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Mercredi 4 juin 2003
ULTRA-ORTHODOXE
Un ultra orthodoxe pour la première fois maire élu de Jérusalem
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JERUSALEM (AFP) - Un juif ultra-orthodoxe, Uri Lupolianski, 51 ans, a été élu maire de Jérusalem, pour la première fois de l'histoire de la ville, selon un décompte des voix mercredi.
M. Lupolianski a obtenu la veille 52 % des suffrages contre 43 % environ à son principal rival le candidat indépendant, Nir Barkat, 41 ans, un millionnaire laïc ayant fait fortune dans la haute technologie. M. Lupolianski a été élu quasiment par les seuls résidents juifs de la ville sainte, la population arabe (palestinienne) de la partie orientale de la ville, occupée et annexé depuis 1967, ayant boycotté le scrutin comme elle le fait régulièrement.
Dans la ville portuaire de Haïfa (nord d'Israël) la mairie a été enlevée avec 52% des voix par l'ancien député travailliste Yona Lahav face au candidat du parti Likoud (droite). M. Lupolianski était depuis février maire par intérim de Jérusalem, suite à la démission du maire Ehud Omert, élu à la Knesset (parlement) et ministre du Commerce et de l'Industrie du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ariel Sharon.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-04 12:40:56
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Mercredi 4 juin 2003
SIERRA-LEONE
Le tribunal des Nations unies pour le Sierra Leone inculpe le président libérien Charles Taylor
FREETOWN, Sierra Leone (AP) - Le tribunal des Nations unies pour le Sierra Leone (Afrique de l'Ouest) a annoncé mercredi avoir inculpé le président libérien Charles Taylor pour sa "grande responsabilité" dans la guerre civile au Sierra Leone.
Selon l'acte d'accusation, Charles Taylor porte la "plus grande responsabilité" dans des "crimes de guerre, crimes contre l'humanité et de graves violation du droit humanitaire international" au Sierra Leone.
Taylor, chef de guerre devenu président, est notamment accusé d'avoir armé le Front Révolutionnaire Uni du Sierra Leone, qui a tué, violé, enlevé et mutilé des dizaines de milliers de civils dans les années 90. Le mouvement se battait pour le contrôle des exploitations diamantifères du Sierra Leone.
Un mandat d'arrêt a été lancé contre Charles Taylor, actuellement en déplacement au Ghana pour des pourparlers avec les rebelles libériens. AP
ll/v0423
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-04 12:37:37
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Mercredi 4 juin 2003
PROCHE-ORIENT
A Aqaba, un sommet
pour la paix
Ariel Sharon et Mahmoud Abbas autour de George Bush ont donné le coup d'envoi à l'application de la "feuille de route". Abbas appelle son peuple à cesser "l'Intifada armée". De son côté, Sharon dit "appuyer fermement" la vision américaine de deux Etats et s'engage à "commencer immédiatement" à démanteler les colonies non autorisées. Le Hamas, le Jihad et le FPLP ne déposeront pas les armes.
Le premier sommet tripartite entre le président américain George W. Bush et les Premiers ministres israélien Ariel Sharon et palestinien Mahmoud Abbas se tenait mercredi à Aqaba (Jordanie).
Le but du sommet est de relancer le processus de paix israélo-palestinien en définissant les modalités d'application de la "feuille de route", ce plan de paix international pour le Proche-Orient qui prévoit la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005.
Le sommet a commencé mercredi vers 12h45 heure de Paris. Le président américain avait au préalable rencontré les deux hommes séparément dans la matinée, ainsi que le roi Abdallah II de Jordanie, hôte de ce sommet qui se déroule dans sa résidence d'été sur la mer Rouge, dans le sud du pays.
Pour les photographes, George W. Bush a posé entouré d'Ariel Sharon à sa droite et Mahmoud Abbas à sa gauche, avant que les trois hommes ne s'isolent dans un pavillon prévu pour eux dans Beit al-Bahr ("la Maison de la mer"), une résidence royale.
A l'issue de leur rencontre, les trois hommes ont lu chacun un communiqué séparé.
Efforts
Le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a ainsi appelé son peuple à cesser l'Intifada armée, promettant de "réussir", et a prôné une lutte pacifique contre l'occupation. Mahmoud Abbas a promis que l'Autorité palestinienne "va déployer tous ses efforts et mettre en oeuvre tous ses moyens pour mettre fin à la militarisation de l'Intifada".
Soulignant que le conflit israélo-palestinien ne peut être réglé par la force militaire, il a appelé le peuple palestinien à cesser "l'Intifada armée" et à recourir "à des moyens pacifiques dans leur quête pour mettre fin à l'occupation".
De son côté, Ariel Sharon a déclaré "appuyer fermement" la vision de Bush de deux Etats, israélien et palestinien. Il s'est aussi engagé à "commencer immédiatement" à démanteler les colonies non autorisées et a reconnu "l'importance de la contiguïté territoriale en Cisjordanie pour un Etat palestinien".
De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient envoyer au Proche-Orient une équipe d'observateurs chargés d'aider Palestiniens et Israéliens à mettre en application de "la feuille de route".
Premières réactions : le groupe terroriste Hamas a affirmé qu'il ne déposera pas les armes, de même que le Jihad islamique et le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine).
Arafat absent
Le sommet d'Aqaba est le premier rendez-vous d'importance pour Mahmoud Abbas, investi Premier ministre fin avril.
Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, qu'Israël et les Etats-Unis veulent mettre sur la touche, était absent pour la première fois d'un forum international consacré au conflit israélo-arabe.
"Le peuple palestinien doit sentir qu'un changement radical a lieu sur le terrain pour avoir espoir en la paix", avait déclaré, avant la réunion, Mahmoud Abbas, qui avait rencontré mercredi matin le président égyptien Hosni Moubarak à Charm el-Cheikh, quelques heures avant l'ouverture du sommet. "Quand la 'feuille de route' entrera en application, Israël doit faire beaucoup de choses: notamment libérer les prisonniers et lever" le bouclage des zones palestiniennes, a ajouté Mahmoud Abbas, estimant à 8.000 le nombre des Palestiniens détenus par Israël. Il a d'autre part affirmé qu'un accord entre les factions palestiniennes sur une trêve était "peut-être proche".
Israël, qui souhaiterait repousser à 2006 la création d'un Etat palestinien, voit aussi d'un mauvais oeil les clauses appelant à la restitution aux Palestiniens des territoires occupés en 1967.
Les positions des deux parties sont également diamétralement opposées sur Jérusalem, le retour des réfugiés palestiniens et le sort des colonies juives.
Les colons sont furieux
Le sommet d'Aqaba consacre "la reddition d'Israël face au terrorisme palestinien", a affirmé mercredi le Conseil des implantations de Judée Samarie (Cisjordanie) et Gaza, instance dirigeante des colons israéliens dans les territoires palestiniens.
"Le sommet d'Aqaba est une cérémonie humiliante où l'on fête la reddition d'Israël face au terrorisme palestinien", estime le Conseil dans un communiqué diffusé avant la fin du sommet.
"Depuis l'accord d'Oslo (1993) jusqu'à ce jour, 1.094 Israéliens ont été assassinés dans des attentats terroristes. A notre grand regret, nos mises en garde se sont avérées et le terrorisme est monté d'un cran du fait de ces accords. Aujourd'hui (mercredi), le gouvernement d'Ariel Sharon s'apprête à répéter en grand cette erreur", conclut le communiqué.
Le communiqué final
de Mahmoud Abbas
Voici le communiqué final lu par le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas mercredi à la fin du sommet d'Aqaba avec le président américain George W. Bush et le premier ministre israélien Ariel Sharon :
"Comme nous nous en rendons compte, ce moment est important. Il existe une nouvelle occasion pour la paix, un occasion fondée sur la vision du président Bush et la +feuille de route+ du Quartette, que nous avons acceptée sans réserve. Le but est de parvenir à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Le processus (choisi pour y arriver) est celui de négociations directes pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, résoudre toutes les questions relatives aux statut définitif (des territoires palestiniens, NDLR) et mettre un terme à l'occupation, qui a commencée en 1967 et dont les Palestiniens souffrent tant. En même temps, nous ne voulons pas faire semblant de ne pas reconnaître la souffrance des juifs tout au long de l'Histoire. Il est temps de mettre un terme à toutes ces souffrances."
"De le même manière qu'Israël doit assumer ses responsabilités, nous, Palestiniens, remplirons nos obligations pour que ces efforts réussissent. Nous sommes prêts à en assurer notre part, et nous allons commencer immédiatement."
"Laissez moi être clair. Il n'y a aucune solution militaire à notre conflit. Nous répétons que nous dénonçons le terrorisme et la violence, sous toutes leurs formes, contre les Israéliens, et que nous y renonçons. Les méthodes de ce genre sont en contradiction avec nos traditions religieuses et morales et sont un obstacle dangereux à la création d'un Etat indépendant et souverain. Elles sont aussi en contradiction avec le genre d'Etat que nous voulons bâtir, fondé sur les droits de l'Homme et le respect de la loi."
"Nous allons employer tous nos efforts et toutes nos ressources pour mettre un terme à la militarisation de l'Intifada, et nous réussirons. L'Intifada armée doit finir, et nous devons nous en remettre à des moyens pacifiques pour lutter contre l'occupation, la souffrance des Palestiniens et des Israéliens, et pour établir notre Etat palestinien. Nous insistons sur notre détermination à mettre en oeuvre l'engagement que nous avons pris devant notre peuple et devant la communauté internationale : un Etat de droit, une seule autorité politique, les armes aux mains des seules personnes charger de faire respecter la loi et de maintenir l'ordre public, et la diversité politique dans le cadre de la démocratie."
"Notre but est clair et nous y parviendrons fermement et sans compromis: par la fin définitive de la violence et du terrorisme. Nous serons un partenaire à part entière de la guerre internationale contre le terrorisme, et nous exhortons nos partenaires dans cette guerre à empêcher toute aide financière ou assistance militaire à ceux qui s'opposent à cette position. Ce que nous faisons là procède de notre engagement en faveur des intérêts du peuple palestinien et du fait que nous appartenons à la grande famille de l'Humanité."
"Nous allons aussi agir avec vigueur contre l'incitation à la violence et à la haine, quels que soient leur forme et le lieu où elles s'expriment. Nous allons prendre des mesures pour qu'aucune incitation de ce genre n'émane des institutions palestiniennes."
"Nous allons continuer notre travail pour établir l'Etat de droit et consolider l'autorité du gouvernement au sein d'institutions palestiniennes fiables. Nous cherchons à construire un Etat démocratique qui s'ajoutera de manière positive à la communauté internationale. Toutes les forces de sécurité de l'Autorité palestiniennes seront partie prenante de ces efforts, et nous travaillerons ensemble à atteindre nos objectifs. Notre avenir national est en jeu, et personne ne sera autorisé à le mettre en danger."
"Nous nous sommes engagés sur ce chemin parce qu'il en va de notre avenir national. Pour que nous puissions réussir, il faut clairement que les conditions de vie des Palestiniens s'améliorent. Les Palestiniens doivent vivre dignement. Les Palestiniens doivent pouvoir de déplacer, aller à leur travail, à l'école, rendre visite à leur famille et mener une vie normale. Les Palestiniens ne doivent pas non plus sentir que leur vie, leurs biens et leurs moyens d'existence sont menacés."
"Nous accueillons favorablement l'assistance de la communauté internationale et insistons sur son caractère nécessaire, et nous demandons en particulier aux Etats arabes de nous aider dans tous nos efforts. Nous insistons aussi sur le fait qu'il est nécessaire d'avoir un fort mécanisme de surveillance piloté par les Etats-Unis et nous l'accueillons favorablement. Ensemble, nous pouvons parvenir à un Etat de Palestine, indépendant, viable et souverain, vivant en bon voisinage avec tous les Etats de la région, dont Israël".
