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Publié le mardi 18 février 2003
Mardi 18 février 2003
COREE DU NORD
Pyongyang menace une nouvelle fois les USA Le régime nord-coréen estime que l'envoie de troupes américaines à sa frontière est un cause de rupture de l'armistice signée en 53 par les 2 pays.
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 L'emblème de la République démocratique populaire de Corée | La Corée du Nord a menacé de rompre l'armistice de 1953 qui avait mis fin à la guerre de Corée, accusant les Etats-Unis de comploter une attaque préventive contre l'Etat communiste. Un porte-parole de l'Armée du peuple de Corée du Nord a affirmé que les Etats-Unis renforçaient leur dispositif militaire autour de la péninsule coréenne dans la prévision d'une attaque, a annoncé l'agence de presse officielle de Corée du Nord KCNA.
"Les actes de guerre" américains
"La grave situation que créent les actes de guerre non déguisés commis par les Etats-Unis en violation de l'armistice contraint l'Armée du peuple de Corée à prendre immédiatement toutes les mesures pour y faire face", dit le porte-parole non-identifié. "Si les Américains continuent à violer l'armistice, (la Corée du Nord) n'aura plus besoin de rester lié à cet accord", poursuit-il. La guerre de Corée (1950-1953) s'était achevée avec un armistice, et non un traité de paix. La péninsule est théoriquement toujours en guerre, et la frontière entre les deux Corée est la plus militarisée du monde. La déclaration nord-coréenne, diffusée mardi par KCNA, a été rendue publique lundi par le porte-parole de l'armée à Panmunjon, un village où le commandement des forces des Nations unies et les chefs militaires nord-coréens se rencontrent pour contrôler l'armistice. (AP)
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-18 09:23:17
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COREE DU NORD
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Mardi 18 février 2003
CENTRE-AFRIQUE
• LE MONDE | 14.02.03 | 13h12Le président centrafricain et deux de ses alliés sont assignés devant la Cour pénale internationale
éclipsé par la Côte d'Ivoire, le Centrafrique, autre pays coupé en deux par une rébellion armée depuis l'automne, pourra revendiquer le triste privilège de fournir à la toute nouvelle Cour pénale internationale (CPI) son premier dossier d'instruction. En effet, vendredi 14 février, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a déposé plainte pour "crimes de guerre" auprès de la CPI, dont les juges viennent seulement d'être désignés et qui doit tenir sa réunion constitutive le 9 mars, contre le chef de l'Etat centrafricain, Ange-Félix Patassé, et deux de ses alliés dans la guerre civile, le colonel Abdoulaye Miskine et le chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba. Le premier dirige une unité spéciale des forces armées centrafricaines. Le second, à la tête du Mouvement de libération du Congo (MLC), dans l'ex-Zaïre voisin, a envoyé à la rescousse du régime de Bangui 1 500 "combattants", coupables de nombreuses exactions, du pillage aux exécutions de civils en passant par des viols.
PILLAGES ET TUERIES
Cependant, des témoignages crédibles attestent également de graves violations dans les parties nord de la République centrafricaine (RCA), passées sous le contrôle des rebelles de l'ex-chef d'état-major, le général François Bozizé, qui vit en exil en France. Ayant à leur tour fait appel à des étrangers, des "combattants" tchadiens tout aussi indisciplinés que les banya molengue (le surnom des rebelles congolais pro-Patassé), les insurgés pillent non seulement les usines d'égrenage du coton mais aussi les missions religieuses, les hôpitaux, les écoles et les rares maisons "en dur", souvent en évacuant leur butin – des véhicules, des meubles, des machines-outils... – au Tchad. Des tueries sans discrimination de civils, ainsi que des cas de simulacres d'exécution et de viols, ont été signalées. Selon une religieuse, il arrive aux insurgés de "se tirer dessus entre eux".
Dans ces conditions, un "dialogue national" est censé s'engager, pour trouver une issue négociée au conflit. En mission de bons offices pour reprendre langue avec "les frères fâchés qui ont pris les armes", l'évêque de Bossangoa, Mgr Pomodimo, et un ancien premier ministre, Henri Maïdou, sont arrivés, jeudi, en France. Or, de nouveau, un meeting de l'opposition centrafricaine, programmé pour samedi dans un stade de Bangui, a été interdit par le régime en place, qui n'a toléré aucune manifestation politique publique depuis la réélection de M. Patassé en 1999. Pour "préparer le dialogue -national- dans la sérénité", le président centrafricain vient de demander à la France d'intervenir en application des accords de défense. "Il y a des soldats français en Côte d'Ivoire", a-t-il déclaré, le 5 février, "pourquoi pas en RCA ? C'est une discrimination. Je demande à la France de nous envoyer des soldats"...
Sans exclure un "geste", Paris n'est pas près de reprendre à son compte la thèse de Bangui, qui se dit victime d'une "agression extérieure" et de rebelles dont "85 % sont des Tchadiens". Cependant, ayant ajouté cette escale sur son chemin de retour de Madagascar, le ministre délégué à la coopération, Pierre-André Wiltzer, doit s'entretenir, dimanche dans la capitale centrafricaine, avec M. Patassé. Lequel devait avoir accueilli, la veille, le président tchadien, Idriss Déby, "pour aplanir le contentieux bilatéral". Dès vendredi, en appui aux efforts régionaux de pacification, un sommet de plusieurs Etats de l'Afrique centrale devait se réunir à Brazzaville.
