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Publié le vendredi 11 avril 2003

Vendredi 11 avril 2003

TCHETCHENIE

Massacres en Tchétchénie  : un document officiel accable l'armée russe
LE MONDE | 11.04.03 | 13h44     MIS A JOUR LE 11.04.03 | 15h55
Plus de 100 exécutions de civils par mois en moyenne en 2002, près de 3 000 cadavres retrouvés dans des charniers, enlèvements et tortures. Pour la première fois, un rapport des autorités tchétchènes pro-russes établit la réalité de crimes toujours niés par le pouvoir.

Moscou de notre correspondante

C'est un document qui réfute toute idée que la situation en Tchétchénie se normalise. Emanant du gouvernement tchétchène pro-russe, mis en place par Moscou dans la République, il fournit des données accablantes sur la violence qui règne dans cette région du Caucase, où quelque 100 000 soldats russes sont déployés depuis trois ans et demi dans le cadre de ce que le Kremlin continue de désigner comme une "opération antiterroriste".

Ce rapport, dont une copie a été obtenue par Le Monde, a été transmis, fin mars, "au plus haut niveau fédéral" russe, selon nos sources. C'est-à-dire à Vladimir Poutine. Interrogés sur ce point, les services de Sergueï Iastrjembski, le porte-parole spécial du Kremlin sur la Tchétchénie, disent ne rien savoir : "Nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer. Ce rapport existe peut-être. Peut-être a-t-il été transmis au président, mais il n'est pas passé par nos services."

Sur une trentaine de pages, le document représente une première tentative de bilan officiel des crimes commis contre les civils en Tchétchénie. Une partie du rapport, intitulée "Informations sur les assassinats commis sur le territoire de la Tchétchénie du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2002", dénombre un total officiel de 1 314 assassinés "parmi la population civile" pour la seule année 2002. Il s'agit là de décès survenus hors de tout affrontement armé, tirs d'artillerie, bombardements ou explosions de mines télécommandées. Il s'agit d'un décompte des victimes d'exécutions sommaires.

En moyenne, cela donne 109 Tchétchènes tués chaque mois, selon ce document officiel. C'est le double des évaluations fournies par l'association russe Mémorial, qui tient une "chronique" des exactions en Tchétchénie mais reconnaît que ses données ne sont pas complètes, faute de moyens pour couvrir tout le territoire. Les défenseurs des droits de l'homme seraient ainsi en dessous de la vérité.

Autre constat et aveu contenu dans ce rapport : l'abondance des charniers, reconnue pour la première fois de façon officielle. Sur deux pages intitulées "Données concernant les charniers de civils sur le territoire de la République tchétchène, recueillies par le ministère tchétchène des situations d'urgence" s'étend une liste de 49 noms de localités avec, en face, le "nombre de cadavres" exhumés, depuis le début de la guerre, des fosses communes.

L'une d'elle, située au "cimetière central de Grozny", contient 260 corps, dit ce document. Au "village de datchas en face de Khankala", la plus grande base militaire russe en Tchétchénie : 43 dépouilles exhumées. Au village de Alkhan Kala, 35 corps. A Proletarskoe, 17 corps. A Aldi, un faubourg de Grozny, 22 corps. A Ourous-Martan, 13 corps. A Staraïa Sounja, 18 corps. Au "sovkhoze laitier numéro 15", 2 corps. Au village de Berkat-Iourt, 5 corps. Et ainsi de suite.

Ce bilan, dont on ne peut pas savoir avec certitude s'il a été établi (erreur de frappe sur la page ?) en février 2002 ou en février 2003, fournit un chiffre officiel : 2 879 cadavres ont été trouvés dans des charniers en Tchétchénie. La notion de charnier a ainsi fait son entrée dans les documents bureaucratiques russes.

Une autre partie du rapport décrit des dizaines de cas d'"assassinats", "découvertes de cadavres portant de signes de mort violente", "découverte de fragments de corps"(habitants tchétchènes attachés puis déchiquetés à l'explosif, pratique fréquente chez les soldats russes depuis un an), ainsi que des "enlèvements", "tortures" et"passages à tabac", visant des civils tchétchènes.