Texte - La feuille de route pour le règlement du conflit israélo-palestinien
Document diffusé le 30 avril par le département d'État
Le département d'État des États-Unis a diffusé le 30 avril le texte de la « feuille de route » destinée à faciliter le règlement permanent du conflit israélo-palestinien. Ce document prévoit les mesures que les Israéliens et les Palestiniens devraient prendre pour parvenir à un règlement dans les délais impartis, sous les auspices du Quatuor, qui se compose des États-Unis, de l'Union européenne, de l'Organisation des Nations unies et de la Fédération de Russie.
On trouvera ci-après le texte de la feuille de route.
(Début du texte)
Feuille de route axée sur des résultats
et destinée au règlement permanent
du conflit israélo-palestinien
sur la base de deux États
Le présent document est une feuille de route axée sur des résultats et mue par des objectifs : elle comporte des étapes claires, un calendrier, des dates limites et des critères destinés à encourager les progrès par des mesures réciproques des deux parties dans les domaines politique, sécuritaire, économique, humanitaire et de création des institutions, sous les auspices du Quatuor (les États-Unis, l'Union européenne, l'Organisation des Nations unies et la Russie). La destination est le règlement définitif et général du conflit israélo-palestinien d'ici à 2005, comme l'a indiqué le président Bush dans son discours du 24 juin et comme l'ont approuvé l'Union européenne, la Russie et l'ONU dans les déclarations ministérielles du Quatuor le 16 juillet et le 17 septembre.
Le règlement du conflit israélo-palestinien sur la base d'une solution à deux États n'est réalisable que si fin est mise à la violence et au terrorisme lorsque le peuple palestinien aura des dirigeants qui agiront de façon décisive contre le terrorisme et qui seront désireux et capables d'instaurer un régime démocratique fondé sur la tolérance et la liberté, que si Israël est disposé à faire le nécessaire pour qu'un État palestinien démocratique soit établi, et que si les deux parties acceptent clairement l'objectif d'un règlement négocié tel qu'il est décrit ci-dessous. Le Quatuor aidera et facilitera la mise en œuvre de ce plan, en commençant par la phase I, qui prévoit des négociations directes entre les parties. Le plan comprend un calendrier réaliste d'exécution. Toutefois, étant donné qu'il s'agit d'un plan exigeant des résultats, les progrès dépendront des efforts faits de bonne foi par les parties et de l'exécution de chacune des obligations indiquées ci-dessous. Si les parties s'acquittent de leurs obligations rapidement, il se peut que les progrès dans le cadre de chacune des phases et d'une phase à l'autre se produisent plus tôt que prévu. La non-exécution des obligations entravera le progrès.
Un règlement, négocié entre les parties, aboutira à la création d'un État palestinien indépendant, démocratique et viable vivant aux côtés d'Israël et des autres pays limitrophes en paix et en sécurité. Il réglera le conflit israélo-palestinien et mettra fin à l'occupation qui a commencé en 1967, en tenant compte des fondements de la conférence de Madrid, du principe de l'échange de territoires contre la paix, des résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité de l'ONU, des accords conclus antérieurement par les parties et de la proposition du prince héritier saoudien Abdallah, approuvée par la Ligue arabe lors de son sommet de Beyrouth, qui prévoit l'acceptation d'Israël en tant que pays voisin vivant en paix et en sécurité, dans le contexte d'un règlement général. Cette proposition est un élément essentiel des efforts internationaux destinés à encourager une paix générale dans toutes les voies, y compris la voie israélo-syrienne et la voie israélo-libanaise.
Le Quatuor se réunira périodiquement, à un échelon élevé, en vue d'évaluer les résultats en ce qui concerne l'exécution du plan par les deux parties. Dans chaque phase, les parties sont censées exécuter leurs obligations parallèlement, à moins d'indication contraire.
Phase I : mettre fin au terrorisme et à la violence, normaliser la vie des Palestiniens et mettre en place les institutions palestiniennes - aujourd'hui à mai 2003
Pendant la phase I, les Palestiniens entreprennent immédiatement de mettre fin de façon inconditionnelle à la violence conformément aux mesures indiquées ci-dessous ; une telle action doit s'accompagner de mesures de soutien prises par Israël. Les Palestiniens et les Israéliens reprennent leur coopération en matière de sécurité en se fondant sur le plan de travail Tenet afin de mettre fin à la violence, au terrorisme et à l'incitation à de tels actes en restructurant les services de sécurité palestiniens et en les rendant efficaces. Les Palestiniens entreprennent des réformes politiques générales en prévision de la création d'un État, notamment en élaborant une Constitution palestinienne et en organisant des élections libres et honnêtes sur la base de ces mesures. Israël prend toutes les mesures nécessaires pour aider à normaliser la vie des Palestiniens. Israël se retire des territoires palestiniens qu'il occupe depuis le 28 septembre 2000, et les deux camps reviennent au statu quo qui existait alors, au fur et à mesure du rétablissement de la sécurité et la coopération. Israël suspend toutes ses activités quant à la création de colonies de peuplement, conformément au rapport Mitchell.
Dès le début de la phase I :
les dirigeants palestiniens diffusent une déclaration sans équivoque réaffirmant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité et demandant un cessez-le-feu immédiat et sans condition pour mettre fin aux activités armées et à tous les actes de violence dirigés contre des Israéliens en quelque lieu que ce soit. Toutes les institutions officielles palestiniennes mettent fin à toute provocation contre Israël ;
les dirigeants israéliens diffusent une déclaration claire affirmant leur attachement à la conception de deux États, dont un État palestinien indépendant, viable et souverain vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël, comme l'a énoncé le président Bush, et demandant la cessation immédiate des actes de violence dirigés contre des Palestiniens en quelque lieu que ce soit. Toutes les institutions officielles israéliennes mettent fin à toute provocation contre les Palestiniens.
La sécurité
Les Palestiniens déclarent clairement la cessation des actes de violence et de terrorisme et font des efforts visibles sur le terrain en vue d'entraver et d'empêcher l'action des individus et des groupes qui préparent et lancent de violentes attaques contre des Israéliens en quelque lieu que ce soit et en vue de les arrêter.
Les services de sécurité reconstitués et recentrés de l'Autorité palestinienne entreprennent des opérations durables, ponctuelles et efficaces en vue de s'attaquer à tous ceux qui sont impliqués dans le terrorisme et de démanteler l'infrastructure et les moyens des terroristes.
Le gouvernement israélien ne prend aucune mesure susceptible de saper la confiance, notamment les expulsions, les attaques dirigées contre des civils, la saisie ou la destruction d'habitations et de biens palestiniens en tant que mesure punitive ou mesure destinée à faciliter la construction de bâtiments israéliens, la destruction d'institutions et de l'infrastructure palestiniennes ainsi que d'autres mesures énoncées dans le plan de travail Tenet.
À l'aide des mécanismes existants et des ressources présentes sur le terrain, les représentants du Quatuor entament un contrôle officieux et consultent les parties à propos de la création d'un mécanisme officiel de contrôle et de son fonctionnement.
La mise en œuvre, comme convenu, du plan américain de reconstruction, de formation et de reprise de la coopération en matière de sécurité en collaboration avec le conseil de surveillance indépendant (États-Unis, Égypte et Jordanie). Le Quatuor soutient les efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu durable et général.
Tous les organismes de sécurité palestiniens sont fusionnés pour former trois services relevant d'un ministre de l'intérieur doté des pouvoirs nécessaires.
Les forces de sécurité palestiniennes restructurées et ayant subi une nouvelle formation et les forces de défense israéliennes reprennent progressivement leur coopération et d'autres tâches en vue d'exécuter le plan de travail Tenet, notamment des réunions périodiques à un échelon élevé, avec la participation de responsables de la sécurité des États-Unis.
Les États arabes cessent tout financement public et privé et toutes les autres formes de soutien à des groupes qui encouragent et qui commettent des actes de violence et de terrorisme.
Tous les donateurs fournissant un soutien financier aux Palestiniens le font par l'intermédiaire d'un compte de trésorerie unique du ministère palestinien des finances.
Au fur et à mesure que les résultats en matière de sécurité générale se concrétisent, les forces de défense israéliennes se retirent progressivement des zones occupées depuis le 28 septembre 2000, et les deux camps reviennent au statu quo qui existait avant le 28 septembre 2000. Les forces de sécurité palestiniennes se redéploient dans les zones d'où se sont retirées les forces israéliennes.
La création des institutions palestiniennes
Action immédiate quant à des modalités crédibles de rédaction d'un projet de Constitution pour l'État palestinien. Dès que possible, l'assemblée constituante fait circuler, aux fins de débat public, un projet de Constitution qui prévoit un régime parlementaire démocratique et un gouvernement dont le premier ministre est doté des pouvoirs nécessaires. L'assemblée constituante prépare un projet de document qui sera soumis, après les élections, à l'approbation des institutions palestiniennes compétentes.
Nomination d'un premier ministre par intérim ou de membres du gouvernement dotés des pouvoirs de décision nécessaires.
Le gouvernement israélien facilite les déplacements des responsables palestiniens à l'occasion des sessions du Conseil législatif et du gouvernement palestiniens et d'autres activités de réforme, ainsi que d'autres mesures de soutien ayant trait à la mise en œuvre de réformes.
Nomination de ministres palestiniens dotés des pouvoirs nécessaires pour entreprendre des réformes fondamentales. Exécution d'autres mesures destinées à mettre en place une véritable séparation des pouvoirs, y compris toute réforme juridique palestinienne à cet effet.
Création d'une commission électorale indépendante palestinienne, qui est chargée d'examiner et de mettre à jour les lois électorales.
Résultats obtenus par les Palestiniens en fonction des critères judiciaires, administratifs et économiques établis par le groupe international sur les réformes palestiniennes.
Les Palestiniens organisent des élections libres et honnêtes dès que possible, en se fondant sur les mesures précédentes et dans le cadre de débats ouverts à tous ainsi que d'une sélection des candidats et d'une campagne électorale transparentes où plusieurs partis sont représentés.
Le gouvernement israélien facilite l'aide du groupe de travail, l'inscription des électeurs, le déplacement des candidats et des responsables du scrutin. Soutien accordé aux organisations non gouvernementales participant à l'organisation des élections.
Le gouvernement israélien rouvre la Chambre de commerce palestinienne et d'autres institutions palestiniennes actuellement fermées et situées à Jérusalem-Est, sous réserve que ces institutions fonctionnent dans le strict respect des accords antérieurs conclus entre les parties.
La situation humanitaire
Israël prend des mesures pour améliorer la situation humanitaire. Israël et les Palestiniens appliquent complètement toutes les recommandations du rapport Bertini en vue de l'amélioration des conditions humanitaires, notamment en levant les couvre-feux, en relâchant les restrictions sur les mouvements de personnes et de biens, et en autorisant un accès total, sûr et sans entraves du personnel international et humanitaire.
Le Comité de liaison fait le bilan de la situation humanitaire et des perspectives de développement économique en Cisjordanie et à Gaza, et lance une campagne massive d'aide des donateurs, y compris en faveur de la réforme.
Le gouvernement d'Israël et les Palestiniens poursuivent le processus de déblocage de revenus et de transferts de fonds, y compris des arriérés, conformément au mécanisme de surveillance transparent sur lequel on s'est mis d'accord.
La société civile
Maintien du soutien des donateurs, y compris le financement accru des organismes privés et des ONG, au titre de programmes entre collectivités, de projets de développement du secteur privé et d'initiatives en faveur de la société civile.
Les colonies de peuplement
Le gouvernement d'Israël démantèle immédiatement les colonies érigées depuis mars 2001.
Conformément au rapport Mitchell, le gouvernement d'Israël gèle toute activité de colonisation (même lorsqu'il s'agit de l'expansion naturelle des colonies).