Vivant un drame à huis clos depuis la fin octobre 2002, le Centrafrique, plus encore que la Côte d'Ivoire, paie au prix fort, au plan humain, son instabilité. Avant même le dernier coup d'Etat, les deux tiers de la population vivaient au-dessous du seuil de pauvreté. Depuis le début des mutineries, en 1996, l'espérance de vie a reculé de cinq ans.
Stephen Smith et Jean-Pierre Tuquoi • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 15.02.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-18 09:22:26
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AFRIQUE
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Mardi 18 février 2003
FERMIERS CHASSES
• LE MONDE | 18.02.03 | 13h18Le Mozambique s'ouvre aux fermiers blancs chassés du Zimbabwe
Maputo veut encourager les investissements et les projets de mise en valeur agricole
Manica correspondance
Des troupeaux de vaches paissent dans des prairies d'altitude d'un vert éclatant. A l'est s'étend l'immense plaine fertile de la province de Manica. A l'ouest, au Zimbabwe, les montagnes Inyanga se découpent dans le ciel. C'est dans ce paysage, à 1 600 m d'altitude, que Peter et Vicky Bowen, la quarantaine, ont commencé une nouvelle vie.
Originaire de Guruve, au nord de Harare, la capitale zimbabwéenne, le couple a été contraint de quitter son exploitation en mai 2001 après avoir été menacé de mort par les partisans de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF, au pouvoir), le parti du président Robert Mugabe. Avec un millier d'ouvriers agricoles employés sur sa ferme, Peter assurait la production de 1 000 hectares de tabac et autant de café. "Nous avons eu une vie formidable au Zimbabwe : je ne regrette rien. Mais aujourd'hui, notre vie est au Mozambique", déclare-t-il sans amertume.
Voilà un an et demi que cette nouvelle vie a commencé dans ce bout du monde que seule une piste abrupte et ravinée permet de rejoindre. Mais le confort reste précaire : l'électricité est fournie par un générateur et l'eau puisée dans la rivière toute proche. Après avoir passé les premiers mois dans une tente, Peter a construit une grande hutte de terre, de bois et de chaume, à la manière traditionnelle. A l'intérieur, trois tentes font office de chambre à coucher et le matériel de camping sert de mobilier quotidien. Deux grands lustres de fer forgé, un ordinateur et quelques revues de décoration témoignent d'une autre vie, bien plus luxueuse.
Peter s'est lancé dans la culture de semences de pommes de terre, assez proche de la culture du tabac qu'il connaît bien. "Les autorités mozambicaines ont été très accueillantes et, malgré la bureaucratie écrasante, le gouvernement fait tout pour nous encourager dans nos projets de mise en valeur agricole", se réjouit Peter. Il a réussi à amener avec lui quelques équipements agricoles, malgré l'interdiction des autorités zimbabwéennes faite aux fermiers d'emporter leur matériel. Aujourd'hui, il attend de voir ce que va donner sa première récolte.
CRÉER UNE ENTREPRISE
Les Mozambicains n'ont jamais caché leur intérêt pour les fonds et le savoir-faire agricole qu'amènent avec eux les fermiers zimbabwéens. Ravagé par une longue guerre de décolonisation, de 1964 à 1975, puis par une guerre civile de plus de quinze années jusqu'aux accords de paix conclus en 1992, le Mozambique est encore largement sous-exploité. Sur 36 millions d'hectares de terres arables, seuls 4 millions sont cultivés.
La réélection contestée de Robert Mugabe, en mars 2002, a accéléré les demandes des fermiers zimbabwéens pour l'attribution de terres dans les pays limitrophes. Pour les Mozambicains, c'est une aubaine. "Ces fermiers ont une expérience d'agriculture commerciale que nous n'avons pas, ici, au Mozambique. Le concept même d'agriculture commerciale est encore inconnu de la majorité des paysans mozambicains", indique Cremildo Rungo, de la direction de l'agriculture et du développement rural de la province de Manica. Mais les autorités adoptent une attitude pragmatique. "Nous ne recevons pas ces fermiers comme des réfugiés mais comme des investisseurs. Pour obtenir de la terre et s'installer, ils doivent créer une entreprise et respecter la loi sur l'investissement étranger qui prévoit un apport financier minimal de 50 000 dollars", précise le fonctionnaire.
Stoff Olivier et Ox Hacking sont originaires de la région de Marondera, où les occupations de fermes ont été les plus violentes. Ils ont profité de la volonté des multinationales du tabac de diversifier leurs implantations, après la chute de la production zimbabwéenne, pour s'installer au Mozambique. Depuis août 2002, avec trois autres fermiers expropriés, ils tentent de faire revivre une ancienne ferme portugaise en ruine depuis la période coloniale. En six mois à peine, le tabac a été planté sur plus de 100 hectares et deux immenses séchoirs à tabac sont sur le point d'être opérationnels. "Ce pays a un potentiel immense, le sol est fantastique. Et puis les Mozambicains veulent travailler après tant d'années d'inactivité à cause de la guerre ou tout simplement de la pauvreté", affirme Stoff Olivier. Son entreprise emploie déjà 175 ouvriers agricoles originaires des villages alentour.