Est d'abord cité le crime, puis le nom de la victime identifiée, puis le lieu et, dans la dernière colonne, le nombre de "BTR" (transporteurs de troupes blindés russes) présents aux abords des habitations tchétchènes au moment des faits. Ce détail, apparemment anodin, fournit en fait la preuve de l'implication de troupes de Moscou dans des exactions contre des habitants. Le document mentionne la présence de BTR dans 32 crimes commis contre des civils en Tchétchénie, sur la période janvier-février 2003.

Enfin, ces documents officiels montrent que le début de l'année n'a donné lieu à aucun répit pour les civils en Tchétchénie. Un "tableau d'analyse comparative des crimes lourds commis sur le territoire de la Tchétchénie en janvier, février et mars 2003" recense, sur cette période, "70 assassinats, 126 enlèvements, 19 cas de disparitions (sans enlèvement), deux viols et 25 cas de découvertes de fragments de corps humains".

Dans quel but ce rapport a-t-il été établi ? Au moment du "référendum constitutionnel", tenu le 23 mars dans la République par Moscou pour faire croire au monde extérieur qu'un processus politique était en cours, certains cherchaient peut-être à offrir au président russe une vision plus réaliste de la situation en Tchétchénie, tranchant avec les assurances fournies par la hiérarchie militaire. Mais on peut supposer que M. Poutine, issu des services secrets, avait déjà les relais nécessaires pour être tenu au fait de la véritable tournure des événements.

Une autre explication possible tiendrait aux ambitions du mufti Akhmed Kadyrov. Le chef de l'administration pro-russe, nommé par Moscou, veut s'appuyer sur le "référendum" pour être élu cette année président de la Tchétchénie, à la place d'Aslan Maskhadov, le chef des indépendantistes, retranché dans la guérilla armée. Conscient que les exactions perpétrées contre la population civile mine son assise, déjà faible, Akhmed Kadyrov aurait-il cherché à alerter le pouvoir central sur les dérives des soldats de Moscou ?

Etablies sur la base de données recueillies localement par les autorités gouvernementales tchétchènes, ces informations constituent un aveu qui contredit du tout au tout le discours officiel russe. Oui, disent ces pages, l'armée russe commet des crimes de guerre. Oui, la Tchétchénie est un pays émaillé de charniers. Non, aucune amélioration n'a été observée ces derniers mois. Publiquement, le pouvoir russe garde un silence total sur ces faits qui se déroulent sur un territoire interdit aux médias.

Natalie Nougayrède

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 12.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-11 12:40:04
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Vendredi 11 avril 2003

MOZAMBIQUE

Mozambique, la

 famine oubliée


Cyclone, sécheresse et à présent la faim: le PAM appelle à l'aide.

Par Sabine CESSOU

vendredi 11 avril 2003


 
 
 

Le PAM ne parvient à fournir une aide alimentaire qu'à 43 % des 440 000 personnes qu'il compte dans son programme d'urgence, sur un total de 655 000 personnes «vulnérables».
  Mozambique envoyée spéciale

ouna éclate d'un rire nerveux à la question de savoir quand elle a mangé de la viande pour la dernière fois. «A Noël, nous avons eu du poisson», répond-elle entre deux spasmes. Le visage émacié, cette Mozambicaine ne fait pas partie des bénéficiaires du programme «nourriture contre travail» du Programme alimentaire mondial (PAM). Dans son village de la province déshéritée de Guija, au centre du pays, à plus de 300 kilomètres de Maputo, la capitale, elle doit se contenter, depuis novembre, de mauvaises herbes. Des plantes rampantes qui poussent un peu partout et qu'elle fait bouillir chaque jour. Avec quelques petits fruits jaunes, qu'elle pèle pour faire du jus, c'est la base alimentaire de sa famille de six personnes. «Nous avons faim», répète-t-elle sans cesse.