Phase II : la transition (juin 2003 - décembre 2003)
Dans la seconde phase, les efforts portent sur la création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires, doté des attributs de la souveraineté et fondé sur la nouvelle constitution. Il est une étape sur la voie d'un accord sur le statut définitif. Comme cela a déjà été souligné, cet objectif pourra être atteint lorsque les Palestiniens auront un gouvernement qui agit de façon décisive contre le terrorisme, et qui a la volonté et la capacité de pratiquer la démocratie fondée sur la tolérance et la liberté. Avec de tels dirigeants, ainsi que des institutions civiles réformées et des structures de sécurité, les Palestiniens bénéficieront du soutien actif du Quatuor et de l'ensemble de la communauté internationale dans l'établissement d'un État indépendant et viable.
Pour progresser en phase II, il faudra que le Quatuor ait déterminé, par consensus et après analyse du comportement des deux parties, que les conditions appropriées sont réunies. Visant à accélérer les efforts de normalisation de la vie des Palestiniens et à construire les institutions palestiniennes, la Phase II commence après les élections palestiniennes et s'achève en 2003 avec l'éventuelle création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires. Ses principaux objectifs sont des résultats constants sur le plan de la sécurité globale, le maintien d'une coopération efficace en matière de sécurité, la poursuite de la normalisation de la vie des habitants et de l'établissement des institutions en Palestine, le renforcement et le maintien des objectifs énoncés en phase I, la ratification d'une Constitution palestinienne démocratique, la création officielle d'un poste de premier ministre, la consolidation des réformes politiques et la création d'un État palestinien doté de frontières provisoires.
Conférence internationale - Convoquée par le Quatuor après consultation avec les parties et immédiatement après la tenue des élections palestiniennes, elle a pour objet de soutenir la relance économique palestinienne et de mettre en œuvre un processus qui conduira à la création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires.
* Une telle réunion inclura toutes les parties, sera inspirée par l'objectif d'une paix globale au Proche-Orient (y compris entre Israël et la Syrie et Israël et le Liban), et s'appuiera sur les principes énoncés dans le préambule de ce document.
* Les États arabes rétabliront les liens qu'ils avaient avec Israël avant l'Intifada (bureaux commerciaux, etc.).
* Remise en vigueur des engagements multilatéraux sur divers dossiers comprenant notamment les ressources régionales en eau, l'environnement, le développement économique, les réfugiés et la maîtrise des armements.
Une nouvelle Constitution prévoyant un État palestinien démocratique et indépendant est finalisée et approuvée par les autorités palestiniennes appropriées. Si nécessaire, des élections suivent l'adoption de la nouvelle Constitution.
Conformément au projet de Constitution, un bureau du premier ministre est officiellement établi et est doté d'un cabinet habilité à entreprendre des réformes.
Des résultats constants en matière de sécurité générale, y compris la coopération efficace dans ce domaine telle qu'elle est décrite en phase I.
Création d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires par le biais d'un processus de négociation israélo-palestinien, et lancée par la conférence internationale. L'application des accords précédents visant à maximiser la contiguïté territoriale, y compris la prise de mesures de suivi relatives aux colonies de peuplement conjointement à l'établissement d'un État palestinien aux frontières temporaires, sera partie intégrante de ce processus.
Rôle renforcé de la communauté internationale au niveau de la surveillance de la transition, avec le soutien actif, soutenu et opérationnel du Quatuor.
Les membres du Quatuor prônent la reconnaissance de l'État palestinien, y compris son éventuelle adhésion à l'ONU.
Phase III : accord sur le statut permanent et fin du conflit israélo-palestinien (2004-2005)
L'évolution en phase III se fera sur décision consensuelle du Quatuor, compte tenu des actions des deux parties et des observations des membres du Quatuor. Les objectifs de la phase III sont la consolidation des réformes et la stabilisation des institutions palestiniennes, une sécurité palestinienne soutenue et efficace, et des négociations israélo-palestiniennes visant à établir un statut permanent en 2005.
Deuxième conférence internationale. Convoquée par le Quatuor au début de 2004 après consultation des deux parties, elle vise à avaliser l'accord négocié au sujet d'un État palestinien indépendant aux frontières provisoires, et à entamer officiellement un processus qui, avec le soutien actif, soutenu et opérationnel du Quatuor, débouchera, en 2005, sur une résolution portant sur le statut final, y compris les frontières, Jérusalem, les réfugiés et les colonies. La conférence vise également à déboucher le plus rapidement possible sur un accord général au Proche-Orient entre Israël et le Liban, et entre Israël et la Syrie.
Poursuite des progrès globaux et effectifs sur le programme de réforme établi par le Groupe de travail en prévision de l'accord sur le statut final.
Efforts internationaux pour faciliter la réforme et stabiliser les institutions et l'économie palestiniennes en prévision de l'accord sur le statut final.
Les parties s'entendent sur un accord final et général de statut permanent qui met fin au conflit israélo-palestinien en 2005. Il s'agit d'un accord négocié entre les parties et fondé sur les résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité. Il met fin à l'occupation qui a commencé en 1967, il comprend une solution acceptée, juste, équitable et réaliste de la question des réfugiés, et une résolution négociée sur le statut de Jérusalem qui tient compte des préoccupations politiques et religieuses des deux parties, qui protège les intérêts religieux des juifs, des chrétiens et des musulmans du monde entier, et qui est conforme au principe de deux États, Israël et une Palestine souveraine, indépendante, démocratique et viable, coexistant dans la paix et la sécurité.
Dans le contexte d'un accord de paix général entre Israël et la Palestine, les pays arabes acceptent le principe de la normalisation de leurs relations avec Israël et de la sécurité pour tous les États de la région.
(Fin du texte)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-04 11:59:48
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PROCHE-ORIENT, ISRAEL
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Lundi 2 juin 2003
ISRAEL
AFP Général
Général; International, lundi 2 juin 2003
Dix colonies sauvages, tout au plus, pourraient être démantelées (responsable)
JERUSALEM (AFP) - Le gouvernement israélien envisage de démanteler "tout au plus" dix colonies sauvages (sur plus de cent créées depuis 1996), a annoncé lundi le vice-ministre de la Défense Zeev Boim.
"La question d'un démantèlement ne se pose que pour les points d'implantation clairement illégaux et il ne dépassent pas le nombre de dix", a déclaré le ministre à la radio militaire.
"Il s'agit d'implantations construites sans permis et qui ne l'ont pas reçu a posteriori" a-t-il précisé, laissant clairement entendre que les autres colonies sauvages ne seraient pas démantelées.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a envisagé dimanche le démantèlement de certaines colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet d'Aqaba (Jordanie), qui doit se tenir mercredi prochain.
"Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales" à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon lors du conseil des ministres hebdomadaire.
Il devrait faire une annonce à ce sujet à l'issue du sommet d'Aqaba, lors duquel il rencontrera le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush.
M. Sharon, qui a été le grand maître d'oeuvre de la colonisation juive tout au long de sa carrière politique et militaire, et qui a même encouragé en 1996 la création de colonies sauvages, s'efforce de parvenir à un accord à l'amiable avec les représentants des colons, selon des sources proches de la présidence du Conseil.
Il leur propose d'accepter le démantèlement de certains points de colonisation, pour la plupart inhabités, en échange de la légalisation d'autres, selon ces sources.
Ces projets ont été dénoncés par différents représentants palestiniens, notamment par le député Zyad Abou Zyad, qui a accusé lundi à la radio militaire le gouvernement Sharon d'agir en sous-main avec les colons en "démantelant ici où là des colonies factices, érigées pour la galerie".
En acceptant le plan de paix international baptisé "feuille de route", Israël s'est toutefois en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonctions du premier gouvernement Sharon, en mars 2001.
La "feuille de route" exige en effet le "démantèlement des points de colonisation établis depuis mars 2001".
Le mouvement israélien La Paix Maintenant, opposé à la colonisation des territoires palestiniens (considérée comme illégale par la communauté internationale), évalue à 62 ou 63 le nombre de points de colonisation sauvages, habités ou non, érigés depuis mars 2001.
Au total, 116 points de colonisation sauvages ont été créés depuis 1996, selon les chiffres de La Paix Maintenant.
Certains sont présentés comme des "fermes", les autres comme de simples quartiers de colonies existantes, bien que parfois distantes de plus de deux kilomètres de la colonie mère et la plupart ont reçu a posteriori l'aval des autorités.
Les mouvements de colons ont appelé à manifester mercredi soir à Jérusalem contre la "feuille de route" et contre les projets de démantèlement de colonies sauvages.
Des rabbins de colonies ont quant à eux stigmatisé le Premier ministre de droite dans un communiqué.
"Comme sont tombés nos héros!", écrit en citant un verset biblique le "comité des rabbins de Judée-Samarie-Gaza" (Cisjordanie et Gaza) qui regroupe les rabbins les plus radicaux, accusant M. Sharon de "livrer à l'étranger des parties de notre terre sacrée".
Quelque 220.000 colons sont installés dans environ 160 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans compter les 12 quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est conquise et annexée depuis 1967, où vivent plus de 200.000 Israéliens.
ms/tq tf
Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : PO; sommets; Israël; colonies
Heure de publication : 07:53 GMT
Taille : Moyen, 421 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030602AF0FRS198_153_095324
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:16:30
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Lundi 2 juin 2003
CAMBODGE
La Croix
TELEVISION-MEDIAS, lundi 2 juin 2003, p. 24
Cambodge. Les Khmers rouges face à leurs victimes. Un procès international enfin en vue. Six hauts responsables khmers rouges pourraient bientôt être jugés, grâce à un accord conclu entre l'ONU et le gouvernement royal du Cambodge après sept ans de pourparlers. Phnom penh, de notre correspondant.
SCHWAB Philippe
Vingt-quatre ans après la chute du Kampuchéa démocratique, l'espoir renaît au Cambodge de voir les ex-dirigeants khmers rouges, responsables de la mort de deux millions de personnes entre 1975 et 1979, répondre enfin de leurs crimes devant le justice. Au terme de sept ans de pourparlers mouvementés, les Nations unies et le gouvernement royal sont parvenus, le 17 mars dernier, à un projet d'accord sur la création de deux chambres extraordinaires à caractère international destinées à les juger dans le pays. Ce projet, soutenu notamment par la France, vient d'être adopté par l'Assemblée générale de l'ONU et devrait l'être dans les prochaines semaines par le Parlement cambodgien.
« Le procès pourrait débuter dans moins d'un an : nous avons déjà réuni une masse considérable de documents et de témoignages », affirme Youk Chhang, directeur du Centre de documentation du Cambodge, qui se bat depuis 1995 « pour que cesse l'impunité » des anciens dirigeants khmers rouges. « Il faut qu'ils comparaissent pour que toute la lumière soit faite sur cette époque, et que les Cambodgiens puissent enfin faire leur deuil et tourner la pag.e »
Pol Pot étant décédé en 1998, six responsables, tous septuagénaires, sont aujourd'hui susceptibles d'être jugés. Quatre d'entre eux vivent en liberté. Khieu Sampan et Nuon Chea, ancien chef de l'État et « frère nø 2 » du « KD », coulent une retraite paisible à Pailin, non loin de la frontière thaïlandaise. Le « frère nø 3 » Ieng Sary et sa femme Khieu Tirith, belle-soeur de Pol Pot, mènent grand train dans la somptueuse villa qu'ils se sont fait construire à Phnom Penh, après avoir obtenu un pardon royal en 1996. Seules deux personnalités sont aujourd'hui en prison : Ta Mok, dit « le Boucher », et Kang Kek Ieu, alias Douch, l'ancien patron de S 21.
« Je veux comprendre la raison de ces massacres »
Si tout le monde s'accorde sur cette liste d'accusés, des organisations de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International et Human Rights Watch, ont d'ores et déjà récusé le compromis juridique adopté par l'ONU et le gouvernement de Hun Sen : selon elles, cette formule, qui prévoit une majorité de juges cambodgiens au sein des deux chambres extraordinaires, « ne permettra pas d'obtenir un procès crédible ».
