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Publié le samedi 12 avril 2003

Samedi 12 avril 2003

ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères s'est exprimé sur les sujets suivants lors du point de presse du 11 avril 2003 === 1 - PROGRAMMES === === 2 - FRANCE/JAPON === === 3 - CONSEIL AFFAIRES GENERALES === === 4 - COMITE DU DEVELOPPEMENT DE LA BANQUE MONDIALE === === 5- PROCHE-ORIENT/MOYEN-ORIENT === === 6 - EUROPE === === 7 - CONFERENCE EUROPEENNE === === 8 - COREE DU NORD === === 9 - COTE D'IVOIRE === === 10 - FEDERATION DE RUSSIE === === 11 - IRAK === === 1 - PROGRAMMES === Dominique de VILLEPIN Lundi 14 avril 9h00 Entretien avec une délégation de l'International Crisis Group (ICG) Conseil Affaires générales et Relations extérieures (Luxembourg) 18h00 Entretien avec M. Zbigniew BRZEZINSKY, ancien conseiller national pour la Sécurité des Etats-Unis Mardi 15 avril 10h00 Conseil des ministres Mercredi 16 avril Signature du Traité d'adhésion des 10 nouveaux Etats membres de l'Union européenne à Athènes Noëlle LENOIR Lundi 14 avril 8h15 RFI L'Invité du matin Conseil Affaires générales et Relations extérieures (Luxembourg) 19h30 Dîner avec Mme Lydie POLFER, ministre luxembourgeoise des Affaires étrangères Luxembourg) Mardi 15 avril 10h00 Conseil des ministres Mercredi 16 avril Signature du Traité d'adhésion des 10 nouveaux Etats membres de l'Union européenne à Athènes Jeudi 17 avril Conférence européenne à Athènes 20h00 Fête de l'élargissement (Quai d'Orsay) Vendredi 18 avril 12h30 Entretien avec Mme Hildegard PUWAK, ministre roumaine des Affaires européennes et M. Vassil Puscas, négociateur en chef pour l'adhésion Pierre-André WILTZER Samedi 12 avril 10h20 Départ pour Washington : Comité du Développement FMI/Banque Mondiale Dimanche 13 avril et Lundi 14 avril Comité du Développement FMI/Banque Mondiale Mardi 15 avril 10h00 Conseil des ministres Jeudi 17 avril 13h00 Déjeuner avec M. Tekeda ALEMU, vice-ministre éthiopien des Affaires étrangères 15h00 Entretien avec M. Jean-Michel HERCOURT, Président de l'Association France/Québec, et M. Georges POIRIER, Rédacteur en Chef de la Revue France/Québec Renaud MUSELIER Mardi 15 avril 10h00 Conseil des ministres 12h00 Entretien avec M. MAGARINOS, directeur de l'ONUDI, suivi d'un déjeuner Mercredi 16 avril Déplacement à Chypre auprès des agences humanitaires de l'ONU === 2 - FRANCE/JAPON === M. de Villepin a rencontré hier son homologue japonaise, Mme Yoriko Kawaguchi, à son retour de Sainte Maxime où la France accueillait une réunion ministérielle du dialogue 5 + 5. Au cours de l'entretien avec Mme Yoriko Kawaguchi, ont été évoqués la situation en Irak au vu des derniers évènements, la crise nord-coréenne ainsi que les relations économiques franco-japonaises. === 3 - CONSEIL AFFAIRES GENERALES === Le prochain Conseil Affaires générales et Relations extérieures se tiendra à Luxembourg, le lundi 14 avril. M. Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères et Mme Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes, participeront à ce Conseil. Dans son volet consacré aux relations extérieures, le Conseil fera le point sur la situation dans les Balkans occidentaux. Il sera ainsi saisi d'une lettre commune de M. Solana, Secrétaire général du Conseil, Haut représentant pour la PESC et de M. Patten, commissaire européen aux relations extérieures, sur les mesures possibles de soutien à la Serbie-et-Monténégro. M. Solana rendra également compte de son déplacement à Belgrade, les 10 et 11 avril. Les ministres examineront les relations Union européenne/Russie, en particulier dans la perspective du conseil de coopération du lendemain, 15 avril et du sommet du 31 mai à Saint Petersbourg, avant de tenir un débat public sur les relations avec les nouveaux voisins de l'Union. Par la suite, le Conseil évoquera les voies d'une politique