travailliste dès l'adolescence, il devient président de ce parti en Ecosse en 1981. Ancré à l'extrême gauche, aveuglément antiaméricain, anti-israélien et propalestinien, il est député depuis 1987.
Opposé à la première guerre du Golfe, il fonde en 1998 l'"Appel Mariam", du nom d'une enfant irakienne leucémique au profit de laquelle il rassemble des fonds. Cette organisation deviendra politique et lui servira de couverture lors de ses nombreux voyages en Irak et dans le monde, au cours desquels il mènera grand train. Tony Blair a annoncé, mardi, que le Parti travailliste allait "enquêter" sur ces allégations "extrêmement sérieuses".
Jean-Pierre Langellier
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.04.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-24 13:06:35
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IRAK
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Jeudi 24 avril 2003
EUROPE
EUROPE
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-24 13:02:05
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Jeudi 24 avril 2003
irak
Le chef de la diplomatie américaine ne se contente pas du nouveau «pragmatisme» de Paris, qui réagit avec sérénité Les faucons imposent leur ligne à Washington
 Washington : de notre correspondant Jean-Jacques Mevel [24 avril 2003]
 Si la diplomatie française comptait sur sa dernière offre à l'ONU pour amadouer la Maison-Blanche, c'est, semble-t-il, raté : Colin Powell, figure la plus conciliante de l'équipe Bush, s'est empressé d'annoncer que le nouveau «pragmatisme» parisien ne l'empêchera pas de revoir en baisse ses relations avec la France.
Le secrétaire d'État a pesé son vocabulaire. Sur la chaîne publique PBS, il n'a pas parlé d'une punition contre Paris, à la différence de l'entourage du président. Il n'entend pas non plus lui faire «payer le prix» de sa défiance d'avant-guerre, ainsi que le souhaitent les durs du Pentagone. Mais pressé sur la question de savoir si Washington en tire les conséquences, il a clairement répondu «oui» : le veto antiguerre brandi par Jacques Chirac «nous conduira à regarder tous les aspects de notre relation avec la France», dit-il.
Le choix des mots est moins significatif que la chronologie. Colin Powell a été le premier à réagir à la suspension proposée des sanctions contre l'Irak, une offre diplomatique que Paris présente comme un geste d'apaisement. Washington, visiblement, n'est pas près de se laisser séduire. Mercredi soir, le secrétaire d'État s'exprimait quelques heures après une séance de travail à la Maison-Blanche, précisément consacrée aux «conséquences» qui guettent la France. Officiellement, rien n'a été décidé. Mais il paraît déjà évident que Jacques Chirac devra faire plus de la moitié du chemin s'il entend calmer l'agacement de George W. Bush.
Le Pentagone a déjà décidé de réduire sa présence au Salon aéronautique du Bourget, à la mi-juin, invoquant un calendrier d'expositions trop chargé. La mauvaise humeur est palpable derrière cette excuse de dernière minute. Sous la pression des avionneurs militaires américains, Donald Rumsfeld a désamorcé le boycott en bonne et due forme réclamé par quelques voix enflammées sur le Capitole.
Mais au Bourget, il se fera représenter par un simple colonel, plutôt que par le secrétaire à l'US Air Force comme le veut la tradition.
Au-delà de ce premier signal, tout dépendra de la docilité attendue de Paris et du poids exercé par les revanchards de l'équipe Bush, à commencer par le vice-président Dick Cheney. La Maison-Blanche, par intérêt commercial bien compris, a discrètement torpillé plusieurs projets de sanctions économiques mitonnés au Congrès contre Paris. Le handicap imposé aux entreprises françaises sur le marché de la reconstruction irakienne devrait rester l'exception.
Le règlement de comptes s'annonce en revanche délibéré sur les chapitres politiques et diplomatiques. Les États-Unis ne peuvent pas faire taire Jacques Chirac, mais ils ont les moyens pratiques de réduire l'influence de Paris sur les affaires du monde. La gestion américaine de l'après-Saddam, le contournement de la France à l'Otan sur le dossier turc et la zizanie européenne sur l'Irak préfigurent le possible.
La bouderie peut aussi conduire Washington à réduire les invitations à ses rendez-vous, qu'il s'agisse de la Fête de l'Indépendance le 4 juillet ou, plus grave, des conférences internationales que le président américain viendrait à parrainer. Après l'Irak, le règlement politique du dossier israélo-palestinien sera sans doute un test : Paris à vrai dire n'y partage déjà plus qu'un strapontin avec le reste de l'Union européenne.