« Cet accord n'est pas parfait, mais l'important est que le procès ait lieu, et le plus rapidement possible : les ex-dirigeants sont vieux et nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas les juger. L'avenir du Cambodge en dépend », estime Youk Chhang, qui souhaite que la population soit « très largement associée à la procédure ». Un avis que partage Kong Sothanarith, jeune journaliste phnompenhois de 32 ans, qui a perdu son père et quatre frères et soeurs sous le régime khmer rouge : « Je veux comprendre la raison de ces massacres infligés par des Khmers à d'autres Khmers. Ce procès est vital pour les survivants, mais aussi pour les nouvelles générations qui ne veulent pas croire à ce qui s'est passé », dit-il. Le procès, dont le coût a été évalué à 16 millions d'euros par l'ONU, pourrait durer de trois à cinq ans.
Philippe SCHWAB
Catégorie : Arts et culture
Sujet(s) uniforme(s) : Cours et administration de la justice; Droits et libertés
Sujet(s) - La Croix : KHMER; VICTIME; DOCUMENTAIRE; PROCES
Lieu(x) géographique(s) - La Croix : CAMBODGE
Nom(s) propres(s) : PANH Rithy
Société(s) : ONU
Type(s) d'article : CRITIQUE FILM
Taille : Moyen, 414 mots
© 2003 la Croix. Tous droits réservés.
Doc. : 20030602LC0030602LC_inx084
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:05:00
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Lundi 2 juin 2003
CHINE
International, mardi 3 juin 2003, p. 3
La Chine n'est plus révulsée par le "club des riches"
Pékin de notre correspondant
La Chine est-elle en train de réviser sa doctrine diplomatique ? Forte de sa montée en puissance économique, serait-elle sur le point de recadrer ses relations avec les grands de ce monde au point d'envisager d'intégrer à terme le club ? En ayant accepté l'invitation de Jacques Chirac de venir à Evian participer "en marge" du sommet à un dialogue Nord-Sud, le nouveau président chinois Hu Jintao crée un précédent. Dans l'orthodoxie de Pékin, le G8 n'était autre qu'un "club de riches" auquel la Chine, "pays en voie de développement" posant volontiers en porte-parole du Sud, n'avait aucune raison de s'associer. Du reste, le gouvernement chinois avait déjà décliné de nombreuses invitations qui lui avaient été adressées ces dernières années.
A Evian, Hu Jintao n'est certes que l'un des douze représentants du Sud, ce qui relativise la portée de sa présence. Le ministère chinois des affaires étrangères ne cesse de répéter qu'il n'y a aucune inflexion dans les options diplomatiques du pays à l'égard du G8. Mais l'annonce de la présence de Hu Jintao à Evian a alimenté un débat dans la presse chinoise qui témoigne d'un évident flottement sur le sujet, voire esquisse une révision doctrinale.
De nombreux "experts" ont fait savoir qu'il était peut-être temps de porter un regard moins dogmatique sur le G8, l'essentiel pour la Chine étant de défendre ses "intérêts d'Etat" quitte à prendre ses distances avec les référents idéologiques - le tiers-mondisme - du passé. L'affaire est bien sûr compliquée car les "intérêts d'Etat" imposent aussi à la Chine de jouer sur son identité de pays en développement, notamment sur les questions du commerce international où Pékin tente d'obtenir des dérogations pour freiner le rythme d'ouverture de son marché intérieur.
On l'a bien vu dans les négociations sur son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), où son statut de pays du tiers-monde a été maintes fois invoqué pour contrer les exigences américaines. Toutefois, l'interdépendance économique avec l'Ouest - surtout avec les Etats-Unis, qui absorbent le quart de ses exportations - s'est à ce point renforcée que les "intérêts d'Etat" de la Chine la poussent simultanément à resserrer le dialogue stratégique avec les pays riches.
La thèse très hétérodoxe qui tend à apparaître est que la seule Organisation des nations unies n'est pas nécessairement une panacée. Dans un article intitulé "Le monde a besoin de pays super puissants", le bihebdomadaire Huanqiu shibao (qui appartient au groupe du Quotidien du peuple, organe du comité central du Parti communiste) écrit ainsi dans son édition du 16 mai que "l'ONU a besoin des puissances pour l'escorter et maintenir sa dignité".
Cette idée qu'il faille relativiser le rôle de l'ONU - que la Chine défendait jusque-là si âprement en qualité de membre permanent du Conseil de sécurité - est reprise dans plusieurs organes de presse chinois. La dernière édition - 30 mai - du Huanqiu shibao l'explicite nettement. "Le G8 n'est plus aujourd'hui le "club des pays riches" qu'il était sous la guerre froide, écrit le bihebdomadaire. Le moment est venu d'y entrer. L'adhésion de la Chine au G8 va accélérer le processus de multipolarisation de la scène mondiale." C'est un "dégât collatéral" de la guerre d'Irak : la Chine a perdu foi dans le multilatéralisme onusien et amorce son ralliement à une vision oligarchique des relations internationales.
Frédéric Bobin
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:00:25
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Lundi 2 juin 2003
EUROPE
La réforme de la Commission pourrait être renvoyée à 2009
LE MONDE | 02.06.03 | 13h41 • MIS A JOUR LE 02.06.03 | 16h17
Face au blocage des travaux de la Convention par un groupe de pays emmené par l'Espagne et le Royaume-Uni, qui refusent toute réforme en profondeur de l'Union, Valéry Giscard d'Estaing veut faire accepter un calendrier progressif.
Bruxelles de notre bureau européen
Mieux vaut une réforme tardive que pas de réforme. Le président de la Convention, Valéry Giscard d'Estaing, a convaincu, samedi 31 mars, son présidium de ne faire entrer en vigueur la réforme de la Commission, qui sera pléthorique après l'élargissement, qu'en novembre 2009. Chaque pays enverrait comme prévu un représentant à la prochaine Commission, qui entamera son mandat de cinq ans à l'automne 2004. Ce n'est qu'après que ses effectifs seraient réduits à quinze, comme l'a proposé M. Giscard d'Estaing fin avril.
Cette concession signifie de facto que les équilibres institutionnels négociés à Nice fin 2000 resteraient inchangés jusqu'à la fin de la décennie. Sans réforme de la Commission, le Parlement européen, dont le mandat est parallèle à celui de la Commission, ne devrait pas voir sa composition révisée avant les élections de 2009. De même l'entourage de M. Giscard d'Estaing estime peu probable que la modification de la procédure de vote au conseil des ministres, qui avait été envisagée par le présidium, entre d'ici là en vigueur.
M. Giscard d'Estaing cherche à se gagner les bonnes grâces des pays de l'Est. Ces Etats tiennent à envoyer un représentant à la Commission, qui sera, selon eux, leur meilleur ambassadeur à Bruxelles et ne veulent pas changer juste après leur adhésion les règles du jeu fixées par le traité de Nice, qu'ils sont en train de faire approuver par référendum. Mais, objectera-t-on, pourquoi accepteraient-ils demain ce qu'ils refusent aujourd'hui ? Le traité de Nice prévoit de réduire la taille de la Commission lorsque l'Union aura atteint 27 membres. Ce chiffre devrait être atteint en 2007 avec l'admission de la Roumanie et de la Bulgarie, ce qui laisse peu de chance de conserver le principe "un commissaire par Etat" au-delà de 2009. Les pays candidats le savent.
La concession de calendrier sur la réforme de la Commission a pour but essentiel de briser la coalition des partisans du statu quo, qui bloque la Convention en ne voulant pas revenir sur l'équilibre des pouvoirs fixé à Nice. Ce front conservateur, qui réunit les principaux pays ayant pris le parti des Etats-Unis dans la crise irakienne, est emmené par l'Espagne. Elle est soutenue par le Royaume-Uni, qui sape les avancées de la Convention avec l'aide des eurosceptiques de toujours, comme le Danemark et la Suède, ou de conversion plus récente, comme l'Irlande. En bougeant sur la Commission, M. Giscard d'Estaing entend faire basculer en sa faveur les pays de l'Est. Certains l'ont bien compris. "John Bruton -le représentant du Parlement irlandais au présidium- était fou furieux. Il sait que sa démagogie auprès des petits pays candidats ne fonctionnera plus", se réjouit l'entourage de M. Giscard d'Estaing.
PROBLÈMES D'ARITHMÉTIQUE
Ce dernier doit rencontrer, mercredi, séparément, les représentants des gouvernements, des Parlements nationaux et du Parlement européen. Il espère trouver un écho plus favorable qu'auprès des représentants des Etats et des Parlements nationaux qui siègent au présidium, notamment s'agissant de l'Espagne, du Danemark, du Royaume-Uni, de l'Irlande ou de la Slovénie.
Si la Convention se déchire sur des problèmes d'arithmétique, c'est qu'elle a peu progressé sur le fond. "La crise irakienne a tué la Convention, car elle a montré que dès qu'il y avait un vrai sujet, les Européens n'avaient pas d'unité, résume le conventionnel eurosceptique William Abitbol. Au début, la Convention devait donner à l'Europe une politique nouvelle, les affaires étrangères. Mais comme finalement il n'y a rien de nouveau à se partager, les gens se crispent sur leurs avantages acquis."
Le rôle du futur ministre des affaires étrangères de l'Union s'annonce étriqué. Il n'est plus question que ses propositions, lorsqu'elles seront présentées de concert avec la Commission, soient adoptées à la majorité qualifiée. L'expérience irakienne a montré, selon M. Giscard d'Estaing, que les pays mis en minorité ne se plieraient pas à la décision de la majorité. Les Conventionnels n'ont pas renoncé à le faire revenir sur cette décision. Pour permettre à l'Europe de progresser plus tard, certains souhaitent, à l'instar du commissaire français Michel Barnier, que la Constitution permette aux institutions d'évoluer. Ainsi, il voudrait qu'à terme, la Commission et le Conseil européen puissent être présidés par une seule personne, mais n'a pas obtenu gain de cause. La Constitution prévoit aussi la possibilité de créer un procureur européen. Mais il faudra l'unanimité des Etats membres, ce qui rend ce mouvement illusoire. "C'est plus une promesse qu'une décision", tempère l'entourage de M. Giscard d'Estaing.
Les principales avancées concrètes qui devraient rester concernent la défense et l'économie. Les pays qui le souhaitent pourront créer une Europe de la défense, ce qu'interdisait Nice, tandis que les membres de la zone euro pourront décider de coordonner plus fortement leurs politiques économiques et d'avoir un représentant de leur monnaie sur la scène internationale. La Convention, qui devait doter l'Europe élargie des moyens de fonctionner, semble surtout ouvrir la voie à la création rapide d'un noyau dur.
Arnaud Leparmentier
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 12:37:19
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Lundi 2 juin 2003
BUSH
M. Bush fait une leçon sans concession aux Européens
LE MONDE | 02.06.03 | 13h38 • MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h51
A Cracovie, il oppose sa vision de la lutte antiterroriste à celle des pays du "camp de la paix".
Cracovie (Pologne) de notre envoyé spécial
Au premier jour de son voyage en Europe, George Bush a choisi un lieu riche en symboles pour opposer, sans la moindre concession, sa vision du combat contre le terrorisme à celle des gouvernements qui s'étaient rangés dans le "camp de la paix" face à l'Irak. Dans la grande cour du château de Wawel, à Cracovie, samedi 31 mai, le président américain a reçu les encouragements de son hôte polonais, Alexandre Kwasniewski, qui a exalté la "solidarité des nations face au mal" et réaffirmé l'engagement de la Pologne aux côtés des Etats-Unis.
Victime des deux totalitarismes du siècle dernier, la Pologne incarne la renaissance de l'Europe centrale, depuis la chute du communisme, et sa gratitude envers les Etats-Unis. Cracovie, qui témoigne de l'ancienneté de l'histoire polonaise, est la ville de Jean Paul II, auquel M. Bush a rendu un hommage appuyé, sans mentionner son opposition à la guerre. A 40 kilomètres de là, le camp d'extermination d'Auschwitz, que M. Bush a visité, atteste du crime perpétré en Europe entre 1939 et 1945 et des souffrances du peuple juif. Tel est l'arrière-plan sur lequel le président américain a exposé les "intentions" des Etats-Unis à l'égard de l'Europe.