européenne de lutte contre les armes de destruction massive et abordera la situation en Libye. Le commissaire européen au commerce, M. Pascal Lamy, l'informera de l'état des discussions à l'OMC! sur l'agenda de Doha pour le développement. Enfin, un point sera fait sur le suivi de la conférence de Durban sur le racisme. Au cours du déjeuner, les ministres traiteront de la situation en Irak ainsi qu'au Proche Orient à la lumière des récents développements. Ils examineront également la mise en oeuvre des conclusions du dernier Conseil européen de Bruxelles des 20 et 21 mars dernier au sujet de la crise en Corée du Nord. Par ailleurs, les ministres aborderont l'état des lieux de la PESD, en tirant notamment le bilan des premiers jours de l'Opération Concordia en ARYM. Enfin, le ministre afghan des affaires étrangères, M. Abdullah Abdullah se joindra aux ministres à la fin de ce déjeuner. La partie de la session relative aux affaires générales, qui se tiendra par la suite, permettra au Conseil de prendre note des résolutions, décisions et avis adoptés par le Parlement européen avant de faire le point sur l'état d'avancement des travaux dans les autres formations du Conseil ainsi qu'à la Convention sur l'avenir de l'Europe. Enfin, la présidence de l'Union évoquera avec les ministres l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère et les mesures que pourrait prendre l'Union européenne. En marge de la session du Conseil Affaires générales et Relations extérieures se tiendront, le mardi 15 avril, un conseil d'association avec la Turquie, un conseil Espace Economique Européen ainsi qu'un conseil de coopération Union européenne/Russie. === 4 - COMITE DU DEVELOPPEMENT DE LA BANQUE MONDIALE === M.Pierre-André WILTZER, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, participera, le 13 avril au Comité du développement de la Banque mondiale, qui se réunit tous les 6 mois pour évoquer les grandes questions du développement et le rôle que doivent remplir les institutions de Bretton-Woods dans le cadre de leur mandat respectif. Le Comité du développement sera précédé le vendredi 11 avril par la réunion du G7 Finances et le samedi 12 avril par celle du Comité monétaire et financier international du FMI. M.Francis MER, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie représente la France à ces réunions. L'ordre du jour de cette 67ème réunion du Comité du développement comprend 2 points : - atteindre les objectifs du millénaire : cadre de suivi et rapport d'étape sur Education pour tous, Santé et lutte contre le SIDA, Eau et assainissement. - renforcer l'expression et la participation des pays en développement et en transition dans le processus de décision à la Banque mondiale et au FMI. Concrètement, il s'agit de permettre aux représentants de ces pays de mieux assurer leur importante charge de travail et de revoir les mécanismes de décision au sein des institutions financières internationales pour que les pays en développement aient davantage voix au chapitre dans les décisions qui les concernent. Sur ces différents points, la France a d'ores et déjà pris plusieurs initiatives ou engagements, dont notamment : accroître le volume de l'aide publique au développement(0,5 pour cent du PIB en 2007 et 0,70 pour cent en 2012) ., lancer une réflexion sur la meilleure insertion des pays d'Afrique SubSaharienne dans le commerce mondial ., mettre l'eau et le NEPAD en haut de l'agenda du G8 d'Evian, et inviter plusieurs chefs d'Etat du Sud à une réunion informelle de concertation avec le G8. En marge de cette réunion, M. Wiltzer aura plusieurs entretiens avec de hauts responsables de la Banque mondiale, du FMI et de la BID ainsi que de l'Administration américaine. (Le président de la Banque mondiale M. Wolfensohn a déclaré qu'il y aurait une aide, une assistance pour la reconstruction de l'Irak ?) Pas de commentaire particulier. Dans le cadre du comité de développement, ils parleront de tout évidemment, donc ils pourraient parler de cela aussi. Je note que M. Wiltzer aura des entretiens bilatéraux, y compris avec l'administration américaine, y compris avec des responsables de la Banque mondiale, c'est peut-être dans le cadre des entretiens bilatéraux aussi qu'il en parlera. === 5- PROCHE-ORIENT/MOYEN-ORIENT === (Pourquoi M. de Villepin n'emmène-t-il pas de journalistes arabes en tournée au Proche-Orient ?) Ce sujet n'est pas discuté au point de presse. Ce sont des invitations que le Département adresse à certains journalistes ou à certains organes de presse, chaque fois, en fonction des caractéristiques propres du voyage. (Du moment que des journalistes qui vont accompagner le ministre, dans ces pays là, les journaux arabes vont être desservis ?) (Est-ce que le ministre amène des journalistes américains aux Etats-Unis, est-ce que le Président libanais amène des journalistes français quand il vient en France, ?) En toute amitié, je voudrais juste dire ceci : d'une part, au niveau de la DCI, nous avons nous aussi notre déontologie de travail. Parmi celles-là, le souci de garantir l'égal accès de tous à l'information. Vous noterez aussi que le cas des journalistes étrangers accrédités en France auquel vous vous référez est un cas particulier. (Quelques éléments sur la tournée du ministre dans la région, qu'est-ce qu'il va faire exactement ?) Le programme vous a été présenté hier, l'essentiel c'est le discours sur le monde méditerranéen et le Moyen-Orient où il exposera notre vision d'une région et l'avenir des relations que nous entretenons avec elle et puis les contacts avec la Syrie, le Liban, l'Arabie Saoudite et l'Egypte. Il me semble que tout le monde voit bien la situation dans cette région particulièrement difficile avec ce qui se passe en Irak et avec ce qui se passe au Proche-Orient et la nécessité d'agir pour recréer les conditions d'un Moyen-Orient et d'un Proche-Orient en paix. Le ministre vas présenter notre vision de cette région, de nos relations avec elle et je vous invite à lire ce discours avec intérêt. Nous le diffuserons dès que possible. === 6 - EUROPE === (C'est quoi la fête de l'élargissement ?) C'est une fête qu'organise le 17 avril, Mme Lenoir pour marquer, comme partout en Europe, que nous nous réjouissons de l'élargissement de l'Union européenne. Donc il y aura une fête donnée au Quai d'Orsay, avec un certain nombre de personnalités invitées par Mme Lenoir. Nous vous la présenterons en temps utile, nous vous la présenterons en début de semaine. L'élargissement, cela doit être aussi une fête, d'abord une fête. === 7 - CONFERENCE EUROPEENNE === (Est-ce que la France est d'accord pour associer la Roumanie et la Bulgarie à la conférence européenne d'Athènes le 17 avril ? Est-ce un sujet qui a été évoqué entre M. de Villepin et le ministre roumain des Affaires étrangères ?) Je suis obligé de vous renvoyer sur la présidence de la République sur ce point et sur la présidence grecque. Je peux vous confirmer effectivement que ce thème a été abordé lors de l'entretien entre M. de Villepin et son homologue roumain. (Pour l'avenir, le ministre roumain a évoqué la possibilité de comités pour consulter la Roumanie, la Bulgarie, sur des sujets importants comme les affaires JAI. Etes-vous d'accord avec ces consultations ?) Nous avons en tout cas le souci que l'élargissement à 10 n'aie pas un impact négatif sur la situation de la Roumanie et de la Bulgarie. === 8 - COREE DU NORD === (A New-York, le Conseil de Sécurité a tenu des consultations sur la Corée du Nord. Selon la dépêche, il y a eu une opposition de la Chine, des réserves de la Russie. Contre quoi, l'opposition ?) Le Conseil examine le rapport du directeur général de l'AIEA. C'est un rapport qui a été transmis