En attendant de statuer impérialement sur le rôle futur de la France, l'équipe Bush a décidé d'opposer l'indifférence à ce qui émane de la «Vieille Europe». La levée des sanctions de l'ONU contre l'Irak, proposée mardi par Paris, était une (bonne) surprise, même si elle reste provisoire : Washington, seul maître à Bagdad, pourrait ainsi lancer la reconstruction tout de suite, sans contrainte héritée du passé.
La réponse américaine est pourtant restée plutôt fraîche. Avant Colin Powell, le département d'État n'y a vu que «le début d'une prise de conscience d'une situation nouvelle» pour Paris. A l'opposé du président français, l'ambassadeur John Negroponte s'est empressé de priver le Conseil de sécurité et les Nations unies «de tout rôle dans le désarmement de l'Irak, au présent comme dans un avenir prévisible».
Une bonne part de relations publiques entre dans cet acharnement à disqualifier la France qui est un bouc émissaire d'autant plus commode à l'échec diplomatique des États-Unis qu'elle se serait marginalisée. Si Paris pose au défenseur de l'ONU après avoir mené le «camp de la paix», Washington n'y veut voir que l'arrogance antiaméricaine d'une puissance en déclin.
Sous cet angle, Jacques Chirac porte la faute essentielle, celle du discrédit de l'ONU. «A ce moment très difficile, je ne crois pas que la France a joué un rôle utile», dit Colin Powell. La seconde résolution du Conseil de sécurité, restée mort-née juste avant la guerre, ne manquait pas de soutien, insiste-t-il. Elle s'est simplement heurtée «au veto certain de la France et à celui probable de la Russie».
Dans la rétribution postirakienne, Paris est aussi une cible sans grand frais. Washington ne veut pas se fâcher durablement avec l'Allemagne, première puissance européenne et traditionnellement atlantiste. Les États-Unis ne peuvent pas non plus se mettre à dos Vladimir Poutine : ils ont besoin de lui pour régler le dossier nord-coréen et pour gérer une Asie centrale toujours instable. Selon une formule à succès, la Maison-Blanche ignorera donc l'Allemagne, pardonnera à la Russie et punira la France.
Un élément personnel entre enfin dans l'équation : il y a peu d'atomes crochus entre George W. Bush, businessman texan, et Jacques Chirac, technocrate poli par 35 ans de politique nationale. Dès leurs premières rencontres, l'Américain laissa filtrer qu'il trouvait le Français «pompeux». Durant la crise irakienne, ils ne se sont pas parlé pendant 66 jours d'affilée. Lorsque le contact a été renoué, la semaine dernière au téléphone, la Maison-Blanche a décrit un échange «professionnel», comme si la fonction rapprochait seule les deux hommes.
Leur prochaine rencontre est fixée au 1er juin à Evian, où le président français accueillera le sommet annuel des sept grands pays industrialisés. Washington confirme le rendez-vous, mais ne garantit pas l'ambiance.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-24 12:31:28
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FRANCE(international), ETATS-UNIS, IRAK
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Jeudi 24 avril 2003
ACTUALITES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères
Sommaire du point de presse d'une porte-parole adjointe du Quai d'Orsay du 24 avril 2003:
1 - FRANCE/ECOSSE 2 - FRANCE/TVA SUR LA RESTAURATION 3 - FRANCE/BANGLADESH 4 - FRANCE/RUSSIE - Tricentenaire de Saint-Pétersbourg 5 - ISRAEL/ATTENTAT 6 - FRANCE/PEROU 7 - FRANCE/JAPON 8 - IRAK 9 - IRAN 10 - SENEGAL 11 - TAIWAN
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1 - FRANCE/ECOSSE
''Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, recevra vendredi 25 avril au Quai d'Orsay Mme Helen Liddell, ministre britannique pour l'Ecosse. Lors de cet entretien, les ministres évoqueront notamment le thème de la politique régionale européenne.''