L'Amérique, a dit M. Bush, veut une Alliance atlantique forte, pour "assurer notre sécurité, faire avancer la liberté humaine et maintenir la paix dans le monde". S'adressant à Jacques Chirac, sans le nommer, M. Bush a déclaré que la Pologne n'a pas fait, dans l'histoire, un chemin si long et si difficile "pour s'entendre dire qu'elle devait maintenant choisir entre l'Europe et l'Amérique". Ce propos visait l'admonestation du président français aux futurs membres de l'Union européenne qui avaient signé, fin janvier, avec les premiers ministres britannique, italien et espagnol, notamment, une déclaration approuvant la position américaine au sujet de l'Irak.
LA "COMBINAISON MORTELLE"
Pour M. Bush, s'il n'y a pas similitude, du moins y a-t-il continuité entre les combats d'hier contre le nazisme et contre le communisme et ceux d'aujourd'hui contre la "combinaison mortelle" de groupes terroristes, d'Etats "hors la loi" et d'une"idéologie de puissance et de domination", qu'il n'a pas désignée de façon plus précise. Il a mis en garde contre la tentation d'ignorer cette menace ou de chercher à la réduire par des concessions. "Il faut affronter tôt et de façon décisive l'agression et les intentions malignes", a-t-il affirmé.
Ce combat relève, pour une part, des services de renseignement et de police, mais il nécessite aussi, parfois, une "action militaire directe", comme celle qui a mis fin au régime des talibans en Afghanistan et à celui de Saddam Hussein en Irak. Face au risque de prolifération des armes de destruction massive, le président américain a annoncé un projet, la Proliferation Security Initiative, destiné à organiser la saisie des cargaisons d'armements ou de composants. Y participent, pour le moment, la Grande-Bretagne, la Pologne et l'Australie.
La continuité invoquée par M. Bush entre les combats du XXe siècle et celui d'aujourd'hui touche à la nature des menaces. A ses yeux, le mal dont est né le génocide des juifs est toujours à l'œuvre dans le monde. Pour le président américain, qui a visité Auschwitz samedi matin, les camps de la mort "nous rappellent que le mal est réel, qu'il doit être appelé par son nom et qu'il doit être affronté".
En même temps, M. Bush convient que la lutte contre le terrorisme doit aussi s'attaquer aux réalités dans lesquelles il s'enracine. Il range parmi elles la misère qui frappe de vastes régions du monde, et il a invité l'Europe à accompagner l'effort des Etats-Unis pour la prévention et le traitement du sida en Afrique et pour rendre plus efficace l'aide au développement. Il est revenu à la charge contre le moratoire de l'Union européenne sur les organismes génétiquement modifiés, car ces produits, selon la thèse américaine, peuvent augmenter le rendement des agricultures des pays pauvres.
M. Bush refuse de classer le conflit israélo-palestinien parmi les réalités qui contribuent à l'extrémisme arabe ou islamique. Pour lui, ce n'est pas ce conflit qui alimente le terrorisme, mais le terrorisme qui entretient ce conflit et qui fait en sorte de le raviver chaque fois qu'un progrès est en vue. Ce n'est donc pas au titre de la lutte contre le terrorisme qu'il a présenté sa tentative pour ramener les ennemis sur la voie de la négociation. Cette entreprise fait partie, selon lui, de celles qui doivent être menées de concert afin de faire progresser "la liberté et la démocratie" dans le monde.
Patrick Jarreau
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03
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ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 12:33:11
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Lundi 2 juin 2003
G8
Jacques Chirac-George Bush, des désaccords qui pèsent sur le G8
LE MONDE | 02.06.03 | 13h37 • MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h42
De fraîches retrouvailles : les rencontres, dimanche 1er et lundi 2 juin, de George Bush et de Jacques Chirac n'ont pas permis d'aplanir les désaccords entre les deux pays. Si chacun se déclare déterminé à travailler "ensemble", les divergences restent profondes. Dimanche, en organisant un "dialogue élargi" avec dix-neuf dirigeants de pays émergents, et en ouvrant le club du G8 à des pays plus pauvres, M. Chirac a mis en scène sa conception d'un monde multipolaire attentif au développement. Lundi, le G8 devait chercher les moyens de relancer la croissance mondiale. La question des taux de change - chute du dollar par rapport à l'euro - ne devait pas figurer dans le communiqué final. Plus de 100 000 personnes ont manifestéce week-end contre la tenue de ce sommet, dénonçant un "directoire illégitime".
Première grande rencontre internationale depuis la fin de la guerre contre l'Irak, le sommet d'Evian (Haute-Savoie) des pays les plus industrialisés devait, lundi 2 juin, être consacré aux moyens de relancer la croissance économique mondiale, mais aussi à la lutte contre le terrorisme et contre la prolifération d'armes de destruction massive. Le G8 doit "donner une nouvelle impulsion à la confiance dans la croissance", a déclaré, dimanche, le président français Jacques Chirac. Plusieurs résolutions devaient insister sur ce thème. En revanche, la baisse des taux d'intérêt en Europe ou la forte dépréciation du dollar par rapport à l'euro ne devaient être que prudemment évoquées par les dirigeants.
George W. Bush et M. Chirac se sont rencontrés, lundi, en fin de matinée. La journée de dimanche a permis de constater que les tensions et désaccords entre la France et les Etats-Unis n'étaient pas résorbés."Nous avons eu des échanges très positifs aujourd'hui et nous en aurons d'autres demain", précisait dimanche M. Chirac. En accueillant 19 dirigeants des pays émergents et en transformant la première journée du G8 en un "dialogue élargi" entre le Nord et le Sud, M. Chirac a soigneusement mis en scène sa vision d'un monde multipolaire. Attentif aux difficultés de l'Afrique, s'affichant aux côtés du président chinois et du président brésilien, le président français s'est livré indirectement à de multiples mises en garde et critiques de la politique américaine.
La lutte contre le sida a été l'objet des premières décisions du G8. Après l'annonce d'un plan américain mobilisant 15 milliards de dollars (12,8 milliards d'euros) sur cinq ans, dont 5 milliards qui seront versés au Fonds mondial de lutte contre le sida, l'Europe devrait décider de verser également 1 milliard de dollars par an à ce fonds. La contribution de la France passera de 50 à 150 millions de dollars.
Les militants altermondialistes ont mobilisé en masse durant un week-end de protestations à Annemasse, à Lausanne et à Genève. En tout, plus de 100 000 personnes ont défilé pour dénoncer le "directoire mondial autoproclamé" et les "saigneurs du G8". Côté français, les manifestants, à Annemasse, ont également dénoncé le projet gouvernemental de réforme des retraites. En Suisse, les manifestations ont été perturbées par quelques groupes de casseurs. Des affrontements ont fait dix blessés, dont deux graves.
Avant le sommet d'Evian, les principaux dirigeants s'étaient retrouvés, samedi, à Saint-Pétersbourg. M. Bush et Vladimir Poutine ont multiplié les signes de réconciliation, malgré des désaccords persistants sur la coopération nucléaire entre la Russie et l'Iran. M. Poutine est également sorti renforcé du sommet Union européenne-Russie, les Européens renonçant à évoquer les exactions des troupes russes en Tchétchénie pour, au contraire, se féliciter de l'amorce d'un processus politique. M. Chirac a même placé la Russie "au premier rang des démocraties".
Le départ de M. Bush du sommet du G8 interviendra dès lundi après-midi : il se rendra en Egypte pour une rencontre avec les dirigeants des pays arabes sur le processus de paix au Proche Orient. Les Américains se disent déterminés à prendre des responsabilités accrues dans la mise en application de la "feuille de route", ce nouveau plan de paix international.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03
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Le président français met en scène sa vision d'un monde multipolaire et son dialogue avec le Sud
LE MONDE | 02.06.03 | 13h38 • MIS A JOUR LE 02.06.03 | 15h43
Evian de notre envoyée spéciale
"Ne croyez pas ce que l'on dit", a répondu dimanche soir Jacques Chirac à un journaliste qui lui demandait s'il lui était encore possible de travailler avec George Bush, "nous avons eu des échanges très positifs aujourd'hui et nous en aurons d'autres demain". Les deux présidents devaient avoir lundi en fin de matinée un entretien en tête à tête, que les documents officiels américains présentent comme "la visite de courtoisie" au chef d'Etat du pays hôte du G8, autrement dit une simple formalité d'usage. Puis, après le déjeuner, George Bush abandonnera ses partenaires du G8 pour s'envoler vers Charm El-Cheikh.
A chacun sa scénographie. L'administration américaine continue de souffler le chaud et le froid sur ses relations avec Paris. Jacques Chirac n'en paraît pas déstabilisé : il aura passé la première journée de cette réunion d'Evian, dimanche, à afficher sa différence, en prenant en quelque sorte à témoin le reste de la planète.
Tout était conçu dans cette optique : son entretien avec le président chinois, les fraternelles accolades avec les dirigeants des "pays émergents", sa complicité manifeste avec Luiz Inacio Lula da Silva, ses appels à la mobilisation générale pour stopper la "dérive" du continent africain, sa compassion pour l'Algérie endeuillée par le tremblement de terre. Tout - jusqu'aux circuits de communication soigneusement établis avec les contestataires "anti-G8" - visait à signifier que le respect de l'autre est le fondement essentiel de la politique de Jacques Chirac. Tout pouvait se lire en creux comme une critique de l'administration Bush.
Le "dialogue élargi" avec les dirigeants des pays émergents a été bien accueilli par tous les participants. "Tony Blair m'a confirmé qu'il ferait la même chose en 2005 -année où la Grande-Bretagne aura la présidence du G8-, a indiqué Jacques Chirac, et je pense, mais c'est une intuition, que le président Bush pourrait le faire aussi."
CRAINTE D'UNE RUPTURE
La présidence du G8 reviendra l'année prochaine aux Etats-Unis et à plusieurs reprises, dans sa conférence de presse, Jacques Chirac a fait allusion à cette année 2004 comme à une rupture de la continuité existant entre lui et le premier ministre britannique. Il l'a fait sur le ton de la gravité, à propos de l'Afrique. "Je souhaite que la continuité soit assurée dans les efforts en faveur du Nepad -Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique-, que l'Afrique soit soutenue de façon constante, sans qu'il y ait d'à-coups ; Tony Blair partage cet avis", a-t-il dit, sous-entendant que ce n'était pas en revanche une priorité pour Washington. "J'en parlerai demain au président Bush", a-t-il ajouté.
Blair-Chirac même combat, donc, en faveur de l'Afrique. Lula-Chirac même combat aussi contre la faim. Le président du Brésil a proposé des mesures concrètes pour combattre ce fléau et Jacques Chirac s'est déclaré "totalement favorable" à celle qui consisterait à "prélever une partie du surcroît de richesses que dégage la mondialisation" pour la consacrer à la lutte contre la faim dans le monde. "Ce débat a été pollué par celui sur la taxe Tobin, il faut le relancer", a-t-il dit, en souscrivant à la suggestion du président brésilien de taxer le commerce des armes individuelles.
C'est les Etats-Unis aussi que visait Jacques Chirac, sans les citer, lorsqu'il a fait remarquer que pèsent sur les agricultures des pays en voie de développement non seulement les subventions des pays riches à leurs propres agricultures "mais aussi les systèmes de préférences et certaines modalités contestables de l'aide alimentaire".
Hu Jintao-Chirac même combat, enfin, pour un monde "multipolaire", contre l'hégémonie de la seule puissance américaine. La porte-parole de l'Elysée, Catherine Colonna, s'est chargée de le souligner dimanche matin, après un entretien de plus d'une heure du président français avec son homologue chinois. "La France et la Chine ont le même attachement à un système multipolaire équilibré, au rôle des institutions multilatérales, à la nécessité du dialogue entre les cultures", a déclaré Mme Colonna.