en application d'une résolution du Conseil des gouvernements de l'AIEA qui date du 12 février. Le Conseil de Sécurité l'examine et travaille à une solution diplomatique à la question du nucléaire en Corée du Nord. Notre position là-dessus n'a pas changé. Nous appelons à nouveau la Corée du Nord à s'abstenir de tout geste qui pourrait augmenter la tension, à respecter sans délai ses engagements internationaux, à rejoindre les instruments internationaux auxquels elle n'a pas encore adhéré en matière de non prolifération. (Il y a eu un avertissement du vice-ministre des Affaires étrangères russe. La crise dans la péninsule coréenne s'aggrave et approche de la ligne rouge. Est-ce que vous partagez cet avertissement sur la situation en Corée du Nord ?) Je pense que c'est une crise sur laquelle, compte tenu de sa gravité, tout commentaire doit être mûrement pesé. C'est pourquoi je ne souhaite pas réagir à chaud aux propos du vice-ministre russe, si vous le permettez. === 9 - COTE D'IVOIRE === (Est-ce que vous vous êtes préoccupé des derniers développements dans l'est ivoirien, notamment du fait que les rebelles ne veulent plus participer au gouvernement de réconciliation nationale après les derniers accrochages avec l'armée gouvernementale ? Que pensez-vous des accusations, des implications d'éléments libériens dans le combat ?) Le comité de suivi auquel nous sommes représentés est préoccupé par toutes les difficultés qui peuvent retarder la mise au travail du gouvernement de réconciliation nationale dans le cadre des accords de Marcoussis. Aujourd'hui, nous savons de par des rapports nombreux, qu'il existe effectivement des éléments libériens présents en Côte d'Ivoire ou réfugiés en Côte d'Ivoire, dans l'extrême-ouest : il s'agit là d'un facteur d'instabilité. Le comité de suivi continue à prendre, en accord et avec l'appui des Africains de la région, toutes les mesures qui permettent d'avancer vers une pleine efficacité des institutions gouvernementales nouvelles en Côte d'Ivoire. (Sur le fait que des rapports disent que les forces gouvernementales attaquent les rebelles, qu'il y a menace de rupture du cessez-le-feu. Qu'en pensez-vous ?) Le comité de suivi est saisi de ces éléments. === 10 - FEDERATION DE RUSSIE === (Le ministre n'accompagne pas le président de la République à Saint-Petersbourg ?) Non, M. de Villepin devant effectuer un déplacement dans la région du Proche-Orient, nous en avons discuté et c'est en plein accord avec tout le monde, que cela se passe ainsi. === 11 - IRAK === (Est-ce que la France et la Russie sont prêtes, comme le souhaite M. Wolfovitz en termes très fermes, à effacer leurs dettes d'environ 8 milliards de dollars que les Irakiens ont à notre égard ?) Vous avez noté que depuis le début de l'affaire irakienne, les autorités françaises se gardent de toute polémique, je n'ai pas l'intention aujourd'hui d'alimenter la polémique, pas plus aujourd'hui qu'hier, pas plus que demain. (Est-ce que la France a l'intention d'effacer la dette irakienne ?) Vous faites référence à des propos tenus par un officiel américain. L'habitude de la France n'est pas de polémiquer. L'habitude de la France est de ne pas répondre à la polémique et c'est ce que je continue à faire aujourd'hui. J'ajoute que ces questions de dettes sont traitées dans un cadre multilatéral. La France étant présidente du Club de Paris actuellement, vous comprenez que nous sommes tenus à une certaine réserve à ce titre. (Quand M. de Villepin parle de rôle central des Nations unies en Irak, qu'entend-il par cela ?) Sur le rôle central des Nations unies, il est prématuré d'entrer dans le détail de ce que peut-être ce rôle central aujourd'hui. L'organisation de la reconstruction en Irak doit être ambitieuse, c'est une reconstruction administrative, politique, sociale, économique, les défis sont immenses. Il faut que