2 - FRANCE/TVA SUR LA RESTAURATION
''La ministre déléguée aux affaires européennes, Mme Noëlle LENOIR, a reçu le 23 avril les représentants des organisations professionnelles du secteur de la restauration. L'objet de la réunion était de leur présenter l'état d'avancement des démarches entreprises par la France, au niveau européen, afin d'obtenir l'application d'un taux réduit de TVA dans le secteur de la restauration. Parmi les représentants de la profession figuraient M. Jacques BOREL, président du club TVA, M. André DAGUIN, président de l'UMIH, M. Gérard PLOMION, président du SNRPO, M. Jean-Paul BRAYER, vice-président du SNARR, M. Michel BESSIERE, président de la commission juridique et fiscale du SYNHORCAT. L'application du taux réduit de TVA à la restauration en France nécessite en effet l'accord unanime des 15 Etats membres de l'Union. En liaison étroite avec le ministère de l'économie et des finances, Mme Lenoir a été chargée par le Premier ministre d'entreprendre les démarches nécessaires pour convaincre la Commission et les 15 Etats membres de l'intérêt de cette mesure en France. Huit Etats membres pratiquent déjà un taux de TVA réduit sur la restauration en Europe. Mme Lenoir a d'abord rappelé qu'elle avait rencontré à plusieurs reprises le Commissaire européen en charge de la fiscalité M. Bolkestein, et notamment le 3 mars dernier sur ce sujet. Les échanges de vue ont été positifs. La ministre déléguée a ensuite fait le point sur ses démarches auprès des Etats membres et leurs positions respectives. Une majorité d'Etats membres paraît aujourd'hui disposée à soutenir la demande française ou à l'examiner avec une neutralité bienveillante. Mme Lenoir va, dans les prochaines semaines, avec ses collègues du Gouvernement, poursuivre ses contacts avec les Etats membres, avant que la révision de la directive TVA ne soit débattue au Conseil Ecofin, au second semestre, entre les ministres des Finances de l'Union européenne, sur la base d'une proposition de la Commission. Elle entreprendra également des démarches auprès du Parlement européen, qui doit être consulté pour avis. La ministre déléguée a salué en conclusion la mobilisation des professionnels : '' votre engagement en faveur de l'emploi et de la répercussion sur les prix de la baisse de la TVA constituera en effet un atout précieux dans les débats européens ''.
3 - FRANCE/BANGLADESH
'' Monsieur Renaud MUSELIER, secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, se rendra au Bangladesh du 26 au 28 avril, à la suite de son voyage en Chine où il accompagnera le Premier ministre. Cette visite marque la volonté de la France de renforcer le dialogue politique avec le Bangladesh. A l'occasion de ce déplacement, M. Muselier apportera également son soutien aux entreprises françaises présentes dans ce pays. Le secrétaire d'Etat s'entretiendra notamment avec le Premier ministre, Mme Khaleda ZIA et le ministre des Affaires étrangères, M. Morshed KHAN.''
4 - FRANCE/RUSSIE - Tricentenaire de Saint-Pétersbourg
''M. Marek Halter, Commissaire général des manifestations françaises pour le Tricentenaire de Saint-Pétersbourg, tiendra une conférence de presse pour présenter l'ensemble de ces manifestations, le vendredi 25 avril 2003 à 11 heures à l'Association française d'Action artistique - AFAA, 1 bis avenue de Villars - Paris 7è. M. Alexandre Avdeev, Ambassadeur de la Fédération de Russie en France sera également présent.''
5 - ISRAEL/ATTENTAT
''La France condamne avec force l'attentat commis ce matin dans la ville de Kfar Saba en Israël et revendiqué par les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa. La France adresse au gouvernement israélien et, à travers lui, aux proches de la victime, ses condoléances attristées. Au moment où se constitue le nouveau gouvernement palestinien, tous nos efforts doivent tendre à la mise en oeuvre de la feuille de route du Quartet. Cette feuille de route est sans ambiguïté sur l'impératif d'un arrêt du terrorisme.''
6 - FRANCE/PEROU
'' Villa Francia '', ensemble de 124 maisons construites à Moquegua pour les familles sinistrées suite au tremblement de terre du 23 juin 2001, sera inauguré le 25 avril 2003 à 11h00, en présence du Président de la République du Pérou, M. Alejandro Toledo et de l'Ambassadeur de France au Pérou, M. Jean-Paul Angelier. Le projet ''Villa Francia'' a été rendu possible par une donation du gouvernement français d'un million de dollars qui a permis la construction de 124 maisons qui seront remises gratuitement aux habitants des quartiers les plus touchés de la ville de Moquegua. Cette réalisation supervisée par un architecte français est aussi le fruit d'une étroite coopération entre l'Ambassade de France au Pérou et l'Université Nationale Majeure de San Marcos, qui a contribué bénévolement au projet en apportant son aide technique pour les études de sols, le projet architectural, le plan d'aménagement urbain, etc.. Situé dans une nouvelle zone d'expansion urbaine plus sûre, chaque lot de '' Villa Francia '' se compose d'un terrain de 128 m2, avec une maison construite selon les normes anti-sismiques. La construction de Villa Francia a été assurée par une entreprise de Moquegua et a donné du travail directement à plus de 300 ouvriers de la région. L'assainissement de Villa Francia, financé par la Mairie de Moquegua, a permis la conception du réseau d'eau courante et d'évacuation des eaux usées pour toute la zone et bénéficiera à tous ses habitants.''
