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Publié le mercredi 2 avril 2003

Mercredi 2 avril 2003

IRAK
LA GUERRE

Un ministre italien
accuse la France

Rocco Buttiglione, ministre des Affaires européennes, estime que la France, par la menace de son droit de veto dans la crise irakienne, a rendu l'ONU "impuissante" et sans crédibilité.

 
Rocco Buttiglione
 
La France a commis "une erreur" dans la crise irakienne en jouant la carte du "jusqu'au-boutisme" qui a finalement conduit à la guerre, estime le ministre italien des Affaires européennes Rocco Buttiglione, dans un entretien avec le journal La Tribune publié mardi.
"En jouant la carte du jusqu'au-boutisme, la France a commis une erreur", déclare Rocco Buttiglione.
Le ministre italien estime qu'une deuxième résolution aurait été préférable car, "ainsi, l'horreur d'une guerre aurait pu être évitée".
Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi avait déjà accusé la France lors du sommet européen de Bruxelles les 20 et 21 mars derniers d'avoir, par la menace de son droit de veto dans la crise irakienne, rendu l'ONU "impuissante" et sans crédibilité.

Paris est "froissé"

Le gouvernement français s'était dit "froissé" par ces accusations et a signifié jeudi à Rome son mécontentement aux autorités italiennes.
Rocco Buttiglione estime par ailleurs que le sommet prévu le 29 avril à Bruxelles sur la défense européenne entre la France, l'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg est aussi "une erreur". "Cette réunion est une erreur et risque d'accentuer les divergences entre partenaires en donnant l'impression que l'Europe est assommée par les divisions", juge le ministre italien.
Son collègue aux Affaires étrangères, Franco Frattini, a toutefois proposé dans un entretien publié mardi dans la presse italienne que cette réunion, qu'il qualifie de "bonne initiative", soit élargie aux Quinze.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-02 11:46:43
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Mercredi 2 avril 2003

IRAK
LA GUERRE

Un "gouvernement Bush"
pour l'Irak

Selon le Guardian, l'administration US prépare un gouvernement de 23 ministères dirigés par des Américains qui prendraient leur fonction à mesure que les régions tombent aux mains des alliés.

 
Paul Wolfowitz
 
L'administration Bush prépare en secret au Koweït un gouvernement de 23 ministères qui seraient dirigés par des Américains et qui prendraient leur fonction au fur et à mesure que les régions "tombent", révèle mardi le quotidien britannique The Guardian.
Des membres de ce gouvernement seraient déjà arrivés au Koweït en vue d'une chute du régime du président irakien Saddam Hussein, ajoute le journal.
Il serait chargé de prendre le pouvoir en Irak "ville par ville". Les zones déclarées "libérées" par le commandant de la guerre en Irak, le général Tommy Franks passeraient sous contrôle de ce gouvernement sous la houlette du général Jay Gardner, officiellement chargé de la reconstruction en Irak, ajoute le Guardian.
Chacun des 23 Américains dirigeant autant de "ministères" disposerait de quatre conseillers irakiens mais la composition de ce gouvernement, note le journal, qui relève principalement du secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone, a contrarié le général Gardner.

Des Irakiens contestés

Ce dernier, nommé par le Pentagone, a dû accepter, ajoute le quotidien, la nomination de certaines personnalités irakiennes controversées dont celle d'Ahmed Chalabi, le chef du Congrès national irakien, l'un des principaux partis d'opposition irakiens, basé à Londres.
Ahmed Chalabi, 57 ans, fils d'une richissime famille de banquier irakienne, a su se faire un nom à Washington en dépit d'une condamnation pour fraude en Jordanie, devenant l'une des principales figures de l'opposition irakienne.
Il dispose d'un solide soutien parmi les "faucons" de Washington dont le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et de l'un de ses proches Richard Perle, qui vient de démissionner de la présidence du Conseil pour la politique de défense (DPB), organe consultatif du Pentagone.
En imposant Ahmed Chalabi "et sa clique", affirme le Guardian, M. Wolfowitz tente de calmer la colère de l'opposition hostile à un gouvernement américain.
"Il n'est certainement pas dans les intentions du CNI de conseiller des ministres américains en Irak. Notre position est qu'aucun Américain ne devrait diriger les ministères irakiens", a indiqué une source du CNI au journal.
"Nous appelons à un gouvernement provisoire", a ajouté cette source.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-02 11:45:53
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Mercredi 2 avril 2003

