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Publié le samedi 19 avril 2003

Samedi 19 avril 2003

FINLANDE

Pour la première fois, le premier ministre finlandais est une femme
LEMONDE.FR | 17.04.03 | 16h10     MIS A JOUR LE 17.04.03 | 16h43
Anneli Jaeaettenmaeki devient la première femme à occuper le poste de premier ministre en Finlande.

Un mois après sa victoire électorale aux législatives, la présidente du Parti du centre, Anneli Jaeaettenmaeki, s'est officiellement installée jeudi à la tête du nouveau gouvernement finlandais, mettant fin à huit ans de règne du social-démocrate Paavo Lipponen.

Agée de 48 ans, la dirigeante centriste a été nommée jeudi par la présidente de la République, Tarja Halonen, devenant la première femme à occuper le poste de premier ministre en Finlande. Cette féminisation de la tête de l'exécutif se retrouve aussi dans le gouvernement paritaire, qui compte désormais autant de femmes que d'hommes.

Les observateurs attendent maintenant de juger le nouveau cabinet sur ses actes. Son programme demeure vague. Outre des baisses d'impôts substantielles et un renforcement du système de protection sociale, il a annoncé le lancement de quatre grands chantiers : lutte contre le chômage, aide à la création d'entreprises (notamment en favorisant les services), construction d'une "société de l'information" tirant parti des nouvelles technologies, et amélioration de la participation des citoyens dans la vie publique.

Certains économistes craignent pour les finances publiques, les centristes, parfois qualifiés de "populistes", étant suspectés de manquer de rigueur. Mais Mme Jaeaettenmaeki, qui voulait incarner le changement, attaquant notamment pendant la campagne électorale le gouvernement sortant sur ses piètres résultats en matière de lutte contre le chômage, ne devrait pas avoir les coudées si franches.

LES SOCIAUX-DÉMOCRATES DEMEURENT DES PARTENAIRES

Car les sociaux-démocrates de Paavo Lipponen, son adversaire acharné d'hier, sont devenus aujourd'hui ses partenaires aux affaires. Et ils se sont emparés de portefeuilles-clés dans le nouveau gouvernement : l'emploi et les affaires sociales, notamment, outre les finances et les affaires étrangères.

Et malgré la défaite d'un cabinet Lipponen mené par les sociaux-démocrates, le nouveau gouvernement finlandais est paradoxalement plutôt plus à gauche... et devrait rester toujours fortement influencé par l'ancien premier ministre.

Anneli Jaeaettenmaeki a d'ailleurs eu du mal à imposer ses hommes dans son propre parti lorsque les responsables centristes ont élu, mardi, leurs futurs ministres. Cela lui a été reproché par certains, qui ont estimé qu'elle n'avait pas assez profité de sa victoire et fait trop de concessions à ses nouveaux alliés. A contrario, les sociaux-démocrates ont approuvé unanimement la liste de noms avancée par Paavo Lipponen.

Comme il l'avait avancé lors de la campagne, l'ancien premier ministre, qui conduisait depuis 1995 un gouvernement de large coalition "arc-en- ciel" allant des ex-communistes aux conservateurs - sans les centristes -, n'a pas voulu jouer les seconds couteaux dans une équipe menée par sa rivale. Il pourrait prendre la présidence du Parlement, mardi prochain.

La défaite de M. Lipponen avait d'ailleurs été plus qu'honorable le 16 mars. S'il a bel et bien perdu le combat des chefs, sa formation a progressé, et n'a été devancée sur le plan national que d'un peu plus de 6 000 voix. Son gouvernement sortant aurait pu rester aux affaires, s'il ne revenait pas au parti arrivé en tête la légitimité de conduire le futur gouvernement.

Après s'être battus avec rage pendant la campagne, centristes et sociaux-démocrates s'étaient retrouvés dès l'annonce des résultats des élections législatives. Leurs plates-formes sont assez proches, et il n'a pas été trop dur d'échafauder le programme de leur nouvelle équipe gouvernementale, fondée sur un "sol rouge" - avec le soutien du petit Parti du peuple suédois (libéral).