7 - FRANCE/JAPON
''Le comité annuel de sélection du programme de résidence Villa Kujoyama (Kyoto-Japon) s'est réuni le 22 avril 2003 dans les locaux de l'Association française d'action artistique - AFAA, à Paris. Emblématique de la politique de coopération culturelle et artistique menée par le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade de France au Japon, le programme de résidence Villa Kujoyama permet à des artistes de séjourner de 4 à 12 mois au Japon pour mener à bien un projet de création ou de recherche en rapport avec la culture et la civilisation japonaises. Ces projets impliquent généralement des partenaires locaux. C'est aussi l'occasion pour les résidents de se faire connaître auprès de professionnels susceptibles de contribuer à la diffusion de leurs créations ou de leurs recherches au Japon (galeries d'art, organisateurs de concerts, éditeurs, etc.). A travers les projets des créateurs et chercheurs résidents, la Villa Kujoyama est ainsi appelée à entretenir, développer et diversifier les liens avec des institutions japonaises, tant publiques que privées, et à susciter des partenariats professionnels. Lieu représentatif de la création et de la recherche françaises, la Villa Kujoyama est également un outil pour les professionnels japonais désireux de développer des contacts avec les milieux spécialisés en France. Accessible aux créateurs et aux chercheurs français résidant en France ou étrangers installés en France depuis au moins cinq ans, le programme de résidence Villa Kujoyama tire son nom de l'établissement chargé de l'accueillir à Kyoto. Cette structure est rattachée administrativement au Centre de coopération culturelle et linguistique du Kansaï plus communément appelé ''Institut franco-japonais du Kansaï '' (IFJK). En 2003, le comité a reçu 76 dossiers de candidature parmi lesquels 33 candidats ont été présélectionnés pour un entretien. A l'issue des entretiens, 15 projets ont été proposés au comité de sélection, qui en a retenu 12 et considéré 2 en attente d'éléments techniques et financiers. Les projets retenus concernent l'audiovisuel, la photographie, la danse, la musique, la littérature et les arts plastiques aussi bien en création qu'en recherche. La liste des lauréats sera officiellement annoncée à l'automne au cours d'une rencontre avec les différents partenaires qui participeront à l'organisation de leur séjour au Japon. A cette occasion, les futurs résidents présenteront le projet qu'ils mettront en oeuvre en 2004.''
8 - IRAK
(La France est-elle favorable à une présence de l'OTAN en Irak ? Dans quelles conditions et pour quoi faire ?) ''Comme le ministre l'avait déclaré, dès le 3 avril à la session ministérielle de l'OTAN, la France est prête à examiner, avec ses alliés, la question du rôle éventuel de l'OTAN en Irak. Elle le fera à partir de propositions précises qui doivent encore être présentées au Conseil Atlantique, et sur la base d'un ensemble de facteurs parmi lesquels je citerai la nature de la mission, la chaîne de commandement et la base juridique de l'opération.''
(Considérez-vous que la querelle entre Washington et Paris est terminée après les récentes mises au point du Département d'Etat et de la Maison Blanche ?) ''Le ministre s'est exprimé à plusieurs reprises sur cette question durant sa tournée en cours au Moyen-Orient.''
(Quels est le nombre et la gravité des incidents anti-français recensés aux Etats-Unis par les consulats de France depuis le début de l'année ?) ''Nous suivons naturellement avec attention cette question, mais vous comprendrez qu'il soit difficile par nature de procéder à ce type de recensement.''
9 - IRAN
(Au sujet de la déclaration de D. de Villepin à Téhéran: la France a-t-elle explicitement demandé à Téhéran de permettre des visites inopinées et renforcées sur les sites nucléaires?) ''Le ministre a effectivement appelé l'Iran à adhérer au protocole additionnel à l'accord de garanties de l'AIEA.''
10 - SENEGAL
(Les autorités sénégalaises ont expulsé semble t-il 20 français en situation irrégulière. Quelle est votre réaction? Avez vous une idée de nombre de français en situation irrégulière au Sénégal? Cette expulsion peut-elle altérer les relations franco-sénégalaises?) ''Nous nous informons sur cette question sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir.''
11 - TAIWAN
(Je vous fais suivre la question de notre consoeur du CHINA TIMES de Taipei: Est-ce que la propagation rapide et inquiétante de la pneumonie atypique (syndrome respiratoire aigu sévère, Sras) aura un impact sur la position de la France vis-a-vis de la participation de Taiwan comme étant simple observateur à l'Assemblée de l'Organisation Mondiale de la Santé?) ''Vous connaissez notre position sur la question de la représentation de la Chine dans les organisations internationales.''
- - - - - - - - - - - - Pour consulter les points de presse précédents : http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-24 11:02:07
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