TCHETCHENIE
RUSSIE Après le référendum du 23 mars
Les Tchétchènes prorusses se déchirent


Moscou : de notre correspondant Patrick de Saint-Exupéry
[02 avril 2003]

Un scrutin à l'allure de farce, des rivalités prêtes à éclater dans le camp des Tchétchènes prorusses, une rébellion qui poursuit son harcèlement et des forces militaires toujours adeptes du «nettoyage» : quinze jours après la tenue du référendum constitutionnel organisé par Moscou en Tchétchénie, les promesses de retour «à la vie normale» apparaissent pour ce qu'elles étaient, de simples mots.

Le scrutin, tout d'abord, a été marqué de tant d'irrégularités qu'il en apparaît surréaliste. Dans un bureau de vote comptant 2 900 inscrits, il y eut 5 000 votants. Dans d'autres, supposés être assiégés par de longues queues, des observateurs indépendants comptèrent «cinq personnes». Dans le village de 700 habitants de Zabir Iourt, où habitent les parents du chef indépendantiste Aslan Maskhadov, la participation fut officiellement de 100% et l'on recensa 100% de oui à la Constitution. Le président de la Commission électorale russe n'a rien trouvé à redire à l'organisation. Les officiels du Kremlin ont, eux, salué un résultat «dépassant les attentes les plus optimistes». Avec un taux de participation de 89,5%, dont 96% approuvant la nouvelle constitution, l'on n'est pas loin du meilleur de la tradition soviétique.

Conséquence directe de ce scrutin, les Tchétchènes prorusses, aux appétits aiguisés par la perspective d'élections à venir, ont commencé à s'entre-déchirer. Semblable à lui-même, le mufti Akhmad Kadyrov, un ancien rebelle aujourd'hui rallié à Moscou et parfois qualifié de «dictateur» par la presse russe, s'est efforcé de tirer les marrons du feu à coups de forfanterie : «Je conseille à Aslan Maskhadov (le leader de la rébellion), a-t-il déclaré, d'annoncer son départ et de demander pardon à genoux au peuple tchétchène.» Se déclarant candidat à des présidentielles, le riche homme d'affaire Malik Saïdoullaïev s'en est pris violemment à Akhmad Kadyrov : «Ses hommes armés terrorisent la population», a-t-il dit, l'accusant d'avoir fait assassiner plusieurs de ses partisans.

Sur ce fond de réjouissances annoncées, les rebelles tchétchènes ont poursuivi leurs activités de harcèlement. Au cours de la semaine dernière, neuf véhicules blindés russes pris dans des embuscades ont été détruits. A dix-sept reprises, soit plus de deux fois par jour, les forces fédérales ont été attaquées.

Comme à l'habitude, les forces russes ont répliqué. Par des opérations de nettoyage et de contrôle. Dans le quotidien Izvestia, un colonel du GRU, passé par l'académie militaire de Frunze et présent en Tchétchénie depuis deux ans, fait un aveu. Évoquant les nombreux assassinats commis durant la nuit à l'occasion d'opérations de nettoyage, il assure : «A peu près 30% des gens enlevés et tués la nuit le sont à cause de différents entre Tchétchènes. 20% sont de la responsabilité de la rébellion, qui tue les collaborateurs. Nous en éliminons 50%». Selon le procureur de Tchétchénie, 1 700 personnes ont été enlevées depuis le début de la seconde guerre.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-02 11:31:08
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Mercredi 2 avril 2003