Trois ans après les grandes inondations qui ont tout emporté sur leur passage, maisons, cultures, bétail et équipements, le Mozambique n'a pas été épargné par la sécheresse qui sévit dans toute l'Afrique australe. Neuf personnes sont mortes de faim, depuis le début de l'année, dans la province reculée de Tete, au nord du pays. Les champs de maïs, qui s'étendent à perte de vue, ne sont plus que pousses jaunies et brûlées par le soleil. Il n'a pas plu depuis novembre. La récolte est perdue. Les habitants des zones rurales, parmi les populations les plus pauvres du monde, sont d'autant plus durement frappés qu'ils n'ont pas eu le temps, en trois ans, de se relever des inondations.

«Nourriture contre travail.» «C'est une malédiction», affirme Zacharias, un ancien éleveur qui a perdu ses quatre chèvres il y a trois ans. Il retourne ses poches, désespérément vides. Voilà plusieurs mois qu'il n'a pas gagné le moindre argent. Ce père de sept enfants ne compte ni sur son gouvernement ni sur les investisseurs privés, qui ne «s'intéressent pas à l'agriculture de ce pays», dit-il. Il ne doit sa survie qu'au PAM. Grâce au programme intitulé «nourriture contre travail», il reçoit chaque mois des rations, en échange de son labeur quotidien. Il aide à faire pousser des tomates, dans l'un des rares champs irrigués de Guija.

«Notre programme cherche à améliorer la situation sur le terrain en début de crise alimentaire», explique Michel Denis, un jeune canadien qui supervise les opérations de distribution dans la région de Maputo. Les travaux d'utilité publique ainsi réalisés vont de l'introduction de petites cultures de subsistance à la construction de digues en terre pour éviter de nouvelles crues du fleuve Limpopo, tout proche. Chaque participant a droit à des rations pour cinq personnes, quel que soit le nombre de personnes à charge. Le PAM s'assure par ailleurs qu'un seul membre de chaque famille en bénéficie.

Rations insuffisantes. Avec beaucoup de précautions, sans vouloir faire mauvaise impression devant le responsable local de l'association américaine Samaritans, qui sert de relais au PAM dans le district, Zacharias affirme que les rations ne suffisent pas. «Une ration comprend 500 g de céréales, 50 g de haricots et 25 g d'huile végétale par jour, détaille-t-il. Comment faire, alors que nous avons tous plus de dix personnes à charge

Malheureusement, le PAM ne peut pas servir tout le monde. Alors que l'agence onusienne sonne constamment l'alarme, les bailleurs de fonds se mobilisent de moins en moins. Le 7 avril encore, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, James Morris, le directeur général du PAM, a plaidé pour l'Afrique. «Nous sommes tous saisis par la guerre en Irak, a-t-il déclaré. Mais aujourd'hui, près de 40 millions d'Africains sont en plus grand danger.» Et de dénoncer une politique du «deux poids, deux mesures», qui consiste à «accepter des niveaux de souffrance en Afrique qui ne le seraient jamais dans aucune autre région du monde».

Aggravés par le sida, un fléau qui prive les campagnes de toute une génération d'adultes, laissant enfants et grands-parents livrés à eux-mêmes, les besoins du continent noir s'élèvent à 1,8 milliard de dollars cette année. Sur ce montant, équivalent à toutes les ressources rassemblées l'an dernier par le PAM à travers le monde, il manque encore 1 milliard. Bonne nouvelle, cependant : les Etats-Unis et la France travaillent ensemble sur la question, qui sera abordée lors de la prochaine réunion du G8, à Evian, au mois de juin. En attendant, le nombre de Mozambicains ayant besoin d'une aide alimentaire est passé de 600 000 à 1,4 million entre janvier et mars, selon l'Institut national de gestion des catastrophes (INGC) du Mozambique. Le PAM, de son côté, ne parvient à fournir une aide alimentaire qu'à 43 % des 440 000 personnes qu'il compte dans son programme d'urgence, sur un total de 655 000 personnes «vulnérables».