A la question d'un hypothétique retour au Zimbabwe, la réponse est unanime. "Je me sens bien ici ; je n'ai pas vraiment envie de retourner au Zimbabwe. La haine est devenue une doctrine là-bas", déclare Ox Hacking. Les fermiers tentent de se rassurer en se disant qu'au Mozambique la terre appartient à l'Etat et qu'il n'y a donc pas de risque de réquisition, mais la crise zimbabwéenne les a rendus prudents. "L'Afrique, c'est l'Afrique. Après dix ans, vingt ans, ils peuvent tout vous reprendre. En même temps, cette terre est celle de toutes les opportunités. Il y a de l'argent à faire ici", lâche Vicky Bowen.
"DÉVELOPPEMENT INTÉGRÉ"
Selon la législation mozambicaine, le salaire minimum est de 800 000 meticals, soit environ 30 euros. Pourtant, chez les Bowen et les Hacking, la majorité des salaires mensuels des travailleurs ne dépasse pas 500 000 meticals. "Il y a un risque certain que les petits fermiers mozambicains abandonnent leur terre pour devenir des ouvriers agricoles faiblement payés et totalement dépendants des fermiers blancs", s'inquiète Domingos Netos, coordinateur d'une association locale de défense des droits fonciers des communautés rurales. "Il faut un développement intégré, affirme-t-il : les investissements doivent servir le développement économique et social des communautés rurales. Sinon, dans trente ans, la situation au Mozambique sera celle du Zimbabwe d'aujourd'hui."
Sur leur volonté d'adopter un jour la nationalité mozambicaine et de s'intégrer à la société, les fermiers restent évasifs. Peter Bowen rappelle que sa famille huguenote est arrivée en Afrique au XVIIe siècle et se demande combien de générations seront encore nécessaires pour que les siens soient considérés comme des Africains.
Jordane Bertrand
Robert Mugabe, l'invité de la France
Hôte encombrant du sommet France-Afrique, le président zimbabwéen Robert Mugabe est attendu à Paris, mercredi 19 février. Dès son arrivée, des manifestations sont prévues par des contestataires de son régime, qui s'est caractérisé au cours des trois dernières années par l'assassinat de 138 opposants et une réforme agraire consistant à chasser de leurs propriétés des fermiers blancs.
La France a invoqué deux raisons en imposant à ses partenaires européens, malgré les sanctions dont il fait l'objet, la venue du chef de l'Etat zimbabwéen, qui fêtera, vendredi, ses 79 ans à Paris : une diplomatie de contact en faveur des libertés publiques au Zimbabwe, plutôt que l'enfermement de Robert Mugabe dans l'isolement, et, au cas où celui-ci n'aurait pas été invité, la menace d'un boycottage du sommet franco-africain par d'autres présidents africains. De fait, Afrique du Sud et Nigeria en tête, les Etats membres du Commonwealth tentent actuellement de forcer la Grande-Bretagne à réadmettre le Zimbabwe, après une suspension punitive depuis un an.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.02.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-18 09:21:08
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AFRIQUE
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Mardi 18 février 2003
TURQUIE
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Jacques Chirac réaffirme la "solidarité" de la France avec la Turquie
BRUXELLES, 17 fév (AFP) - Le président français Jacques Chirac a rencontré lundi soir à Bruxelles, en marge d'un sommet extraordinaire de l'Union européenne sur l'Irak, le Premier ministre turc Abdullah Gul pour l'assurer de la "solidarité" de la France, a rapporté l'Elysée. M. Chirac, dont les propos étaient rapportés par son porte-parole Catherine Colonna, "a réaffirmé que la solidarité de la France avec la Turquie était entière et qu'elle en tirerait toutes les conséquences si celle-ci était menacée".
Le président français a rencontré pendant une vingtaine de minutes le chef du gouvernement turc, au lendemain d'un accord à l'Otan sur des mesures de protection de la Turquie en cas de conflit en Irak qui a été obtenu sans la France, mais avec son consentement tacite.
Cet accord avait été bloqué pendant une semaine par un veto de la France, de la Belgique et de l'Allemagne, et le compromis a été obtenu.
M. Chirac a estimé qu'"une solution convenable avait été trouvée dimanche" à l'Otan, a dit Mme Colonna.
Il a fait observer "que le débat qui s'était déroulé la semaine dernière à l'Otan posait un problème de principes du fait de la volonté manifestée par certains de saisir l'Otan de mesures d'accompagnement d'une action militaire qui n'était ni décidée ni autorisée par le Conseil de sécurité de l'Onu", a dit le porte-parole.
Selon elle, M. Gul a remercié le président français et affirmé que "la Turquie comprenait tout à fait" la position de Paris, ajoutant que la Turquie espérait que le problème irakien serait résolu de façon pacifique.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-02-18 09:19:47
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