CUBA
CUBA Plus de 70 journalistes et opposants arrêtés
Castro relance la répression contre la dissidence


Tanguy Berthemet
[02 avril 2003]

Fidel Castro aura attendu le bon moment. Tandis que le monde entier n'a d'yeux que pour l'Irak, le régime cubain vient de lancer une vaste campagne contre ses dissidents de l'intérieur. Cette vague de répression, la plus importante depuis une décennie, s'abat alors que l'île connaissait depuis quatre ou cinq ans une période de relative tolérance symbolisée par la naissance du projet Varela. Cette pétition, qui a recueilli plus de 20 000 signatures, réclame des réformes et l'instauration d'un état de droit à Cuba. Ce léger souffle de liberté était donc trompeur. «Il existe toujours à Cuba cette ligne rouge invisible à ne pas franchir. Certains ont dû la passer», analyse Olivier Languepin, spécialiste du régime castriste (1).

Selon la Commission cubaine des droits de l'homme et de la réconciliation nationale (CCDHRN), une organisation illégale mais jusqu'alors tolérée, plus de 75 opposants auraient été appréhendés depuis le 18 mars, date des premières arrestations. Les journalistes indépendants, enhardis ces dernières années, ont été les premières cibles. Fer de lance de la presse libre, le poète Raul Rivero, 58 ans, fondateur de Cuba Press, une agence d'information indépendante sur Internet, est «tombé» dès les premiers jours de la rafle. L'économiste Marta Beatriz Roque, Jorge Olivera et Hector Palacio, autres célébrités de la lutte anticastriste, n'ont pas tardé à le rejoindre à la prison de La Havane. L'arrestation de ces figures de l'opposition sonne comme un indicateur de la volonté du pouvoir castriste de faire taire toute contestation.

Fait sans précédent, le gouvernement a d'ailleurs très officiellement reconnu dans un communiqué que «des dizaines d'arrestations» pour des «actes de trahison au service d'une puissance étrangère, mettant en danger la sécurité de notre patrie héroïque», avaient été opérées. Nommément visé, le chef de la section d'intérêts américains à La Havane, James Cason. En poste depuis six mois, ce diplomate a multiplié les gestes en direction des opposants, jusqu'à organiser des réceptions et mettre à leur disposition ordinateurs et connexions Internet. Il existe «des lois sévères contre les faits graves de complicités avec l'ennemi», a brutalement rappelé le gouvernement. La menace inquiète d'autant plus les proches des personnalités arrêtées qu'elles n'ont pu recevoir ni avocats ni même motifs officiels à leurs arrestations. Or la loi dite «de protection de l'indépendance nationale», votée en 1999 mais jamais appliquée, prévoit des peines allant jusqu'à vingt ans de prison pour la diffusion d'informations pouvant être utilisées par les États-Unis.

Mais les menées de l'émissaire de Washington, quoique jugées «peu subtiles» par bien des spécialistes de la politique cubaine, ne semblent en fait qu'un prétexte pour le régime. La véritable cible serait les mouvements politiques, et plus particulièrement le projet Varela. Toujours libre, son dirigeant, Oswaldo Paya, lauréat du prix Sakharov du Parlement européen et en lice pour le prix Nobel de la paix, estime que cette répression cherche avant tout à nuire «aux changements pacifistes». Son projet a été durement touché. «Plus de la moitié des personnes arrêtées en province sont des coordinateurs de Varela», assure-t-il. Olivier Languepin ne s'en étonne pas. «Jusqu'ici la dissidence se limitait à de simples individus isolés. Le projet Varela peut, au contraire, marquer le début d'une opposition organisée beaucoup plus dangereuse pour ce régime en bout de course.»