Nouveau cyclone. La situation menace à tout moment d'empirer. L'ancienne colonie portugaise, située sur les rives de l'océan Indien, redoute en effet de nouvelles catastrophes naturelles. Son gouvernement impute des risques d'inondation au dérèglement climatique de la planète. En mars, un nouveau cyclone semble lui avoir donné raison. Des images de maisons détruites, de champs inondés et de populations réfugiées ont rappelé la catastrophe de 2000. Comme un autre mauvais coup du sort, entre déluge et sécheresse.

Un pays parmi

les plus

pauvres



vendredi 11 avril 2003


 
 
 

 

avagé par une guerre civile durant vingt-cinq ans (1977-1992) et soumis alternativement à des périodes de sécheresse et des inondations, le Mozambique est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Depuis quelques années, cette ancienne colonie portugaise, devenue indépendante en 1975, connaît certes des taux de croissance encourageants, de l'ordre de 10 %. Mais 70 % de ses 16 millions d'habitants vivent encore sous le seuil de pauvreté. Le pays dispose essentiellement de ressources agricoles. Au pouvoir à Maputo depuis 1986, le président Joaquim Chissano a annoncé qu'il ne se représenterait pas lors du prochain scrutin, en 2004.




ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-11 12:39:16
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Vendredi 11 avril 2003

CUBA
AMERIQUES

Les procès de Cuba
sont terminés

Les 75 opposants déclarés coupables de collaboration avec des diplomates américains ont écopé d'un total cumulé de 1.454 années de prison.

 
Raul Ribero (AP)
 
Les dernières sentences sont tombées jeudi à Cuba dans les procès expéditifs de dissidents arrêtés lors d'une vaste opération de répression le mois dernier. Les 75 opposants, déclarés coupables de collaboration avec des diplomates américains, ont écopé d'un total cumulé de 1.454 années de prison.
«Il n'y a jamais rien eu de tel dans l'histoire de Cuba», a réagi Elizardo Sanchez, militant de longue date, dont la Commission cubaine pour les droits de l'Homme et la réconciliation nationale, illégale mais tolérée, a suivi les arrestations et les procès.
Cinq chefs de l'opposition, dont Sanchez, ont adressé une lettre ouverte «à tous les gouvernements démocratiques et les organisations dans le monde», les appelant à «rejeter ouvertement cette vague de répression».
Quelque 75 peines allant de 6 à 28 ans de prison ont été prononcées.

Saper le système

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque, a défendu le régime, affirmant que l'hostilité croissante de Washington le forçait à se protéger de l'opposition soutenue par les Etats-Unis pour saper le système communiste.
Une vingtaine de journalistes indépendants figurent parmi les condamnés. Ricardo Gonzalez, rédacteur en chef du magazine «De Cuba», et le poète et journaliste Raul Rivero se sont chacun vu infliger 20 ans de réclusion criminelle.
A Washington, le secrétaire d'Etat Colin Powell a dénoncé cette «détestable répression» et appelé le président Fidel Castro à libérer ces «prisonniers de conscience». «Près de 80 représentants d'une société civile de plus en plus importante et indépendante ont été arrêtés, reconnus coupables et condamnés à de longues peines de prison au cours de procès sommaires et secrets», a-t-il écrit dans un communiqué, alors que «leur seul crime est de vouloir les droits de l'Homme et des libertés de base». Il a ajouté que les Etats-Unis et les communauté internationale n'auraient de cesse que «les Cubains qui veulent des changements pacifiques aient le droit de le faire». AP


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-11 11:27:19
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Vendredi 11 avril 2003

ACTUALITES DIPLOMATIQUES
Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Sommaire du point de presse d'une porte-parole du Quai d'Orsay du 10 avril 2003:

1 - IRAK
2 - FRANCE/ESPAGNE
3 - PROCHE-ORIENT/ARABIE SAOUDITE
4 - PARLEMENT EUROPEEN
5 - RENCONTRES POUR L'EUROPE
6 - BIENS PUBLICS MONDIAUX
7 - DEFENSE EUROPEENNE
8 - EUROPE