Avec AFP


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-19 13:05:50
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Samedi 19 avril 2003

COREE DU NORD
Pyongyang poursuit impunément ses activités nucléaires
La Corée du Nord a annoncé aujourd'hui qu'elle «retraitait avec succès» des milliers de barres de combustible irradié de son complexe nucléaire de Yongbyon, ce qui lui permettrait de produire du plutonium à usage militaire.

Avec AFP
[18 avril 2003]

Les Etats-Unis en ont été informés début mars, a affirmé un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle KCNA.

Ces déclarations interviennent au lendemain de l'annonce de pourparlers, prévus la semaine prochaine à Pékin, entre les Etats-Unis, la Corée du Nord et la Chine sur la crise provoquée par la relance du programme nucléaire nord-coréen. Elles ont été accueillies avec scepticisme dans les capitales directement concernées.

Aux Etats-Unis, un responsable du département d'Etat a indiqué n'avoir aucune indication que la Corée du Nord retraite du combustible irradié. Il a ajouté que les négociations de Pékin étaient toujours à l'ordre du jour.

A Séoul, l'agence sud-coréenne Yonhap, citant une source gouvernmentale non identifiée, a indiqué que la Corée du Sud n'avait aucune indication permettant de confirmer l'annonce nord-coréenne et n'avait pas reçu non plus d'informations à ce sujet en provenance des Etats-Unis.

Même son de cloche au Japon où le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hatsuhisa Takashima a indiqué «ne pas être au courant de telles informations».

«Comme nous l'avons déjà déclaré, nous sommes en train de retraiter avec succès plus de 8.000 barres de combustible usagé dans la phase finale et nous en avons informé les Etats-Unis et les autres pays concernés début mars après avoir repris nos activités nucléaires en décembre dernier», avait affirmé le porte-parole nord-coréen.

Il avait ajouté que Pyongyang espérait entamer les négociations avec Washington et Pékin «rapidement».
«A ces pourparlers, la partie chinoise jouera un rôle utile en tant que pays hôte et les sujets essentiels liés au règlement du problème nucléaire seront discutés entre la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) et les Etats-Unis», avait-il poursuivi.

La crise nucléaire nord-coréenne avait débuté en octobre lorsque Washington avait accusé Pyongyang d'avoir lancé un programme nucléaire clandestin en violation d'accords datant de 1994.

Au cours des mois suivants, le ton est monté, Washington a suspendu son aide, notamment énergétique, à Pyongyang, et la Corée du Nord a redémarré la centrale nucléaire de Yongbyon, située à une centaine de km au nord de Pyongyang, expulsé les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et s'est retirée du Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire.

Depuis le déclenchement de la crise, la Corée du Nord, qui a accusé les Etats-Unis de vouloir l'attaquer après l'Irak, réclame un pacte de non-agression ainsi que des discussions bilatérales avec les Etats-Unis. Des exigences rejetées par Washington.

Les négocations tripartites sont un compromis entre la demande nord-coréenne de discussions bilatérales et le souhait américain d'une solution régionale multilatérale.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-19 13:04:47
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Samedi 19 avril 2003

ETTAS-UNIS

La guerre de Bush
Le partage annoncé du pétrole et de l'eau

George W. Bush entend accélérer la mise en place d'une gestion américaine de l'Irak.

Parmi les grands objectifs de Washington figure le contrôle du pétrole et des ressources en eau, vitale dans cette région.

Beyrouth (Liban),

correspondance particulière.

Il paraît de plus en plus clair que le plan prévu par l'administration américaine pour le Moyen-Orient ne se limite pas à la seule conquête de l'Irak. La Syrie, le Liban et, bien entendu, le peuple palestinien sont, eux aussi, concernés par ce plan qui, d'après les explications données par certains milieux dirigeants proches des États-Unis dans les pays du Golfe arabique, vise à en finir avec toutes les données politiques établies lors de la période de la guerre froide. Ce qui se traduit en clair par la volonté des États-Unis d'éliminer tous ceux qui, au Moyen-Orient, avaient dit " non ", d'une manière ou d'une autre, à la présence américaine ou qui avaient refusé de donner leur aval au plan de paix préconisé par George Bush père lors du congrès de Madrid qui fit suite à la " seconde guerre du Golfe ", appelée " Tempête du désert ".