les énergies soient mobilisées. Aujourd'hui, il y a d'abord une urgence humanitaire que nous voyons sur le terrain et là-dessus les Nations unies travaillent y travaillent déjà. La résolution 1472 montre bien qu'elles ont un rôle central. Donc, le premier élément de réponse se situe sur le terrain humanitaire. Il y aura ensuite une phase de sécurisation. Elle est déjà engagée, je crois, sur une partie au moins du territoire irakien. Il faut faire en sorte que cette sécurisation aboutisse, qu'elle permette d'assurer l'unité, l'intégrité de l'Irak, la sécurité des populations. Et il y a donc beaucoup de travail, dès lors que nous parlons de reconstruction. Les Nations unies qui! sont l'instance de la légitimité internationale, sont incontournables. C'est pour cela que nous parlons de leur rôle central. Donc ce que nous disons aujourd'hui c'est qu'il y a 1) l'humanitaire ., 2) la sécurisation ., 3) il faudra aussi examiner les questions de reconstruction, entre temps, il se peut que sur certains sujets ponctuels, nous ayons à prendre certaines mesures pragmatiques nécessaires, dans le même esprit qui nous a conduit à l'adoption de la résolution 1472 : c'est du moins ce que nous souhaitons. (Sur la sécurisation justement, on a assisté à des scènes de pillages. Est-ce que la France a l'intention d'envoyer un contingent en Irak pour aider les Américains ou les Britanniques qui sont débordés ou apparemment n'ont pas assez d'hommes pour assurer un rôle de maintien d'ordre ?) Le jour où nous serions saisis d'une demande, nous l'examinerions. Mais c'est une question qui ne se pose pas pour l'instant. (Sur cette question-là, est-ce que la France considère que la sécurisation incombe exclusivement aux Anglais et aux Américains et pas du tout aux Nations unies ?) Nous avons dit qu'effectivement c'est une responsabilité qui incombe aux troupes présentes sur le terrain. (Concernant les problèmes du financement de la reconstruction, ces questions sont traitées dans un cadre multilatéral. Mais les Américains voudraient que l'effacement de la dette soit le point central de la prochaine réunion ministérielle du G7 finances ? ) Je ne spécule pas pour l'instant. (Est-ce que vous partagez l'opinion de M. Schroeder qui a dit qu'il était exclu qu'il puisse accorder des prêts bonifiés pour la reconstruction de l'Irak ?) En général, nous partageons les analyses et les positions de nos amis et partenaires allemands sur l'Irak avec lesquels nous nous coordonnons étroitement parce qu'elles reposent sur un certain nombre d'éléments communs. Mais je ne me permets pas de commenter les propos du Chancelier. (Comment cela va se passer au niveau de l'embargo ? Est-ce que les inspecteurs retournent en Irak pour constater la non existence des armes de destruction massive ? Est-ce que cela demande une résolution ?) Cela fait partie des questions dont j'ai déjà indiqué qu'elles pourraient se poser à un moment ou un autre et que nous souhaitons les aborder dans l'esprit qui a mené à la 1472. (Concrètement, le retour des inspecteurs est obligatoire ? Est-ce qu'il nécessite une autre résolution ?) Je n'ai pas d'autre commentaire. (Quels sont les critères posés par la France pour reconnaître à nouveau le gouvernement irakien ?) Je ne suis pas au courant que nous ayons posé des critères pour l'instant. (Est-ce que le gouvernement irakien ou mis en place par les Américains soit acceptable par la Force ?) Je vous renvoie aux positions des autorités françaises sur ce sujet. Je n'ai rien à ajouter aujourd'hui là-dessus. (Dans le même ordre d'idée. Est-ce que depuis la chute du régime de Saddam Hussein à Bagdad, qu'en est-il des diplomates irakiens qui sont à Paris, est-ce que pour Paris, ils sont toujours représentatifs de l'Irak ?) Je rappelle que la France n'entretient plus de relations diplomatiques avec l'Irak depuis 1991. Il y a