==================================================

1 - IRAK

''Au sujet de la situation en Irak, je vous rappelle le communiqué de la présidence de la République de ce jour :
Début de citation : ''La France, comme toutes les démocraties, se réjouit de la chute de la dictature de Saddam Hussein et souhaite la fin rapide et effective des combats.
Il est nécessaire maintenant de créer les conditions qui rendront au peuple irakien sa dignité dans la liberté retrouvée.
L'urgence est de permettre sans délai l'acheminement en Irak de l'aide humanitaire sous toutes ses formes. Dès que possible, après la phase nécessaire de sécurisation, l'Irak doit retrouver avec la légitimité donnée par les Nations Unies, sa pleine souveraineté dans une région stabilisée.''Fin de citation.
Je vous indique également la déclaration que vient de prononcer le ministre des Affaires étrangères à Sainte Maxime.
Début de citation : ''Avec la chute du régime de Saddam Hussein, c'est une page sombre qui se tourne. Et nous nous en réjouissons.
Nous sommes à un moment décisif de l'histoire de l'Irak et je veux croire à un nouvel espoir pour le peuple iraquien avec la fin de la dictature, un espoir de liberté et de développement.
Je pense aux souffrances qu'il a endurées et qu'il connaît encore à travers la guerre. La priorité aujourd'hui est de répondre à l'urgence humanitaire.
Je pense aussi aux peuples arabes, à leurs inquiétudes et à leurs sentiments mêlés souvent de frustration, d'injustice et d'humiliation.
Je souhaite que les combats s'achèvent le plus vite possible pour que l'Irak, avec l'appui de toute la communauté internationale, puisse s'atteler à sa reconstruction dans le respect de son unité, de son intégrité territoriale et de sa souveraineté.
Ensemble il faut maintenant construire la paix en Irak et cela passe pour la France par un rôle central des Nations unies. Ensemble il faut construire la paix dans toute la région et cela passe, aussi, par la recherche déterminée d'un règlement du conflit israélo-palestinien.'' Fin de citation.''

(Quelle est, selon vous, la légitimité et la légalité d'une administration civile et militaire américaine de l'Irak et celles du gouvernement irakien qui sera suscité par elle ?)
''Comme les autorités françaises l'ont indiqué dans leurs déclarations les plus récentes, toute légitimité passe nécessairement par les Nations-unies.''

(Les sérieuses réserves - pour ne pas dire plus - exprimées par la France au sujet de l'invasion de l'Irak sont-elles toujours valides à la lumière des derniers événements?)
''Nous avons été confrontés, lors des derniers mois, au choix de la guerre ou de la paix. Chacun a pris ses responsabilités en pleine conscience.
Aujourd'hui, se pose le choix de la paix. La France, fidèle à ses choix, estime pour sa part que la paix relève de la responsabilité collective.''

(L'ambassadeur d'Irak à l'Onu, Mohamed al-Douri aurait quitté New York pour Paris. Avez-vous confirmation de son arrivée en France?)
''A notre connaissance, M. Mohamed Al-Daouri ne ferait que transiter par la France.''

(L'ambassadeur de France à Bagdad doit-il rejoindre dans les prochains jours la capitale irakienne?)
''Le chef de la section des intérêts français en Irak a quitté Bagdad pour raison de sécurité. Son retour en poste n'est pas prévu dans l'immédiat.''

(Par ailleurs, est-il exact que le chargé d'affaires irakien à Paris doit être reçu aujourd'hui au Quai ?)
''Je n'en suis pas informée.''