Rien de tout cela ne signifie que Paris veuille donner dans l'opposition systématique à Washington. Le président de la République n'a, par exemple, pas craint de qualifier d'"historique" la décision prise par George Bush en faveur de la lutte contre le sida. Sur les 15 milliards de dollars que les Etats-Unis sont prêts à lui consacrer dans les cinq ans qui viennent, 5 milliards doivent aller au Fonds mondial contre le sida, à condition que deux fois plus soient engagés par d'autres contributeurs. "J'ai l'impression que l'Europe relèvera le défi", a déclaré Jacques Chirac. Dans cette comptabilité, la France assume sa part, a poursuivi le président, en triplant sa contribution au Fonds (de 50 à 150 millions de dollars).
"OBJECTIFS COMMUNS"
C'est dans un esprit constructif aussi que le président français envisageait son entretien de lundi avec George Bush. "Nous voulons l'entendre sur le Proche-Orient, lui redire que ce qui se fait en faveur de la construction européenne n'est pas dirigé contre les Etats-Unis, lui demander ce que nous pouvons faire ensemble en Irak à partir des objectifs qui nous sont communs, à savoir la souveraineté et l'intégrité de ce pays", disait un proche du président français à la veille de cette rencontre.
Un autre journaliste a demandé au président de la République s'il pensait que sa vision d'un monde multipolaire était partagée par une majorité. "Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle soit très largement majoritaire !", s'est exclamé Jacques Chirac. Toute la journée de dimanche à Evian avait précisément été organisée pour le rappeler à George Bush.
Claire Tréan
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.06.03
Au menu, un plat de résistances
Les principaux points de divergence entre Europe et Etats-Unis.
Par Christian LOSSON et Vittorio DE FILIPPIS et Véronique SOULE
samedi 31 mai 2003
Sur les bords sans vagues du lac Léman, les débats de dimanche, lundi et mardi risquent d'être houleux entre Européens et Américains. Les points de désaccord ne manquent pas, même s'ils peuvent être aplanis par la volonté d'éviter tout nouveau clash transatlantique. Revue des positions de deux principaux protagonistes du G8, dont rarement les visions et les intérêts ont été aussi divergents.
Subventions agricoles : entre dumping et hypocrisie
Le sujet ne figure pas à l'agenda officiel. Mais on l'évoquera probablement, car l'Afrique est invitée, et pas pour faire de la figuration, du moins dans l'esprit de Jacques Chirac. En début d'année, l'hôte de l'Elysée a sorti une botte secrète, malgré son obstination à maintenir la PAC (politique agricole commune) en l'état. La France pourrait s'engager à supprimer, en 2006, et à condition que tout le monde suive, ses subventions agricoles à l'exportation. Lesquelles permettent d'écouler des produits à des prix inférieurs au coût de production. Un dumping désastreux pour les pays du Sud. La riposte américaine ne s'est pas fait attendre : aucune raison, selon Washington, de faire une différence entre l'Afrique et le reste du monde en développement. Depuis, Europe et Etats-Unis n'ont pas vraiment fait preuve de coordination pour améliorer l'accès au marché international des produits agricoles africains. L'hypocrisie reste de règle. Les deux blocs continuent de subventionner leurs agriculteurs à raison de plus d'un milliard de dollars par jour. Sept fois ce qu'ils versent en aide publique au développement...
Parité euro-dollar : coopération zéro
En moins de dix-huit mois, le dollar a dégringolé de près de 35 % par rapport à la monnaie européenne. Difficile d'éviter le sujet à Evian. D'autant que l'économie mondiale est en petite forme. Le G8, qui n'a pas pour mission d'ajouter de l'incertitude à l'incertitude, évitera des mots tels que déflation, dépression ou récession... Et pratiquera la méthode Coué, autrement dit l'appel à la «confiance». Mais les Huit ne pourront pas faire l'économie d'un échange sur le niveau des monnaies. Les chances d'une coopération entre les deux plus grandes zones monétaires du monde semblent plus que minces. Face à la chute du billet vert, Washington n'a jusqu'ici pas manifesté d'inquiétude, proclamant même qu'il maintient une politique de dollar fort. Sauf que sa monnaie faible actuelle dope la production intérieure via les exportations, ce qui pourrait relancer l'économie américaine. Essentiel pour un Bush en quête de réélection. Ce qui ne l'empêchera de chercher à convaincre les Européens d'adopter une politique monétaire capable de relancer leur économie plombée par la déprime...
Accès aux médicaments : bras de fer
Des médicaments à prix cassés pour les pays du Sud et la possibilité pour les plus pauvres d'importer ou de fabriquer des copies (génériques) : c'était l'objectif que s'étaient assigné à Doha, lors de la conférence ministérielle de l'OMC de 2001, les pays les plus riches. Près de deux ans plus tard, le sujet s'est transformé en bras de fer entre les Etats-Unis et l'Europe, avec la France en première ligne. A Genève, les Etats-Unis, pressés par leur lobby pharmaceutique, ont été le seul des 144 pays membres de l'OMC à bloquer un compromis. Pas d'exemptions pour les pays pauvres dépourvus d'industrie pharmaceutique dans leur lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose. Pour tenter d'éviter la stigmatisation, les Etats-Unis viennent d'annoncer en fanfare le déblocage de 15 milliards de dollars sur cinq ans pour la lutte contre le sida, dont un milliard pour le Fonds mondial contre les pandémies. Manière pour l'administration américaine de rappeler que le multilatéralisme n'est pas sa priorité, mais surtout manoeuvre pour ne rien lâcher sur les brevets. Reste qu'un tel pactole renvoie dans les cordes les engagements financiers de Paris, 50 millions d'euros par an à peine jusqu'à présent. Chirac devrait au moins doubler cette aide, malgré les contraintes du Pacte de stabilité européen qui pèsent sur le budget français
OGM : réticences et grosses ficelles
La dispute provoquée par l'embargo européen sur les OGM dure depuis plusieurs années. L'Europe est prête à discuter. Après avoir tenté d'avancer sur les politiques d'étiquetage, la Commission devrait même autoriser l'arrivée de nouveaux OGM dans les assiettes européennes dès l'automne. Mais ce geste de Bruxelles est tardif pour Washington, qui se moque de savoir que les Européens sont à 70 % hostiles aux OGM, ou qu'ils mettent en avant le nécessaire principe de précaution. Les Etats-Unis, premier producteur mondial d'OGM, viennent donc de déposer une plainte contre l'Europe auprès de l'OMC. Façon aussi de faire payer les réticences européennes à l'aide alimentaire américaine à base d'OGM à destination de l'Afrique. «Scandaleux !», a répondu Pascal Lamy, le pourtant placide commissaire européen au Commerce. A Evian, Bush continuera à tirer la même grosse ficelle des «OGM, solution contre la faim dans le monde». En invoquant le soutien de pays en développement qui, comme l'Argentine, plaident pour un libre commerce des produits génétiquement modifiés.
L'après-guerre irakien : petits pas
Après l'affrontement diplomatique, l'heure est officiellement au travail en commun. En réalité, la France a dû se résoudre à laisser les Américains avoir la haute main sur l'après-guerre. Le 23 mai, après de minces concessions accordant un rôle minime à l'ONU, Paris a voté la résolution1483 présentée par les Américains, geste accueilli comme un «pas dans la bonne direction» par le secrétaire d'Etat, Colin Powell. Interviewé par le Financial Times, Chirac a assuré que les Américains «avaient mis beaucoup d'eau dans leur vin» afin de rallier la France... Sur le fond, Paris reste persuadé que, les difficultés s'accumulant, les Américains finiront par revenir à l'ONU, seule instance ayant l'expérience et la légitimité suffisantes pour gérer la transition .
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 12:28:58
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Lundi 2 juin 2003
ISRAEL
PROCHE-ORIENT Le sommet d'Aqaba, en Jordanie, doit réunir mercredi Bush, Sharon et Abbas
Les 14 points de désaccord d'Israël sur la «feuille de route»
Un activiste du Hamas a été tué samedi par l'armée alors que se poursuivaient les préparatifs du sommet d'Aqaba (Jordanie) qui doit réunir mercredi les premiers ministres israélien Ariel Sharon et palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush. «Aucun dirigeant intègre ne peut accepter davantage de mois et d'années d'humiliations, de tueries et de deuils», a déclaré le président américain, dans une allocution radiodiffusée hebdomadaire, pressant les dirigeants israéliens et palestiniens de faire de ce sommet un succès. Des équipes techniques palestiniennes et israéliennes se penchaient dans le même temps sur l'élaboration de la formulation d'une déclaration commune qui pourrait être faite à l'issue du sommet.
Jérusalem : de notre correspondant Pierre Prier
[02 juin 2003]
Sous la pression américaine, Israël a accepté la «feuille de route», le plan de paix international élaboré par le Quartette réunissant les Etats-Unis, l'Europe, la Russie et l'ONU. Mais Ariel Sharon a présenté à George Bush 14 «réserves» que les Etats-Unis ont promis de «prendre complètement et sérieusement en considération». Sans que l'on sache si Washington entend s'aligner sur tout ou partie des remarques israéliennes. C'est l'une des inconnues du sommet d'Aqaba. Voici les principaux points des remarques israéliennes publiées par le quotidien Haaretz confrontées aux recommandations de la «feuille de route».
1. Le calme devra régner dès le début du processus, pendant son déroulement, et comme condition de sa poursuite. Les Palestiniens démantèleront les organisations de sécurité existantes et en formeront de nouvelles pour combattre le terrorisme, la violence et l'incitation contre Israël. Dans la première phase du plan, les Palestiniens achèveront le démantèlement des organisations terroristes (Hamas, Djihad islamique, FPLP, FDLP, Brigades des martyrs d'al-Aqsa). Les armes illégales seront ramassées et confiées à une tierce partie pour être détruites.
Ce que dit la «feuille de route» : durant la phase 1, un appareil de sécurité palestinien reconstruit et recentré entreprend... des opérations effectives contre les responsables du terrorisme et visant à démanteler les infrastructures terroristes. Ceci comprend la confiscation des armes illégales. Israël se retire des zones palestiniennes occupées depuis septembre 2000 et cesse toute action pouvant détruire la confiance mutuelle. Toutes les institutions israéliennes cessent l'incitation contre les Palestiniens.
2. Le passage d'une phase à l'autre se fera uniquement après l'application de la phase précédente.
Le progrès dépendra de la bonne foi des deux parties. A l'intérieur de chaque phase, les deux parties doivent remplir leurs obligations parallèlement, sauf indication contraire.
3. La formation d'une nouvelle direction palestinienne est une condition du passage à la deuxième phase. Dans ce cadre, des élections législatives auront lieu en coordination avec Israël.
Dès que possible, les Palestiniens organisent des élections libres, ouvertes et transparentes.
4. Le mécanisme de supervision sera géré par les Etats-Unis. La supervision se fera par secteurs (économique, juridique, financier) sans créer un mécanisme unifié. Les décisions substantielles resteront dans les mains des deux parties.
Dans la phase I, les représentants du Quartette (Etats-Unis, Europe, Russie et ONU) commencent une surveillance informelle et consultent les parties pour établir un mécanisme formel de surveillance, et le mettre en oeuvre.
5. L'Etat palestinien provisoire aura des frontières provisoires, sera complètement démilitarisé, sans autorité pour conclure des traités de défense ou engager une coopération militaire. Israël contrôlera l'entrée et la sortie de toutes personnes et marchandises, l'espace aérien et le spectre électromagnétique de cet Etat.
La phase II s'achève en 2003 avec la création possible d'un Etat palestinien indépendant doté de frontières provisoires.
6. En rapport avec les préambules et avec l'accord final, des déclarations devront être faites sur le droit d'Israël à exister en tant qu'Etat juif, et sur l'abandon de tout droit au retour des réfugiés dans l'Etat d'Israël.
A la fin de la phase I, la direction palestinienne fait une déclaration sans équivoque réitérant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité. Dans la phase III, après une conférence internationale, les deux parties signent un accord final en 2005, qui comprend une solution juste et réaliste de la question des réfugiés.