une section d'intérêts française à Bagdad sous pavillon roumain. Les diplomates l'ont quittée. Il y a une section d'intérêts irakienne à Paris, sous pavillon marocain. (Avec un Chargé d'affaires ?) Avec un Chef de section d'intérêts, ce n'est pas un Chargé d'affaires. C'est cela le cadre aujourd'hui de nos relations et c'est dans ce cadre que nous apprécierons les mesures qu'il y aura lieu de prendre pour tenir compte des changements en cours en Irak. (Sur la question kurde. Quel est la position de la France sur les récents développements à Mossoul et Kirkouk ?) Il s'agit d'opérations militaires pour l'instant, on ne les commente pas. (Mais les menaces sur la Turquie, par exemple ?) Nous avons appelé tous les pays de la région à la retenue. Il y a différents pays dans la région. (Est-ce que vous avez parlé à Koffi Annan sur le rôle des Nations unies ? Est-ce que Koffi Annan est sur la même ligne que le gouvernement français ?) D'une part, nous allons avoir encore, au niveau des Chefs d'Etats et de Gouvernement, très prochainement un contact avec M. Koffi Annan, la semaine prochaine. J'ai l'impression que les choses peuvent être décrites de manière un peu différente. C'est nous qui soutenons M. Koffi Annan. Ce n'est pas Koffi Annan qui nous soutient, c'est nous qui le soutenons. M. Koffi Annan a pour tâche d'incarner, de parler au nom de l'ensemble des nations de la planète, puisque l'ONU est une organisation universelle. Il s'acquitte au mieux de cette tâche. Nous lui faisons confiance et nous estimons que ce qu'il y a mieux à faire c'est de le soutenir. C'est cela qui guide nos réflexions dans ce contexte. (M. Koffi Annan, d'après vous, est-ce qu'il suit les mêmes positions que celles de la Russie, de la France, de l'Allemagne ou est-il moins hésitant, moins sûr et fort dans cette position. D'après lui, quel est le rôle que joue l'ONU dans l'Irak ?) D'abord, c'est une question à lui poser. Je ne suis pas son porte parole. Je crois qu'il cherche toujours, parce que c'est un grand professionnel qui a une très longue expérience des Nations unies, qui a la confiance de tous les Etats de la planète, à faire la synthèse, c'est son devoir et c'est cette synthèse qui nous paraît un appui résolu. Cela est le point de départ. Les divers responsables des Nations unies ont indiqué un certain nombre de principes qui leur paraissaient devoir être respectés pour l'implication des Nations unies dans le règlement de la crise irakienne, ce sont des principes de bon sens. (Est-ce que vous êtes préoccupé par les mises en garde adressées par plusieurs personnalités de Washington à la Syrie ? Est-ce que vous appelez les Etats-Unis à la retenue ?) Le ministre se rend dans la région. Il aura certainement, je n'en doute pas, l'occasion de s'exprimer sur ce point comme sur beaucoup d'autres. (Est-ce vous pouvez répondre au premier point de la question ?) Même réponse. Ma réponse couvre également ce point. (Il n'y a pas de mise en garde, il n'y a pas d'appel à la retenue lancé aux Etats-Unis ?) J'ai répondu, pas de commentaire et j'ai expliqué pourquoi. (Avez-vous un commentaire à faire sur l'assassinat d'un dignitaire chiite irakien hier, Sheikh Al-Khoy ?) C'est un acte de violence que nous observons avec beaucoup de préoccupation, avec consternation aussi, comme toutes les autres violences qui ont lieu actuellement en Irak et qui vont à l'encontre du retour au calme, et au rétablissement de la paix. (Une proposition concernant l'Irak de réunir les 6+5. Est-ce que vous êtes d'accord ?) Qui sont les 6 ? (Les six pays qui entourent l'Irak ?) Une proposition formulée par qui ? (Une proposition formulée par le ministre iranien des Affaires étrangères ? Est-ce que vous trouvez que cette proposition est à même de calmer les pays voisins de l'Irak et est-ce une bonne initiative ?) C'est certainement une initiative qui mérite d'être examinée avec soin. Mais je n'ai pas d'élément de position aujourd'hui à ce sujet. (Après l'entrée des forces kurdes à Kirkouk, la Turquie a menacé militairement ? Avez-vous un commentaire ?) J'ai déjà répondu. - - - - - - - - - - - - Pour consulter les points de presse précédents : http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-12 10:21:58