2 - FRANCE/ESPAGNE

''Le ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, rencontrera demain vendredi 11 avril à Madrid son homologue espagnole, Mme Ana Palacio pour un déjeuner de travail.
Au cours de leur entretien, les ministres évoqueront les principaux dossiers internationaux, notamment la situation en Irak. Les ministres examineront également les questions européennes telles que celles de l'avenir institutionnel de l'Union et feront le point sur notre coopération bilatérale. ''

3 - PROCHE-ORIENT/ARABIE SAOUDITE

''Le ministre effectuera un déplacement du 11 au 13 avril en Egypte, en Syrie, au Liban et en Arabie Saoudite.
Cette visite s'inscrit dans le cadre de la concertation et de la coopération régulière que nous entretenons avec ces pays et intervient dans une période importante pour la région. Alors que la situation en Irak est évolutive et que nous sommes préoccupés par la situation humanitaire de la population, ce voyage a un quadruple objectif :
- écouter ce que nos interlocuteurs ont à nous dire sur l'Iraq, l'avenir de ce pays et de la région en général.
-exposer notre attachement aux principes de légalité internationale et de responsabilité collective, tout aussi pertinents hier que pour l'après guerre demain.
- réaffirmer l'urgence qui s'attache à relancer l'initiative sur la question palestinienne avec la publication prochaine de la feuille de route.
- entretenir en ce moment particulièrement important le dialogue politique auquel nous attachons un grand prix, qu'il s'agisse des questions internationales ou des sujets bilatéraux.
Le ministre se rendra le vendredi 11 avril en Egypte où il sera reçu par le président de la République, M. Hosni Moubarak, et aura des entretiens avec son homologue, M. Ahmed Maher. Il prononcera samedi au Caire un discours sur le monde méditerranéen et le Moyen- Orient qui exposera notre vision de la région et de l'avenir des relations que nous entretenons avec elle. Il rejoindra ensuite la Syrie, où il sera reçu par le président de la République, M. Bachar Al Assad et s'entretiendra avec son homologue syrien, M. Farouk Al Charaa. Il se rendra samedi soir au Liban où il sera reçu par le président de la République, M. Emile Lahoud, le président du Parlement, M. Nabih Berri et celui du conseil des ministres, M. Rafic Hariri. Il s'entretiendra également avec son homologue libanais, M. Mahmoud Hammoud. Le Ministre achèvera son voyage en Arabie Saoudite, où il devrait être reçu par le Roi Fahd et le Prince héritier Abdallah ainsi que par son homologue, le Prince Saoud Al Faysal.!
''

(Les mises en garde adressées à Damas par le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld vous paraissent-elles justifiées ? Préfigurent-elles, selon vous, un élargissement du conflit souhaité par une large fraction de l'opinion américaine ?)

''Je n'ai pas de commentaire particulier. Comme l'a indiqué le ministre, notre objectif reste bien celui de la paix et de la stabilité dans toute la région.''

4 - PARLEMENT EUROPEEN

Je vous rappelle notre communiqué du 9 avril par lequel Mme Noëlle Lenoir saisit le président Pat Cox pour que le Parlement européen respecte ses obligations institutionnelles à Strasbourg. Début de citation : ''Noëlle Lenoir, ministre française des affaires européennes, a fait part au président du Parlement européen, M. Pat Cox, de sa surprise et de sa profonde préoccupation, à la suite des votes intervenus le 9 avril réduisant à 10 le nombre de sessions plénières que ce Parlement tiendrait à Strasbourg en 2004, au lieu des 11 sessions résultant des traités et de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes, en année électorale.
La ministre a demandé au président Pat Cox de bien vouloir réunir dès le 10 avril la Conférence des présidents du Parlement européen afin de rétablir sans délai le nombre de sessions plénières à Strasbourg conforme au droit en vigueur.
La ministre avait, le 5 mars dernier, appelé l'attention du Président Pat Cox et des Présidents de l'ensemble des groupes politiques de ce Parlement sur le caractère impératif des prescriptions en cause. Elle fait savoir aujourd'hui que le Gouvernement français prendra toutes dispositions pour que le droit applicable en la matière soit strictement respecté.
La ministre sera le 10 avril à Strasbourg afin d'installer le Comité de pilotage sur la valorisation de Strasbourg comme capitale européenne, dont le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin lui a confié la Présidence. Elle y évoquera à cette occasion les suites à donner aux votes du Parlement européen''.Fin de citation.