7. La fin du processus conduira à la fin de toutes les revendications, et pas seulement à la fin du conflit.
Les parties concluent en 2005 un accord permanent qui met fin au conflit israélo-palestinien et accomplit la vision de deux Etats, Israël et une Palestine souveraine, indépendante, viable et démocratique.
8. La solution sera atteinte par des négociations directes et un accord direct entre les deux parties, en relation avec la vision du président Bush dans son discours du 24 juin 2002.
La phase finale du processus sera lancée au cours d'une conférence internationale convoquée par le Quartette, qui apportera son soutien actif, soutenu et opérationnel.
9. Les questions dépendant de l'accord final ne seront pas discutées auparavant. Ceci comprend : les implantations en Judée, Samarie et Gaza (sauf un gel de la colonisation et les avant-postes illégaux) ; le statut de l'Autorité palestinienne et de ses institutions à Jérusalem.
Dans la phase I, Israël gèle toute activité de colonisation. Dans la phase II, de nouvelles actions sont entreprises concernant les colonies, en conjonction avec l'établissement d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.
10. Suppression des références autres que les résolutions 242 et 338 de l'ONU : la résolution 1397, l'initiative saoudienne et celle du sommet arabe de Beyrouth.
L'accord final sera négocié sur la base des résolutions 242, 338 et 1397, et sur l'initiative du prince héritier saoudien Abdallah, adoptée par le sommet de la Ligue arabe à Beyrouth, et qui propose la paix et la sécurité au voisin israélien en échange d'un accord global.
11. Une Constitution palestinienne provisoire sera composée.
Dans la phase II, avant la fin de 2003, une Constitution palestinienne démocratique est ratifiée.
12. Le redéploiement des forces israéliennes le long des lignes de septembre 2000 sera soumis à l'article 4 (calme absolu) et accompli en tenant compte des changements requis par les nouvelles circonstances... On insistera sur la division des responsabilités et sur la répartition de l'autorité civile en septembre 2000, et non sur les positions des forces sur le terrain à ce moment-là.
Parallèlement à l'application des mesures sécuritaires par les Palestiniens, l'armée israélienne se retire des zones occupées depuis le 28 septembre 2000 et restaure le statu quo qui existait alors.
13. Les agences humanitaires reconnues seront aidées. Aucune référence ne sera faite au rapport Bertini.
Israël et les Palestiniens appliquent dans leur totalité les recommandations du rapport Bertini sur l'amélioration des conditions humanitaires, la levée des couvre-feux et des restrictions sur le mouvement des personnes et des biens, et l'accès sans restrictions du personnel humanitaire et international.
14. Aucun lien ne sera établi entre la piste de négociations palestiniennes et les autres pistes (Liban et Syrie).
La conférence internationale sera fondée sur une paix globale au Proche-Orient, y compris entre Israël et la Syrie, et Israël et le Liban.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 12:13:10
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Lundi 2 juin 2003
TOGO
Soupçons de «bourrage d'urnes»
lundi 02 juin 2003
Les Togolais ont voté dans un calme apparent hier lors du scrutin présidentiel joué d'avance et dont le président sortant, le général Eyadéma, est le grand favori face à cinq candidats de l'opposition. Au total, 3,2 millions d'inscrits étaient appelés à voter. A l'exception d'une échauffourée à Tsévié au cours de laquelle deux bureaux de vote ont été brûlés, aucun incident majeur n'a été signalé mais Jean-Pierre Fabre, le n° 2 de l'Union des forces du changement, parti de l'opposant Gilchrist Olympio, privé d'élection pour cause de dossier «incomplet», a fait état de «bourrage d'urnes», de «rétention de cartes d'électeurs» ou d'intimidations. Les résultats devraient être connus aujourd'hui. (AFP, Reuters)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 11:59:01
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Lundi 2 juin 2003
AFRIQUE
Les membres du G8 approuvent la création d'une force africaine de maintien de la paix
EVIAN (AP) - Les membres du G8 se sont engagés dimanche soir à soutenir la création d'ici 2010 d'une force africaine de maintien de la paix et à favoriser le développement du continent africain.
Après avoir rencontré les présidents de quatre des cinq pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Sénégal, Nigeria) membres du comité de pilotage du Nouveau partenariat pour le développement économique de l'Afrique (NEPAD), les membres du G8 ont approuvé dans une déclaration commune la mise en place d'une force prépositionnée dans les cinq "sous-régions" africaines capable d'intervenir partout en Afrique.
Le seul absent à cette réunion était le président égyptien Hosni Moubarak, parti avant le dîner.
Le président nigérian Olusegun Obasanjo a salué cette l'engagement du G8, déclarant que "la condition majeure au développement est l'absence de conflit". La porte-parole de la présidence française, Catherine Colonna, a pour sa part qualifié la réunion d'"exceptionnelle". AP
jp/v
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 10:59:32
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Lundi 2 juin 2003
IRAK
Armes de destruction massive: les preuves sont "écrasantes", assure Jack Straw
LONDRES (AP) - Les preuves que le régime de Saddam Hussein représentait bien une menace sont "écrasantes", a assuré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw, bien que les forces de la coalition n'aient toujours pas trouvé en Irak la trace des armes de destruction massive dont Washington s'était servi pour justifier l'entrée en guerre.
"Il ne s'agit pas d'admettre que nous avions tort ou de dire qu'il n'y avait pas de preuves, car les preuves sont là", a déclaré le chef de la diplomatie britannique interrogé sur la BBC sur la polémique sur les arguments donnés par Washington et Londres pour justifier le conflit.
"Les preuves sont écrasantes", a-t-il estimé avant de se référer à un rapport du chef des inspecteurs des Nations unies Hans Blix datant de mars dernier, qui détaillait les tâches que devaient entreprendre les Irakiens tout en notant que les experts en désarmement n'avaient pas trouvé d'armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires en trois mois et demi d'inspection.
Toutes les preuves dans ce document et la conduite de Saddam Hussein montrent qu'il "posait, effectivement, dans les termes du Conseil de sécurité, une menace pour la paix et la sécurité internationale", a affirmé Jack Straw.
Des membres du Labor de Tony Blair, dont deux anciens membres de son gouvernement, accusent le Premier ministre d'avoir trompé le Parlement. Et le parti conservateur, qui avait fermement soutenu la décision du chef du gouvernement d'entrer en guerre au côté des Etats-Unis, a laissé entendre qu'il pourrait appuyer les appels à une enquête sur le sujet.
"Il y a des questions auxquelles il faut répondre", a déclaré un porte-parole des Tories, Michael Ancram. "Le Premier ministre dit qu'il détient les réponses dans des informations qui n'ont pas été encore rendues publiques. Il doit maintenant présenter ces réponses". AP
sb/v164
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 10:57:49
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IRAK
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Lundi 2 juin 2003
INDE
Vague de chaleur en Inde: le bilan atteint le millier de morts
HYDERABAD, Inde (AP) - Le bilan de la vague de chaleur qui frappe a atteint lundi le millier de morts, selon les autorités.
L'Etat d'Andhra Pradesh dans le sud du pays, où au moins 900 morts ont été signalés, a été le plus touché. Dans d'autres régions du nord et de l'est de l'Inde, une centaine de personnes ont succombé à la déshydratation et à des insolations, selon la radio All India.
Dans le district de Nalgonda, dans l'Andhra Pradesh, les températures ont atteint jusqu'à 49 degrés Celsius par endroits. AP
sb/v
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 10:44:07
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INDE
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Lundi 2 juin 2003
ZIMBABWE
Zimbabwe : Mugabe frappe l'opposition
Malgré les menaces de l'armée et des vétérans de l'indépendance, la semaine d'action contre le président en exercice Robert Mugabe a été maintenue par le chef de l'opposition. Mais dès lundi matin, celui-ci a été arrêté.
Mis en ligne le 30 mai 2003
Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai (photo ci-dessus - AFP) a été arrêté lundi matin à Harare par la police avant le début d'une semaine d'action contre le régime du président Robert Mugabe. Cette arrestation est en effet intervenue juste avant le début d'une semaine d'action, sous forme de grèves et de marches pacfiques, lancée à l'appel de son parti, le MDC, pour protester contre la détérioration politique et économique au Zimbabwe provoquée, selon l'opposition, par le régime du président Robert Mugabe.
Cette semaine d'action a été interdite par la Haute cour de justice du Zimbabwe qui, dans un arrêt rendu samedi soir, a estimé qu'elle avait pour objectif de renverser un "président légitimement élu et son gouvernement". Morgan Tsvangirai avait décidé de passer outre cet arrêt, qui, avait-il affirmé dimanche, "n'est contraignant, ni pour moi ni pour le MDC", en raison des "irrégularités" qu'il comporte.
Une prétendue trahison
Le chef du MDC, principal parti d'opposition du Zimbabwe, avait prévu de mener une des marches "pacifiques" à Harare lorsqu'il a été arrêté. Ensuite, il aurait du aller, comme chaque jour, assister à son procès pour "trahison". Avec deux autres dirigeants du MDC, il est jugé depuis début février pour sa participation présumée "à un complot" visant à assassiner le président Mugabe.
Lundi matin, la situation était calme à Harare où les forces de sécurité étaient massivement présentes, bloquant les principaux axes routiers menant au centre de la ville, ainsi que la route qui passe devant la résidence officielle de Robert Mugabe.
L'armée, la police, les membres les plus importants du gouvernement Mugabe, les anciens combattants de la guerre d'indépendance des années 70, proches du pouvoir et connus pour leur actions violentes, ont tous mis en garde le MDC contre cette semaine d'action. Les forces de sécurité ont promis qu'elles ne resteraient pas "les bras croisés" et les anciens combattants qu'il utiliseraient toute leur expérience militaire pour s'en prendre aux opposants "d'une manière encore jamais vue au Zimbabwe".
Rapport accablant
Le gouvernement australien a présenté la semaine dernière un nouveau rapport accablant sur la situation au Zimbabwe. Ce "Rapport sur abus et répression par le gouvernement zimbabwéen" se fonde sur des compte-rendus de diplomates australiens qui disent "avoir constaté les résultats de plusieurs attaques brutales par des militaires, dont des coups de bâtons enrobés de fil de fer barbelé". Il signale qu'au cours des 18 derniers mois, 42 opposants du MDC ont été arrêtés et beaucoup d'entre eux torturés. Il cite le rapport d'un groupe de défense des droits de l'Homme documentant notamment 58 meurtres, 111 cas de détentions illégales, 170 arrestations non justifiées, 227 enlèvements et 1.060 cas de torture. Les diplomates décrivent également la manière dont les responsables de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, utilisent l'aide alimentaire internationale au Zimbabwe à des fins politiques, en favorisant les membres de leur parti dans les programmes de distribution et en permettant à des responsables politiques de faire de vastes profits en revendant les produits alimentaires à des prix exorbitants sur le marché noir. Quant au plan de réforme agraire lancé il y a 3 ans par l'éviction de fermiers blancs, seuls "20 à 50%" des 11 millions d'hectares de terre redistribués par le gouvernement sont exploités, le restant étant laissé en jachère.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 08:59:24
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Dimanche 1 juin 2003
LA SYRIE
AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003
La Syrie s'engage à "une paix juste et globale" au Proche-Orient (Assad)
DAMAS (AFP) - La Syrie s'engage à "une paix juste et globale" au Proche-Orient, a déclaré le président Bachar al-Assad lors d'un entretien avec un membre du Congrès américain, Darrel Issa, dimanche à Damas.
"La Syrie s'engage à (appliquer) les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu pour une paix juste et globale" dans la région, a dit M. Assad à M. Issa, membre de la Commission du commerce à la Chambre des représentants.
"La paix doit être juste et globale pour pouvoir durer", a souligné M. Assad dont les propos ont été rapportés par l'agence officielle syrienne Sana.
L'entretien de MM. Assad et Issa a également porté sur l'Irak et sur le "rôle vital que pourrait jouer la Syrie au Proche-Orient et pour la paix".