En effet, les déclarations de George W. Bush et de son équipe à la suite de l'entrée des troupes américaines dans Bagdad sont très significatives à cet égard. Elles se résument dans trois objectifs qui n'ont rien à voir avec le problème des armes irakiennes de destruction massive qui, comme tout le monde le sait, ont joué le rôle d'alibi pour permettre à l'administration américaine de mener à bien sa campagne.

Le premier de ces objectifs concerne le pétrole et les autres sources d'énergie, dont l'eau. Les Américains ont annoncé que le pétrole coulera de nouveau, et très prochainement, à travers l'oléoduc qui rejoignait avant 1958 le port de Haïfa et qui fut fermé par Abdul Karim Kassem. Ils ajoutent que la production (qui sera sans nul doute privatisée très prochainement et concédée aux sociétés américaines ayant monnayé la campagne électorale de G. W. Bush) arrivera, à la fin de l'année 2003, à 9 millions de barils par jour. Ce qui, avec la présence américaine dans les autres pays du Golfe et en Afrique, mettra le monopole de cette denrée nécessaire entre les mains des grands groupes américains, d'une part, et relancera, d'autre part, les grandes sociétés productrices d'armes qui ont permis la victoire de la coalition.

Quant à l'eau, une ou deux sociétés américaines en auraient la concession, toujours d'après les amis des Américains dans la région ; elles ouvreraient dans le sens d'un partage à trois : l'Irak, la Turquie et Israël.

Le second objectif concerne le gouvernement " américain " provisoire qui dirigerait l'Irak durant sept mois ou sept ans ou plus. Sur ce plan-là, l'administration Bush a été très loquace, tant sur les personnes choisies, et qui appartiennent presque tous au milieu de la CIA ou des gradés du Pentagone, que sur le différend qui oppose Pearl et Wolfowitz au secrétaire d'État aux Affaires étrangères Colin Powell.

Le troisième objectif concerne, et cela est le plus important, l'étape suivante. En effet, les Américains ne sont pas venus en masse uniquement pour l'Irak. Ils pensent qu'ils doivent régler deux autres problèmes que posent la Syrie et le Liban dans la région ; des responsables américains de haut niveau (dont certains sont au Pentagone) nous l'ont fait savoir : ils parlent, tantôt, de l'aide militaire procurée par la Syrie au régime de Saddam Hussein, tantôt des tentatives de la Syrie de posséder des armes de destruction massive. Et, si nous ajoutons à ces menaces celles proférées par Vincent Battle, ambassadeur américain au Liban, qui voudrait que l'État libanais désarme le Hezbollah (ou, sinon " c'est nous qui le ferons ", a-t-il dit), nous dirons que la possibilité d'une agression contre la Syrie ou le Liban, ou les deux à la fois, n'est pas à éliminer, surtout si nous ajoutons aux menaces américaines celles proférées par Sharon contre le Liban et les violations quotidiennes des avions israéliens de son territoire.

Reste le problème palestinien. Pendant les trois semaines précédentes, le monde n'a pas fait très attention à l'escalade des actes criminels commis par Israël dans les territoires palestiniens : massacres, dynamitages de maisons, nouvelles arrestations, plasticage d'une école près de Jénine etc. Il est probable que ces actes criminels iront augmentant dans les jours à venir.

Que feront les grandes puissances et, surtout, que fera l'ONU : sortira-t-elle de sa léthargie ou bien est-elle vraiment morte, comme l'a annoncé Richard Pearl en souriant d'aise ?

Marie Nassif-Debs


ericjeanloicbreton | | 2003-04-19 13:03:51
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 24 mai 2004 à 12:06:14 (lien)
julnar tahan
A madame Nassif-Debs :je travaillais sur aragon ..et j ai trouvé répété votre nom.. pour mieux vous connaitre j ai cherché ailleurs ..je fus émue de trouver une libanaise qui travaille avec les français et en meme temps qui parle d'une ferveur et d'une raison impécables de la question arabe ..excusez moi pour vous avoir tard connue ..mais plutot tard que jamais..

une libanaise qui habite au koweit..julnar


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