5 - RENCONTRES POUR L'EUROPE

''Mme Noëlle LENOIR, ministre déléguée aux Affaires européennes, se rendra vendredi 11 avril à Valenciennes dans le cadre de sa campagne '' Rencontres pour l'Europe ''.
Ces Rencontres pour l'Europe s'inscrivent dans la Campagne gouvernementale d'information souhaitée par le Premier ministre qui a confié à Noëlle Lenoir la mission d'aller à la rencontre des Français pour mener une campagne d'information sur le thème de l'élargissement de l'Europe.
A l'occasion de ce déplacement dont le thème central portera sur les fonds structurels européens, et afin d'associer les Français au grand débat public sur l'avenir de l'Europe, Mme Lenoir rencontrera des élus locaux, des chefs d'entreprises, ainsi que des étudiants.''

6 - BIENS PUBLICS MONDIAUX

''M. Pierre-André WILTZER, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, a signé le mercredi 9 avril 2003 à Paris, avec M. Frank BELFRAGE, ambassadeur de Suède en France, un accord intergouvernemental par lequel les deux pays créent un Groupe de travail international sur les Biens publics mondiaux, qui avait été annoncé lors du sommet de Johannes bourg et dont le mandat s'achèvera le 31 décembre 2005.
Le Groupe de travail sera co-présidé par M.Ernesto ZEDILLO, ancien président du Mexique, aujourd'hui directeur du Centre d'études sur la mondialisation de l'Université de Yale aux Etats-Unis, et M. Tidjane THIAM, ancien ministre du Plan de Côte d'Ivoire, qui exerce aujourd'hui de responsabilités dans le secteur privé. Il sera composé d'une quinzaine de personnalités de haut rang, qui représenteront, par la diversité de leurs origines géographiques et professionnelles (responsables politiques, universitaires, représentants du secteur privé et de la société civile), l'ensemble des parties intéressées.
Les objectifs de ce groupe de travail seront : approfondir la réflexion sur les Biens publics mondiaux, d'un point de vue pratique et politique, chercher à définir les biens publics mondiaux ou régionaux essentiels dans une optique de développement durable et de lutte contre la pauvreté, analyser les conditions actuelles de production, de financement et de préservation, faire des propositions pour les améliorer, travailler de manière ouverte et transparente en associant l'ensemble des parties intéressées, et remettre un rapport de propositions concrètes en termes d'action politique.
La France contribuera au financement de ce groupe de travail.''

7 - DEFENSE EUROPEENNE

(La France est-elle favorable : 1/ à une clause de solidarité collective entre Européens, 2/ à une agence européenne de l'armement, 3/ à la création d'un Etat-major franco-belgo-germano-luxembourgeois dès le 1er mai 2004, 4/ à une agence chargée de coordonner les capacités militaires de ces quatre pays, 5/ à la création d'une force humanitaire quadripartite ?.)
''Sur vos deux premiers points, je vous renvoie à la contribution commune franco-allemande à la Convention pour l'avenir de l'Europe du 21 novembre dernier, qui aborde, entre autres, ces questions.
Pour le reste, attendons les discussions et les conclusions du sommet du 29 avril.''

8 - EUROPE

(Un compromis est-il possible avec Madrid sur la répartition des contrats du programme Galileo ou bien ce programme peut-il être engagé sans la participation de l'Espagne ?)
''Comme vous le savez, l'Espagne est un acteur historique et dynamique de la construction spatiale européenne.
Nous comprenons et apprécions la volonté espagnole d'être, sur le programme Galileo, l'une des nations les plus en pointe.
Les discussions se poursuivent actuellement sur la clef de répartition du financement et des programmes de Galileo.
La France espère que la résolution de la question des souscriptions au programme sera bientôt résolue afin que le développement de Galileo commence sans tarder davantage.''

- - - - - - - - - - - -
Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-11 11:04:13
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