(1) Cuba, la faillite d'une utopie, éd. Gallimard-Folio.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-02 11:30:00
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Mercredi 2 avril 2003

IRAN


AFP Général
International, mercredi 2 avril 2003

Les conservateurs rejettent un projet de loi crucial de Khatami (PAPIER GENERAL)

Laurent LOZANO

TEHERAN (AFP) - Les conservateurs iraniens ont dénié à Mohammad Khatami le droit de contester leurs pouvoirs, en invoquant la Constitution et la charia pour rejeter un des deux projets de loi sur lesquels le président réformateur fonde ses ultimes espoirs de changement.

Le Conseil de surveillance, gardien de la loi fondamentale et de la loi coranique, a rejeté mardi soir, comme prévu, un texte modifiant la loi électorale et restreignant le champ d'intervention de ce même Conseil de surveillance sur les candidatures aux élections, a rapporté l'agence officielle Irna mercredi.

Le Conseil, organe institutionnel fondamental aux mains des conservateurs, a signifié aux réformateurs qu'il n'entendait pas lâcher une bribe de ses pouvoirs en disant qu'il "doit être la seule autorité à juger de la régularité des élections".

Par ailleurs, le projet de loi déposé en septembre par le président Khatami et approuvé depuis par le parlement réformateur contenait 39 contradictions à la Constitution et sept aux principes de l'islam, a-t-il déclaré.

Ce projet ainsi qu'un autre visant la justice, autre bastion des conservateurs, ont été présentés jusque chez les partisans de M. Khatami comme le va-tout du président dans l'âpre partie qui l'oppose aux conservateurs.

Pour les réformateurs, le Conseil de surveillance est un des instruments essentiels de l'obstruction des conservateurs au changement depuis la première élection triomphale de M. Khatami en 1997. Le Conseil fait en effet un usage massif, et totalement arbitraire selon les réformateurs, de son droit de censure des candidatures. Et les conservateurs ont d'ores et déjà assuré que les candidats réformateurs aux législatives de 2004 devraient passer à nouveau sous les fourches caudines du Conseil.

Aussi le refus d'une remise en cause de ses prérogatives, "insulte au sang des martyrs" selon les conservateurs, était-il tout sauf inattendu.

Le Conseil a déclaré qu'il était seul habilité à juger de la légalité des consultations électorales, mais aussi qu'il était, pour les candidats désavoués, l'instance de recours contre ses propres décisions. Il a insisté sur son "droit d'approbation" (et donc de désapprobation) des candidats et sur le fait qu'il pouvait l'exercer à tout moment, même pour annuler une élection.

Selon le Conseil, le projet Khatami transgresse la charia parce qu'il stipule seulement qu'un candidat doit être musulman et non plus qu'il doit "prouver" qu'il est pratiquant musulman et qu'il est loyal à la République islamique.

Le Conseil de surveillance refuse aussi que disparaisse de la loi électorale l'interdiction de concourir faite aux partisans des partis interdits ou à ceux qui ont été liés au régime monarchique.

Le texte doit à présent revenir pour amendement devant le Parlement. Celui-ci décidera de prendre en compte ou non les objections du Conseil. Si les désaccords persistent, le projet se retrouvera devant le Conseil de discernement, autre organe aux mains des conservateurs.

Le Conseil de discernement, dirigé par l'ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, a récemment arbitré en défaveur des députés un litige entre le Parlement et le Conseil de surveillance sur le budget de ce dernier.

La confrontation faciale annoncée depuis des mois semblait alors arrivée lorsque les députés ont annoncé qu'ils bloqueraient le travail du Parlement. Le lendemain cependant, un compromis était trouvé.

L'accueil fait à la décision du Conseil de surveillance est cependant d'autant plus attendu que les réformateurs ont essuyé une cuisante défaite aux municipales du 28 février et qu'une réaction semble s'imposer avant les législatives.

Le rejet du projet Khatami a été annoncé mercredi dans le climat de torpeur politique suscité par les fêtes de la nouvelle année iranienne et la guerre en Irak. Le Parlement ne devrait pas siéger avant plusieurs jours.

lal/sba

Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Lois et règlements
Sujet(s) - AFP Général : Iran; politique; Khatami; Irak
Heure de publication : 12:16 GMT
Taille : Moyen, 455 mots

© 2003 AFP. Tous droits réservés.