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Samedi 12 avril 2003

IRAK
Dominique de Villepin expose le projet de la France pour l'Irak et le conflit israélo-arabe LE MONDE | 12.04.03 | 14h33 • MIS A JOUR LE 12.04.03 | 15h38 L'intégralité du discours prononcé par Dominique de Villepin Prenant acte de la chute du régime irakien, le ministre français des affaires étrangères, Dominique de Villepin, a fait part de la vision que la France se fait de l'avenir dans un discours qu'il a prononcé samedi 12 avril à l'occasion de l'inauguration de l'exposition intitulée "Quand les sciences parlaient arabe" au Musée islamique du Caire. Après des entretiens avec les dirigeants égyptiens, le ministre devait se rendre en Syrie et en Arabie saoudite. A propos du conflit israélo-arabe, qui "alimente toutes les tensions, au Moyen-Orient et au-delà",il propose une démarche en cinq étapes, la première étant la publication, "dès maintenant", de la feuille de route du Quartet (Etats-Unis, UE, ONU et Russie). Israël et les Palestiniens devront "la mettre en œuvre sans délai, avec l'objectif d'un Etat palestinien en 2005". Dans un deuxième temps, Israéliens et Palestiniens doivent "réaffirmer publiquement le choix de la négociation et de la paix en commençant par déclarer ensemble une trêve". "Avec d'autres partenaires, la France serait prête à y participer par une présence sur le terrain", a-t-il ajouter, en suggérant de donner "aux électeurs, qui pourraient par un référendum -la possibilité de- réaffirmer ce choix de la paix". Troisième étape : "établir les conditions de la paix", en permettant aux services publics palestiniens d'exercer leurs responsabilités, au besoin avec un soutien "technique efficace". A cet égard, "la France souhaite que l'on réfléchisse sans a priori à une présence internationale qui se mettrait en place en accord avec les parties sans se substituer à leurs responsabilités souveraines". Dans un quatrième temps, pour "ouvrir les chemins de la paix", la France propose d'accueillir, "à l'issue de la première phase de la feuille de route, une conférence internationale" pour aider à conclure, "avec le soutien de la communauté internationale, une "paix des braves"". La proclamation de l'Etat palestinien aux "frontières provisoires" serait la cinquième étape de ce processus. La France, selon M. de Villepin, est disposée à "en tirer toutes les conséquences diplomatiques si l'application du plan du Quartet venait à prendre du retard". Quant à l'Irak, dont M. de Villepin n'ignore pas la place qu'il occupe dans l'histoire arabe, il a besoin de l'aide de tous, l'ONU devant jouer "un rôle central". Le chef de la diplomatie française évoque notamment trois idées : "rechercher et inventer ensemble des formules pour que les questions de la dette et des réparations pour dommages de guerre ne grèvent pas le développement du pays", associer tous les voisins de l'Irak à la réconciliation nationale, et mettre sur pied un "nouveau système de sécurité régionale (...) fondé sur des mesures de confiance et de non-agression, prenant notamment en compte le projet de zone exempte d'armes de destruction massive prôné par l'Egypte et mentionné dans la résolution 687 du Conseil de sécurité", résolution du cessez-le-feu après l'expulsion de l'armée irakienne du Koweït en 1991. • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 13.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-12 10:11:16
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