La Syrie, a poursuivi M. Assad, souhaite voir "la fin des souffrances du peuple irakien et du chaos qui règne en Irak. Elle souhaite aussi que les Irakiens puissent élire un gouvernement représentatif", a ajouté par ailleurs le chef de l'Etat syrien.
Arrivé samedi, M. Issa a quitté Damas dimanche pour le Qatar, selon l'ambassade des Etats-Unis en Syrie.
M. Issa, Représentant républicain de l'Etat de Californie, a assisté samedi à Damas à la signature d'un contrat de prospection pétrolière entre le ministère du Pétrole syrien et deux sociétés pétrolières américaines.
La Syrie est dans le collimateur américain pour avoir pris position contre la guerre en Irak et avoir permis l'envoi de volontaires pour combattre les troupes de la coalition américano-britannique. Elle est accusée par Washington de "soutien au terrorisme" pour son appui au parti chiite libanais anti-israélien Hezbollah.
Le président américain George W. Bush est attendu au Proche-Orient pour une première tournée axée sur la paix depuis la fin de la guerre en Irak.
M. Bush doit se rendre mardi à Charm El-Cheikh (Egypte) pour un sommet avec plusieurs dirigeants arabes, puis sera mercredi à Aqaba (Jordanie) pour un sommet avec les Premiers ministres israélien Ariel Sharon et palestinien Mahmoud Abbas.
La Syrie ne participera pas à ces rencontres.
rm/cal
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) - AFP Général : PO; Syrie; USA
Heure de publication : 15:03 GMT
Taille : Court, 249 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030601AF0FRS517_152_170311
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 15:17:50
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Dimanche 1 juin 2003
LAPIDATIONS
AFP Général
Général; International, dimanche 1 juin 2003
Lapidations: les procès en appel reposent la question de la charia au Nigeria (AVANT-PAPIER)
Dave CLARK
LAGOS (AFP) - Trois Nigérians, condamnés à la lapidation pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage, feront appel devant la Cour islamique cette semaine, remettant ainsi sur le devant de la scène la difficile controverse sur la charia, la loi islamique.
Amina Lawal, une mère de trois enfants de 33 ans, dont la condamnation à mort en mars 2002 pour avoir eu un enfant dix-huit mois après son deuxième divorce avait provoqué de vives réactions internationales, se présentera pour la seconde fois en appel mardi devant la Cour de la Charia, à Katsina (nord).
Mercredi, les juges de Minna (centre) commenceront à examiner le premier pourvoi en appel de Fatima Usman et Ahmadu Ibrahim, d'anciens amants condamnés l'année dernière pour avoir eu des relations hors mariage.
Aucun jugement ne sera rendu cette semaine.
Même si les condamnations à mort étaient confirmées, les avocats auront encore la possibilité de faire appel devant la Cour fédérale et, en dernier lieu, devant la Cour suprême.
Le gouverneur de l'Etat, ainsi que le président nigérian Olusegun Obasanjo, peuvent également user de leur droit de grâce.
Les avocats de la défense affirment que, même en mettant de côté la question des droits de l'homme concernant la lapidation à mort, les condamnations de leurs clients présentent des défauts de procédure et que les droits des accusés n'ont pas été respectés.
Ainsi, Amina Lawal n'a pas pu bénéficier d'une réelle défense lors de son premier procès, a été jugée par un seul juge au lieu des quatre requis par la loi et les accusations qui pesaient contre elle ne lui ont pas été clairement expliquées, a expliqué son avocate.
"Notre première priorité est de sauver la vie d'Amina", a expliqué l'avocate d'Amina, Hauwa Ibrhaim, à l'AFP. "Ensuite nous examinerons plus largement la façon dont la loi est appliquée", a-t-il ajouté.
Mais ces deux affaires, au-delà de toute autre considération judiciaire, posent avant tout un profond et difficile débat sur la réintroduction de la loi islamique dans un pays de 120 millions d'habitants, qui a déjà connu de nombreux troubles religieux.
Le Nigeria est une fédération de 36 Etats, dont 12 ont réintroduit la charia dans leur code pénal depuis la fin du régime militaire en 1999, en dépit des contestations du gouvernement fédéral.
Cette réintroduction avait à l'époque provoqué d'importantes émeutes dans plusieurs villes du nord du pays entre les chrétiens et les musulmans, provoquant des milliers de morts.
Sur le plan international, l'image du Nigeria, déjà ternie par un régime militaire, a été gravement entachée par la controverse qui a suivie la condamnation d'Amina.
Le président Olusegun Obasanjo, qui est chrétien, était même apparu sur les télévisions internationales pour promettre que la procédure d'appel suivrait son cours, tout en se déclarant confiant qu'Amina serait sauvée. Pourtant, avait-il assuré, il n'est en aucun cas question de bannir la charia du Nigeria, qui fait intégralement partie du mode de vie musulman, selon lui.
Mais le début des procès en appel risque de remettre ce problème sur le devant de la scène, et de représenter le premier obstacle majeur du second mandat d'Obasanjo.
Gérer la mixité religieuse et ethnique du Nigeria a toujours été une tâche ardue et l'attention internationale portée à cette question de la lapidation risque d'être une complication supplémentaire pour le pouvoir nigérian.
Ainsi, à des journalistes qui lui demandaient l'année dernière pourquoi le président Obasanjo ne soumettait pas la constitutionnalité de la charia au jugement de la Cour Suprême, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Dubem Onyia, avait simplement répondu: "Si vous souhaitez vraiment voir le Nigeria se déchirer, continuez à poser ce genre de questions".
dc/dep/pyj/dth eaf
Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Droits et libertés; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : Nigeria; islam; charia
Heure de publication : 15:04 GMT
Taille : Moyen, 462 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 15:17:23
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Dimanche 1 juin 2003
SHARON
AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003
Sharon envisage de démanteler des colonies sauvages après Aqaba
JERUSALEM (AFP) - Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a envisagé dimanche le démantèlement de colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet d'Aqaba (Jordanie), qui doit se tenir mercredi prochain, a-t-on appris de source gouvernementale.
"Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales" à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon lors du conseil des ministres hebdomadaire, selon cette source.
On ne sait pas encore si M. Sharon fera une annonce à ce sujet pendant le sommet d'Aqaba, où il rencontrera le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush.
En réaction aux propos de M. Sharon, le leader du parti ultranationaliste PNR (Parti national religieux), le ministre de l'Habitat Effi Eytam, s'est déclaré hostile à tout démantèlement et même à "tout débat sur un démantèlement".
"Ce serait un cadeau au terrorisme alors qu'on ne voit aucun signe du côté palestinien pour l'arrêter", a-t-il déclaré à la télévision publique.
Le leader du parti centriste laïc Shinouï, le ministre de la Justice Tommy Lapid, a affirmé pour sa part que des "colonies illégales devaient être évacuées tout simplement parce qu'elles sont illégales".
Selon lui, ce démantèlement devrait être effectué dès un arrêt des violences.
Les Etats-Unis ont pressé à de nombreuses reprises Israël d'évacuer ces colonies sauvages.
En acceptant le plan de paix international baptisé "feuille de route", Israël s'est en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonctions du premier gouvernement Sharon, en mars 2001.
La "feuille de route" exige en effet un "gel de toute activité de colonisation y compris de l'expansion naturelle" des implantations, et le "démantèlement des points de colonisation établis depuis mars 2001".
Début mai, le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a décidé toutefois de suspendre le démantèlement d'une dizaine de ces points de colonisation en attendant que leur statut juridique soit clarifié.
Depuis lors, des colons israéliens ont installé deux nouveaux points de peuplement sauvages dans la région de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.
Le mouvement israélien La Paix Maintenant, opposé à la colonisation des territoires palestiniens considérée comme illégale par la communauté internationale, évalue à 62 ou 63 le nombre de points de colonisation sauvages, habités ou non, érigés depuis mars 2001.
Au total, 116 points de colonisation sauvage ont été créés depuis 1996, selon les chiffres de La Paix Maintenant, corroborés par d'autres sources.
Certains sont présentés comme des "fermes", les autres comme de simples quartiers de colonies existantes, et la plupart ont reçu a posteriori l'aval des autorités.
Quelque 220.000 colons sont installés dans environ 160 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans compter les douze quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est occupée et annexée depuis 1967, où vivent plus de 200.000 Israéliens.
ms/hj tf
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : PO; sommets; Israël; colonies
Heure de publication : 15:14 GMT
Taille : Moyen, 348 mots
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Doc. : 20030601AF0FRS527_152_171410
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 15:16:59
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SHARON, ISRAEL
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Dimanche 1 juin 2003
AFGHANISTAN
AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003
Afghanistan: l'éducation des filles s'améliore, les abus continuent
KABOUL (AFP) - L'éducation scolaire des filles en Afghanistan a fait des progrès considérables, mais les cas de violence, de détentions arbitraires, d'extorsions et d'abus de pouvoir se poursuivent, a estimé dimanche la Commission afghane des droits de l'homme.
"La Commission a observé depuis le début de la nouvelle année scolaire que l'accès à l'éducation pour les filles s'était beaucoup amélioré", a déclaré un dirigeant de cette institution indépendante, Ahmad Nader Nadery.
"L'autorité du gouvernement s'est étendue dans plusieurs provinces du pays", s'est également félicité M. Nadery, estimant que c'était "un très bon signe".
"Les violations des droits de l'homme restent nombreuses", a cependant déploré le dirigeant de la commission, qui a cité plusieurs exemples.
Dans la province de Faryab (nord-ouest), "la police viole quotidiennement et systématiquement les droits des gens", a-t-il accusé, dénonçant en particulier le chef de la police locale, Abdul Jalil Bakhtawar.
En mars, la police de Faryab détenait un homme soupçonné de meurtre. Celui-ci a été libéré contre un pot-de-vin et remis à la famille de la victime qui l'a tué en l'écartelant entre deux voitures, selon M. Nadery.
La Commission des droits de l'homme enquête également sur la mort de 38 civils, dont 12 enfants, tués en mars dans la province de Badghis (nord-ouest) au cours d'affrontements entre factions rivales.
Deux commandants appartenant à la 42ème unité d'Herat et sous l'autorité d'Ismaïl Khan (gouverneur d'Herat) sont impliqués dans ces violences, selon la commission, qui souhaite "les conduire devant la justice".
A Mazar-i-Sharif (nord), une femme écrivain a été condamnée à mort par une assemblée locale de religieux "pour blasphème", après avoir écrit un article sur le rôle des femmes dans la prochaine Constitution.
Une erreur d'impression avait changé la signification des propos de l'auteur, qui a finalement été innocentée grâce à l'intervention de la Commission.
Dans la province de Nangharar (est), plusieurs commandants locaux extorquaient de l'argent à des innocents en menaçant de les accuser d'être des talibans et de les remettre à l'armée américaine.
Au moins quatre personnes ont été ainsi emprisonnées par les forces américaines, puis par les autorités locales. Elles ont été libérées après intervention de la Commission.
Créée officiellement par les accords interafghans de Bonn en fin 2001, la Commission des droits de l'homme dispose de bureaux dans les plus grandes villes du pays. Elle a déjà enregistré plus de 600 plaintes.
mtp-hba/sym eaf
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Droits et libertés
Sujet(s) - AFP Général : Afghanistan; droits; homme
Heure de publication : 16:46 GMT
Taille : Moyen, 301 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030601AF0FRS640_152_184701
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 15:14:28
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Dimanche 1 juin 2003
DESARMEMENT
George W. Bush et Vladimir Poutine appellent la Corée du Nord et l'Iran à cesser leurs programmes d'armement nucléaire
SAINT-PETERSBOURG (AP) - Le président américain George W. Bush et son homologue russe Vladimir Poutine ont appelé dimanche la Corée du Nord et l'Iran à cesser leurs programmes d'armement nucléaire. Le chef d'Etat américain a par ailleurs maintenu que l'Irak détenait des armes de destruction massive.
Les Etats-Unis et la Russie sont tous deux "déterminés à faire face aux danger | |