Doc. : 20030402AF0FRS635_092_141656


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-02 11:29:11
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Mercredi 2 avril 2003

BOLIVIE
Des centaines de personnes ensevelies en Bolivie Dépêche reçue le 2/04/2003 à 15:42 [<>] Le glissement de terrain à Chima Les premiers secours étaient attendus mercredi dans la journée à Chima, commune aurifère très isolée à 250 km au nord de La Paz où un glissement de terrain, provoqué par de fortes pluies tropicales, a enseveli, dans la nuit de dimanche à lundi, entre 200 et 400 personnes. Plus de 48 heures après la tragédie, sans précédent en Bolivie, un pays où pourtant les catastrophes naturelles sont fréquentes, les autorités n'étaient toujours pas en mesure de fournir un bilan autre qu'approximatif sur le nombre des victimes. "En raison de l'importance du désastre, il est très difficile de préciser le nombre de morts", a déclaré Mateo Laura, le préfet de la juridiction de La Paz, dont Chima fait partie. "Nous savons que des centaines de chercheurs d'or ont été ensevelis, avec le temps nous les considérerons comme morts", a-t-il ajouté. A la tombée de la nuit mercredi, 13 cadavres avaient pu être dégagés, sept blessés soignés et 130 sinistrés recensés, selon le préfet du département de La Paz, Mateo Laura. L'énorme glissement de terrain a affecté un tiers de la localité, située près de la rivière Tipuani, et a enseveli ou détruit quelque 400 habitations précaires de chercheurs d'or, en majorité des pauvres, d'origine aymara ou des métis. Avant la tragédie, des centaines d'orpailleurs, organisés en coopératives, travaillaient quotidiennement sur cette colline. Un enfant dans les ruines de sa maison à Chima Quelque 40% de Chima, commune de 3.000 habitants ressemblant à campement de pionners, ont été emportés, selon les témoins sur place. Deux cents habitants, survivants du quartier enfoui, ont passé une grande partie de la nuit, à la lueur de torches ou de lampes de fortune, à tenter de retrouver des parents ou des voisins dont ils sont sans nouvelles. Mais ils n'ont que leurs mains nues, quelques rares pelles, bâtons ou pics. Les opérations de déblaiement avec du matériel adapté et des équipes spécialisées devraient commencer dans les prochaines heures, a indiqué le préfet Laura. Les secours vont pouvoir arriver grâce à l'installation de deux têtes de pont aériennes aménagées non loin du lieu de la tragédie. Quatre hélicoptères de l'armée pourront s'y poser et un avion militaire Hercules-130 atterrir, apportant aliments, combustible et médicaments. Des camions chargés également de nourriture et de tentes étaient également attendues dans la journée après avoir effectué un trajet d'environ 15 heures, à une moyenne de 20 km/h, sur une route escarpée et périlleuse, à flanc de montagne. Victimes du glissement de terrain Les habitants estiment que le glissement de terrain a été favorisé par les forages intensifs faits par les mineurs-orpailleurs pour creuser des galeries sur le flanc de la colline afin d'en extraire le minerai aurifère. De même source, on affirme que des signes avant-coureurs d'un glissement de terrain avait été constaté, il y a environ une semaine, sans que des mesures préventives n'aient été prises. Selon ces témoignages que rapporte le principal quotidien de La Paz, La Razon, le glissement s'est produit en deux temps. Il a commencé par une soudaine et brutale avalanche de terre, puis le reste de la colline s'est ensuite avachi lentement, finissant par engloutir tout ce qui se trouvait au pied de celle-ci et sur son flanc. Plusieurs catastrophes similaires, de moindre importance cependant, ont eu lieu ces dix dernières années dans les régions voisines de Llipi, Unituluni et Mocotoro.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-02 09:48:51
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